Dans l'épisode précédent intitulé "Kaliningrad Tour, étape 1 : de Nevers à ?", nous avons vu que Maitre Arnaud et Jénorme ne savaient pas trop où ils allaient s'arrêter pour cette première journée jusqu'à ce qu'intervienne l'heure de l'apéro pour leur suggérer de stopper les machines à Kirtorf, petite ville au centre de l'Allemagne, bien connue pour ses jardins d'enfants sponsorisés par une marque de bière.
Toutefois cependant quand bien même, le voyage ne s'arrêtait pas là puisque, comme le rappelle le titre de cette série, il leur fallait encore rejoindre la ville de Kaliningrad, située quelque part dans une Russie se situant elle-aussi quelque part.
Quand soudain ne voilà-t-il...

 

Ouahou, quelle belle introduction de merde je viens d'écrire là ! Bravo !
Alors, ça va toi ? Putain, moi, j'ai passé une nuit de merde !
Attention : la literie allemande est très bien, mais qu'est-ce que j'ai fait comme rêve à la con, là, ohlalala !
Je triais des cartons de chaussures, mais une collègue n'arrêtait pas de me jeter du chocolat liquide sur la ma chemise blanche. C'est alors que, sans raison aucune, je me retrouve au sommet d'une montagne dans le pays basque en train de chercher un T-Shirt de Mister Bungle qu'une amie avait acheté en Italie. Le brouillard apparait et nous nous projetons dans le salon d'une maison du Jura que je ne connais absolument pas pour débarrasser une table sur laquelle il y avait plein de verres à vin vides.
Je ne sais pas ce qu'en penserait Lacan et Freud ; peut être qu'ils diraient simplement que "Le désir de l'homme trouve son sens dans el désir de l'autre" ou "L'inconscient, c'est le discours de l'autre" ou encore plus radical "Si vous avesz compris, vous avez sûrement tort."
Je crois que cette sorte de rêve trouve son origine dans mes lectures de la veille. Pour ce périple franco-allemano-polono-russo-lituanien, j'ai pris quelques Télérama. Oui, comme ça, c'est varié, ça se lit partout, tout le temps, sur la plage, à l'hôtel, dans les bouchons, à la douane. Dès que j'ai un petit moment de libre, plutôt que de saisir l'I-Phone pour distribuer des "J'aime" sur Facedebouc, je m'ouvre un petit Télérama. Et l'un d'eux, lu hier soir donc... Oui parce que l'autre chose aussi, c'est que dans l'hôtel où nous étions, il y avait la télé avec plus de 8500 chaines différentes, mais elles étaient toutes en allemand ou en turc. Alors, donc, un petit Télérama du soir qui  présentait un article sur les conditions de travail chez Amazon, entreprise de ventes par correspondance.

 

DANS LA JUNGLE D'AMAZON
amazon dépot 1

     photo : Inside Amazon

"Le décor est de science-fiction. Un hangar immense, aseptisé, cathédrale de tôle et d'acier, espace organisé au millimètre, circuits balisés, rangées parfaites, éclairé saignant, de jour comme de nuit juqu'au moindre recoin. On pense à l'entrepot de la série real Humans, où hommes et robots finissent par se confondre. Les employés d'Amazon, numéro mondial du "meilleur marché et plus efficaces que des robots", comme l'écrit Jean-Baptiste Malet, un journaliste qui a infiltré un des entrepôts de la marque à Montélimar. (1) "Avec eux, aucun entretien technique n'est requis puisqu'ils sont, pour beaucoup, intérimaires." Vite épuisées, aussitôt remplacées, ces armées de "pickeurs", chargés d'extraire les produits dans les rayons, et de "packeurs", qui les emballent à la chaîne. Vingt kilomètres de marche par jour à travers le dédale des rayons pour les pickeurs, avec un objectif de 120 à 130 articles prélevés par heure, contrôlé en permanence par les ordinateurs qui règnent en maîtres. Tout est organisé pour que les employés se croisent le moins possible, chacun est livré à lui-même, à sa fatigue, et à la pression permanente pour obtenir le Graal, un CDI, auquel la majorité ne parviendra jamais.
On connaissait les pratiques de dumping d'Amazon, aujourd'hui dans le collimateur d'Aurélie Filippeti, ministre de la Culture, qui craint à juste titre la casse de la librairie traditionnelle. On connaissait les exploits de la multinationale dans le domaine de l'optimisation fiscale. On connaît désormais la violence de son modèle social  -que les supermarchés sont en train de copier avec le Drive-in. Au moment du Clic, il n'est pas interdit aux consommateurs, qui sont aussi des citoyens, d'y réfléchir."  MICHEL ABESCAT 
(1) : "En Amazonie, infiltré dans le "meilleur des mondes", Ed. Fayard

