30 octobre 2008
Remontons un peu la côte atlantique : Guéthary
L 'automne étend son grand manteau rouge orangé et commence à nous dire qu 'il serait grand temps de ressortir les pulls des placards. Mais, il reste encore un peu de temps pour profiter de la plage, du soleil et de la côte Atlantique... Vite... TRES VITE !!!
Nous commençons notre périple côtier en nous rendant à Guéthary.
Alors, bien sûr, nous aurions pu descendre plus bas, comme, par exemple, à Saint-Jean-de-Luz... Mais non. C 'est comme ça et voilà !
Que dire sur Guéthary ? De prime abord, pas grand chose !
Réputée pour être La Mecque de la chistera... HEIN ? QUOI ? COMMENT ?
Tu sais pas ce que c 'est que la Chistera ? Ouah putain l 'autre eh ! Descends d 'ton arbre, oh !
Tout de suite, explications :
Voilà ! C 'est pas compliqué : quand tu sais pas, tu demandes.
Guéthary est surtout connue aujourd 'hui pour son ambiance surf, ses spots, ses vagues, son soleil, son océan, sa côte...
Tout ça, c 'est bien joli, mais bon, on en a déjà parlé du surf avec Hossegor.
Alors l 'autre question se pose : y 'a-t-il quelque chose à voir et à raconter sur Guéthary ?
Allons voir dans l 'historique de la ville en descendant l 'escalier raide et étroite allant au petit port déserté depuis 1752.
GUETHARY
Attention ambiance. Imagine... Tu es en 1700... T 'es là dans ton carrosse avec ta perruque Louis XIV sur la tête et tu vadrouilles dans Guéthary. Que vois-tu ? Eh ben ça :
"La nuit succède au jour et, postée sur la falaise, la vigie immobile, poursuit imperturbablement sa veille. C 'est la saison où les baleines passent au large de la côte. En bas, sur la grève, les pêcheurs de Guéthary n 'attendent qu 'un signal pour sauter dans leurs chaloupes débordant de harpons, de lances et de lignes, et donner la chasse aux grands mammifères marins.
Au sommet de la falaise qui domine la plage de Parlementia s 'élève encore le sémaphore où se tenaient autrefois les guetteurs. Le nom du village viendrait
d 'ailleurs d 'un mot latin ou basque désignant un lieu de guet. La chasse à la baleine fut une des grandes activités de Guéthary jusqu 'au XVIIIème siècle. Puis sardines et thons continuèrent à faire vivre les pêcheurs jusqu 'au début du XXème siècle, quand un terme fut mis à l 'activité du port." EDITIONS ATLAS
Le tourisme balnéaire prendra ensuite le relai de la pêche. Le village voit s 'élever de luxueux hotels et de nouveaux commerces. Riches familles et artistes se font bâtir des villas Art déco et, surtout, d 'immenses demeures néobasques, avec façades blanches et faux colombages souvent peints dans le fameux rouge du pays, à l 'image de la ferme traditionnelle basque, l 'Etxea.
Maison traditionnelle basque en bord d 'océan
Côté artiste et personnalité, Guéthary a vu résider et mourir, par exemple, le poète Jean-Paul Toulet.
Après avoir mené une vie très libertine à travers le monde (Ile Saint-Maurice, Egypte, Algérie,...) doublée d 'une vie ténébreuse (alcool, drogue,...), il est venu retrouver le calme et la sérénité à Etche Berria (maison neuve) auprès de sa jeune voisine, devenue son épouse vers la fin de ses jours.
Comme quoi, des fois, tu parcours le monde à la recherche de l 'âme-soeur et, en fait, elle habite à côté de chez toi.
Autre personnage, Monseigneur Mugabure, enfant de Guéthary, fils de pêcheur, devenu archevêque de Tokyo. Eh ouais !
Comme quoi des fois, tu restes chez toi et tu... Ouais bon...
Question peinture, citons les présences passées d 'Edouard Gelos, d 'Alise Greene et de Mathieu Diesse.
En littérature, Saint Bray avait ici une résidence.
Sculpture avec Georges-Clément Swiecinski qui délaissa la médecine à Paris pour devenir sculpteur sur la Côte Basque.

Le Docteur Pettita La vague Anémones devant la fenêtre
par G.C. Swiecinski par Edouard Gelos par Mathieu Diesse
Plus actuel, Christian Borde, alias Moustic.
Résidant à Guéthary,
le présentateur de Groland Magzine possède
sa propre radio ici même,
dans son jardin !
I HAVE A DREAM
Musiques éclectiques
Bien sûr, ce nom reprend le célèbre discours de Martin Luther King, le 28 août 1963...
...avant de se faire assassiner le 4 avril 1968 par James Earl Ray
ou un certain "Raoul" ou "Johnny" ou Jowers ou la mafia.
Bref : il ne sera pas le premier Président noir des Etats-Unis.
Mais revenons à Moustic et sa radio. Visite avec Télérama n°2990.
C 'est en août 2006 que I have a dream voit le jour. Moustic en est le technicien-réalisateur-programmateur exclusif. Chez lui, deux studios l 'un pour l 'hiver,
l 'autre pour l 'été.
Dans le premier, baptisé par ses enfants "Le bureau à pépère", on découvre des disques aux murs, un ordinateur sur la table et des tentures au plafond.
"C 'est là que je prépare mes séquences avec des musiques que les maisons de disques ne veulent pas que l 'on programme.. J 'essaie d 'en faire six de trente minutes chaque semaine. J 'y passe un temps fou. J 'adore fignoler les enchainements.
Je suis un artisan, comme mon père, mécanicien de précision dans
l 'aéronautique, et mon grand-père, fabricant de museaux de fusée. J ai toujours aimé la musique. Ma mère jouait Chopin au piano, mon père écoutait de
l 'accordéon ou Mozart. Il était franc-maçon. Quant à mon voisin, il m 'a fait découvrir -on entendait tout à travers les cloisons- cette musique noire américaine que j 'adore. J 'en ai gradé un amour fou pour les Golden gate Quartet et Ray Charles. Quand je vais à New York, ma ville préférée sur cette planète, je vais à la messe, même si je ne suis pas croyant. J 'aime tant le gospel qu 'en sortant je ne suis plus le même bonhomme."
Aujourd 'hui, Moustic ne traverse plus l 'océan Atlantique tant que George W. Bush sera à la tête du pays.
Il nous amène à présent dans son second studio. Installé sur des roulettes avec freins, tout de bois vêtu, le studio d 'été se déplace sur la terrasse en fonction du soleil et de l 'humeur du capitaine. A l 'intérieur, une tablette pour poser
l 'ordinateur, les disques et un ventilateur en forme de fleur. On se quitte avec Nublues et son Blues man on the run.
Cette parenthèse radiophonique me permet par la même occasion de souhaiter un joyeux anniversaire à "La guerre des mondes" provoquée par Orson Welles.
En effet, il y a 70 ans, jour pour jour, le jeune futur cinéaste terrorisait l 'Amérique avec une émission radio restée culte pour la panique qu 'elle créa dans tout le pays. La raison : la Terre est envahie par des Extraterrestres hostiles...
Voilà là, une autre approche de Guéthary.
Pour le reste,
place aux photos !

