VOIR LE HAVRE ET...boire une bière !
On peut rencontrer des gens, découvrir des choses, explorer des lieux, être surpris par des évenements à tout moment ! Si, si, si !
Et justement, pourquoi pas au Havre...
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Attention, on entre de suite dans le vif du sujet !
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Après être enfin parvenus à réaliser leur premier clip avec 5000 dollars...
Après avoir tourné leur second clip parce qu'ils voulaient rendre hommage aux chevaliers...
et à la bière...
... après avoir déclaré dans leur troisième clip que le Air Guitare, c'est génial !
Saches que les Red Fang seront en concert unique
au Havre le 4 février 2012 !
Oui, oui... Au Havre... Concert unique...
Alors, bon... On peut se demander pourquoi au Havre ? Eh ben...
Peut être un hommage au dernier film du réalisateur, finlandais et atypique, Aki Kaurismäki :
Personnellement, j'y suis allé une fois au Havre. C'était en 2004. Début janvier.
Avec Al Canon et Nick Canon, on revenait de faire un second réveillon de Nouvel An en Belgique. Nous avions ensuite décidé de longer la mer du Nord pour retourner à Paris... ce qui, entre nous, n'était absolument pas la route puisqu'au lieu d'effectuer les 312 km normaux séparant la capitale belge de la capitale française, nous avions finalement roulé sur plus de 1000 bornes dans un brouillard magnifique laissant à peine entrevoir la bruine incessante.
Mais bref : nous étions au Havre ! Et il fallait bien faire quelque chose.
Après un très rapide tour de la ville...
Le Havre. Deuxième port français par sa taille après celui de Marseille.
Le Havre possède également les plus vieilles équipes de football, de rugby à XV et de hockey sur gazon de France.
Les Allemands ont occupé Le Havre à partir du printemps 1940, provoquant l'exode d'une partie de la population. Pour les Havrais, la vie quotidienne fut difficile à cause des pénuries, de la censure, des bombardements et de la politique antisémite.
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Le Havre subit 132 bombardements planifiés par les Alliés ; les nazis ont également détruit les infrastructures portuaires et coulé des navires avant de quitter la ville. Mais les destructions les plus importantes surviennent les 5 et 6 septembre 1944 lorsque les avions anglais bombardent le centre-ville et le port pour affaiblir l'occupant (Opération Astonia). L'objectif était de faciliter le ravitaillement et la progression des troupes alliées, qui débarquées trois mois plus tôt en Basse Normandie, se trouvaient en Belgique à cours d'approvisionnements.
Le bilan des bombardements est lourd : 5 000 morts (dont 1 770 en 1944), 75 000 à 80 000 sinistrés, 150 hectares rasés, 12 500 immeubles détruits. Le port est détruit et quelque 350 épaves gisent au fond de l'eau.
Mais Le Havre a su se reconstruire ! Au printemps 1945, le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme confie le projet de reconstruction du centre-ville du Havre à l'atelier Perret. Il souhaite faire table rase des anciennes structures et appliquer les théories du classicisme structurel. Le matériau retenu pour l'édification des bâtiments est le béton et le plan général est une trame orthogonale.
Cela lui vaudra d'être inscrite, en 2005, par l'Unesco au patrimoine mondiale de l'Humanité en 2005 en raison de l'"exploitation novatrice du potentiel du béton", soient 133 hectares protégés, symbole exceptionnel de l'architecture et de l'urbanisme d'après-guerre.
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Enfin bref : après s'être paumés dans le brouillard qui hantait le second plus grand port de France...
Interminable ! Labyrinthique ! Inquiétant ! Forte envie d'écouter du Nino Ferrer, genre "La maison près de la fontaine" (????)
...nous sommes parvenus à trouver cette saloperie de plaque intrigante, boulevard de Strasbourg :
Alors, bon ! En même temps, un boulevard de Strasbourg quand tu es en Normandie, c'est pas le truc que tu aimes voir. On est prêt de l'océan, de l'air vif, tout ça... même s' il y a quelques puits de pétrôle pas loin pour te faire oublier l'air iodé. Bon eh oh, quand tu es au Havre, l'Allemagne, ça va bien cinq minutes !
Mais le plus intrigant, ce n'est pas le fait qu'il y ait un boulevard de Strasbourg dans le centre-ville du Havre... Encore que... NON, le plus intrigant, c'est que cette plaque du "17 avril 1891est présente dans plusieurs villes de France et de Navarre.
On peut la voir (tiens, ben, eh oh, coïncidence !) dans le village alsacien de Bergheim ! Ou encore à Auxerre, rue Milliaux ! Ou encore à Aiguèze, rue de la Fontaine.
Sans oublier sur un des nombreux murs comblant les vides du village aléatoire qu'est de Follainville-Dennemont (voir recherches ICI ).
On ne peut pas laisser passer ça ! En tant que voyageur-curieux, il faut se demander pourquoi ! Pourquoi cette plaque ! Pourquoi cette date ! Pourquoi ici ! Pourquoi pas le 18 avril ?! Pourquoi pas à Menetou-Chambertin !?
Nous avons alors chercher à savoir ce qui a bien pu se passer le 17 avril 1891 pour qu'un imprimeur décide de graver des plaques, dispatchées ensuite dans quelques villages. Voici le résultat de nos recherches :
17 AVRIL 1891 : Eh ben, pas grand chose parce que le 16 avril 1891 avait été suffisamment chargé comme ça.
Ce n'était pas possible ! On ne peut pas te mettre des plaques comme ça sur les murs des villes sans qu'il y ait quelque chose de secret, de dissimuler à trouver, merde !!! Il ne peut pas s'être rien passé le 17 avril 1891 !
Nous avons cherché, retourné les archives, détourné les documents secrets du FBI, de la CIA, des inscriptions de la piscine de Varennes-Vauzelles, des membres du club de Bridge de Salies-en-Béarn... Eh ben, que dalle !!! Il ne s'est vraiment rien passé ce putain de 17 avril 1891 ! Nulle part ! Pas un mort ! Pas un accident ! Pas une explosion ! Pas une naissance ! Pas un décès ! Pas une invention ! Pas un discours ! Pas un match de foot de metrde qui révolutionna le championnat espagnol ! Pas une loi mémorable !
RIEN ! QUE DALLE ! PEAU D'BALLE ! ZOB !
Nous avons donc repris les allées, les boulevards, les avenues, les rues et quelques impasses de la ville portuaire pour finalement atterrir on-ne-sait-pas-trop-comment à l'aître de Montivilliers, situé un peu à l'extérieur de la ville.
L'AÎTRE DE BRISGARET
MONTIVILLIERS
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Alors, bon, nous, les aîtres, on ne connaissait pas trop. En plus, un sur-lendemain de Nouvel An, il n'est absolument pas sûr que nous nous serions pointés dans ce genre endroit pour démarrer la nouvelle année sur une note positive. Mais bon, pusique nous étions là, il fallait bien se cultiver...
"A Montivilliers, en Seine-Maritime, se trouve un ancien charnier unique en Normandie : l'aître de Brisgaret. Vous le trouverez dans le cimetière de la ville. L’Aître a été construit au XVIème siècle car le cimetière du centre ville était devenu trop petit, à cause d'un trop grand nombre de morts dû aux épidémies (peste) et aux famines.

Le nouveau cimetière fut construit loin de la ville et vers l’est car le vent souffle à l'ouest, et on voulait éviter que les microbes et les mauvaises odeurs n’arrivent dans la ville.
Sa construction définitive intervient à partir de 1542. La dénomination de Brisgaret vient de brise-jarret en référence à la localisation de cette aitre en haut d'un chemin en pente raide.
La particularité de l'aitre de Montivilliers réside dans sa galerie circulaire. L'aître de Brisgaret est resté inachevé et ne comporte qu'une galerie, sur la partie ouest du cimetière, avec des décorations macabres.
Dès que les gens étaient morts, on les emmenait à l’Aître, et on déposait leur corps dans une tombe ou dans une fosse commune, que l’on appelle charnier.
Puis on attendait que les corps deviennent des os, et l’on récupérait les squelettes que l’on montait par les fenêtres dans la charpente de la galerie de l’Aître, pour faire de la place aux nouveaux morts. C’est ce que l’on appelle un ossuaire.
Les sculptures représentées sur les piliers de la galerie de l’Aître abordent les sujets suivants : la mort, la religion et l’humanité." Photos et texte L'AÎTRE DE BRISGARET
Red Fang est un Américain métal lourd, bande de Portland, en Oregon.
Red Fang 2009 pour les débuts label Sargent House, recueilli leurs deux premiers albums, qui étaient limitées EPs communiqué. Le groupe a suivi avec Assassiner les montagnes , sorti sur Relapse Records, en 2011. Chris Funk produit Assassiner les montagnes . Red Fang est apparue sur le Metalliance tournée avec des groupes comme Crowbar et Casque, et ouvert sur le stade de Jägermeister sur cette année Rockstar Energy Drink Maythem Festival de qui comprenait Megadeth, Godsmack et Disturbed en tête d'affiche.
