25 novembre 2009
Redécouvrons le Pays Basque
Aaaah Pays Basque !
Ton piment, tes petites montagnes, tes vignes
d 'Irrouléguy, ta Rhune, tes plages aux divers volumes, ton folklore, tes chants, ton Axoa, ta pelote...
Aaaah oui Pays Basque, n 'en finiront-t-on nous jamais de découvrir tes multiples facettes ? Hein ?
La réponse est non...
La preuve aujourd 'hui et en image !
Alors bon, ouais tout ça, il fait beau pour une fois, c 'est génial, j 'connais un coin sympa sur les bords de l 'Adour avec une belle vue là voilà les arbres sont oranges, c 'est l 'automne et quelle douceur super génial ; allez, allons pique-niquer ; en plus il y a une table de pique-nique alors hein quoi et oh Té dia Ongi Ettori hein quand même un peu !
T 'arrives à l 'endroit en question avec la glacière, la femme, les enfants et le pinard. Quand soudain que ne vois-tu pas ?
Ouais OK bien, la table de pique-nique !
Ouais Ok génial l 'Adour, c 'est beau !
Ouais génial les arbres l 'automne tout ça !
MAIS...
Regarde sur le côté droit...
Ben ouais : y 'en a un (ou une... après tout l 'égalité des sexes ne fait pas non plus de différence dans la connerie !) qu 'a chié juste à côté de la table.
Le gars ou la fille a la terre entière, le Pays Basque entier, le département pour lui (ou elle) ! Il y a même un petit bosquet juste derrière la table où tu peux rondiner peinard sans être emmerdé... Ben non !
Non mais franchement ! Mais dans quel pays vit-on ? Hein ?
Ah c 'est pas compliqué : quand je vois ça, je me dis : "Vivement qu 'il pleuve, qu 'il y ait des inondations que ça nous nettoie tout ça !" Et que ça nous fasse du propre autour de cette putain de table pique-nique pour que l 'on puisse manger un sandwich-jambon tranquilosse au bord de l 'eau pour cet hiver !!!
23 novembre 2009
Hors taf !
Etant donné l 'emploi du temps professionnel surchargé du moment, force est de constater que ce n 'est pas facile de voyager.
Mises de côté les longues balades à dos d 'âne dans la pampa basquaise ou landaise.
Finies ces découvertes historiques et patrimoiniques qui me laissaient pantois.
Au placard ces rencontres aléatoires du bout de la France...
Pour le moment !
Car quand, finalement, tu ne bosses plus le samedi, tu te rends compte qu 'il faut tout d 'abord
t 'adonner à des tâches nécessitaires. Impératif de se poser un emploi du temps.
Mais cela n 'empêche pas de se poser LA question se pose alors : est-il possible de voyager tout en effectuant des tâches quotidiennes ?
Emploi du temps
1) Faire les courses le samedi afin d 'éviter de les faire le dimanche.
En prenant la direction d 'une grande surface,
c 'est Nick Canon qui m 'envoie un message
depuis Limay (78) où a lieu la fête de l 'Oignon :

Oui OK, pas grand chose à voir avec le légume, mais quand même.
C 'est un message qui vient de Limay ! Aaaah, Limay !
Ville qui fut peinte, notamment, par Jean-Baptiste Corot :

Corot, connu également pour sa générosité.
C 'est lui qui acheta une maison à Auvers-sur-Oise
pour Daumier lorsque ce dernier devint aveugle et sans ressources.
Connu pour ses caricatures, je me souviens avoir croisé
une de ses toiles au musée d 'Orsay il y a quelques années
lorsque j 'habitais moins loin de la capitale...

On retrouve avec La blanchisseuse la besogne dure et répétitive
qu 'exerce les gens des grandes villes au quotidien.
Mélange de résignation et de tendresse dans la mère
qui aide son enfant à se hisser au sommet des hautes marches.
Battoir en main, la petite fille semble déjà vouée à perpétuer la tâche maternelle.
Je navigue dans les rayons.
Puis je me dirige vers les caissières, statufiées devant leurs caisses
qui tintent passent en boucle l 'info de la journée :
un homme reste coincé pendant 11 heures dans un mur au Portugal.
Aaaah, le Portugal !
Rien n 'est dit sur ce qui a poussé cet homme à braquer cette épicerie.
2) Retour à l 'appart. Prendre le courrier non pris depuis une semaine.
Ici, ça dégueule de prospectus en tout genre.
De quoi te replanter une forêt des Landes dans la boite aux lettres pour boire les marécages environnants.
Parmi ce platra de papier voué au non-recyclage, la lumière :
une carte de Céline depuis Toucy (89) :

Aaah, Toucy, ville de Larousse, où, à 20 ans à peine, iol devint instituteur à l’école primaire supérieure. Pendant trois ans il cherchera à renouveler la pédagogie en faisant appel à la curiosité des enfants : inculquer à l'élève un esprit critique en lui donnant un rôle actif et en faisant appel à son esprit de réflexion. Il rejoindra ensuite Paris en 1840 pour se lancer dans les recherches encyclopédiques que l 'on sait.
Une devise :
"Instruire tout le monde et sur toutes les choses."
3) Faire la lessive.
Un message de Nathalie.
Elle est à Paris, rue des Rosiers, dans le IVème arrondissement et constate avec effroi que son restaurant préféré est fermé pour shabbat.