La Côte basque à Guéthary,
vue de très très très prés.
Pépère sur la digue
parce que les chiens,
c 'est important !

Camion de surfeur, faisant office de couchette,
et qui rappelle l 'affiche d 'Into The wild.

Surfeur qui va chercher la vague Surfeur qui a trouvé la vague

Pêcheur que ça le fait chier qu 'il y ait tant de vagues !!!
Bref, tu l 'auras compris :
Guéthary a plus d 'un charme dans son sac.
Dans notre prochain épisode :
Nous irons à Biarritz voir si ça surfe aussi par là-bas à moins que...
23 octobre 2008
Pendant que...
Pendant que l 'automne dénude nos arbres de leur feuillage coloré...

Ah, ça, moi, c 'est mon truc l 'automne !
Pendant que les oies sauvages quittent l 'Europe
pour se ressourcer vers d 'autres continents...

Elles ne finiront pas en boite ce coup-ci.
Pendant que les chiots s 'endorment
comme si de rien n 'était...

Pendant que la crise va et vient
sans que l 'on n 'y comprenne rien
car tout se mélange dans la boufonnerie
la plus complète...

Dessins de Marco Large, Pas content
Pendant qu ' un laboratoire de Lausanne analysent
des hectolitres de pisse de cyclistes dopés...

Et que le prochain tour de France partira de Monaco pour aller à Verbier en passant par Barcelone.
Pendant que le pays n 'en finit plus
de vénérer ses morts au cinéma et à la télé
comme s 'il n 'y avait plus de vie maintenant...
Mocquet-Depardieu-Mesrine-Gainsbourg
Sagan-Soeur Emmanuelle-Coluche-Doltot
Et comme disait le grand poète François Valéry
(qui est toujours en vie) :
"Aimons-nous vivants,
n 'attendons pas que la mort
nous donne du talent".
Je marquais une pause pour me réjouir
de la sortie prochaine (le 29 octobre)
du nouveau film de Raymond Depardon,
"La vie moderne".
Et de citer les propos de l 'auteur :
"Avant, les paysans, c 'était la nourriture, après, ça a été la beauté, maintenant, c 'est la liberté ! C 'est comme ça qu 'il faut comprendre le titre La vie moderne. Les paysans sont modernes dans le sens où, vivant en partie isolés, ils se suffisent à eux-mêmes et ont par conséquent très peu besoin d 'aide extérieure.
A force d 'être en retard, ils sont en avance."
Raymond Depardon, Studio magazine
C 'était le moment de goûter
au merveilleux roti de porc aux légumes du jardin
que nous avait concocté Nathalie.

Après cela, il n 'y avait plus qu 'à se plonger dans un bon bouquin qui parle de plantes au milieu du désert...
"Nous marchâmes dans le désert environnant presque jusqu 'à la nuit noire ; il ne me désigna pas une seule plante, il n 'en mentionna aucune. Nous nous arrêtâmes près d 'un gros buisson.
- Les plantes sont des choses très spéciales, dit-il sans me regarder. Elles sont en vie et elles sont très sensibles.
A l 'instant même un coup de vent agita les broussailles autour de nous et les buissons frémirent.
- As-tu entendu ce bruit ? dit-il en portant sa main droite en cornet autour de son oreille. Les feuilles et le vent sont d 'accord avec moi.
Je me mis à rire. (...)
- Petit à petit tu dois créer un bouillard autour de toi. Il faut que tu effaces tout autour de toi jusqu 'à ce que rien n 'ait plus aucune certitude, aucune réalité. Actuellement ton problème réside en ce que tu es trop réel. Tes entreprises sont trop réelles, tes humeurs sont trop réelles. Ne prends absolument rien comme allant de soi. Il faut que tu commences par t 'effacer toi-même."
Carlos Castaneda, Le voyage à Ixtlan
17 octobre 2008
Couleurs et humeurs d 'automne
Jénorme se lève par un beau matin d 'octobre et se dit d 'un coup
d 'un seul : "Et si j 'allais dans la Nièvre voir ce qu 'ils en pensent de la crise par là-bas ?!"
Je quitte les Landes. Sur la route, je croise divers panneaux annonçant les prochaines manifestations dans les petits villages alentours...