Le 12 Septembre 2011, Red Fang a été annoncé à l'un des ouvre-boîtes (l'autre étant The Dillinger Escape Plan) pour soutenir Mastodon sur leurs Etats-Unis et en Europe en tête d'affiche des visites d'Octobre à Mars.
EN DIRECTION DU LAC, EPISODE 4 : le lac enfin !
Dans notre précédent épisode, Jénorme découvrait que
Château-Chinon, capitale du Morvan, était devenue ChâteauShima ; seule survivante telle l'arche de Noé au déluge nucléaire japonais.
Fallait-il pour autant rester en ces lieux préservés en pensant qu'il n'y avait pas mieux, ou poursuivre sa route jusqu'à ce désormais mystérieux lac de Pannecière qui n'en pouvait plus d'être secret.
Soudain, que ne voilà-t-il pas...
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Oui, Château-Chinon dominait un magnifique tapis de nuage... ou encore une mer de coton, comme dirait , chanteur dont on entendra peut être plus parler d'ici deux ans. Hein ? Ah ! On n'en entend déjà plus parler ! Bon.
Je décidais alors de poursuivre mon chemin. Passage par le centre de la ville où le maire inaugurait la nouvelle devise de la capitale morvandelle. Avant c'était : "Château-Chinon, petite ville, grand renom". A présent, ce sera "ChâteauShima, tous copains comme les douze doigts de la main".
Et puisque l'on en est à parler de devise et de slogan, la radio sur laquelle j'étais à présent branchée dans cette voiture qui me conduisait vers des contrées reculées et encaissées morvandelles, mettait en scène quelques chroniqueurs prêts à en découdre sur le nouvel élan socialiste.
En effet, il y a quelques jours François Hollande, candidat socialiste à la Présidentielle 2012, révélait au monde entier... à l'Europe entière... à la France son terrible slogan. Attention, tu es prêt ? Fais gaffe, c'est très violent... T'es sûr que tu veux lire ce qui va suivre ? J't 'aurais prévenu... Attention, slogan...
C'est parti : "Le changement, c'est maintenant."
Quitter la ville. Passer devant ce typique restaurant,
"L'Oustalet", où un jour, j'ai bu quelques verres de vin rouge
avec des bucherons polonais venus épurer et
nettoyer quelques forêts movandelles à l'automne.
Je tourne à droite pour entamer une longue descente.
Virages.
Là, sur la droite,
une route qui va vers le pont Bertrand
dont j'avais déjà parlé dans un précédent billet
alors que je prenais la route de la Croatie :
Le pont Bertrand.
Léger plat. Tourner à gauche pour définitivement plonger vers l'ancien lit de l'Yonne.
Ce ruisseau prend sa source sur les hauteurs du village de Glux-en-Glenne -,
fief de la fête de la myrtille chaque année début août-,
avant d'aller se jeter dans la Seine pour d'autres lieux plus urbains.
J'arrivais maintenant à hauteur du village de Corancy, village natal de mon père.
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Corancy. Aucun commerce en vue. Une école. Une salle des fêtes. Un terrain de foot. Une poste de proximité. Un camping. Quelques gites.
Et puis une petite place sur laquelle domine l'église Saint-Euphrone datant du XIIème siècle.
A l'intérieur, des peintures murales ont été mises à jour à l'automne 2002. Anges, apôtres, exorcistes, lions, tours se mêlent dans ds représentations encore peu explicitées.
Sur la même place de village, un panneau touristique nous indique qu'au-dessus du village, non loin de la chapelle de Faubouloin, se trouvent des sources miraculeuses, réunies sur le site dit des trois fontaines : Sainte Marguerite, Sainte Marie et la fontaine du Frêne.
Chacune possède ses propres vertues. A Sainte Marie, dans la pente proche de la chapelle, les mères d'enfants malades consultaient l'oracle. Si le petit vêtement, bonnet ou chemise jeté à l'eau surnageait, la guérison était proche; s'il coulait, il annonçait une mort rapide. Les femmes sollicitaient également la protection des animaux domestiques, au moyen d'une modeste offrande, un gâteau de cire et de miel pour rappeler les abeilles en fuite, un peu de laine pour guérir les ouailles de leurs maux. A Sainte Marguerite, on attribue parfois la même vertu de guérir les animaux, outre la guérison des bitous et des bavous. On ne peut oublier, que, d'une manière générale, la sainte passait pour assurer une heureuse délivrance aux femmes enceintes. Quant à la fontaine du Frêne, elle doit guérir toutes les maladies, y compris les précédentes. Elle garantit le mariage pour les jeunes filles, voir la fécondité des femmes. Il suffisait de boire de l'eau et de planter une épingle ou même feuille de houx, parfois un clou dans le frêne.
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Continuons à descendre. Passage dans de petits hameaux aux cheminées fumantes et aux murs grisâtres originels.
Ardilly. Ce n'est pas le bout du monde, mais c'est très tranquille. Reculé. Et puis, j'étais arrivé finalement au plus bas. Aux premiers glissements aquatique de l'Yonne dans cette vallée.
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On découvre déjà les premières ruines des anciennes habitations, recouvertes par les eaux du lac en 1949...avant que ces dernières ne se soient retirées depuis une dizaine d'années pour laisser place à quelques champs herbeux sur lesquels deux, trois vaches sont revenues brouter.
C'est également ici que mes grands-parents avaient leur maison, dont on distingue encore aujourd'hui les fondations sous la forme de quelques carrés de pierres.
Et la question se pose alors : "Mais comment est né le plus grand lac du Morvan du monde ?"
Pour le savoir, il faut revenir en 1910 lors des grandes inondations parisiennes, dûes à la montée de la Seine.
En janvier 1910, Paris connait l'une des plus importantes crues de la Seine de son histoire. Commencée le 21 janvier, la crue atteint son maximum le 28 au pont de la Tournelle, avec une cote de 8,50 mètres. La moitié de la ville est alors inondée et plus de 200 000 parisiens sont sinistrés.
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INONDATIONS A PARIS
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JANVIER 1910
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Cartes postales : L'Art Nouveau
"Longtemps les Parisiens se sont souvenus que dans les caves d'environ 20 000 immeubles, le charbon, les pommes de terre, les barils de vin et le mobilier de réserve avait mariné durant des semaines. Qu'il avait fallu évacuer carrément les habitants d'un millier de maisons, dans les bas quartiers de la capitale. Que la cité, si fière de sa modernité qu'elle étalait à chaque exposition universelle, avait été progressivement paralysée et ramenée au siècle précédent, celui du cheval, de la lampe à pétrole et du portage à dos d'homme.
Mais on oublie trop souvent la situation de la banlieue qui fut beaucoup plus tragique, tant en amont qu'en aval : 150 000 sinistrés, certains ayant tout perdu hormis les vêtements humides qu'ils avaient sur le dos au moment de la fuite." CATNAT
Suite à ces ravages, il a paru nécessaire de construire des réservoirs sur les affluents de la rivière pour en contrôler les crues.
En ce qui concerne le barrage du lac de Pannecière, qui donnera naissance au lac du même nom en retenant les eaux des rivières de l'Yonne et de l'Houssière, le chantier débuta le 29 septembre 1937 avant d'être interrompu le 2 septembre 1939, suite à l'entrée en guerre de la France.
Les travaux reprirent en mai 1946 pour être achevés en décembre 1949.
Lors de sa mise en eau, le réservoir a englouti quelques hameaux, dont Pélus (intégralement) et Blaisy (partiellement).
Ironie du sort, pour sauvegarder les avenues, boulevards et quais de Seine parisiens, les autorités ont englouti les petits villages de cette vallée qui recueillaient depuis longtemps les enfants parisiens de l'assistance publique, abandonnés ou laissés par leurs parents.
Mes grands-parents paternels étaient de ces gens à avoir recueilli ces enfants qui, pour diverses raisons familiales et psychologiques, se sont retrouvés dans cet endroit de nature éloigné, reculé, calme, dans une famille d'accueil, à des centaines de kilomètres de la capitale.
La construction du barrage et l'apparition du lac de Pannecière ont donc recouvert
ces hameaux qui, aujourd'hui,
ne dévoilent leurs vestiges qu'une fois tous les dix ans,
lors du nettoyage et de la consolidation de l'édifice.
Ici, par exemple, se dressait le petit village de Pelus.
Continuons notre tour de la non-étendue aquatique artificielle.
Quelques mensurations :
Superficie : 5,2 km2
Longueur : 7,5 km
Largeur : 1km
Altitude : 320 m
Profondeur maximale : 48 m
Volume : 82,5 millions de m3
La rivière s'éloigne de la route, puis se rapproche, puis disparait derrière les feuillages des arbres entourant l'étendue d'eau.
Au lieu dit "Les buissons", je ne vois plus l'Yonne. Je décide de m'arrêter. Après avoir traversé les quelques mètres de forêt, j'arrive à un endroit très impressionnant...