Mais qu 'est-ce que sont les fallafels ?
4) Ménage avec décoration de l 'appart'.
Enfin, décoration. Disons qu 'il fallait à tout prix que je trouve LA place adéquate pour cet objet que m 'avait offert Mélanie il y a deux semaines.
Aaaah, le papier alu !!!
Non... Aaah, l 'Himalaya !
photo Erika Bird et Robin Searl
"Les populations habitant l'Himalaya ont vu dans ces montagnes magnifiques et effrayantes à la fois, un lieu mystérieux que les dieux se sont appropriés pour y établir leur demeure. Bien avant notre ère, les vieux textes indiens du Mahabharata et du Ramanaya mentionnaient déjà ces chaînes où vivaient dieux et génies. Connu des Occidentaux depuis la campagne d'Alexandre le Grand, l'Himalaya fait l'objet de la fascination des hommes. Mais son exploration géographique n'a véritablement commencé qu'au XIXe siècle.
Pour les habitants de cette région d'Asie, l'Himalaya évoque le divin. Il occupe une place prépondérante dans leur système de croyances. Le « séjour des dieux » est objet de vénération et lieu de ferveur et d'ascétisme pour les hommes. Faut-il s'en surprendre ? Les montagnes de l'Himalaya sont d'une hauteur telle que l'on y a l'impression que la terre, frôlant les nuages, se confond avec le ciel.
De tous les horizons, des groupes humains ont pris la route de l’Himalaya, ont traversé ses cols et y ont pris pays. Malgré les conditions difficiles dictées par cette chaîne gigantesque, ils se sont installés d'abord sur les contreforts de l'Himalaya, puis sur ses flancs et dans ses hautes vallées. Aujourd'hui, on estime la population de l'Himalaya à environ 40 millions de personnes, très inégalement dispersée sur le territoire que recouvre l'aire himalayenne. La majorité de cette population habite les basses terres et les moyennes montagnes au-dessous de
3 000 mètres d'altitude et y mène une vie sédentaire." HIMALAYA
5) Aller chez le coiffeur.
Message d 'Arnaud depuis Saint-Pée-sur-Nivelle :

C 'est Sien-sien.
Très belle pause. On peut regarder dans son regard de sien-sien toute cette détresse quant à la solitude qui le gagne lorsqu 'on ne veut pas lui envoyer la baballe à 10 km de là.
C 'est un beau sien-sien, loin de ressembler à Pabst...

...grand vainqueur du concours du chien le plus laid du monde 2009, qui se tenait en Floride il y a quelques semaines.
6) Se rendre dans une sorte de supermarché culturel
Espérer y trouver le dernier album de Rammstein parmis tous les disques et bouquins de la culture basquoïe, faite de chants, de langue régionale à base de Z et de X, de corrida, de rugby,...
Cette intervention me rappelle les propos de Bruno Fay et Stéphane Reynaud dans leur livre "No Low Cost" :
"La valeur des choses disparait, emportant avec elle la valeur du travail, la valeur humaine. le chaos. Notre système entre dans une spirale négative, un maelström vertigineux et infernal où tout devient moins cher, moins bon, moins innovant, moins social, moins écologique et moins durable. On n 'ose plus parler d 'achats du pauvre ou d 'achats cheap, alors on essaie de persuader les gens
qu 'ils sont malins. En fait, il n 'y a pas de consommateurs malins mais des gens qui n 'ont pas le choix."
8) Aller voir le soleil se coucher sur le phare de Biarritz en buvant un bon Picon-Bière
Non loin de la Chambre d 'Amour
"Dans les temps lointains, Laorens, pauvre orphelin,
et Saubade fille d 'un riche cultivateur s 'aimaient.
Ils se retrouvaient souvent, en dépit de l 'opposition paternelle,
dans cette grotte face à l 'immensité de l 'océan.
Là, ils faisaient le serment de s 'aimer jusqu 'à la mort.
Ecouter les vagues
Un jour, l 'orage gronda violemment dans le golfe,
et la mer poussée par le vent du large,
monta plus rapidement qu 'à l 'accoutumée,
envahissant la grotte et emportant les jeunes amants.
On appela chambre d 'amour cette grotte fatale."
Ecouter les vagues...
9) Aller goûter un vin des plus étrange du côté de Bayonne