Mais c 'est sur cet écriteau que mon regard et mon attention s 'arrêtèrent plus particulièrement : 
Vide-poussette, qu 'est-ce que c 'est quoi ?
Une série de poussettes mises les unes à côté des autres et qu 'il faut vider le plus vite possible de leurs contenus ? Une vente d 'enfants en bas-âge dont les parents ne veulent plus ? Une réunion de gens qui n 'ont pas de grenier et qui mettent toutes leurs affaires dans des poussettes ?
Oh que non ! Pour expliquer l 'existence et la profusion de vides-poussettes à l 'heure actuelle, analysons le marché des vêtements pour enfants.
Tu le sais, on le sait, je le sais, nous le sachions, vous le saches : les habits pour enfant sont non seulement chers, mais très vite inutilisables. Tu reviens à peine du magasin pro-bébé avec un magnifique pull tibétain que, déjà, une semaine plus tard, il n 'est plus à la taille de ton enfant !
Heureusement, les vides-poussettes sont là pour donner une seconde vie à cet achat d 'une utilité éphémère.
Hors de question de te vendre des gellules qui bloquent la croissance de ton enfant.
Non, les vides-poussettes, ce sont des gens qui sont là pour vendre des habits, quelques fois neufs, en te les proposant à, par exemple, 2 euros au lieu des 12 euros des magasins spécialisés.
Bien sûr, si nous nous projetons dans le long terme et dans le système capitaliste actuel, on peut penser aux conséquences économiques d 'une telle pratique. Si les gens n 'achètent plus d 'habits neufs pour enfants, il n 'y a plus utilité à en fabriquer. Si on n 'en fabrique plus, on licencie les gens qui les conçoivent. Les usines ferment, le nombre de chômeurs augmentent et voilà : c 'est la crise ! Bravo les vides-poussettes, merde !!!
Mais en même temps, comment jeter la pierre à des gens qui préfèrent payer 2 euros un petit sweat qui a été mis trois fois alors que la marque "Grande Barque" vend le même article neuf pour 30 euros ? Et parlons de ce pantalon en Jean doublé de chez "Bébé flasque" à 35 euros qui ne sera mis que quatre fois ? Sans oublier cette salopette à 42 euros de chez "La Breloute" ? Et cette combinaison à 36 euros chez "Obendit" ? Hein ? Allez !
Oui, la crise, c 'est aussi cela : des produits trop chers pour une consommation éphémère...
Ouuuuh putain, la rime, là ?! T 'as vu ! Je vais te faire une comédie musicale que ça va pas trainer, tu vas voir l 'boulot !
Imagines : des costumes gris, des paillettes partout sur des usines délabrées, une belle fille qui braille sous un pont en papier maché, un refrain accrocheur que tu ne peux t 'empêcher de reprendre en boucle toute la journée, du style :
"AAAAh, c 'est la criiiiiiiiiseeeee
Il n 'y a plus de deviiiiiises
A force d 'emprunteeeeeeeeeer
On a tout bousillééééééééééé."
Et hop, je me fais des couilles en or ! A moi les cocktails sur les plages de sable fin ! La piscine avec vue sur la mer ! Les filles à poil !!!!!
OOOOOUUUUAAAAAAIIIISSSS...
Pause
Le temps que notre chroniqueur retrouve ses esprits,
savourons une bonne page de pub.
OK, ça va mieux, poursuivons !
Je quitte les petits villages landais. J 'arrive sur l 'autoroute qui mène à Bordeaux pour reprendre la Nationale 10 séparant la préfecture girondine de la préfecture limousine. Si la radio ne parle que de la crise, je constate que le pays tourne toujours. J 'ai rarement vu autant de camions sur les routes...

Ils ne roulent pas à vide quand même ?! Y 'a bien du matos là-d 'dans ?! Et s 'il y a du matos,
c 'est que des usines produisent ! Si des usines produisent, c 'est que des gens travaillent ! Merde ! Si les gens travaillent, ils gagnet du fric ! S 'ils gagnent du fric, ils peuvent consommer ! Et s 'ils consomment, les usines produisent ! Merde ?! Il est où le blème, là ????
A moins que toute la marchandise transportée par tous ces poids lourds ne soit produite qu 'en Chine et que le pays ne soit devenu qu 'une immense plate-forme logistique redistribuant tous les articles aux quatre coins de la France grâce à des transporteurs d 'Europe de l 'Est...
Aaaaaaahhh, ça prend la tête tout ça ! Je quitte les radios généralistes et leurs infos répétitives pour une FM locale diffusant une petite musique calme...
Et, tout à coup, mon regard et mon esprit s 'éclairent pour s 'attarder sur des particules de bord de route...

Ooooh oui, nature sur le bord de la route !
Ooooh oui, couleur jouxtant le bitume gris!
Eh oui, c 'est l 'automne.
C 'est à ce moment précis que je me lance à moi-même : "Et si j 'allais faire un tour dans le Morvan pour humer les multiples parfums et me noyer dans les nombreuses nuances colorées proposées par cette saison ô combien charmante derrière ses prémices spleenesques..."
>>>>>>DIRECTION LE MORVAN>>>>>>
Après être passé non loin de Corancy...
... mais en évitant les petits villages de...
... j 'arrive sur le parking du sentier
de randonnée du saut de Gouloux.
Je me gare non loin d 'une haute pierre
surmontée d 'un clairon en fer forgé.
... en me demandant
ce que cela pouvait bien signifier.
Il s 'agit d 'un monument commémorant la bataille de Sidi Brahim qui eut lieu en septembre 1845... Hein ? Oui, moi aussi, je ne connaissais par les mots Sidi et Brahim que ce breuvage alcoolisé qui accompagne si bien le couscous.
Mais, tiens, lis plutôt cette page d 'Histoire :
LA BATAILLE DE SIDI BRAHIM
Extrait
"(...)Imprévue, mal commandée par un Montagnac inconséquent, la rencontre tourna mal pour ls troupes françaises. Après un premier combat, les troupes françaises furent réduites de 450 à 82 chasseurs et hussards face à 10 000 berbères. Acculés, les chasseurs de la compagnie de carabinier se réfugièrent dans un marabout d 'où ils repoussèrent tous les assuats. Après plusieurs jours de siège, les hommes, sans eau, sans vivres, à court de munitions, en furent réduits à couper leurs balles en morceaux pour continuer à tirer. Avant de se faire trancher la tête par l 'émir Abd El Kader, le capitaine Dutertre eut le temps d 'exhorter les survivants de se battre jusqu 'à la mort. Lorsque l 'émir vint demander au clairon français de sonner la retraite, celui-ci n 'en fit rien et sonna la charge. Les survivants, n 'ayant plus de munitions, chargèrent à la baïonnette. Ils percèrent les lignes ennemies et, sur les 80 survivants, 16 purent rejoindre les lignes françaises, dont 5 moururent quelques jours plus tard. Seuls 11 chasseurs sortirent vivants de la bataille." WIKIPEDIA
Gabriel Léger, enfant de Gouloux, est l 'un de ces survivants et c 'est à lui qu 'est dédié la simplicité de ce monument. Je ne m 'attendais pas à parler de cette partie de l 'Atlas dans ce coin reculé du Morvan.
Enfin, aujourd 'hui, la guerre est finie, mais les matchs de foot perdurent...
Mais puisque nous parlons du Maghreb, revenons à nos moutons... T 'as compris là? Mouton-Maghreb... Et plus précisément aux chiens.
En ce moment, nous sommes en pleine période de chasse. Preuve en est avec ces pépères qui ont l 'air complètement paumés et que j 'ai pu croiser sur les bords de routes morvandelles.