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La plupart des écrits que j'ai trouvés sur les anciens hameaux recouverts par les eaux ne font pas mention de ces anciennes demeures figurant au lieu dit "Les buissons".
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Fantomatiques ! Désertiques ! Lunaires ! Et d'autres mots encore !
Le silence règne en ces lieux éphémères qui ont connu la vie et seront à nouveau recouverts par les eaux en décembre 2012. On pense à l'Atlantide. On pense aux autres vies. On pense aux temps anciens.
J'erre au milieu des arbres humides, aposés sur la terre craquelée.
Je me pose un temps sur une roche faisant office de tremplin, dominant l'étendue invisible.
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Puis je repars...
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DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE
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La suite encore et toujours de ce tour de lac sans lac.
INTERLUDE SIENSIEN
Alors bon, comme je mets un peu de temps à trouver les infos nécessaires pour évoquer précieusement cet étrange et troublant lac de Pannecière, patientons quelques moments grâce à Costa Croisières...
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... en partageant un moment de bonheur simple avec un siensien complètement alerte.
SIENSIEN,
Parce que c'est pas compliqué d'être content !
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SKIER à LA PIERRE-SAINT-MARTIN
Premiers jours de janvier 2012. Que faire ?
Eh bien pourquoi pas ceci...
Il n'était pas plus tard que le matin lorsque le jour, plus ou moins ensoleillé de bleu en ce 7 janvier 2012, se levait sur le phare isolé de Soccoa...
L'océan vrombissait de quelques élans marins lointains au-dessus desquels ces mouettes venaient pousser d'étranges cris stridents et dérayés. Ehla, bordel, mais qu'est-ce que j'raconte ?!
Maison de bord d'océan Atlantique. Le poste-radio de la cuisine était branché et diffusait des sons en catimini. Les infos nous alertaient sur cette escapade future de François Hollande sur la tombe de François Mitterrand à Jarnac afin de commémorer les 16 ans de décès l'ancien Président de la République française, demain, 8 janvier. Mais il semblait bien que la nouvelle essentielle était plutôt celle liée à ce brave homme, protecteur de son propre environnement...
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FRANCE INFO
Un homme a passé neuf heures la tête coincée dans un égout de Montmélian (Savoie). Il essayait de se débarrasser discrètement de l'huile de vidange de sa voiture. C'est samedi vers 8h, qu'un passant a la surprise de voir deux jambes dépasser d'une bouche d'égout située dans un parking souterrain de la ville de Montmélian, en Savoie. Les secours interviennent immédiatement et retrouvent un homme de 40 ans, sans connaissance, en état d'hypotermie, mais ses jours ne sont pas en danger.
La victime aura passé neuf heures dans cette position pour le moins inconfortable, la tête coincée dans la bouche d'égout de 40 cm de large et 1,5 mètre de profondeur. Vers 23 H, il a voulu se débarrasser tranquillement et discrètement de l'huile de vidange qu'il venait de tirer de sa voiture. Il avise alors la bouche d'égout et se penche... un peu trop semble-t-il.
Cette nuit originale - sans doute LA nuit de sa vie - risque bien de ne pas être la dernière des mésaventures de l'automobiliste. Car l'huile de vidange, très polluante, contient de nombreuses substance toxiques et ne doit pas être rejetée dans la nature ou dans le réseau d'égouts. Elle doit être placée dans une déchetterie, chez un garagiste ou un distributeur automobile agréé. Le pollueur nocturne de Montmélian risque donc deux ans de prison et 76.000 euros d'amende en vertu du Code de l'environnement.
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Merde alors : 76 000 euros d'amende pour récupérer un larfeuille qui contenait dix sacs, ça fait lourd !
On en avait presque oublié que le 7 janvier célébrait aussi deux évènements complètement depassés, comme le premier brevet pour une machine à écrire déposé par Henry Mill (en 1714) ou encore.la première communication téléphonique internationale entre New York et Londres (en 1927).
Hein ?! Ça, tout le monde s'en fout maintenant qu'il y a l'ordinateur et les I-Phone pour passer du MMS à tire-larigot !!!
TIRE LARIGOT : "Née dès la fin du XVe siècle de l’association du verbe "tirer" (sortir un liquide de son contenant), et du nom "larigot", sorte de petite flûte, cette expression était à l’époque principalement associée au verbe "boire". "Boire à tire larigot" était donc pour les buveurs une incitation à faire sortir le vin des bouteilles comme on faisait sortir le son de l’instrument." L'Internaute Encyclopédie
Tiens, en parlant de cela, justement, Deniiiiis m'envoyait par MMS tout frais du matin pêché en direct d'un couloir de métro parisien...
BREF !
Il fallait maintenant cumuler et concentrer toutes ces nouvelles pour n'en faire qu'une qui servira d'emploi du temps à cette nouvelle journée.
"Coincé", "égout","huile", "Ricard", "rencontre", "métro", "Mitterrand", "la Hollande", "tire l'arigot", "machine à écrire",...
Oui, après cinq minutes de réflexion intensive et brut, je décidais de me lancer sur La Pierre-Saint-Martin.
"Maaaaiiisss pourquoiiii enfiiiinnnn ?", me diras-tu ou ne me diras-tu pas.
Eh bien, tout simplement parce que "coincé" me faisait penser à ces spéléologues qui étaient restés bloqués dans un gouffre non loin de cette station de ski des Pyrénées Atlantiques. il y a de cela... Pouah, je sais plus et c'est même pas sûr que ce fusse été un 7 ou un 8 janvier.
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Je monte dans la voiture. Je mets la musique...
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Je démarre. Je roule. Du coup, forcément, j'avance. Tout est normal.
Les paysages défilent. Normal aussi.
Je longe un peu la côte Atlantique
en suivant le sentier du littoral et
ses falaises calcaires découpées à la hache.
Traversée du Pays Basque secret avec la belle montée du col d'Osquich (392 m), marquant la frontière entre la Basse-Navarre et la Soule. Du sommet, on peut également admirer un magnifique panorama sur des hameaux éparses avec, en fond, la chaine montagneuse navarro-espagnole.
Et puis,
je replonge sur Mauléon,
ville de l'espadrille.
Passage par Gotein :
son intrigante église à trois clochers,
surnommée clocher-mur dit "trinitaire".
Un tag défendant l'autonmie de l'orthographe du côté de Tardets.
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Et puis, entrée dans la Soûle. Les gorges de Kakouetta sur la droite avec un eau bleu-verte en leur fnd.
Et puis, le petit village reculé et apaisant
de Sainte Engrâce avec son église posée
en toute sérénité pour regarder la vallée.
J'attaque le col du Soudet. On monte. Et on monte. Et on monte. Virages en épingles. De la neige apparait dans les fossés. Le brouillard se disperse. Les nuages accélèrent. Le ciel bleu perce. Sommet. 1540 mètres. Hiver.
Oui, nous sommes en hiver. L'été, La Pierre-Saint-Martin, c'est plutôt ceci...
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LA PIERRE-SAINT-MARTIN
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L'été

Paysage lunaire dominant les Landes au loin
La Pierre Saint-Martin, c'est une borne-frontière numérotée 262. Ici, chaque 13 juillet, on commémore la junte de Roncal : en vertu du traité de 1375 relatif au droit de passage dans la vallée navarraise de Roncal, une délégation de maires du Barétous vient remettre aux syndics de Roncal un tribut symbolique de trois génisses (les Navarrais reçoivent en réalité une compensation en argent). Cette cérémonie, vieille de six siècles donne lieu à un rituel précis : les mains superposées au-dessus de la borne, les maires scandent "Paz Abant !" ("Paix d'abord !") avant de procéder à l'échange.
Désormais occupé par un domaine skiable, le versant français du site accueillait il y a 40 ans encore des familles entières d'ours et de grands coqs de bruyère.
La Pierre-Saint-Martin,
pistes de ski en été
Maison typique en été de La Pierre-Saint-Martin
qui a du s'adapter au terrain accidenté de la commune.
En été, c'est un décor sélénite qui nous apparaît
avec de tranchantes arêtes de calcaire semblant garder
l'entrée des gouffres insondables.
L'action souterraine des eaux a modelé au fil des millénaires d'inextricables réseaux de grottes et de salles troglodytiques, ainsi que de vertigineux avens. Les deux orifices le plus connus aujourd'hui sont le gouffre Lépineux (700 m de profondeur) et le gouffre de la Pierre-Saint-Martin, cavité naturelle la plus profonde du monde avec plus de 1100 mètres de profondeur.
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Mais que reste-t-il de tout ceci en hiver ?
Eh bien, les modelés karstiques sont recouverts d'une épaisse couche de neige, préservant ainsi les mystères de ce sol original et originel.
Voici le résultat lorsque que l'on atteint le plus haut sommet de la station en télésiège, des skis au pied et des lunettes de cosmonautes sur la tronche. Là, non loin du Soum Couy, à 2200 mètres d'altitude.
Alors, oui, je sais ce que tu vas dire, ô toi fidèle lecteur de ce blog ! Tu vas dire : "Mais, bordel, ça ressemble à ChâteauShima ?!!"