 

Voilà, ça, c'est dit !
On se sent mieux et nous pouvons partir !

 

MERCREDI 24 JUILLET 2013

carte Kirtorf Berlin
Carte : Google maps

Nous ne prenons surtout pas de petit déjeuner, nous réglons en liquide... on ne sait pas trop pourquoi mais c'est comme ça... et on se casse, direction Berlin !
La petite route départementale n°62 sillonne les champs pour parvenir jusqu'à la petite ville d'Alsfeld qui sort à peine du brouillard matinal.

 

    ALSFELD, 8h42

Nous roulons au hasard dans la ville pour finalement nous poser quelques minutes non loin de la place centrale, où se trouve le très original Hôtel de ville.

 

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L'architecture est magnifique. Nous croisons de ci de là quelques écrits sur les murs que nous ne parvenons pas toujours à interpréter, comme...

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Alsfeld fut une ville d'acceuil pour beaucoup de gens qui avaient fuit l'Allemagne de l'Est lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il y avait également ici une petite communauté juive, installée depuis les années 1340 dont une partie fut massacrée lors de la peste noire. Vers la fin du XIXème siècle, la communauté dépasse les 200 membres, et la vieille synagogue devient trop petite. Début 1904, la décision est prise de construire une nouvelle synagogue et les travaux commencent très rapidement pour se terminer fin 1905. Mais la synagogue ne sera que pendant 33 ans le centre cultuel et culturel de la communauté juive d'Alsfeld. Le 9 novembre 1938 (connu ultérieurement sous le nom de "nuit de Cristal") à 21h15, les fenêtres de la synagogue sont brisées et le feu est mis à l'intérieur du bâtiment en présence d'une foule énorme, qui se dirigera par la suite au travers de la ville pillant et détruisant les magasins et les habitations des Juifs.

Oui, c'est pas joyeux et ce n'est pas absolument pas mon objectif de parler de l'extemination des Juifs à chaque fois que nous allons entrer dans une nouvelle ville allemande. Nous tournons donc un petit peu dans les rues, très calmes et lumineuses, mais force est de constater qu'il n'y a pas grand chose à fair à part se demander qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ? Nous regagnons la voiture en silence, comme si nous étions complètement d'accord sur la suite des évènements à vivre.
Nous reprenons la route, puis l'autoroute. Pas de péage, vitesse illimitée. Il faut être attentif car en un éclair, une voiture peut débouler d'on-ne-sait-où alors que dix secondes auparavant tu ne l'avais pas vue dans tes rétros. Nous sommes à 450 km de Berlin. Les villes défilent sans que nous nous y arrêtions : Bad Hersfeld, Krauthausen, Weimar, Klettbach, Heideland, Heidegrund, Leipzig, Brück, Fichtenwalde, et... et... et... enfin : Berlin !

 

    BERLIN, 13h18

Premier objectif : trouver un endroit où dormir. Après plusieurs manipulations I-phoniques, Maître Arnaud prend contact avec une auberge de jeunesse...
Quoi ? Mais si, on est jeunes ! Oh eh, 40 balais, c'est jeune !
Nous nous dirigeons vers le centre-ville. Il semble toutefois y en avoir plusieurs. Après avoir emprunté une longue avenue bordée d'arbres, nous atteignons rapidement l'adresse et le bâtiment voulus : le 36 Rooms Hostel Berlin Kreuzberg, dans la rue SpreewaldPlatz !
Voiture garée pile poil devant l'établissement. Chambre de huit couchages spacieuse avec parquet et porte qui grince. Je regarde les autres lits en me posant cette traditionnelle question que l'on peut se poser lorsque l'on s'apprête à dormir dans une des ces chambres collectives :  mais avec qui on va se retrouver cette nuit ? Des mecs bourrés ? De jeunes femmes venues pour visiter Berlin ? De quelle nationalité ? Quelle hygiène ? Est-ce que ça va ronfler ou parler en pleine nuit ? Ah, ah, ah !!!