Force est d 'en déduire que, non seulement les chasseurs ne ramèneront aucun gibier, mais, en plus, ils auront perdu leurs cleps.
Il est très bizarre le chien de chasse quand il est perdu, tu sais.
Il est là. Il regarde partout. Il furte. Il ne sait pas s 'il doit te suivre ou pas. Il renifle des trucs mais sans s 'y intéresser vraiment, comme pour frimer. Il va se foutre dans les fossés pour en ressortir aussitôt en se disant que c 'était une fausse piste. Quelques fois même, il s 'auto-pisse dessus en te japant après... C 'est dans ces moments là que je voudrais être dans leurs têtes car eux, vois-tu, je pense qu 'ils en ont bien rien à foutre de la crise !
C 'est donc sous l 'escorte de ces trois chiens, qui ne comprennent rien à ce qu 'ils font ici, que
j 'atteins...
LE SAUT DE GOULOUX
Haut d 'une dizaine de mètres, le saut de Gouloux est la rencontre de la rivière du Caillot avec La Cure. Un peu plus bas, on retrouve deux anciens moulins (à céréales et à olives), un bief et les restes d 'un ancien port servant à l 'activité du flottage de bois au XVIème siècle. Cette activité permettait d 'acheminer du bois de chauffage du Morvan à Paris par différents courants d 'eau (La Cure, l 'Yonne et la Seine). (cf : le flottage du bois).
Une fois que tu sais ça, tu n 'as plus qu 'à aller te perdre dans la forêt, juste au dessus de la petite cascade, afin de profiter des couleurs et des parfums de l 'automne...
Couleurs d 'Automne
Voilà ! C 'est beau, c 'est paisible, c 'est doux, c 'est reposant. Cela éveille les sens et le regard. Tout simplement.
Même si je prends très vite goût à cette belle tranquilité, il me faut repartir car l 'heure de l 'apéro approche à grands pas. Toutefois, je ne peux éviter de me rendre à Gouloux même (non, il n 'y a pas de jeu de mots) afin de rendre visite à un monument incontournable du Morvan.

Long de 3,8 mètres. 2,5 tonnes à la pesée !
Taillé dans une bille de séquoia de 20 m de haut
et pesant 18 tonnes !
Taillé à la tronçonneuse, à l 'herminette
et fini au papier de verre !
Réalisé en une quinzaine de jour par M. Marchand !
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs :
voici le plus grand sabot du Monde, et ce depuis 1989 !!!!
Il ne me restait plus qu 'à aller faire un petit tour
chez la marchande de souvenirs pour acheter
porte-clés, mini-sabots et cartes postales...
...pour ensuite me rendre à la saboterie Marchand
où on me distribue une bien belle bande-dessinée
expliquant toute la fabrication des sabots...
Une fois que ça c 'était fait, la crise était toujours là, mais j 'ai bien profité de l 'air pur.
14 octobre 2008
En découpant un poulet des Landes...
Alors que l 'on découpait
un bon gros poulet fermier des Landes...
...un sourire sardonique
vient se poser sur le visage de l 'un de nous.
Il n 'en fallait pas plus pour se poser la question :
"Mais que voulait dire l 'adjectif sardonique ?"
Dans un élan plein d 'entrain, Nath alla s 'emparer du Nouveau Petit Robert afin de trouver réponse à cette question embarrassante. Voilà ce que nous apprenions :
SARDONIQUE. Adj. - 1558 ris sardonic ou sardonien ; gr. sardanios ou sardonios ; o.i , rattaché à herba sardonia "renoncule de Sardaigne" dont
l 'ingestion provoque une intoxication se manifestant par un rictus.
1. MED. Rire sardonique : rictus convulsif dû à la contracture spasmodique des muscles de la face.
2. (par infl. de sarcastique, satanique). Qui exprime une moquerie amère, froide et méchante.
Marrant de voir l 'origine d 'une expression, d 'un mot. Je décidais d 'aller voir un peu ce que je pouvais trouver sur la Sardaigne parce que l 'Italie, à part cette photo que ma grand-mère a prise de moi_devant_la_tour_de_Pise en 1984, je ne connais pas des masses.
Mais la Sardaigne n 'est pas l 'Italie.
La Sardaigne est une île au large de la péninsule italienne, où l 'on parle sarde. Cette île est reconnue région autonome depuis 1948.
De plus, le drapeau sardaignais... sardainois... sardénien... n 'a pas les couleurs vert-blanc-rouge :

L 'une des particularités qui hante ses rues est ce que l 'on nomme Les Murales ; c 'est à dire des peintures réalisées sur les murs et les rochers de l 'île. Elles seraient apparues au début des années 1970 à San Sperate sur une idée venue du Mexique.
Elles sont là pour véhiculer un message politique ou citoyen, très souvent influencées par
l 'esthétique d 'artistes reconnus (Picasso, Miro,...).

