Le nouveau film d'Albert Dupontel sortira sur les écrans le 16 octobre 2013. Son titre : "Neuf mois ferme" ! En attendant, l'acteur-réalisateur-producteur-scénariste parcourt les routes de France et de Navarre pour présenter son film au public. La question se pose alors : "Est-ce que nos chemins vont se croiser vu que je vadrouille pas mal aussi ?"
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Alors, je te le dis tout de suite : la réponse est oui.
La preuve en image.

Jénorme et Albert Dupontel

Voilà, merci et à bientôt.

 

 

 

Non, j'déconne. Ça n'a pas été aussi simple et ce billet va peut être te montrer comment que quoi la vie, des fois, c'est marrant parce qu'il t'arrive des trucs et pis de fil en aiguille, eh ben t'arrives à quelque chose qui n'a rien à voir avec l'origine de... ohla, j'comprends rien à ce que je suis en train d'écrire.
Le mieux, c'est de reprendre tout depuis le début !

 

VENDREDI 21 SEPTEMBRE 2013
17h08

Nous sommes le vendredi 20 septembre 2013, premier jour de l'automne et jour de fête pour tous les Matthieu. Ouuuuaaaaiiisss, bonne fête aux Matthieu !!!!
De mon côté, je m'en vais passer un excellent week-end chez ma tante, du côté de Magnanac. Attention : Magnanac n'est pas une contraction des deux mots "maniac" et "cognac", mais bel et bien un lieu-dit situé entre Villemur-sur-Tarn et Montauban.
Pour me rendre en ces lieux depuis le pays basque, et pour aller au plus vite, il me fallait prendre l'A64 ; autoroute magique longeant les cimes pyrénéennes et possédant également une magnifique aire d'autoroute baptisée "Aire des Pyrénées" ;  ce qui tombait bien puisque nous sommes face aux Pyrénées. Par exemple, s'ils avaient baptisé cette aire "Aire des Alpes", on se serait dit :
ON : "- Aaaaaaah ouais Ok d'accord, mais non !"

J'aime bien les aires d'autoroutes, mais pas trop non plus. Faut pas exagérer. Je ne voudrais pas que l'on en construise un peu partout. Par exemple, je serais prêt à aller manifester si les autorités publiques se mettaient à construire des aires d'autoroute dans les centres-villes ou sur les terrains de handball.

drôle d'endroitA chaque fois que l'on me parle d'aire d'autoroute  -, et ce n'est pas si souvent finalement,-  cela me fait penser au film de François Dupeyron, "Drôle d'endroit pour une rencontre" (1988) dans lequel nous suivons la rencontre d'un homme (Gérard Depardieu)  et d'une femme (Catherine Deneuve) sur une aire de repos de l'autoroute du sud en hiver. Elle y a été abandonnée par son mari suite à une querelle plus violente que les autres. Elle a décidé de l'attendre. Lui est en panne, il répare son moteur. Désireux d'être seul, il veut d'abord la chasser, puis finalement, tente de la conquérir.

 

François Dupeyron qui, cette semaine, sort un nouveau film "Mon âme par toi guérie", avec Grégory Gadebois et Céline Salette ; et qui ne se passe pas du tout sur une aire d'autoroute.

mon-ame-par-toi-guerieSYNOPSIS : "Frédi a reçu un don en héritage de la part de sa mère. Comme elle, il a le pouvoir de guérir, en posant les mains sur un malade. Une faculté qui implique une grande responsabilité dont il se passerait bien. Il a une certaine réputation dans la région. Une mère désespérée, pourtant médecin, vient un jour le voir, dans l'espoir qu'il sauve sa fille leucémique. Son destin bascule quand il renverse un petit garçon qui traverse la route. Désespéré, il va tout faire le sauver. Au même moment, il rencontre Nina, qui pourrait bien lui redonner goût à la vie. Commence alors une histoire d'amour improbable entre ce coeur en hiver et la jeune femme un peu paumée..."
Bon, je pourrais coller la bande-annonce ici, mais je ne la trouve pas super donc revenons-à-nos-moutons-qu'est-ce-que-j'disais-déjà ?????