Ben ouais, c'est dingue !
Avant d'atteindre ce sommet, il faut bien sûr prendre un forfait...
Et là, on se dit : "Putain, ça va revenir l'aventure, là, financièrement parlant ?"
Tu veux des chiffres ? Hein ? C'est ça qu'tu veux ?! T'aimes le chiffres ? Tiens : 4 ! Hop ! T'as vu... Un autre ? Fastoche ! 8 ! Encore un ? Tranquille ! 24 ! Et voilà !
Plus de chiffres appropriés maintenant car, oui, il faut le dire : l'Euro nous a bien niqué ! De là à prêcher pour un retour aux francs, ou aux anciens francs ; voire même la monnaie-hache ou encore le Cauris, faut p't'être pas pousser !
Mais ne restons pas insensible au fait que l''Etat, l'Europe, le monde, la société, les actionnaires, les propriétaire de champ de pétrole et les grands patrons se foutent un peu de notre gueule lorsque l'on compare les prix en francs et en euros de ces dix dernières années...
Oui. Mais si nous ne sommes pas content, nous n'avons qu'à proposer autre chose : le troc, l'autosuffisance et le retour aux besoins utiles.
DONC, DES CHIFFRES !
Le forfait multipass-journée te revient à 29,50 Euros. Pas la peine de prendre d'assurance comme ça si tu te retournes les deux jambes dans les fixations à 2000 m d'altitude, ça fait des souvenirs pénibles sur le moment, mais qui seront marrants à raconter dans quelques mois. Attention toutefois de bien penser à raconter ces péripéties avant le 21 décembre 2012.
Ensuite, tu loues des skis... Sauf, bien sûr, si tu en as déjà... Hein... Eh... faut pas être con non plus... A moins que tu aies quatre jambes, mais à ce compte là, privilégie le bobsleigh. La location de skis, bâtons, chaussures te reviendra alors à la modique somme de 14 euros.
Ajoute à cela les frais d'essence pour venir et partir, ainsi que la logistique "vin chaud" ; et tu remarqueras que bon, eh, oh : pour passer toute une journée à la montagne à respirer le bon air pur des Pyrénées avec de magnifiques paysages en faisant de l'exercice, eh bien hein !
Voilà, maintenant, tu n'as plus qu'à grimper... et à redescendre. Et à re-grimper... et à redescendre. Et à re-re-grimper... et à re-redescendre. Et à re-re-regrimper... et à re-re-redescendre. Et à re-re-re-regrimper... et à re-re-re-redescendre. Et à re-re.... Ouais eh oh, ça va aller les conneries, là !
Qui dit "La Pierre Saint-Martin", dit "Spéléologie". Qui dit "Spéléologie", dit "127 heures de plus" (2010) de Danny Boyle. Mais si !
Souvenons-nous ! Ce film retrace l'histoire vraie d'Aron Alston, qui fut victime d'un accident de randonnée en 2003 dans le Blue Jean Canyon, en Utah (Etats-Unis). Alpiniste expérimenté, il collectionnait les plus beaux sommets de la région. Pourtant, au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, en proie à des hallucinations…
Figures-toi qu'à La Pierre-Saint-Martin, il a bien failli nous arriver la même chose. Si, si !
Tout de suite, un extrait de la preuve en image :
C'est sûr : c'est un peu moins dynamique et haletant que le film de Danny Boyle, mais quand même, nous avons eu très peur. Quand le tire-cul allait-il reprendre du service ? Combien de temps l'attente allait-elle durer ? Comment aurions-nous fait pour manger ? Pour boire ? Et Joséphine Ange-gardien !!! merde : on aurait loupé Joséphine Ange-gardien !!!
BREF : tout est bien qui finit bien puisqu'après deux minutes de suspense insoutenable, le tire-cul est reparti. Nous avons alors gravi les montagnes de La Pierre Saint-Martin dans une brume outrageante...
Et puis, forcément, à un moment donné, nous sommes arrivés au bout des chaînes de téléskis et de télésièges.
Oui, nous étions au sommet des sommets ! Pas moyen d'aller plus haut ! L'air était vif. Le soleil dominait à présent une mer de nuages.
Il n'y a plus qu'à se laisser glisser...
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DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE
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Tiens, ben, j'ai oublié de parler du lac de Pannecière !?
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PAUSE : SONS ET IMAGES
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EN DIRECTION DU LAC, EPISODE 3 : Un peu de route
L'An de Grâce 2012. Trouvant que ce chiffre sonnait très bien, Jénorme décidait de passer les douze prochains mois à arpenter des routes le menant dans des endroits reculés, loin des commérages faisant foi d'une prochaine fin du monde à base de maya.
C'est ainsi que lorsque ne voilà-t-il pas qu'il était à présent sur les routes nivernaises, en plein brouillard...
J'aime la route, bordel ! Les paysages qui défilent. Les rencontres fortuites. Les détours inattendus. Et tu laisses ton imagination aller, à ton rythme.
Tu veux t'arrêter boire un café, une bière ? Pas de problème ! A la prochaine ville... Au prochain village... Au prochain bar, ou troquet, ou bouiboui, ou buvette...
Et puis la route, c'est aussi la voiture dans laquelle tu peux t'enfermer. Philosopher seul sur la vie, les rencontres, les gens que tu as croisés dans ta vie, ceux que tu rencontreras peut être. Et puis, écouter la radio, de la musique.
Tiens, justement, là, dans ce brouillard épais bourguignon, écoutons en roulant...
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Et je te raconte la route...
Cela faisait bien une heure que nous roulions depuis notre départ de Nevers, préfecture de la Nièvre du samedi soir (oui, je sais, ça fait 15 fois que je la fais, mais c'est un fil rouge !).
Les paysages étaient noyés dans une brume blanche épaisse et humide. Les vaches des champs jouxtant l'asphalte semblaient perdues ou désabusées ou renfrognées. Elles mâchaient passablement leur herbe encore présente à cette saison avec ce regard vide qui ne juge pas. Leurs museaux roses faisaient des va-et-vient pourtant circulaires. Plus tard, elles rejoindront nos assiettes sous de multiples formes : steak, rumsteck, faux-filet, paleron, côte, tendron, flanchet, gîte, araignée, poitrine, jumeau,... Peut être était-ce à cela qu'elles pensaient en silence, en mâchant leur herbe tout en nous regardant à chaque fois avec ce regard incroyablement absent...déjà !
Et ce brouillard ? Peut être n'allait-il plus jamais faire soleil sur cette région centrale d'une France où l'on continuait à vivre de choses simples.
Les villages se succédaient. Forges, Saint-Benin-d'Azy, Billy-Chevannes, Rouy, Châtillon-en-Bazois...
Aah, Châtillon-en-Bazois ! Je me souviens de ces vacances que je passais dans le Morvan étant jeune et de cet éternel conflit qui régnait entre ces deux campagnes : Morvan contre Bazois ; ceux de la butte et ceux du bas.
Je me souviens également d'une anecdote entendue dans ce bar, situé non loin du canal traversant la ville, et aujourd'hui glacé...
Nous nous rendions avec une autre amie à une projection ciné dans un village du Morvan. Nous avions décidé de nous arrêter boire un café dans le premier bar que nous trouverions et ce fut celui-ci. Nous avons garé la voiture dans la rue principale de la ville, puis marcher quelques secondes dans le froid avant de pénétrer dans ce lieu réservé nommé le Café de l'Union.
Store vert à l'extérieur. Sorte de napperon blanc sur la vitrine intérieure. Une petite radio située derrière et au-dessus du comptoir diffusait des émissions grandes ondes avec un brouillage digne de celui que l'on entendait dans les années 1980. ça sentait le vin cuit et le fornica. A quelques mètres de nous, le patron et un habitué discutaient, posés.
Nous demandions deux cafés et nous restâmes au comptoir. Silencieux.
Je ne sais pas comment ils en étaient venus à parler de cela. Peut être était-ce l'heure de manger ? Peut être parlaient-ils du château de Châtillon ? Peut être venaient-ils de découvrir cette anecdote ? Toujours est-il que ce jour là, ici, dans ce bar anodin, j'ai appris que Châtillon-en-Bazois était la ville natale de Pierre Rousseau.
Comme ça, ça ne dit pas grand chose. Un Rousseau de plus. Un Pierre de plus. Un Pierre Rousseau de plus. Dans la région, tu tapes dans un arbre, il en tombe 15 des gens portant ce nom.
Mais ce Pierre Rousseau là n'était pas n'importe qui. Les deux hommes ponctuaient chacune de leurs phrases par des "Eh ouais" brefs et chuchotés, mais cela ne nous avait pas empêché d'entendre que Pierre Rousseau, natif de Châtillon-en-Bazois, né en 1863, était le chef-cuisinier du Titanic.
Oui, LE Titanic ! Pas la boite de nuit de Chandolas, en Ardèche ! Pas le dernier lieu d'expo à la mode branchouille bobo où il fait bon boire du vin en se croyant pertinent.