Photos extraites du site Sardegna.com
Voilà.
"Et l 'herba sardonia, à quoi elle ressemble ?", me demanderas-tu.
Ecoutes, là, je n 'ai pas le temps de t 'en dire plus car le poulet va refroidir.
09 octobre 2008
San Sebastien
Avec l 'augmentation française du prix du tabac prévue pour le début de l 'année prochaine, l 'Espagne nous tend ses frontières , proposant des tarifs très attractifs.
Pourtant, ce n 'est pas le seul atout de ce pays...
Les clops ont beau être moins chères en Espagne, ça ne les empêche pas d 'être champions
d 'Europe de foot, d 'avoir un tennisman n° 1 mondial et un cycliste vainqueur du Tour de France.
Conclusion : on peut très bien être un pays de champions sportifs et vendre des clops pas chères.
Voilà ! Une fois que ça c 'est dit, que dire d 'autre ?
Eh bien, posons-nous la question : y 'a-t-il autre chose à voir en Espagne que les clops et
l 'alcool pas chers ?
La réponse est venue d 'Arnaud : "Oui, il y a San Sebastien qui est la capitale du pintxos !"
Aaaaahhh, intéressant ! Il n 'en fallait pas plus pour nous convaincre d 'y aller ; bien que je
n 'avais aucune idée de ce que pouvaient être ces plaintos... ces bimbos... ces platalos...
San Sebastien n 'est qu 'à une grosse heure de Dax. Maaaaaaiiisss nous nous sommes pris la tension avant de prendre la route :

La sécurité avant tout ! On n 'est jamais trop prudent ! C 'est vrai... On ne sait jamais : tu vas bien, tu prends le volant et PAF, d 'un coup, hausse de tension et tu meures. Il faut y penser avant de prende le volant ! D 'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi l 'Etat n 'a pas encore obligé les automobilistes à avoir un mesureur de tension artérielle dans leur bagnole. Quelle inconscience !!! Merde !
En tout cas, nous, on était nickels... Enfin, au niveau de la tension... Après...
Nous partons de Dax. Après avoir traversé quelques champs de maïs...
...nous arrivons à Hendaye en pensant que c 'est une belle ville.
En fait, c 'est moche, ça pue et c 'est plein d 'immeubles à la con. Le seul intéret, c 'est qu 'il y a la frontière pas loin pour_acheter_des_clops. Vu que j 'avais fait pas mal de sport la veille -j 'en ai même inventé un qui s 'appelle le water-tennis parce que je n 'avais pas le temps de faire l 'un puis l 'autre-, j 'avais bien mérité d 'acheter une ou deux cartouches. C 'est un peu comme une récompense.
Après un passage de rond-point complètement quelconque, a ' y 'est : nous sommes en Espagne !
Nous empruntons une petite route serpentant sur les hauteurs du mont Jaizkibel (632 m) et surplombant l 'océan et la côte.
MONT JAIZKIBEL



Pour moi, la photo ci-dessus est représentative de l 'Espagne : tu es face à un paysage qui est, apparemment, très beau, impressionnant, envoûtant et attractif. Mais il y a un truc qui ne va pas. Ici, il s 'agit de ce pétrolier dont tu te demandes ce qu 'il vient foutre ici alors qu 'il n 'y a rien. Et je repense soudainement au Prestige...
"Le 19 novembre 2002, à 270 km au large des côtes de la Galice sur la mer Cantabrique, le pétrolier Prestige coule par 3500 mètres de fond. Charriées par le courant de la Nativité, les 77 000 tonnes de fuel de sa cargaison souillent d 'une gigantesque marée noire les côtes espagnoles et françaises, de la Galice à la Bretagne du Sud."
Ah ben hein, vu comme ça, ça a une autre gueule la mer Cantabrique et ses côtes. Et, vois-tu, pour moi, l 'Espagne, c 'est ça : un pays attrayant, mais avec une chose inadéquate dans l 'image.
La route GI 3440 nous amène désormais sur la plaine. Après les beaux paysages escarpés de la mer Cantabrique, nous rejoignons la civilisation. Une superbe grosse usine de déchets nous dévoile ses infrastructures. Puis, c 'est la banlieue de San Sebastien qui nous expose toutes ses constructions. J 'ai rarement vu autant d 'immeubles se construire en même temps et dans si peu de place.
C 'est ça aussi l 'Espagne : des immeubles partout !
Architecture différente. Couleurs différentes. Les gens parlent différemment. Bref, c 'est un autre pays et, déjà, ça sent le dépayement à plein nez... Et en arrivant à San Sebastien, le dépaysement a plutôt l 'deur de canniveau. Avec Nathalie, nous nous amusons à jouer à "ça sent quoi ?" Des réponses restent encore en suspent : certaines odeurs étaient désagréables que nous étions obligés de nous boucher le nez avant d 'en trouver toutes les suptilités. Gaz ? Déchets brûlés ? Rat creuvé ? Caca avarié ? Oeuf pourri mal digéré ? Pas facile le jeu des odeurs à
l 'entrée de San Sebastien.
SAN SEBASTIEN
Tel quel