Et danser jusqu 'au bout de la nuit avec cette sempiternelle question : pourquoi la musique semble s 'être arrêtée aux années 1980 ? C 'est vrai quoi : dès que tu mets quelque chose de récent dans les encentes, les gens fuient la piste comme la peste tout simplement parce qu 'ils ne connaissent pas.
EN CONCLUSION
Ben écoute, malgré les activités nécessaires du quotidien, force est de constater qu 'il y a possibilité de voyager un minimum par la présence des moyens de communication divers et autres lieux de proximité, n 'est-ce pas, hein, oui, hein.
Avec un peu de curiosité par là-d 'sus, nous pouvons alors aisément citer une brève de comptoir pour conclure ce merveilleux billet : "Les origines de l 'univers, moi, c 'est le matin quand je me lève."
19 novembre 2009
Troisième jeudi de novembre
Aujourd 'hui, jeudi 19 novembre 2009,
c 'est jour de Beaujolais Nouveau !
Allez : santé bonheur, santé bonne humeur !
17 novembre 2009
Dimanche, c 'est supermarché !
Bon écoute : on sait pas là !
Je regarde la météo sur TF1, ils annoncent de la pluie ! Je regarde la météo sur France 2, ils disent qu 'il va faire beau ! J 'écoute Europe 1, c 'est mitigé ! RTL, ils s'en foutent !
Mais qu 'est-ce que c 'est que ce pays où on est pas foutu d 'avoir de vraies prévisions météorologiques, merde !
A quoi servent tous ces satellites, toutes ces antennes, tous ces présentatrices-teurs, ces écrans bleus, ces multiples animations ? Hein ? Non, mais oh !?
Même en regardant par la fenêtre, tout concourait à demeurer hésitant :
Pas de pluie. Pas de soleil.
Mais une chaleur anormale pour un mois de novembre.
Le climat maritime peut être...
Puisque c 'est ainsi, je ne vais pas prendre de risque. Je vais aller faire des courses dans une bonne vieille grande surface ouverte le dimanche. Au moins, s 'il pleut, je serai toujours à l 'abris et s 'il fait beau, je ne le verrai pas.
Maaaaaaaaaaaiiiiiiiiissssss :
oui, je sais, c'est pas bien !
Faire les courses le dimanche, c 'est nul !
En même temps, en ce moment, je vais pas te raconter ma vie, mais si je veux bouffer, je n 'ai pas trop le choix. Je passe exceptionnellement mes journées à taffer de 8 heures du mat à 21 heures du soir, d 'après le méridien de Greenwich que je salue au passage.
Aaaaaaaaahhh : je n 'aime pas ça, faire bosser les gens le dimanche.
Le dimanche, c 'est le jour du Seigneur avec ses mêmes prières qui n 'aboutissent pas depuis plus de 2000 ans !
C 'est Téléfoot avec ces spirituelles interviews de footballeurs, genre "Bah, c 'est vrai, c 'est pas toujours évident de taper dans la balle, mais bon, on a fait c 'qu 'on a pu quand même et on esprère que ça sourira pour l 'avenir." (Thierry Henry)
Le dimanche, c 'est la "gnifique" émission de Michel Drucker rythmé par la musique de Carla Bruni.
C 'est aussi Stade 2, rythmé par la musique de Goran Bregovic avec son actualité sportive très chargée.
Et puis 7 à 8 avec ses reportages sur le clan Hallyday rythmé par la musique de XXX...
Aaaaaaah, dimanche, dimanche, dimanche !!!
Mais j 'ai pas le choix ! Pas moyen de faire les courses un autre jour en ce moment ! Je vais quand même pas rester là à crever la dalle ou aller en forêt bouffer des glands au risque de prendre une décharge de plombs par des chasseurs avinés, merde ! Surtout que je n 'ai même plus de gilet jaune dans la bagnole. Je les ai tous refilés à un enfant pauvre qui faisait la manche dans les rues de Biarritz !
C 'est pas compliqué : si vous ne voulez pas que je fasse mes courses le dimanche, vous n 'avez qu 'à ouvrir les super-maxi-hyper-géniaux-marchés la nuit !
Aaaaah,
en voilà une idée qu 'elle serait bonne !
Imagine la viande saoûle française sortie de boite de nuit à la con se trimballant dans les rayons jouets pour mettre en marche tous les jeux sonores pour enfants !
Imagine les viandards qui viendrait goûter tous les pots de terrine et de pâté parce qu 'ils ont la dalle !
Imagine ces Sans Domiciles Fixes qui pourraient venir dormir sur les lits exposés au rayon literie !
VOOOOUUUUIIIII aux super-méga-hyper marchés ouverts la nuit pour enfin pouvoir dresser un constat de l 'état de la France parce qu 'il faut bien le dire : ce n 'est pas en regardant le Jour du Seigneur, Téléfoot, Drucker, Stade 2 et 7 à 8 que nous pouvons avoir une réflexion critique... Bon OK, on a une première approche, mais ce n 'est pas suffisant.
Et puisque la nouvelle "culture" et notre société nous poussent à consommer, allons dans les lieux où l 'on consomme !
Justement, pour toi qui est à Paris et qui trouve normal que les supermarchés soient ouverts le dimanche parce que tu passes trop de temps dans les transports en commun la semaine...
Pour toi qui est retraité et qui trouve normal que les méga-marchés soient ouverts le dimanche car cela te permet de parler de la météo avec le boucher...
Pour toi... Oh oui toi !... Ne te cache pas, je t 'ai vu ! Pour toi, qui veut à tout prix te procurer immédiatement le dernier album de Renand Luce parce que c 'est comme ça et pas autrement ; même si c 'est dimanche...
Pour toi qui oublié que tu n 'avais plus de gel douche pour te laver sous les bras afin de rejoindre ta douce dans ce restaurant qui sert une délicieuse païella aux multiples odeurs de marée !
Oui, pour toi ! Pour vous ! Pour nous ! Oh oui... Je suis donc allé à l 'Intermarché de Bayonne en ce dimanche matin de novembre 2009 !
Tout semblait calme et pourtant...
Une première alerte à l 'entrée !
Cette jeune fille et ce jeune homme qui m 'accostent avec le sourire...

...veulent me donner une feuille de papier remplie d 'écriture...
J'entre dans la grande surface. Et là, il y a quelque chose de non habituel. Je dirai même plus :
d 'inhabituel !
Oui,ça sent le dimanche, mais ce n 'est pas normal !
Muni de mon téléphone portable qui fait des photos floues car j 'ai rayé l 'objectif... En même temps, c 'est rare de se dire : "Tiens Chérie, comme je vais acheter des boulettes de viande, je prends l 'appareil photo réflexe avec moi, hein !"
Bref, je parcours les rayons et je constate.
La BOuLANgeRIe
Un homme, une femme dans un lit avec ce slogan :
"Nous, la grasse mat le dimanche,
nous la faisons au supermarché !"
En même temps, je me demande
si ces deux personnes sont vraiment en couple
ou simplement collègues.
Quelle expérience quand même de partager un même lit
avec une collègue dans un supermarché.
RaYOn PoISsONnErIE 
Au moins, on est sûr que le poisson est frais
A lA ViANdE
C 'est pique-nique avec la messe
dans le poste-radio à fond.
Et puis j 'erre, j 'erre mon panier à la main au hasard des rayons. Ici, un gars qui passe en VTT. Là, un autre qui se promène en roller.
L 'action a le mérite de te faire culpabiliser sans t 'aggresser. J 'ai bu un verre de rouge qui tâche en discutant avec les gens de cette association qui organisaient cette action. Il s 'agit de BIZI.
OUI AU TRAVAIL LE DIMANCHE
"Voilà pourquoi la majorité UMP -dont le député-maire de Bayonne M. Jean Grenet- a pris la courageuse initiative de voter cet été la loi permettant de généraliser le travail le dimanche, pendant que vous vous prélassiez sur les plages à vous bronzer la couenne.
Je vous le demande donc, finissons en une fois pour toutes avec ces passe-temps dominicaux qui n 'apportent rien à la croissance : grasse matinée, pique-niques ou apéros à la maison entre copains, la messe ou le match de rugby, les repas de famille et les marches en montagnes, les ballades à rollers ou en bicyclette, et ces interminables parties de cartes ou de pétanque...
un peu de patriotisme que diable ! Faites tourner la machine économique, le dimanche, je veux voir tout le monde au supermarché !"
Nicolas Sarkozy, Président de la République
Et puis, j 'ai acheté du pâté, des bananes, du vin, du jambon et je suis parti. Penot. C 'est pas bien de faire les courses le dimanche.
L 'idée est de tenter de comprendre le changement de temps et pour cela, il valait mieux avoir une vue d 'ensemble.
Je prends donc la route des Cimes, reliant Villefranque à Hasparren. De nombreuses belvédères sillonnent cet itinéraire.
Malheureusement, ce n 'est pas toujours facile de les trouver. Ce qui est con pour un belvédère, censé être en hauteur. C 'est vrai quoi, on n 'a jamais vu un belvédère situé dans un gouffre. Mais bon, le Pays Basque, des fois, tu sais, on ne comprend pas tout.
Bref : première tentative de recherche de panorama par un petit chemin...
C 'est beau, c 'est automnal, ça donne envie de poétiser du Verlaine...

"Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne
Faisait voler la grive à travers l'air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détone.
Extrait de " PAYSAGES TRISTES ",
POEMES SATURNIENS
Et puis la poésie allant, j 'arrive au lieu où
la vue doit être imprenable sur les monts basques... 
Voilà !
Allez, va !
On va aller plus loin.
Un autre parking. Un autre belvédère ! Un autre chemin ! Je suis le fléchage qui, parfois, s 'égare dans les boues éternelles de cette autre profonde forêt.
Après une demi-heure de marche sportive,
voici :
Ouais, OK, la vue est très belle.
Cela donne envie de déblatter du Louis Godet, tiens :
"Deux petits papillons roux
tourbillonnent, tourbillonnent
Deux petits papillons roux
tourbillonnent dans l’air doux
et tombe la feuille d’automne."
Alllllezzzzz,
on continue !
A quelques kilomètres de là, un autre belvédère.
Ooooh, il est bien celui-là ; il est juste à côté de la route, j 'ai pas à me faire chier à aller me paumer je-sais-pas-où.
Maaaaaaaiiiiisssss...
Regardes-moi ça, lààààààà !
Z 'ont trouvé le moyen de te foutre trois énormes sapins devant la vue lààààààààà, ces cons ! Bordel, mais y 'a qu 'ici qu 'on voit ça ?! Un belvédère, hein, avec vue imprenable sur les cimes basques.... Non ! Trois sapins, hein !!!!
A moins que ce ne soit un leurre pour t 'amener à voir
ce qui se cache juste derrière la table d 'orientation :
Maintenant, qu 'est-ce que pouvait bien être que cette étrangeté ?
Pas un mot ! Pas un panneau ! Rien ! Nada ! Niente ! Nothing ! Nichts ! Ingenting ! 不客气!Peau d 'balle !
Après, bien sûr, à toi de laisser vagabonder ton imagination, mais il se faisait déjà tard et il fallait que j 'aille à Dancharria acheter des clops.
Je poursuis ma route et, soudain, là-bas, au loin...
Oui, là, maintenant, ici... Au bout de cette route qui ne semble mener nulle part et surtout pas à un belvédère... Une lueur voulait apparaitre pour me guider... Je continue... Doucement... Comme un signe, le lecteur CD de la voiture me passe ceci...
J 'avance... Lentement... Que vais-je bien pouvoir trouver au sommet de cette côte ?... Ligne axiale blanche continue... La lueur se fait lumière... Lumière de plus en plus illuminante... Je crois que les animaux se sont tus au-dehors... Les odeurs de chataîgne atteignent mes narines... Parfum automnale par ce jour si doux... Légère brise... Comme un vent chaud venant d 'on-ne-sait-quel-désert... Je pense à ces automnes passés où avec quelques amis...
Et puis soudain, là... au sommet de cette pente...
14 novembre 2009
Ce soir, c 'est Tarnos !
Dans la série "Il pleut mais on peut faire des trucs en Aquitaine", ce soir, c 'est Tarnos !
Alors dis comme ça, tu es en droit de te demander :
"Mais de quoi il parle ? Qu 'est-ce qu 'il veut ? Pour qui se prend-il ? De quel droit ?Est-ce que ses parents sont au courant ?"
Eh bien, à la dernière question, je te répondrais que non.
Par contre, mon père ayant décidé de scanner toutes les photos qu 'il a prises depuis ses débuts de photographe, il lui arrive de m 'envoyer quelques perles par mail, comme celle-çi :

Jénorme, 8 ans, fait du vélo de compèt'
Et là, tu te re-demandes : "Mais de quoi il parle à la fin ? Mais où veut-il en venir làààààà ?"
Eh bien qu 'il y avait du soleil à c 't 'époque, merde !
Refermons cette parenthèse pour retourner à nos moutons.
Et d 'ailleurs, d 'où vient l 'expression "Retourner à ses moutons" ? Pourquoi ne dit-on pas plutôt "Revenons à nos agneaux" ou "Revenons à nos autruches" ou "Revenons à nos lamentins" ?