Non, le Titanic qui s'échoua le 15 avril 1912, non loin de Terre-Neuve, après avoir heurté un iceberg. 1520 victimes, dont ce Pierre Rousseau, natif de Châtillon-en-Bazois. Plus tard, je suis allé vérifier dans quelques archives si cette info se vérifiait tellement elle me paraissait surréaliste, mais elle était confirmée. Pierre Rousseau était bien né ici, là ! Peut être était-il même venu boire son café en cet endroit où je me trouvais avant d'annoncer à ses amis de comptoir ou du village qu'il partait pour une grande aventure sur le plus grand paquebot du monde.
La question se posait alors : mais comment cet homme était passé de Châtillon-en-Bazois aux mers de Terre-Neuve ? Quelles rencontres avait-il fait ? Quel don avait-il ? Et quelles furent les réactions ici, dans la ville à l'annonce du drame ? Quelles sont ces coïncidences ?
Nous avons bu notre café ; puis un demi. Nous ne sommes pas intervenus dans la discussion juste pour voir jusqu'où elle pouvait aller, pour faire comme si nous n'étions pas là. Et puis, nous étions pressés... Nous avons repris la route, dans la nuit.
Passés Châtillon-en-Bazois et son café de l'Union, presqu'en face de cet autre commerce que j'ai toujours vu fermé...
D'autres villages à présent. Tamnay-en-Bazois, Dommartin... Tous ces villages étaient eux aussi plongés dans le brouillard, donnant à ces lieux faiblement urbanisés un côté anglais, gris et silencieux. Nous passions à présent Saint-Hilaire-en-Morvan pour attaquer la dernière grande montée tout en virages qui allait nous déposer dans la capitale du Morvan, Château-Chinon.
Cette route était appelée La Détorbe. Lorsque j'étais enfant il me semblait qu'il y avait sur cette portion de bitume ce que l'on appelait une Course de côte pendant laquelle des voitures de courses tentaient de battre des records de vitesse.
A moins que ce ne soit sur l'autre versant de la ville, à l'Est, que se déroulait cet évènement annuel. L'autre côte s'appelle, elle, L'Abattoir. Son nom provenait des anciens locaux, se trouvant sur le bas de la butte. C'étaient dans ces lieux aujourd'hui à l'abandon que l'on disséquait les animaux en tout genre.
La Détorbe a connu elle aussi de bien curieux moments. Pendant plusieurs années, les ponts-et-chaussées ne parvenaient pas à trouver l'enrobé adéquate pour éviter les accidents et autres sorties de route. Ce qui faisait que chaque semaine, il y avait une nouvelle voiture dans l'un des fossés bordant cette chaussée éternellement glissante. Tu pouvais alors te pointer en ces lieux une semaine de pluie et remarquer tous les vingt mètres une voiture sur le flan, ou alors les quatre roues en l'air. Certains artistes auraient cru à une route artistique ; sorte de précélébration à la fontaine de Nikki de Saint-Phalle et Jean Tinguely.
Et puis, un jour... Halleluija... Hallejuya... J'sais jamais comment s'écrit ce mot lààààà... Bref : ils finirent par trouver le goudron parfait. Rose, mais parfait ?!
Nous montions donc, à présent, la Détorde, limitée à 70 km/h. Les nuages se faisaient plus rapides, comme s'ils voulaient fuir quelque chose. Et puis, soudain, incroyable : le soleil nous apparut sur un fond de ciel bleu des plus limpide.
Oui, sur sa montagnette, Château-Chinon s'élevait au-dessus des nuages...
En photos, voici le résultat :
Alors, bon, en voyant ce spectacle, certaines personnes mal intentionnées et complètement imbibées d'infos 2011 diront que tout ceci est de la faute à la centrale de Fukushima et qu'il faut dès maintenant poser une nouvelle table d'orientation au sommet de la ville :
Mais non ! Ne sombrons pas dans ce despotisme ! Château-Chinon revêt là une sorte de caractère d'éternité, où calme et plénitude régnaient.
Un endroit parfait pour vous adresser mes bons voeux 2012...
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DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE
Enfin, peut être, le lac de Pannecière, but de ce petit trajet...
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EN DIRECTION DU LAC, EPISODE 2 : Apocalypse dans le vert
2012 avait fini par poindre le bout de ses chiffres : 12 !
"L'armée des 12 singes" ; pack de 12 ; 13 à la douzaine ; les 12 signes du zodiaque ; pour les renseignements, faites le 12 ! ; "Les 12 travaux d'Astérix" ; 12 apôtres ; 12h12, l'A12, les 12 commandements... ah non, merde !
C'est à ce moment précis que Jénorme se mit en quête de quelques endroits où il serait possible de ne pas entendre parler "crise", "catastrophe", "balivernes", "C'est bon ça", "on va tous crever", "c'est la merdeeee",...
Et ce long périple qui devrait s'étendre sur ces douze prochains mois commençaient par un vibrant retour en Nièvre...
Bien sûr, certaines personnes connaissant tout mieux que tout le monde et sachant tout avant le commencement des temps et gnagnagna et blablabla diront : "Ouah et putain, t'es con toi ! Faut aller Bugarach !"
Hein ? Hein ? Hein ?
Bugarach... Non... Hein ? Tu ne sais pas où c'est ? Tu ne sais pas ce qu'il va s'y passer ?
Eh bien, écoute en lisant ceci :
"Le maire et les habitants du village de la Haute Vallée de l’Aude ne rient plus : de plus en plus d’illuminés viennent en pèlerinage sur le Pech, seul lieu prétendument épargné de la fin du monde en 2012…
L’invasion des « ésotéristes », comme on les appelle ici, ne date pas vraiment de la semaine dernière. Mais, là, la limite de tolérance autochtone pour un accueil aimable des amateurs de théories fumeuses en Haute Vallée audoise semble avoir atteint son maximum. Depuis quelques mois en effet, les Bugarachois assistent à une recrudescence de visiteurs de tous poils, de moins en moins des amateurs de randonnée à flanc de montagne, de plus en plus des chercheurs d’extraterrestres. La faute, entre autres, au calendrier Maya, à la fin des temps qui, forcément, approche, et, à la croisée de tout ça, à Internet.
Au village on peste, encore, contre ces ésotéristes qui font main basse sur les terrains agricoles, les maisons, et mécaniquement s’envoler les prix (lire ci-dessous). Chacun ici a son anecdote à raconter sur des « illuminés » qui prient nus dans la montagne ou se livrent à des rituels : « Je les ai déjà entendus en me promenant », raconte un villageois. « Ils avaient organisé un stage pour aller pousser le cri primal dans une cavité naturelle. »
Accoudée à sa fenêtre, dans le virage à la sortie du village, Jeanine Bladanet, 70 ans, semble observer l’affaire avec détachement, et même un certain dédain. Passionnée de Rennes-le-Château, de l’abbé Saunières, se présentant comme maître de conférences en égyptologie et en ufologie, elle se contrefiche des fermes éoliennes et des classements en zone protégée. « Toutes ces histoires de calendrier Maya, de fin du monde, sont des foutaises… » Si Jeanine s’est installée là il y a 15 ans, c’est précisément en raison du caractère « tellurique » du lieu : « Regardez autour de vous : ces falaises, cette montagne, la vallée. Ici on perçoit le magnétisme de la Terre. On est sur un vortex qui puise son énergie au plus profond de la Terre et le diffuse vers les étoiles. »
On l’aura compris, la vérité est ailleurs. à Bugarach ? Rendez-vous en décembre 2012…"
21 DECEMBRE, LE BLOG OFFICIEL
Mais non ! Rien à foutre des prédictions de Maya ! Impensable de sombrer dans cette épidémie médiatique, sociale et populaire !
Il faut de l'air, du calme, du silence, s'éloigner des éternels pessimistes, râleurs !
Voici donc des champs sur lequel paîtrent
quelques troupeaux éparses, même en hiver. 
De grandes étendues herbeuses
délimitées par quelques haies.
Des forêts profondes à perte de vue. 
Des petits villages parfois composés de seulement trois maisons, aux noms improbables,
comme...


Oui : voici la Nièvre, le Morvan, tout ça !
"Isolée" diront certains. "Au centre de tout et proche de nulle part !", diront d'autres. "De quoi vous parlez ?", s'interrogeront ceux qui seraient arrivés en retard, retenus dans les bouchons parisiens.
Et plus précisément : partons au lac de Pannecière. Et pour le trouver, le mieux était encore de partir de Nevers.
Hein ? Quoi ? Tu connais pas Nevers non plus ?
Eh oh putain, les week-end, il faudrait peut être sortir ailleurs qu'au Carrefour Market ?! Tu sais, il y a des choses à voir un peu partout ailleurs que dans les zones commerciales où tu vas dépenser tout ton fric dans des choses dont tu n'as pas besoin. Et puis la télé, lààààà, tu vas la quitter cette putain de télé !!!! Et ton facebook où t'aimes tout et n'importe quoi lààààààà ?????
CALMONS-NOUS !