"San Sebastien semble avoir été la première ville espagnole touchée par la pandémie grippale de 1918, dite grippe espagnole due au virus H1N1. Il est possible que sa situation(baie très fermée, dans laquelle se déversait les égoûts) et le passage de touristes venant de diverses régions européennes (parfois pour se reposer après être passé sur le front) aient pu favoriser l 'épidémie." WIKIPEDIA
Oui, c 'est vrai. Vu comme ça, San Sebastien, ça a l 'air bien pourri. Mais c 'est sous les conseils avisés de nos deux guides, Arnaud et Nico, que nous prenons alors la direction des hauteurs de la ville pour atteindre le Monte Igueldo, d 'où la vue sur la ville est la plus belle. C 'est de là que tu peux comprendre pourquoi San Sebastien est surnommée "la perle du Cantabrique"... Tout simplement parce que la baie est en forme de coquille. Perle, coquille... T 'as vu ?!
Effectivement...
Alors que dire de San Sebastien ?
Déjà, c 'est une ville que l 'on peut appeller de plusieurs façons suivant si t 'es français, basque, espagnol, suisse, footballeur, pêcheur professionnel ou amateur, fan de techno, cadre supérieur, etc. En gros, tu as : San Sebastian (castillan), Sanse (populaire), Donostia (en basque), Donosti (en basque mais autrement), Easo (religieuse), Irutxulo (qui veut dire Trois trous en basque), ou encore San Seb (français populaire)
Son origine espagnole est due à un monastère consacré à saint Sébastien dans le quartier d 'El Antiguo. Et là, je pose la question ,- tout en saluant Sébi au passage,- : qui était Saint Sébastien ?
"En rendant miraculeusement la parole à une femme, Zoé, il convertit aussitôt 77 personnes présentes. En l 'apprenant, Dioclétien reprocha à Sébastien sa traitrise et donna à ses soldats l 'ordre de l 'exécuter en le transperçant de flèches. Selon la légende, les archers, qui avaient beaucoup d 'estime pour lui, auraient évité de viser le coeur, si bien que Sébastien ne succomaba pas à ses blessures. Soigné par une jeune veuve nommée Irène, il se rétablit et rendit visite à
l 'empereur pour lui reprocher sa cruauté à l 'égard des chrétiens. Dioclétien le fit alors rouer de coups jusqu 'à la mort et ordonna que son corps soit jeté dans les égoûts de Rome. Guidés par une vision de sainte Lucine, les chrétiens purent cependant retrouver son corps et l 'ensevelirent auprès des restes des apôtres Pierre et Paul.
Sébastien est tour à tour considéré comme protecteur contre la peste et les épidémies, saint patron des homosexuels, saint patron des soldats, des athlètes et des officiers de police, saint patron de plusieurs villes dans le monde (Qormi, Caserta, Mistretta, Assolo, Palma, Rio de Janeiro)." WIKIPEDIA
Le Mont Igueldo a deux facettes. La première, on vient de le voir, c 'est ce superbe panorama sur la Concha.
La seconde, c 'est sa fête forraine... Enfin, je ne sais pas si on peut parler de fête... Il y a là des manèges de toute sorte, mais vieux. Le seul côté jeune repose sur le fait qu 'elle soit sponsorisée par Coca-Cola...

Mais on se demande si la marque américaine est au courant qu 'elle sponsorise ce genre
d 'attractions.
Regardons cela de plus près avec...
La rivière mystérieuse

Des vieilles barques glissent
à 2 à l 'heure sur un pauvre filet d 'eau.
Le mystère repose sur la question :
mais pourquoi le tour est aussi cher ?
Le super-circuit

ça couine, ça manque de graisse
et d 'huile. Une fois dedans,
les enfants semblent se forcer
à sourire pour avoir l 'air de s 'amuser.
Les auto-tamponneuses
Les conducteurs s 'amusent à s 'éviter
afin de ne pas se percuter et risquer
de détruire la voiture.
Les jeux
Oooooouuuaaaaaiiisss !!!
Et enfin, le top du top :
les montagnes russes... espagnoles.
Pas besoin d 'en mettre plus !
A présent, nous décidons de redescendre sur la ville pour atteindre le port, puis les vieux quartiers.
SAN SEBASTIEN
Le port

"la ville fut pionnière pour la pêche à la baleine."
Ben oui, c 'est pas bien beau. C 'est pas le port de Capbreton, ou de Porquerolles, ou de Saint-Valéry-sur-Somme,... mais eh oh hein !
Penchons-nous sur les petits détails et ne regardons pas le côté empirique.
Tiens, par exemple, c 'est beau le linge qui sèche sur les façades des maisons du port...
OK ! Pénétrons à présent dans la vieille ville à la recherche des fameux poissos... fixtos... pichtos...
SAN SEBASTIEN
La vieille ville

Remarquons au passage cette petite enseigne avec une belle feuille de marijuana...
De détours en demi-tours, nous croisons quelques monuments, comme...
LA PLACE DE LA CONSTITUTION
Et ses balcons numérotés
pour les spectateurs des corridas d 'autrefois.
LA SORTIE DE LA PARROQUIA SAN VICENTE
Ici, un mariage suivi de très près par un quatuor permanenté
Sans oublier les petits détails pris de çi de là...
Une reproduction du Guernica de Picasso... 
...entre deux vitrines d 'un marchand de jouets.
Un disquaire qui vend des barbotières hard-rock ! 
Mais, voilà qu 'enfin, nous arrivions au but ultime de notre virée !
SAN SEBASTIEN
Les Flictos... Les Bartos...
Les Pintxos !
C 'est là, à l 'intérieur de ce bar, que tout va se passer.
Les suspense est à son comble...
Quand, soudain, là,...
Sur le comptoir, en entrant...
sous les jambons...

Non loin
d 'une magnifique tête de taureau...
Ils sont là !
Par dizaines, centaines,
DES MILLIERS !!!
De toutes les sortes : à la morue, au saumon, omelette, saucisse, jambon, sardine, rillette, citron, mousse de canard, crabe, tomate, poivron, rouget, jambon,...


Et voilà le boulot !
Regarde-moi ça !
Là, y 'a de la couleur et des parfums !
Et c 'est le moment de révéler une caractéristique incontournable de cette ville basque : la cuisine.
On dit que Saint Sébastien possède le plus grand nombre d 'étoiles Michelin au mètre carré. En effet, c 'est la seule ville du monde, avec Paris, à posséder trois restaurants avec trois étoiles (Juan Mari Arzak, Pedro Subijana et Martin Berasategui). Si les pintxos ne peuvent pas être considérés comme des grands plats de la haute cuisine, ils sont pourtant représentatifs d 'une volonté émise par certains de ces grands cuisiniers.
"J 'ai toujours pensé que les pintxos sont ce que nous avons de plus important, tout comme notre cuisine, car ils offrent une qualité et une variété insoupçonnées sur de petites portions travaillées sur le moment et il n 'existe nulle part au monde quelque chose de comparable. C 'set un mouvement important qui va à l 'encontre du mauvais fast-food qui nous fait tant de mal,et grâce aux pintxos, je pense que les jeunes et moins jeunes peuvent se restaurer
d 'une façon rapide et économique."
Juan Mari Arzak (3 étoiles au Guide Michelin).
Même si le prix d 'un pintxos semble assez élevé (2 euros), il faut dire qu 'au bout du quatrième, tu n 'as plus trop faim. Manière origibnale de se restaurer au bout d 'un comptoir avec une vieille bière ou un verre de vin rouge (petite dose servie dans des grands verres), cette mobilité digestive ajoute à la convivialité.
C 'est donc la panse repue et la tête reposée que nous retraversons la ville pour rejoindre les voitures.
Il est environ 20h30. Pendant que le ciel se parre d 'un bleu sombre magnifique, les rues de la ville s 'animent. Pour les Espagnols, c 'est l 'heure de l 'apéro. Animations, mouvements, douce chaleur, dépaysement.
Santa Maria Le port dominé par la statue du Christ