Jénorme, 30 ans plus tard aux thermes de Salies-de-Béarn
"C’est la comédie "La Farce du Maître Pathelin" (XVe siècle), dont l’auteur reste inconnu, qui est à l’origine de cette expression. Le héros, Pathelin trompe le marchand Guillaume pour lui acheter à bas prix un drap. Au moment de payer, Pathelin feint d’être mourant et de délirer. Guillaume se demande alors si lui-même ne délire pas et si la transaction a réellement eu lieu. Guillaume va ensuite être trompé à nouveau par le berger Thibault, qui lui vole tous ses moutons. Il décide de porter ces deux affaires devant le juge mais finit par confondre les draps et les moutons, tant et si bien que le juge, agacé, lui demande fermement de "revenir à ses moutons". Depuis, l’expression a subsisté et a conservé son sens originel." Linternaute
Bref : on a bien fait le tour là. DONC revenons sur qu 'est-ce que quoi qu 'y' s' passe à Tarnos car oui, Madame, Monsieur, Tarnos est avant tout une ville. Des Landes. Mais pas que !
Revenons quelques jours en arrière
pour mieux comprendre...
Nathalie m 'avait parlé de cet article paru dans le Sud-Ouest du 6 novembre pendant que nous partagions un agneau au curry de belle facture, suite à un opéra chinois qui s 'était tenu la veille à Dax...

...et après lequel il avait fallu ramener la troupe de 37 comédiens de la scène théatrale à leur hôtel.
Pas foutu de comprendre d 'où ils venaient ces Chinois ! Zomchom Ten... Blomthom Ten... Tchomchou Ten... ou un truc dans le genre peut être.
Dire que quelques heures auparavant, je trimballais des cartons de produits venant de chez eux. Bordel, le monde est petit, de la culture à la consommation de masse !
Bref : du serpent blanc à l 'agneau au curry, il n 'y avait qu 'un pas à franchir : Tarnos !
Et je ne dis pas ça parce que ça n 'a rien à voir.
A présent...
Nous sommes le samedi 7 novembre 2009. Cette journée fut largement occupée à faire des aller-retour en camion dans la campagne basquaise de toute part inondée...
Les nouveaux lacs et étangs défilaient aux sons d 'une radio FM du coin-coin, parlant mi-espagnol, mi-basque, mi-français (ouais, je sais, ça fait trois mi, mais de toute façon, c 'est le bordel dans cette région !) nous diffusant pour la quatrième fois le dernier titre de Pink :
STOP !
Fin de journée !
La nuit étend désormais son grand manteau noir et j 'en profite pour prendre la direction de Tarnos aux sons d 'une musique complètement tyrolienne.