Alors, Nevers, c'est pas compliqué : c'est la préfecture de la Nièvre ! Voilà ! On en a déjà parlé ici maintes et maintes fois ; alors que dire de plus ?
Nevers, ville de Louis Vicat (inventeur du ciment artificiel), de la Mère Poulard (ben si, elle est pas née dans l'abbaye du Mont Saint-Michel avec une omelette sur la tête), de Roselyne Bachelot (ben oui, il fallait bien qu'elle soit née quelque part) et de Bruno Martini (ancien gardien de but de l'équipe de France). Nevers, ville des Négus, de la faïence, de la fixation automatique de ski. Nevers, ville du tombeau de Pierre Bérégovoy et de la châsse Sainte Bernadette.
Nevers fut aussi inondée en 2002 lorsque la Loire, fleuve sauvage, se mit à déborder...
BREF : une fois que tu es à Nevers, tu prends la direction de Château-Chinon en traversant cette magnifique campagne nivernaise, puis bazoiya... bazoiyère... bazoitte... Je sais pas comment on dit, mais à un moment donné, tu traverses aussi le Bazois.
De là, tu verras alors apparaître sur sa butte éternelle la capitale du Morvan : Château-Chinon... Ou pas !
Oui, car toutefois cependant tout de même encore que quand bien même et si alors... il est possible que tu fasses les 75 km qui te séparent des deux villes antinomiques dans un épais brouillard. Alors, et alors seulement, ce sera le moment rêvé de te poser LA question fatidique : "Mais qu'est-ce que j'fous là c'est pas dieu possible ??"
Pas de panique !!!
Car, très souvent, lorsque les plaines nivernaises et bazoïennes... bazoïstes... bazoistes... sont plongées dans une brume épaisse à rendre aveugle un malentendant, ce n'est pas forcément le cas une fois que tu gravis la montagne château-chinonaise.
Oh oui, toi, montagne sacrée sur laquelle fut maire François Mitterrand de 1959 à 1981.
Oui, toi, butte sacrée du Morvan, rappelant parfois cet autre lieu historique qu'est le Mont Sinaï, là où, selon la religion hébraïque, Moïse, après avoir libéré le peuple hébreu d’Égypte et avoir traversé la mer Rouge qui se referma ensuite sur l’armée égyptienne, reçut de Yahweh le décalogue (Les Dix commandements) également appelé les Tables de la Loi.

Dessin de ce cher Liquide
N'oublions pas, cependant, que lorsque Moïse redescendit du mont Sinaï, il vit les hébreux, sous la conduite de son frère Aaron, adorer un veau d’or. Alors prit de colère, il brisa les Tables de la Loi sur un rocher et dut retourner au sommet du mont Sinaï pour regraver les tables afin de conclure le pacte d’alliance entre le peuple israélite et Dieu. Cet épisode de l’Ancien Testament s’accompagne d’images symboliques fortes visant à montrer la toute-puissance du Créateur telles que le tonnerre et les éclairs, les flammes, et une épaisse fumée recouvrant la montagne.
QU'EST-CE QU'ON DISAIT DEJA ?
Ah oui, parfois, le chemin séparant Nevers de la capitale morvandelle se perd dans un brouillard épais, profond, sombrement blanc.
Mais pas de panique ! Une fois la butte morvandelle sacrée gravie, ne voilà-t-il pas que le soleil apparaît à tes yeux ébahis...
DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE
Nous verrons le soleil à nos yeux ébahis.
EN DIRECTION DU LAC, EPISODE 1 : Les préparatifs
La Nièvre...
Lorsque je prononce ce nom, des gens pouffent.
Eh ben quoi ????
"Nièvre", il est vrai, fait penser à "mièvre". Puis, les gens se demandent s 'il s'agit d'un département ou d'un animal inconnu avec un long bec et un léger strabisme ; voire même, pourquoi pas, une activité physique pratiquée dans un canapé en mangeant des chips au vinaigre.
Pourtant...
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Alors voilà : la fin de l'année 2011 n'en peut plus d'approcher de son terme. Différentes maisons se sont parées de leurs plus beaux éclats artificiels de Noël, composés de lumistyle écru dégueulant de la gouttière pendant que le jardin, lui, se retrouve peuplé de multiples décorations tout azimut, allant du cerf qui clignote à l'énorme Père Noël gonflable aux yeux exorbités.
Oui, souvenons-nous : c'était l'année dernière à Déols et ce sera encore partout cette année...
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Oui, de la lumière, de la couleur, du son, du qui pète, du qui brille, en foutre plein la gueule aux voisins, gagner la compèt' de la baraque la plus décorée du monde dont Jean-Pierre Pernaud tirera peut être trois lignes dans son édition du 13 heures !
Pourquoi pas après tout... ça ou autre chose, dans cette société où l'on nous dit de faire des économies, de rationner l'électricité, de quitter le nucléaire pour passer à l'éolienne... Pourquoi ne pas péter les plombs une bonne fois pour toute en faisant péter le régime électrique français afin que l'on revienne à la bougie et à la peau de bête pour parer à la nuit et au froid.
C'est ça qui nous manque aujourd'hui dans le monde : des actions poussées à leur paroxisme par des super-héros banals !
"Mais qu'entends-tu par Super-Héros banals, Jénorme ?", as-tu envie de me dire.
Eh bien, eh bien, eh bien... Ce genre là, confectionné par Stan Liquide !
Un monde où l'on arrêterait de raconter des sornettes de Noël aux petits enfants pour les plonger de suite dans les méandres de la société actuelle. Bien évidemment avec le sourire, en musique et en pleine nature...
Mais comme dirait Vanessa Paradis: "Pourtant... Pourtant... Pourtant...". Elle a peut être dit d'autres trucs, mais je ne m'en souviens pas.
Pourtant, donc, en cette fin d'année, restons sur nos gardes !
Et pour rester un tant soit peu éveillé et ne pas sombrer dans une mélopause guimauvée (mais si, ça existe comme expression !), je suis allé faire un tour du côté de Mourenx, dans le 64 en terre, non pas pour admirer le magnifique rond-point...
...ni les habiles habitations de la ville nouvelle pour accueillir en 1957 les ouvriers travaillant sur les gisements de gaz et de pétrole de Lacq situé à dix kilomètres de là... mais aujourd'hui vidé de ses ressources...
...mais bel et bien pour assister au concert de Stupeflip lors du Festival 64/15 !
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Ceci étant fait, les jours ont passé et je me suis ensuite rendu à Paris.
La capitale était elle aussi bien décorée lorsque nous l'avons survolé dans cet avion reliant tant bien que mal Biarritz à Roissy-Charles-de-Gaulle. ça sentait bon le débit électrique à plein tube. Immense toile d'araignée sur laquelle venaient se coller des millions d'anonymes pris dans la spirale infernale du toujours plus vite, toujours plus nombreux.
On pouvait également penser à des synapses...
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"Les cellules nerveuses de notre organisme (les neurones) échangent
de nombreuses informations entre elles au moyen de synapses.
La synapse est la zone de jonction entre deux neurones :
c'est le lieu de passage du message nerveux cheminant d'une cellule à
l'autre." Museum de Marseille
Et c'est dans ce monde de lumières fraternelles, - ou pas -, que nous apprenions la mort du dictateur... du "cher-dirigeant" (ou encore "dirigeant bien aimé") de Corée du Nord était passé de vie à trépas alors qu'il voyageait dans son train blindé.
Oui, Kim Jong-Il, président du Comité de la défense nationale et de secrétaire général du Parti du travail de Corée, était passé de vie à trépas.
On a beau ne pas trop s'intéresser à la politique étrangère, nous ne sommes pas sans savoir que la Corée du Nord vit sous l'égide d'un régime communiste de type totalitaire.
Plus d'un million de Nord-Coréens sont ainsi décédés de famine pendant que ce Président de substitution tendait à développer son armée pour en faire aujourd'hui la quatrième plus grande force au monde, munie de l'arme nucléaire.
Apparemment aveuglé par un culte de la personnalité hors-norme, Kim Jong-Il a poussé très loin les extravagances au détriment d'un peuple qui, aujourd'hui, semble le pleurer... Difficile de savoir si toutes les images vues dans les médias sont véridiques ou mises en scène, tant la propagande est grande en Corée du Nord.
Mais, puisque c'est bientôt Noël ; et que qui dit "Noël", dit "cadeau", voyons un peu quels présents excentriques a bien pu s 'offrir ce brave homme avec l'argent de son peuple... Qui sait, cela peut peut être donner des bases à beaucoup d'entre nous qui sommes à court d'idées cadeaux.