Et, enfin, au loin, le coucher de soleil
La messe était dite !
07 octobre 2008
Putain, c 'est la crise !!!!!!!!!!
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, on ne parle que de ça !
On n 'entend que çaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!
Tout tourne autour de çaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!
Quoi ça ?
Ben, la crise, mec, merde !!!!!
Du coup, plutôt que d 'acheter de l 'or ou de retirer tout notre magôt des banques,
Greg est allé chez le boucher et a ramené çaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!
Non, pas le journal ?!
Des grosses pièces de boeuf
de la Chalosse !!!
De son côté, Nath nous a fait çaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!

Non, pas des patates !
Du thon sauce verte !
Et c 'était booooooooonnnnnnnnnnnn !!!! Oh putain que c 'était booooonnnnn !!!!!
Parce qu 'il ne faut nous la faire : ce qu 'ils veulent, c 'est que l 'on consomme !
Alors, mange !!!!!!!!
Et rigole !!!!
04 octobre 2008
Labenne
Alors, l 'autre jour, j 'en parlais avec Greg et je lui disais comme ça pour déconner : "Dis don', il est bien joli ton département, mais il y a beaucoup de villages qui finissent par "Osse" quand même !"
Il n 'a pas bronché, mais je voyais bien que quelque chose le troublait dans cette réflexion...
Loin de moi l 'envie ou l 'idée de dénigrer les Landes et de dire que c 'est craign-osse, mais les preuves sont là : beaucoup de villages finissent par Osse. Et ça, c 'est pas de ma faute !
Des exemples ?
OK, fast-osse, no problèm-osse, tranquill-osse !



Et j 'en passe et des meilleurs !
De quoi cela pouvait-il venir ?
Peut être de la forte identité de ce terroir gascon qu 'est la Chalosse, s 'étendant de l 'Adour au Béarn. L 'activité principale est l 'agriculture, mais aussi l 'élevage : volailles, canards gras, boeuf. Sans oublier le vin des Coteaux de Chalosse. Terre de rugby, de basket-ball, de corrida et de course landaise, de nombreuses fêtes traditionnelles ont lieu d 'avril à octobre.
En somme, on y mange bien et on y vit bien. Gastronomie, sports et fêtes !
Cependant, là, aujourd 'hui, j 'ai envie de me rendre dans une ville ou village portant un nom à sonorité différente.
Mais, finalement, mon choix s 'est porté sur...
Tout d 'abord parce que j 'aime bien le nom.
Ensuite, parce que Wikipedia nous révèle une info incroyable au sujet de cette petite bourgade landaise.
"LABENNE. Personnalité liée à la commune : Francis Hirigoyen, Historien de la région et du canton, chausse du 48 du pied droit et du 43 du pied gauche."
WIKIPEDIA
Moi, je dis qu 'avec une info pareille, ça donne envie d 'aller voir de plus près ce qu 'il se passe.
Une fois le panneau franchi, que voir à Labenne ?
Les classiques
sa
mairie
fleurie
son église
couverte de lierre
son office du tourisme
et son local pétanque
Labenne,
sa poste
et
son télégraphe
Ses attractions touristiques
La pinède des Singes
Fermée hors saison.
Le reptilarium 
Fermé hors saison.
Sinon, ben, y 'a aussi
le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle...
... qui longe la Nationale.
C 'est pas pratique pour ces marcheurs
qui font ce périple à la recherche
de leur moi profond dans le silence.
Ses infrastructures sportives

Terrain de basket-ball avec un seul panier.
Terrain de foot avec un seul but.
Gymnase fermé.
306 garée sur le terrain de croquet.
Ses points forts
Son espace affaire
En plein boom !
Ses commerces...
Fermés hors saison.
Mais Labenne, ce n 'est pas que ça !
... et ses plages interdites à la baignade
Ben merde !
J 'ai quand même fait un tour sur la plage. Il y a là sur le sable quelques restes du Mur de
l 'Atlantique.
Sur fond de ciel gris, ça a de la gueule.
Labenne, l 'Histoire

"Imaginé par Fritz Todt, le Mur de l 'Atlantique était un système défensif de fortifications côtières, construit par le IIIème Reich pendant la Seconde Guerre Mondiale et destiné à protéger l 'Europe d 'une invasion par les Alliés. Système de défense fixe affectionné par Rommel, le Mur de l 'Atlantique représentait une ligne infranchissable qui rejetterait à la mer les Alliés avant même qu 'il n 'aient pu poser un pied sur le sol.
Composé de batteries d 'artilleries, de bunkers, de nid de mitrailleuses, de tobrouk, de tourelles de chars, de stations radars et de champs de mines, le Mur de l 'Atlantique
s 'étendait de la frontière franco-espagnole à la Norvège de 1942 à 1944.
Rommel avait une imagination débordante en ce qui concernait les systèmes de défense côtière : lance-flammes intégrés au blockhaus, chars radio-commandés bardés
d 'explosifs, fils de fer barbelés reliant des poteaux surmontés de mines...
Le 6 juin 1944, le "Mur" comporte 12 000 bunkers avec 700 modèles différents. Il a utilisé 13 millions de m3 de béton et plus de un million de tonnes d 'acier.
Mais... Mais... Mais...
Depuis quelques années, les destructions de bunker se sont multipliées. Dans les différents pays où a été édifié le Mur, les bunkers sont martyrisés au burin, au marteau-piqueur, et que ne sais-je encore...
Jugés indésirables dans le paysage, ils disparaissent peu à peu. Beaucoup de gens s 'inquiètent : "Que restera-t-il à voir de cet édifice militaire dans 30 ans ?"
Alors...
SAUVONS LES BUNKERS
Musique s 'il-vous-plait.
Regardez...
L 'opération a déjà commencé à Labenne avec cet anonyme qui a dédié un des bunker de la plage à un certain Alex...