Ecoute tout l 'album (si, si !) en cliquant
ICI
Dans cette ambiance décalée par la survolte, je croise des paysages insoupçonnés et surtout insoupçonnables, comme...
Là,
un superbe point de vente immobilier
Et soudain, enfin,
oui, parce que, bon,
je veux bien m 'émerveiller sur tout et n 'importe quoi,
mais il serait de bon ton d 'arriver vite !
Voici :
Alors ? On fait quoi maintenant ?
Eh ben, on visite Tarnos by night sous la flotte !
Située sur la Côte d 'Argent, appelée ainsi en 1905 par le reporter-poète Maurice Martin inspiré par les reflets argentés en surface de l 'océan Atlantique, Tarnos est également réputée pour être une des villes les plus actives des Landes.
Son Histoire est marquée par 2 épisodes clefs.
1 - Afin de rendre la circulation plus aisée aux diligences et permettre aux troupes de rejoindre Bayonne plus facilement, Louis XV, à l'origine du réseau routier national, fit redessiner son tracé de manière plus rectiligne et plus large et les Tarnosiens, alors réquisitionnés en 1770, prirent part à sa construction achevée en 1789.
2 - En 1880 Tarnos, commune jusque là agricole, connaît un développement industriel grâce à la transformation du fer Espagnol, venu par voie maritime. Ce travail va être à l'origine d'un important complexe sidérurgique unique dans le sud-ouest de la France qui sera actif jusqu'en 1965. Ce dernier va induire la création d'un véritable petit village (église, école, commerces) qui portera le nom de «Cité des forges».
Et depuis, plus rien ?
Oh que non !
Tarnos vit de ses activités portuaires (maïs, produits chimiques, bois), de l 'aciérie Beltrame, des industries chimiques et de l 'aéronautique avec Turboméca.
Dit comme ça, on peut penser que la ville est pourrie par les constructions métalliques grises, que ça sent le métal en fusion.
Mais, je t 'assure que de nuit, ça ne se voit pas.
Petit tour rapidos
du propriétaire
Tarnos, son église romane Saint-Vincent
Tarnos, sa plage du Métro
et ses commerces de la Placette
Une fois que ça c 'est fait, il ne me reste plus qu 'à prendre réellement la direction du...
Tarnos, son centre municipal Albert Castets
Fils d'un ouvrier métallurgiste, Albert Castets entra comme apprenti aux Forges de l'Adour. Il se syndiqua à la C.G.T. en 1909. Mobilisé en 1915, il fut blessé à Verdun. En 1921, il donna son adhésion au Parti communiste puis à la C.G.T.U. et exerça simultanément des responsabilités syndicales et politiques : il fut membre du bureau du syndicat des ouvriers métallurgistes du Boucau et de la commission exécutive de la 12e région ; il siégea au bureau du rayon communiste de Bayonne-Boucau et il fut administrateur de l'hebdomadaire L'Étincelle dont le premier numéro parut le 27 janvier 1933. Étant un des dirigeants de la puissante et spectaculaire grève de mai-juin 1930, qui paralysa les Forges, il fut renvoyé de l'usine ; il se fit alors représentant de commerce.
et de la...
Tarnos, sa salle Maurice Thorez
Secrétaire général du PCF de 1930 à 1964, entre autre, Maurice Thorez ne connaîtra jamais son père biologique, qui se tranchera la gorge en 1914. Reconnu à deux ans et demi par Louis Thorez, un mineur qui l'élève comme son propre fils, il ne connaît que tardivement le secret de sa naissance. Embauché comme trieur de pierre dans la fosse n°4 à Noyelles-Godault, il doit fuir sa ville natale devant l 'avancée allemande en 1914 et est hébergé dans la Creuse où il s 'adonne à la lecture. Après la guerre, Maurice rentre à Noyelles-Godault où il travaille d'abord à la reconstruction du chemin de fer, puis, 16 avril 1919, comme mineur de fond.
Comme les ouvriers révolutionnaires de l'époque Maurice Thorez fait son service militaire. Il est d'abord magasinier puis secrétaire du commandant ce qui lui permet de consacrer une partie de son temps à la lecture et aux discussions politiques avec ses camarades. Lors d'une permission, portant la contradiction au député socialiste de la circonscription, il prend conscience de ses talents d'orateurs.
À son retour du service, au printemps 1922, la mine refuse de le réembaucher. Il exerce alors une série de petits métiers tout en restant un ardent militant aux Jeunesses communistes et au syndicat unitaire des mineurs. Il se marie avec Aurore Membœuf, la nièce du secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais. Ainsi commence son ascension spectaculaire au sein du Parti Communiste français...
Comme tu peux le voir et le lire, c 'est en recherchant les biographies des différents noms hantant les rues et autres lieux d 'une ville que l 'on peut également découvrir certaines choses. Et ce même par temps de pluie.
Ainsi, je ne voudrais pas m 'avancer, mais il me semble bien que Tarnos ait un penchant communiste... Ou alors une passion pour les hommes de la contestation... ou... ouais, voilà quoi !
J 'arrive au centre municipal et dans la salle où a lieu cette soirée dédiée aux "groupes de rock qui ont la vie dure" (Sud-Ouest), organisée par l 'association La Loco.
Mais qu 'est-ce qu 'un groupe de rock qui a la vie dure ? Des gens trop mauvais ? Des musiciens qui ne parviennent pas à percer ? Des poissards ? Des rendez-vous manqués ? Des abus ? Des restrictions ? Peut-on être rocker et végétarien ?
Le premier rapprochement que je fais entre cette soirée et l 'idée d 'un groupe qui ne perce pas se concrétise par le souvenir du film This is Spinal Tap de Rob Reiner...
Mais, c 'est un peu facile de toujours se référer au même film pour parler de la même chose. Je me suis donc creusé la tête en me demandant ce que pouvait bien être un groupe de rock qui a la vie dure.
Un groupe abandonné au sommet d 'une campagne ? Une batterie attachée à un cadenas dans une station service ? Un bassiste jouant seul et sans ampli sur une plage déserte au-dessus duquel planent des dizaines de vautours perdus eux-aussi ? Un bar perdu au centre de Vezoul avec un chanteur qui raconte ses tournées musicales en échec à un comptoir occupé par une serveuse aux cheveux blonds bouclés machouillant vulgairement un chewing-gum, la main posé sous son menton, attendant la fin de son service ? Une guitare sur une luge en plastique dans une salle d 'aéroport ?
Aaaaaah, cruauté ! Tant d 'images me viennent soudain pour embrumer l 'ambiance hypothétique de cette soirée pleine de mystères.
Et ne voilà-t-il pas que j 'entre dans la salle. 
Les premiers mots que j 'entends proviennent du chanteur du groupe Géraud : "A un moment, on est face à un dilemme : est-ce qu 'il faut que j 'hypothèque ma baraque pour continuer à chanter ? Est-ce que ça vaut le coup ?"
Ces propos sont extraits du film-documentaire "La route est longue" de Grégory GOMEZ et Alexis MAGAND.
Le ton est donné. Je m 'asseois
Nous suivons les parcours chaotique de trois groupes : Géraud (qui aura la malchance d 'avoir le même nom qu 'un autre groupe du moment), Kafka (qui s'en va jouer en Slovaquie, mais pour que le concert ait lieu, il ne faut pas qu 'il pleuve...) et Kunamaka (qui engage un manager qui
n 'aime pas leur musique).
Et bien d 'autres faits malchanceux qui ne font que qu 'accentuer leur volonté de lutter et légitimer leur passion.
Unis dans les moments critiques et prenant les choses positivement, les trois groupes nous font partager leur passion et leurs déboires avec une conviction inébranlable : faire de la musique à tout prix. La vache, c 'est un peu nul comme résumé ça ?! ouais, ben, t 'as qu 'à aller voir le film qui tourne dans toute la France, hein !
Pour moi, "La route est longue" me fait revenir en mémoire ce proverbe japonais :
"Mieux vaut voyager plein d 'espoir
que d 'arriver au but."
Suite au film,
un débat s 'installe
avec des professionnels
de la profession...
...suivi d 'un concert
du groupe local, Rachel !
Fin de la soirée vers 1 heure du mat.
Il ne me reste plus qu 'à aller errer vers d 'autres contrées...
09 novembre 2009
Alerte Orange
Et il chourre (en basque) ! Et il drache (en Ch 'tit), et da pleuviot (en Morvandiau), Y pioure (je sais pas d 'où ça sort ça), Il pleure dans mon coeur, Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur, Qui pénètre mon coeur ? (Verlaine), En Bretagne, il ne pleut que sur les cons (en breton), Elle ressemblait à une pierre précieuse, une pierre de lune. Mais c'était une simple goutte de pluie (en brève de comptoir),...
Forcément, à un moment donné, quand il pleut trop, nous nous retrouvons inondés.
Et c 'est souvent le cas dans cette région basquo-landaise...
Aaaah oui, moi, je mélange les deux régions surtout quand il s 'agit de marcher sur un sol boueux et instable en attendant que l 'eau redescende !
Remarque... Eh Oh Hein... ça fait des belles photos quand même !
Je repense alors aux mots de François Ekchajzer évoquant les déserts terriens :
"Que cherchent certains hommes à se rendre précisément là où l 'homme n 'est pas ? Dans ces lieux inhospitaliers où leurs séjours ne peuvent être que temporaires et où la vue d 'une mouche produit sur soi le réconfort d 'une présence. Qu 'y cherchent-ils que leur environnement habituel ne leur permet pas de trouver ? La question court lors de cette traversée du désert chilien
d 'Atacama, dans le désert égyptien, au Pérou et aux Etats-Unis. La réponse ? Elle pourrait être que chacun d 'eux essaie de trouver dans cet espace comme préservé des remous de l 'Histoire.
Les uns sont scientifiques en quête d 'une civilisation perdue. Les autres : artiste honorant Dieu, en édifiant jour après jour une cathédrale de torchis au milieu de nulle part ; femme rongée par la souffrance, menacée par le désespoir et gagnée par l 'idée du suicide ; mystiques en tous genres ; néo-hippies marchant, dansant, s 'aimant, avant qu 'une tempête de sable embrume le désert de Black Rock ou qu 'un incendie monstre donne à leur fête une intensité païenne..."
Le Pays Basque, comme les Landes...
Quand il fait soleil, c 'est signe qu 'il va pleuvoir !
02 novembre 2009
Un Toussaint, saint pour tous !
Souvenons-nous !
Nous devions aller au festival Chalon-dans-la-rue après avoir visité le musée de la Photo ; mais finalement nous avons commencé une longue balade typiquement pluvieuse dans le pays basque.
Et puis, là, tiens, pourquoi ne pas parler d 'autre chose encore tout en gardant le fil rouge "Pluie"...
Nous sommes le 1er novembre 2009 ; et le 1er novembre, c 'est jour de Toussaint !
"Ouuuuaaaaiiisss !!!", crient les enfants qui ne savent pas du tout ce que cela représente ; mais qui sont contents quand même car ils se disent au fond d 'eux-mêmes qu 'il y aura sûrement moyen de faire un tour de manège au parc ou d 'aller manger chez MacDo.
Mais toi, l 'adulte qui ne fait plus de manège et ne mange plus au MacDo, t 'es-tu seulement demandé une seule fois dans ta vie quelle était la signification de ce mot ? Pourquoi Toussaint ? Pourquoi pas Citrouille par exemple ? Ou Bottine ? Ou Purée ?
NB : Remarquons au passage la sentence finale fachiste de cette pub :
"Purée Mousline, on en reprend."
T 'as pas le choix !!!!!
Hein ? Mais qu 'est-ce que c 'est, Toussaint ? Et comment est-ce possible, Toussaint ? Et quel rapport avec les cimetières, Toussaint ? Est-il possible d 'acheter d 'autres fleurs que des chrysanthèmes ce jour là ? Et si oui, où ? Et si non, alors pourquoi ?
Bon, tu me connais : je ne pouvais pas laisser passer ça et j 'ai fait des recherches.
Mais vu que la veille, j 'avais bu du rhum jusqu 'à voir où pouvait se bloquer la mémoire,
je n 'avais pas non plus envie de trop me casser le tronc à remettre en cause le système chrétien qui est, il faut le dire, une machine bien huilée depuis maintenant plus de 20 siècles, sans compter les jours et les heures sup'.
Je suis donc allé allumer l 'ordinateur.
J 'ai tapé "Toussaint" dans le moteur de recherche et cela m 'a sorti direct Toussaint Wikipédia.