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En attendant, Berlin nous tend ses bras ! Nous sortons de la chambre, puis de l'auberge pour nous retrouver dans la rue. 
Première impression : Berlin est une très grande ville, capitale de l'Allemagne et seconde plus grande ville de l'union Européenne après Londres. Mais il y règne un calme sublime. Il y a très peu de circulation automobile, du moins à l'endroit où nous nous trouvons. Les habitants se déplacent essentiellement en métro, à pied, à vélo ou encore en...


Nous découvrons très vite que ce sont les cyclistes les rois de la rue. Les trottoirs sont divisés en deux parties : une restreinte pour les piétons et l'autre, plus large, pour les vélos. Et si tu as le malheur de marcher par inadvertance sur ces putains de pistes cyclables à la con, tu te fais sonnettoriser ; c'est à dire qu'avec leur pouce ils actionnent la sonnette se trouvant sur le guidon. Dit comme ça, cela peut paraitre très poétique, mais quand c'est plus de vingt vélos qui te sonnettorisent en moins de deux minutes, cela devient très vite casse-couilles ! Hein ? ben oui, que veux-tu : je suis français et donc je râle ! Berlin n'est pas bruyant ? Attends, je viens te trouver un exemple de nuisance auditive !
Ici, à Berlin, certains seraient déjà en train de chercher le mur, la porte de Brandebourg, la Tour TV, la Place Potsdamer, le Reichstag,  le musée de la RDA, le Stadium Olympique, la rue Oranienstrasse,... Mais nous non ! De toute façon, les musées, on ne pourra pas tous les faire puisqu'il y en a très précisément 165, sans oublier les 146 bibliothèques et les 60 théâtres. Non, nous, ce que l'on veut là, tout de suite, maintenant : c'est boire une grosse bière lààààà !!!
Nous décidons de partir sans plan et de façon complètement aléatoire pour découvrir Berlin au hasard. Nous traversons la Lausitzer Platz sur laquelle trône l'église Emmaüs qui était la plus grande église de Berlin avant d'être détruite pendant la Seconde Guerre Mondiale. Nous empruntons une grande artère peu passagère pour nous retrouver au milieu d'une grande avenue. De l'autre côté de celle-ci, il nous semble distinguer le fleuve qui traverse la ville. En gros, on doit à peu près par là :

Mur de Berlin, séparation 3

Les immeubles se peuplent de briques rouges et les façades exposent de multiples couleurs et phrases, autrement dit des tags. Apparemment, nous sommes dans l'ancien Berlin-Est. Au bord de la longue avenue, une entreprise de location de container expose à son entrée une statue facilement reconnaissable et qui n'est pas celle d'Angela Merkel...

Mais que voit-on dans cette photo ?
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1) Un très beau bleu pour la devanture de cette sympathique et avenante boutique.
2) Un panneau qui te signale que tu es vidéo-surveillé.
3) Une peinture au sol signalant que tu ne peux pas te poser ici même en hélicoptère.
4) La statue de Lénine est bien protégée par une chaîne et il est donc impossible de la voler. De toute façon, elle pèse deux tonnes ; alors à moins d'avoir un hélicoptère, mais vu qu'il est interdit de se poser à cet endroit comme le rappelle le dessin au sol, tu ne peux pas. Si toutefois tu parviens à voler cette statue, de toute façon, tu seras repéré par la caméra de vidéo-surveillance. Voilà !

Nous continuons de marcher en direction du nord, tout en longeant des bâtiments apparemment vides et monumentaux, pour ne pas dire austères...