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KIM JONG-IL
Des idées cadeaux pour les fachos
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Photo : Civilian News
"1) Réécrire sa naissance pour en faire un beau livre à offrir à un peuple affamé
Les manuels scolaires nord-coréens sont formels. La naissance de Kim Jong-Il est le fruit d'un événement surnaturel. La légende prétend qu'il serait né dans une cabane de rondins d'une base secrète érigée sur le mont sacré Paekdu. Sa naissance aurait été accompagnée de l'apparition d'une nouvelle étoile et serait à l'origine du passage de l'hiver au printemps. Plus fort encore, la naissance du divin enfant aurait été accueillie par un double arc-en-ciel et...un iceberg parlant. Si les Nord-Coréens sont tenus d'y croire dur comme fer, la réalité indique que Kim Jong-Il est né il y a 69 ou 70 ans dans un camp de la guérilla en Russie, où son père, Kim Il Sung, se trouvait.
2) Adopter des lapins géants
En 2006, Kim Jong-Il entend parler de Karl Szmolinsky, un Allemand éleveur de lapins géants. Le numéro 1 nord-coréen y voit le parfait moyen idéal d'endiguer la famine dont souffrent les habitants de son pays. Carton d'invitation, prise de rendez-vous, billets d'avion et projet de construction d'une ferme d'élevage de lapins géants à Pyongyang: comme toujours, le chef d'Etat voit les choses en grand. Préalablement, il achète 12 lapins à Szmolinsky, à 100 euros pièce, et lui promet de les garder dans un zoo de la capitale durant quelques mois et de l'inviter par après pour mettre sur pied une ferme d'élevage. Cinq ou six mois plus tard, Pyongyang signale à Szmolinsky l'annulation du projet et du voyage. Si l'on ignore la raison, l'éleveur croit savoir que Kim Jong-Il n'a pas résisté à manger les lapins à l'occasion de son anniversaire.
3) Remplacer les toilettes par une pièce plus utile
Selon les manuels d'Etat, Kim Jong-Il, dans sa quête de l'homme surnaturel, ne produit ni selles, ni urine. Kim Jong-Il est donc mort sans avoir jamais tiré une chasse d'eau. Chapeau!
4) Offrir un beau voyage
En 1989, à l'approche du festival mondial de la jeunesse et des étudiants, organisé à Pyongyang, le pouvoir a délogé les handicapés de la capitale. Le gouvernement a par ailleurs procédé à la distribution de dépliants vantant les mérites d'un super médicament qui guérit en un temps record. Le régime a également déporté les citoyens de petite taille sur des îles inhabitées dans l'espoir de débarrasser son pays des "gênes imparfaits".
5) Un séjour longue durée originale
Il emprisonna des parents de condamnés, convaincu que la criminalité se transmettait sur 3 générations.
6) Un p'tit alcool
Grand amateur de Cognac, Kim Jong-Il était l'un des plus grands clients de la marque Hennessy. Il lui arrivait de dépenser annuellement jusqu'à 850.000 dollars (653.000 euros) pour savourer son breuvage préféré.
7) Faire un film dont tu es le héros
En 1978, Kim Jong-Il kidnappe le réalisateur sud-coréen Shin Sang-Ok et le garde prisonnier, avec son épouse, pendant huit ans. Il souhaitait les contraindre à réaliser des films à la gloire du pays, sur lesquels il était l'unique producteur exécutif. L'une des réalisations les plus folles fut sans doute l'adaptation en 1985 de Godzilla, intitulée " Pulgasari", version socialiste fantasmagorique démontrant la supériorité du régime communiste sur le développement anarchique et consumériste du capitalisme. Le couple de cinéastes parviendra à s'échapper en 1986 lors d'une convention à Vienne. Il fuit aux Etats-Unis, où il demandera l'asile politique. Plus tard, Jong-Il ordonnera à son ministre de la Culture de se concentrer sur la réalisation de dessins animés.
8) Un week-end dans une ville originale
Kijong-Dong est un village, construit dans les années 1950 par le père de Kim Jong-Il, proche de la frontière sud-coréenne censé démontrer à l'éternel rival la supériorité du régime de Pyongyang. Ce "village de la paix", dépourvu de résidents, fonctionne pourtant comme une ville réelle. Surnommé le "village de la propagande" par les sud-coréens, il compte des bâtiments vides et sans fenêtres. En son centre, s'élève un mât de 160 mètres de haut surmonté du plus grand drapeau du monde."
9) Un repas de fête
Pour les repas, Kim Jong-Il possédait des baguettes en argent et mangeait du homard fraîchement amené par hélicoptère.
10) Une statue de bronze de 18 mètres de haut
Celle-ci se trouve à Pyongyang où des milliers de Nord-Coréens viennent se recueillir pour rendre hommage au "Grand dirigeant".
Extraits du site 7sur7
L'année 2011 semblait continuer son petit travail de sape consistant à épurer la planète de ces quelques dictateurs qui ont su manipuler les foules sans qu'aucune démocratie extérieure n'ait pu intervenir.
La foule ! Voilà le mot qui raisonne dans ton crâne lorsque tu te rends à Paris pour les avant-fêtes.
Du monde partout ! Tout le temps ! Serrés dans les transports en commun ! Se faufilant sur les trottoirs ! Trajets interminables ! Bruits répétitifs des quais de gare, des voitures en attente, des enfants qui pleurent ! Courants d'airs ! Froid ! Ça pousse, ça gueule, ça soupire, ça s'énerve, ça pousse encore un peu, ça pue, ça colle, ça tasse !!!! Tu veux rentrer chez toi et tu ne peux pas ! Tu es dépendant des gens, des transports, des temps de trajets, des grèves, de la météo, des réseaux... Les synapses !
C'est alors que je me suis mis à repenser à la Nièvre ! Oui ! Cette bonne vieille Nièvre natale, peuplée d'arbres, de champs, de vaches, de villages éparses, de rues et de trottoirs aérés !
C'est alors que j'ai repensé au petit tour que j'avais fait sur les terres morvandelles, à errer dans les alentours du lac de Pannecière... Bien au calme.
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DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE
Le lac de Pannecière : son histoire, sa vie, ses passions, ses désirs, son calme, ses beaux paysages, ses projets, son plat préféré...
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LE VéLO ?
Avant de reprendre quelques virées dans le Morvan et du côté de Paris, faisons une dernière pause vélo annuelle...
Ça commence sérieusement à cailler dans les environs.
Finie la plage à sauter dans les vagues comme un abruti !
Fini de glander sur le sable en regardant dans le vide !
Finies les randos en montagne à boire du Beaujolais Nouveau déguisé en saucisse !
Décembre a fait son entrée dans l'année 2011 avec son cortège d'infos et d'occupations diverses, telles que... telles que... telles que... Ben eh euh ouais bon !
Tiens, par exemple, aujourd'hui, là, comme ça, sur un coup de tête : et si j'allais voir s'il y a du courrier dans la boite aux lettres ! Eh hein, c'est pas génial, ça !
Aventure extraordinaire avec une descente à peu près ordinaire à travers le jardin du voisin complètement quelconque. Puis arrivée sur le trottoir de la rue principale du village basque où je loge. Ouverture de la cage en métal blanc-crême qui me sert de boite aux lettres et... aaaaaah, putain de bordel de merde : une tonne 5 de prospectus divers et variés faits de couleurs criardes reprenant les meilleures façons de consommer le pognon que l'on n'a pas pour fêter dignement la fin de cette année 2011.
Et là, à ce moment précis, face à la boutique de l'esthéticienne qui jouxte la boite, je me demande : "Mais qu'est-ce que fut 2011 finalement ?"
Oui, oui, oui ! Certes, il y a eu tout un tas de trucs à base de DSK : DSK à l'hôtel, DSK au resto, DSK prend un taxi, DSK démissionne, DSK fait du vélo, DSK partouze, DSK a une nouvelle brosse à dents, DSK fait caca au fond du jardin, DSK doute, DSK reprend des nouilles,...
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Avec toutes ces conneries, on en aurait presque oublié qu'Evans avait gagné le Tour de France, que l'Estonie était entrée dans la zone euro, que c'était l'année du lapin en Chine, que la coupe du monde de cricket se tenait cette année en Inde, qu'il y avait eu la Journée Mondiale de l'eau en France le 22 mars, suivie de la journée de la Météorologie dès le lendemain (mais seulement au Luxembourg).
Oui, on en avait plus rien à foutre des pays d'Afrique du Nord qui se rebellaient enfin contre les dictatures en place depuis des décennies jusqu'à leur renversement, l'exécution de Ben Laden jeté à la mer juste après la béatification de Jean-Paul II, de la mort de Kadhafi, le fantômatique Xavier Dupont de Ligonnès, la réapparition de Xavier Ghesquière et Stéphane Taponnier avant qu'ils ne re-disparaissent à jamais, et Fukushima mon amour, et Berlusconi...
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BREF !
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Au milieu de ce paquet de prospectus que je n'ouvrirais même pas, une carte postale... de Crète... envoyée par Pascale qui venait d'y passer quinze jours après y avoir passé quinze jours un mois plus tôt.
Dit comme ça, la Crète, je ne connais pas bien. Quand on me dit ce mot, j'ai de suite une image qui apparaît dans mon esprit alerte...
Ah ben oui, c'est un peu juste. Mais toi, là, oh eh hein, si on te dit Crète, qu'est-ce que que quoi t'en penses ? Hein ? Bon alors...