" TOUSSAINT : Au Vème siècle, les moines qui évangélisaient l'Irlande, la Grande-Bretagne et la Gaule se trouvèrent confrontés à la fête religieuse de Samain, au début du mois de novembre actuel, qui marquait le début de la moitié sombre de l'année. Pendant les jours de Samain, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le plan symbolique. Cette fête était l'occasion de rituels druidiques, de banquets et de beuveries. Ces rituels, profondément ancrés dans la civilisation rurale, perdurèrent bien après la christianisation des populations."
Bien entendu, il y avait moyen de trouver des explications plus recherchées avec ce qu 'il faut
d 'interprétations et de réflexions sur la condition humaine, les rapports entre chrétienneté et monde actuel avec ce qu 'il faut de "pourquoi Dieu, pourquoi sommes-nous mortels", comment faire apparaitre la Vierge sur une aire d 'autoroute, les portes-serviettes les moins chers se trouvent-ils chez Castorama ou chez M. Bricolage ?
Maaaaaiiiisss je décidais de rester sur cette idée de "Communication avec les dieux, banquets, beuveries"...
Apparemment, au Vème siècle, la Toussaint, c 'était autre chose que maintenant. Mais que veux-tu, tout fout l 'camp et c 'est pas Claude Levi-Strauss qui dira le contraire.
Bref : toujours est-il que la question se posait à présent :
Que faire en ce dimanche de Toussaint
où la météo annonçait de la pluie ?
Pourquoi, tiens, ne pas aller au cinéma, tiens, voir un film très marrant, tiens...
Internet. Moteur de recherche. Tape : "Film très marrant".
Bon... Très bien...
Heureusement, alors que les recherches battaient de l 'aile, Mélanie décide d 'appeller pour que
l 'on vienne lui rendre une petite visite sur son stand vide-grenier, à Biarritz.
Ni une ni deux ! Je récupère Maitre Arnaud et nous partons pour le quartier de La Négresse.
Aaaah, longeons cette Adour merveilleuse
à hauteur d 'Urcuit,
exposant là ses multiples rivages aux facettes automnales
et ses fils électriques si peu sécurisées...
... et je ne sais pourquoi... le rhum peut être...
En voyant défiler ses multiples couleurs
derrière mes lunettes de soleil qui n 'étaient pas de trop,
je repensais à la chorégraphie de Christopher Walken
dans le clip de Fat Boy Slim
Je ne saurais non plus t 'expliquer... le rhum peut être... pourquoi en ce 1er novembre, j 'avais envie de crevettes !
Il me fallait de la crevette ! Incroyable ! Démesurée ! Inaltérable !
Donnez-moi de la crevette, bordel ! Fraîches ! Sous cellophane ! En pot de verre ! Avec des épices ! Décortiquées ! Non-décortiqués ! Petites ! Grosses !
M 'en fous :
de la crevette !
Nous nous sommes donc arrêtés à Anglet pour faire quelques achats
parce qu 'il faut bien le dire :
Et qui n 'hésite pas à me renseigner sur le moindre produit qu 'il a en magasin.
LE SAVAIS-TU ?
Quel est le point commun entre la crevette et la chèvre ? Aucun, si ce n'est l'étymologie de ces deux mots. En effet, la mot crevette vient de la forme picarde de "chevrette". La crevette, qui se déplace dans l'eau par petites impulsions, évoquait simplement à certains les sauts de cabri effectués par la chevrette...
Une fois que ça c 'est fait, il ne nous reste plus qu 'à rejoindre Mélanie.
Arrivés sur les lieux du vide-grenier, quelque chose m 'interpelle... peut être le rhum...
Le nombre de chiens présents au mètre carré m 'intrigue.
De plus, ce ne sont pas des chiens comme d 'habitude.
Ils occupent les lieux de façon éparse, dispercés, nonchalant, au milieu des gens et des objets divers.
C 'est à dire que tu es là, à vaguer sur les stands et, soudainement, ton regard croise un chien complètement quelconque...
Exemple :
C 'est bizarre, non ?
Ils sont là, à errer, sans but, passant...
J 'en ai pris quelques-uns en photo.