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Quelques mètres plus tard (je dis ça c'est vraiment pour la transition), nous arrivons au bord du fleuve d'où nous pouvons voir ceci :

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Non pas le bateau avec le mec dedans qui prend une pause d'agent secret se croyant dans un remake de "La mort dans la peau" (2004), tourné ici même à hauteur de ce pont légendaire de la ville, où fut également tourné le film "Cours Lola cours" (1998) de Tom Tykwer, rappelant le magnifique film du réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski, "Le hasard" (1981) :

 

DSCN0365Oui donc BREF ! C'est ici, avec cette vue pas banale (dans le sens où tu n'auras la même à Vesoul ou à Lorient) que nous décidons de boire cette bière tant convoitée, tout en consultant le plan de la ville de Pragues puisque nous nous sommes plantés.
Je passe commande dans un allemand approximatif au bar et nous nous posons sur les bords de la Spree pour contempler le pont d'Oberbaum, ou plus précisément l'Oberbaumbrücke, un des symbole de la ville.

 

 

 

OBERBAUMBRÜCKE

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"Le pont à deux étages de Berlin, le Oberbaumbrücke (1895) – pont Oberbaum – relie deux quartiers de Berlin séparés par la Spree, Kreuzberg et Friedrichshain. Le trafic routier emprunte le niveau inférieur, le ferroviaire le second niveau. (...) Il se distingue architecturalement par ses tourelles pseudo-médiévales – qui évoquent la fonction des ponts et des tours d’octroi. 150 mètres de long reliant la Mühlenstrasse (avenue où se trouve la plus longue partie du Mur de Berlin encore debout) à la Schlesishestrasse, rue où se trouvent peut être le plus grand nombre de bars et de restaurants sympathiques et originaux.
Il représente un site emblématique de la Guerre froide et de la division entre l’Est et l’Ouest de 1961 à 1989, quand des gardes armés patrouillaient le long des berges de la rivière-frontière. Le pont était alors un des checkpoints pour des traversées uniquement dans le sens Ouest-Est.
Le pont a aussi un rôle particulier dans les traditions locales pour un événement dénommé la « bataille d’eau », bien en accord avec l’aspect traditionnellement anar-bohème du quartier. Le pont ayant séparé les deux quartiers depuis 1920, à partir de 1998 les jeunes gens de tous âges ont convergé là pour une pseudo-bataille archaïque-anarchiste où les projectiles utilisés sont des fruits pourris et autres objets inoffensifs. Les raisons de la bataille sont inconnues mais ce qui compte, c’est d’y participer. Affublé de noms typiques des mouvements d’agitprop allemands des années 70, tels que Water Army Friedrichshain (WAF) contre les Kreuzberg Patriotic Democrats/Realistic Centre (KPD/RZ), chaque camp essaie de défendre le pont et de repousser l’adversaire. Un film récent, “Die Wasserschlacht” (« La bataille d’eau ») nominé au Berlin Today Award (BTA) 2007 du Festival International du Film de Berlin, a tenté de cerner l’origine du combat en essayant d’imaginer comment tout cela a commencé." BERLIN DE

 

Regards sur la Spree, du pont Oberbaumbrücke à la tour télé, en suivant l'ex-mur de Berlin au loin...

Quel silence ! C'est incroyable ! Je me répète : nous sommes dans la seconde plus grande ville de l'union Européenne et tout est calme. On n'entend même pas un gramme de "Get's lucky" de Daft Punk. C'est peut être d'ailleurs à ce moment précis le seul endroit où on ne l'entend pas. Ah, écoutes, c'est pas compliqué : dans des moments comme ça, je serais même prêt à écouter l'album "Oxygène" de Jean-Michel Jarre, et surtout "Oxygène IV" en boucle. Je ne sais pas pourquoi...
Nous regardons les rives de la Spree, de ce pont autrefois tourmenté par l'Histoire des conflits Est-Ouest en passant par ce qu'il reste du mur pour laisser notre regard se poser sur l'immeuble Mercedes que l'on retrouve dans le film de Wim Wenders, "Les ailes du désir" (1987) :

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Berlin. La ville est peuplée d'anges que seuls les enfants semblent voir. Deux d'entre eux, Damiel et Cassiel, ont trouvé refuge dans une immense bibliothèque. Ils aimeraient aider les humains, murés dans leur solitude et leur silence, mais restent impuissants. Au hasard de ses errances, Damiel découvre Marion, trapéziste dans un petit cirque minable. Il en tombe amoureux et décide de devenir un homme pour qu'elle l'aime en retour.