Allons donc voir ce que dit Le Guide du (C)Routard sur ce pays, il faut bien le dire, relativement peu connu.
"Quand une île est d’essence divine, n’est-ce pas pour l’éternité ? Dans la mythologie grecque, Minos y est né, fruit des amours de Zeus et de la belle Europe. Ce couple d’amoureux s’assoupit sous un platane de Gortyne."
Aaaaaah bon !
"La Crète compte officiellement environ 35 millions d’oliviers. Riche d'un écosystème très diversifié, elle abrite plusieurs espèces d'animaux qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, ainsi qu'une flore très variée.
Dans des vallons ou sur des collines perchées, des monastères orthodoxes et des chapelles toutes blanches traversent les âges, dans des sites intacts. Plus loin, des plages se révèlent dans leur solitude de galets et de sable. Des gorges abruptes parmi les plus belles d’Europe, et des kyrielles de cavernes.
La Crète souffre en revanche de problèmes d'environnement. Il y a quelques années encore, une immense décharge à ciel ouvert située près de La Canée posait d'importants problèmes écologiques. L'État grec a donc décidé de la fermer, mais il existe encore beaucoup de décharges sauvages un peu partout sur l'île. Les plages sont, elles aussi, envahies de déchets en tout genre (bien que certaines d'entre elles soient régulièrement nettoyées, comme Elafonissi). Les rivages crétois sont malheureusement victimes également de dégazages."
Le Guide du (C)Routard
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La vache ! Mais pourquoi Pascale allait-elle passer ses vacances sur une plage de déchets avec vue sur une mer polluée ?
En tout cas, voici la carte postale :

...avec ces quelques mots :
"Kaliméra ! La féta, la féta, la féta,
lalalalalalala lalalalala, la féta, la féta...
Bises mon gamin !"
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Très intrigué par ce message, je décidais de lui envoyer un mail pour tenter de comprendre quelque chose à tout ceci. Mais sa seule réponse, encore plus énigmatique, fut un mail accompagné uniquement d'une vidéo... à base de vélo !
Incroyable non ? Il fallait y pense quand même merde ! Danser comme un cycliste ! D'où peut être l'origine de l'expression "Se mettre en danseuse"... Ah ben eh oh ! Était-il possible de réaliser le même genre de chorégraphie avec le saut à la perche, la natation synchronisée, le curling, le hockey sur glace ?
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Oui,
tous en boite en nuit
ou dans les bars
pour effectuer de nouvelles danses !!!!
2012,
l'année de la danse à la con !
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Je décidais alors d'abandonner le cas Pascale pour aller plus en profondeur dans le questionnement internétien.
Des fois, lorsque l'on voit certaines vidéos, on se dit : "Tiens, mais qu'est-ce qu'il leur passe par la tête pour pondre des trucs pareils ?"
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Et puis, après, on tente de chercher d'autres vidéos du même genre. Tiens, par exemple, si on rajoute un moteur à un vélo, cela peut donner un scooter et alors, on découvre ceci :
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Puis, tu ne sais pas trop pourquoi, tu te dis ensuite : "Et si on remplace le scooter par une voiture avec un chien qui passe sa tête à la fenêtre ?"
Et comme Internet est bien foutu, tu trouves ton bonheur avec ceci :






Chiens à la fenêtre des voitures
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Les fêtes de fin d'année approchant à grands pas, tu peux également te poser la question : "Mais existe-il un lien regroupant les plus belles photos de personnes posant avec le père Noël ?"
Eh bien oui bien sûr !



Les plus belles photos de Père Noël
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Une compilation des deux, c'est à dire des photos de chiens avec le père Noël ? Fastoche !
ET HOP !
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Oui, sur Internet, il semble bien y avoir une réponse à toutes les interrogations possibles et inimaginables. D'ailleurs, à ce propos, un livre, répondant au doux titre de "Comment devenir un ninja", te propose de retrouver un inventaire des recherches les plus incongrues formulées, tapées sur le moteur de recherche de Google, telles que...
"Ta mère elle va jumper", "monocouille", "comment faire de la fumée avec l'eau", "scènes en mie de pain", "accessoires sensuels pour merle", "je me suis seulement farci deux mille cinq cent nanas alors que j’ai assisté à douze mille cinq cent courses de chevaux", "sans gene nutella", "croiser des bonnes soeurs à paris", "créateur playmobils extrême droite", "chaussures phallus", "saucisse animée gif", "agrafeuse retraite", "ah ah ah dit la mariée", "Canne à pêche de toilettes", "E.T. sous acide", "Bonhomme qui agite un drapeau devant un entrepôt", "Quel oiseau fait tioup", ...
Tu peux retrouver toutes ces belles recherches sur le site "Comment devenir un ninja gratuitement" et tu comprendras très vite qu'Internet est finalement la drogue contemporaine par excellence, divisant la pensée et réduisant l'état de déduction à son plus maigre avantage.
Mais où sont passées ces recherches que nous faisions ados à la bibliothèque du quartier pour avoir le nom d'un roi à la con qui avait inventé la dentelle de Nogent-le-Rotrou en 1708 ? Hein ? Toutes ces heures égrainées à lire des ouvrages spécialisés qui, parfois, nous amenaient à boire jusqu'à 32 cafés solubles en une après-midi sans qu'au final, lorsque la bibliothèque fermait, nous n'obtenions aucune réponse à l'interrogation initiale que nous avait soumise ce prof d'Histoire pervers et chauve afin d'en faire le fondement d'une dissertation que l'on se décidait comme toujours qu'à écrire la veille de la date de sa remise ? Hein ?
Internet ou la magie de véhiculer de l'info sitôt regarder, sitôt oublier ; machine à construire des souvenirs sans mémoire, faits de moments hirsutes, sans réflexion à connotation durable...
VOILà !
Bon... qu'est-ce que je voulais écrire au départ ?
Ah oui !
Il fait froid, l'été est bel et bien fini, Pascale m'a envoyé une carte postale de Crète et un lien parlant de vélo.
En condensant toutes ces infos, je me suis alors soudainement dit : "Bientôt, il y aura de la neige, il fera nuit 23 heures par jour et il ne sera plus possible d'harpenter les routes du pays basque à bicyclette !"
J'ai donc gonflé les pneus pour effectuer la dernière sortie vélo de l'année 2011.
Aaaah, ça fait quelque chose quand même de se dire que l'on ne remontera plus sur c't'engin de toute l'année ensuite... même si là, nous sommes le 12 décembre.
Je mets le cuissardaux belles couleurs vives rappelant le paquet de prospectus trouvé dans la boite aux lettres. Je fais le plein du bidon. Je te fous de la pâte de fruits, de la fifgue et de la barre chocolatée autour du cou et dans les poches. Je chausse les patins à crampons qui font Gling quand tu marches sur le bitume. Et je pars... sans réellement fixer d'itinéraire.
Deux plus tard...
Eh oui. Bon... Le paint-ball-extrême étant fermé, j'ai poursuivi mon chemin pour finalement parvenir aux rives de l'Adour sur laquelle se déposaient de magnifiques couleurs de fin de journée automnale...
A PLUS TARD...
PAUSE !
C'est bientôt Noël et comme chaque fin d'année, les obligations professionnelles prennent le dessus sur le temps libre. Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiisssss...
Inventaire... Compter... Classer... Ranger... Marcher... Organiser... Répertorier...
Oui, c'est la période inventaire !
Chaque matin, je pars vers 7 heures pour revenir vers 20 heures en passant toujours devant ce même lieu qui, suivant la lumière et l'heure, change d'apparence :
Je ne sais pas ce qui se cache dans ce batiment en alu. Chaque matin, j'ai une idée différente.
Peut être est-ce le nouvel appart plus design de Natacha Kampusch qu'elle a pu s'acheter grâce aux ventes de son livre.
Peut être est-ce un gymnase dans lequel on pratique le Rollerball.
Peut être est-ce un distributeur de fumée de canabis que tu peux respirer en ouvrant les robinets sur le côté.
Peut être est-ce une salle de répétition pour groupe musical avant-gardiste qui fait de la musique avec des bols remplis d'eau.
Peut être est-ce une piscine révolutionnaire possédant une eau chaude bienfaitrice capable de détendre les muscles et l'esprit si tu y accèdes par le plongeoir situé en haut ?
Et qui est cette personne qui a fait ce tag ? Et pourquoi ? Et comment ? Et à quelle heure ? Et où est-elle en ce moment ? Fait-elle elle aussi un inventaire quelque part ou est-elle partie prendre l'air dans une contrée lointaine en plaquant tout ?
Oui, oui, oui ! Multiples questionnements, mais très peu de temps pour écrire dans ce blog en ce moment.
Ainsi, je laisse la parole, les images et le son au film réalisé par Anthony Martin, "Comme un poisson dans l'eau". Magnifique documentaire sur Patrick Lamaison, amoureux de la nature, vivant simplement au contact éternel des Barthes, de l'Adour et de sa populatiuon animale, non loin de Dax...
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A PLUS TARD !
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