OUI, BRAVO LE JEUNE !
Grâce à toi, le mouvement prend forme. Ce n 'est qu 'une petite pierre à l 'édifice, mais, peut être, que celle-ci convaincra d 'autres personnes. Et lors, un jour, nous pourrons sauver les bunkers du Mur de l 'Atlantique. Peut être même qu 'avec beaucoup de ferveur, nous parviendrons enfin à le reconstituer à l 'identique, comme en 1940 !
Saluons au passage d 'autres initiatives,
comme cette boite de nuit à Dives-sur-Mer...

Ou encore ce beau travail d 'entretien
sur le plus grand blockhaus du monde
à Eperlecke...
Sans oublier ce magnifique musée
à Batz-sur-Mer,
surnommé Le Grand Blockhaus...
... ou encore le Grand bunker,
à Ouistreham !
VOUI !!!
Vive les bunkers !
Vive la République !
Et vive la France !
Ohla, je vais aller me reposer un peu, tiens...

Regardez-le ce pauvre bunker... Seul, abandonné, solitaire... Triste peut être ! Il revoit là, isolé de tous, les grands moments de sa vie défiler devant un océan vide de tout sentiment. Attendant la venue, qui d 'un constructeur de résidences secondaires, qui d 'un restaurateur un peu zélé... qui viendront l 'achever à coup de marteau et de pelleteuse pour, à jamais, le faire disparaitre de ces plages... Nos plages !!!
Alors, pour que cesse ce massacre, s 'il-vous-plait, parrainez un bunker du Mur de l 'Atlantique !
C 'est simple : promenez-vous le long des côtes atlantiques françaises et choisissez vous-mêmes le bunker qui vous plait ou qui vous fait rire ou qui vous émeut. Puis dédicacez-le à un(e) prôche ou à un(e) ami(e).
02 octobre 2008
jkl787gt7hgh7yh77hh7
n k$w
**a*****wk:mmmmmmmmmm: ,b,èulhkl
; l,, mmlll
Voilà ! Ceci est un billet posté par Axel, 13 mois et 9 jours.
Le titre me laisse pantois... Je me demande ce qu 'il a bien voulu dire par "jkl787gt7hgh7yh77hh7"...
J 'espère que cela ne va pas provoquer la panique sur les marchés boursiers et bancaires mondiaux...
01 octobre 2008
Ce soir, au menu, y 'a de la raie !
Je ne suis pas sûr que ce titre soit vraiment adapté aux propos qui vont suivre. Mais il a au moins le mérite d 'interpeller l 'attention car, fnalement, ce n 'est pas si courant qu 'il y ait de la raie au menu...
Venir et vivre dans les Landes, c 'est respirer le bon air du large, se perdre dans les forêts de pins, manger des bons produits du terroir, faire du footing,...
Mais c 'est aussi aller à la rencontre des Landais.
Le Landais est convivial. Le Landais n 'est jamais pressé. Le Landais est fier de sa région. Le Landais aime "batailler" ; ce qui veut dire "Discuter longuement de choses et d 'autres".
Au casting des rencontres aujourd 'hui, trois personnes !
Parlons tout d 'abord de Grégori Martin, réalisateur, et de son film consacré à la course landaise : "Comme un envol". Tu peux acquérir le DVD du film et t 'instruire en cliquant là :
Comme un envol, le DVD

Grégori y dresse une histoire de la course landaise, de ses origines à nos jours, avec les interventions de deux personnages principaux : Nicolas Vergonzeanne (8 fois champion de France des Sauteurs) et Michel Agruna (encyclopédie vivante de ce sport).
Véritable élément du patrimoine régional, elle est apparue aux alentours du XVème siècle. Rien à voir avec la corrida, la course landaise met face à face le torero avec la vache de combat.
Deux catégories de torero :
- L 'écarteur, qui attend la vache dans l 'arène avant de l 'esquiver au dernier moment.
Photo Wikipedia
- Le sauteur, qui attend la vache et exécute un saut au-dessu du taureau dont la course doit être rectiligne, influencé par deux entraineurs et un cordier.
Photo Wikipédia
Saut périlleux, saut tendu... Les sauteurs de course landaise sont très souvent des gymnastes, ce qui donne une approche étonnante de ce sport. Il faut à la fois affronter la vache qui fonce toutes cornes en avant sur le torero et réaliser un saut exceptionnel.
° °
Autre registre avec Marc Large, dit Marco ! Plusieurs casquettes à son arc. Tout d 'abord, dessinateur, chroniqueur et écrivain.
Vas donc faire un tour sur son site et sur son blog "Pas content" pour retrouver ses dessins
d 'actualité.
Tiens, vite fait, deux exemples bien actuels :
Et une nouvelle version du parachute doré...
Marco est également concepteur-réalisateur de l 'émission "Marche ou rêve".
Extrait :
En somme, tu l 'auras compris : y 'a du potentiel !
° °
De son côté, profitant de la baisse du prix du poisson... Oui, toi qui lit ces mots, tu as le pouvoir d 'acheter du poisson !!!! Profites-en et dépeuple les océans de la racaille poissonneuse !!!!
Je reprends.
De son côté, profitant de la baisse du prix du poisson, Nathalie a fait péter ses dons de cuisinière pour nous préparer une bonne raie au beurre !
Le nom amuse... "Raie au beurre"... mais le résultat est excellent.
C 'est aussi l 'avantage de vivre dans les Landes : on est prôche de l 'océan et du poisson frais.
° °
Tiens, pendant que l 'on parle des gens...
Merci à Arnaud du Béarn
pour sa magnifique carte postale des Pyrénées :
Et merci à Catherine pour cette belle carte de la Dordogne...
... et cette photo de panneau du même coin.
Voilà !
Dernière chose : aujourd 'hui 1er octobre, n 'oublies pas ton gilet jaune, ton triangle, ton girophare, ta tente, ton sac de couchage, ta sirène, ton passeport, ta couverture de survie, ton siège éjectable,...
Oui, aujourd 'hui, 1er octobre, c 'est décidé : d 'avantage de sécurité sur les routes !!!


















