C 'est un peu comme un miroir que ces êtres, - car oui ce sont des êtres comme nous autres-, nous tendent.
Tu erres DONC je erre.
Nous sommes tous des chiens...
Sans parler d 'hallucinations... le rhum peut être.., je crois tout de même qu 'il était grand temps de se mettre à table.
Mélanie nous a préparé un petit coin pénard où manger,
entre autres, quelques crevettes...
... tout en continuant de suivre l 'activité canine.

Vu qu 'il y avait une très bonne ambiance à notre table improvisée,
nous avons petit à petit vu les gens des autres stands affluer...
Chacun apportant sa pierre de bouffe à l 'édifice.
Un fromage pur brebis, fait maison.
Des huîtres ouvertes.
Des graisserons au porc fumé.
Des crevettes... le rhum peut être.
Du vin rouge d 'Espagne.
Du vin blanc de Touraine.
De la saucisse sèche de Biarritz.
Bref : tout ça mis ensemble donne une table du plus bel effet
; d 'autant plus que chacun avait bien pris soin de prendre son téléphone portable..
La table vue du ciel
Je ne sais pas trop si nous parvenions à communiquer avec les Dieux, comme semblait l 'exiger la Toussaint ; mais, bon, on en n 'était pas loin.
Alors que les discussions allaient bon train sur la façon d 'égorger un cochon, où trouver les plus beaux couteaux du monde, les expressions morvandelles, mythe ou réalité..., Mélanie décide de nous montrer une toute nouvelle collection de... de... de... trucs faits à base de coquillages.
LA DERNIERE COLLECTION
DE MELANIE
Tous ces coquillages... Ce ciel bleu avec un soleil jaune dessus... Aaaaah, merde, je lance l 'idée... le rhum peut être... :
"Et si on allait prendre un bain de Toussaint."
Pas trop de réaction, mais un chien de passage...
...qui pour moi, semble être là pour me dire :
"Ouais ouais, c 'est ça, vas-y fonce, mon con !".
Du coup, face à cette puissante résolution, Mélanie décide de me décerner le prix de l 'idée la plus nulle de la journée en me remettant officiellement un trophée à la hauteur de l 'initiative...
REMISE DU PRIX DE L 'IDEE
LA PLUS NULLE
POUR UN JOUR DE TOUSSAINT
Ce qui n 'est quand même pas rien !
Je remercie tout le monde, salue ma famille, mes parents, mes amis sans qui rien n 'aurait été possible, ma femme, mes enfants, mon chien, mon abris de jardin qui a su recueillir pendant toutes ces années mes rateaux, pelles, pioches afin de réaliser le meilleur jardin du monde... et nous partons pour la plage de Biarritz.
Arrivées sur place, ambiance de fin du monde... ou le rhum peut être...
BIARRITZ, PLAGE, TOUSSAINT
Une sorte de brume iodée plane sur les rares personnes présentes, tel un nuage d 'acide chlorydrique toxique digne des meilleurs films de zombies ; et Dieu sait s 'il y en a des tripotées.
L 'autre particularité de cette plage dont j 'ai oublié le nom... le rhum peut être... repose sur le fait que les gens présents ont tous des coiffures bizarres... le rhum peut être.
Elle, là, on dirait qu 'elle a un régime de bananes à la place des cheveux. Et lui, là, le jeune, une sorte de montagne de mousse noire... Quant à lui, il a carrément les cheveux à côté de la tête, un peu comme David Lynch.
Il était donc très important de se référer aux consignes de sécurité
avant de tenter toute incursion dans l 'eau :
Ceci étant fait, A LA BAAAAAAAIIIIIIIIILLLLLLLEEEEEEE !
Voilà !
envoyé par Jenorme. - Découvrez plus de vidéos de mode.
Il ne me reste plus qu 'à sècher avant de prendre la direction de Danxtcharria pour visiter le nouveau parking de la Venta Peyo...

...tout en achetant les ingrédients permettant de réaliser un Russe Blanc en hommage au Duc...

Une dose de liqueur de café Une dose de Vodka Trois doses de lait
...le tout sous le regard de Rip :
Ce dimanche de Toussaint tirait sur sa fin. Les nuages gris pointaient au loin le nez de leur contenant pluvieux. On allait en prendre pour la semaine.
Bof, en attendant la pluie, je vais regarder Stade 2. Parait-il qu 'il y a une actualité sportive très chargée..








