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Allez, oh ! On n'a pas fait 1500 bornes pour rester là à boire une bière en se disant que le plus gros est fait. Nous repartons déambuler dans les rues de Berlin en suivant la Spree pour atteindre le pont. Sur le chemin, nous passons à hauteur de différents panneaux et stèles explicatifs en plusieurs langues, dont le français.

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On nous parle ici des gens qui sont morts en tentant de franchir ce mur. Dans le Mauer Park que nous traversons à présent, un panneau recense 136 morts : 98 «fugitifs», 8 autres Allemands de l'Est, 22 Allemands de l'Ouest et 8 soldats. 42 sont des enfants ou adolescents.
Mais le nombre exact des victimes fait l'objet de controverses. Il semble en effet difficile à évaluer car les nouvelles victimes étaient passées sous silence en RDA. D'après des recherches de la collectivité berlinoise de travailleurs « Collectif du 13 août », 1 135 personnes y ont laissé la vie. La Staatsanwaltschaft (bureau du Procureur général) de Berlin en a dénombré 270 où on a pu démontrer un acte de violence de la RDA. Le Zentrale Ermittlungsgruppe für Regierungs- und Vereinigungskriminalität (Groupe de recherches central sur la criminalité du gouvernement et de la réunification) ne recense que 421 morts susceptibles d'être imputées aux forces armées de la RDA. D'autres sources indiquent 125 morts à Berlin.
D'un point de vue historique, les premières balles mortelles furent tirées par la police de la route le 24 août 1961 sur Günter Litfin (24 ans) près de la gare de Friedrichstraße, onze jours après la fermeture de la frontière, au cours d'une tentative d'évasion. Winfried Freudenberg est est la dernière victime du Mur le 5 février 1989.
Des estimations parlent de 75 000 hommes et femmes condamnés jusqu'à deux ans de prison en tant que « déserteurs de la république ».
Une stèle est également dédiée au fugitif inconnu, identifié plus tard comme étant Udo Düllick, qui essaya de s’échapper à la nage vers la rive Ouest de la Spree – le 5 octobre 1961 – quelques mois après l’érection du Mur de Berlin. Les citoyens de Berlin-Ouest n'intervenaient pas, par peur d'essuyer le feu des gardes-frontières de RDA pour «violation de la frontière». Ces derniers ne prêtaient aucune assistance non plus. Il fallut attendre le 29 octobre 1975 pour que le sénat de Berlin-Ouest et le gouvernement de RDA passent un accord autorisant les Berlinois de l'ouest à intervenir dans les eaux frontalières en cas d'urgence. De plus, la berge Gröbenufer fut équipée de grilles très fines et de panneaux de mises en garde en plusieurs langues.


Dépassant le Mauer Park, nous arrivons face à l'entrée de l'Oberbaumbrücke dominée par quelques peintures monumentales.

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 ...et autres tags qui commencent à fleurir de ce côté de Berlin...

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Passage sur l'Oberbaumbrücke...

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La plupart des gens passent sous les magnifiques arcades, mais là j'ai pris le trottoir d'en face !

Nous sommes à présent sur la rive Nord du fleuve. C'est ici que débute l'un des monument historique, et maintenant artistique, les plus visités de Berlin : East Side Gallery. Pourquoi n'a-t-on pas donné un nom allemand à ce lieu ? Eh ben, j'en sais rien !

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"Mais qu'est-ce que l'East Side Gallery ?", me diras-tu. Eh bien, nous en parlerons dans un prochain billet.

 

DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE

Alors, bien sûr, on se demande tous si Jénorme va bel et bien parler de l'East Side Gallery, mais toutes les interrogations sont surtout centrées sur le fait : "Est-ce que oui ou non Maître Arnaud et Jénorme parviendront à passer la frontière russe sans visa auto afin d'atteindre leur objectif ?"