 

Ah oui, A64 et Aire des Pyrénées, où trône cette magnifique et grandiose sculpture, hommage au passage du Tour de France cycliste dans la région. Mais il ne faut pas croire que cette composition a été planté sous terre et a poussé comme ça en l'arrosant un peu en 1996.
Oh que non, c'est là l'une des oeuvres du  sculpteur Jean-Bernard Métais qui a su modeler 30 tonnes d'acier sur 18 mètres de haut et 30 mètres de large pour donner corps à ceci :

aire des pyrénées 1

aire des Pyrénées 2  BGS404009006902908_000088

Jean-Bernard Métais à qui l'on doit également "Le sablier géant" au Jardin des Plantes à Paris, "La flèche" à Valenciennes, "La porte du millénaire" à Aubagne, "Onde" à Luxembourg-ville, "Créez vous même" en Chine,

       la flèche de Valencienne          sablier géant

créez vous même   porte-du-millenaire 
onde             alliance
Photos : Jean-Bernard Métais.com

 

Sculpture-oeuvre avec laquelle on peut jouer par différents cadrages. Par exemple, comme ça...

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Ravitaillement, par Jénorme

Mais on va pas y passer la nuit !
Dans un premier temps, je reprends la route en direction de Toulouse pendant que les radios grandes ondes passent du Edith Piaf à tire larigot. Pourquoi aujourd'hui spécialement ? Parce que dans deux semaines, nous fêterons... je ne suis pas sûr que cela se dise "Fêtez la mort de quelqu'un"... Toujours est-il que cela fera 50 ans que la môme aura quitté ce bas-monde pour s'en aller fusionner avec l'infini. Mais c'est dans deux semaines alors pourquoi déjà commencer à nous emplir les oreilles de cette voix hors-temps ?

Ah oui, c'est triste ! Ah oui, ça n'a pas toujours été joyeux la vie de Piaf. Il y a deux chansons de la môme que j'aime beaucoup. "Sous le ciel de Paris" car elle manifeste une tristesse du temps hors norme avec ce petit "Mmmmmh mmmmh" que lance la chanteuse à chaque refrain. Et puis "Les amants d'un jour" pour ce moment de vie pris depuis le fond d'un restaurant et qu'Alain Bashung avait magnifiquement reprise. Mais soudain, j'arrive chez ma tante ! Nous sommes vendredi, il est 20h42 et il fait déjà nuit.


Le lendemain de ce vendredi tombe un samedi. Après un petit déjeuner tranquille, je propose à ma tante une première mission : trouver trois moustiquaires pour lit.
Pas des moustiquaires que l'on pose aux fenêtres et qui te gâchent la vue ! Pas des moustiquaires que l'on place sur les portes et qui font "Tchoung ching klab" quand tu les effleures ! Non, des moustiquaires qui, une fois tendues, donnent à ton lit des allures de palais, comme ceci :

moustiquaire-lit

La question que l'on pourrait se poser à cet instant précis est "Mais pourquoi acheter une moustiquaire en cette période surtout quand il en faut trois ?"
Eh bien, je te répondrais : "C'est pour faire un jeu de mots pourris : Les trois moustiquaires  et on va en acheter quatre !"

3 moustiquaires a

Non. On recommence.
La question que l'on pourrait se poser à cet instant précis est "Mais pourquoi acheter une moustiquaire en cette période surtout quand il en faut trois ?"
Eh bien, je te répondrais : "Ne crois pas que les moustiques soient partis pour autant."
Par exemple, là où habite Siensien Sien qui est toujours débordé avec son emploi du temps de ministre...

 

EMPLOI DU TEMPS
DE SIEN SIEN SIENSIEN

  SIEN SIEN SIENSIEN, le lundi
SIENSIEN 2

SIENSIEN SIEN, le mardi         
SIENSIEN 1

 SIENSIEN SIENSIEN, le mercredi
SIENSIEN 6

SIENSIEN SIENSIEN, le jeudi      
SIENSIEN 7

SIENSIEN SIENSIEN, le vendredi
    SIENSIEN 3

SIENSIEN SIENSIEN, le samedi   
SIENSIEN 8

SIENSIEN SIENSIEN, le dimanche
SIENSIEN

 

Mais il ne fait pas que ça Sien Sien Siensien !
La preuve puisque tu pourras bientôt le voir dans le prochain film d'André Téchiné, "Siensienne dans les fougères" où il fait une brève apparition. Voici, pour toi, en exclusivité, parce que je t'aime bien, la bande annonce :


Oui, donc, là où habite Sien Sien Siensien, il y a encore quelques irréductibles moustiques qui luttent encore et toujours contre la tapette et la bombe qui pue ! Comme il n'y a pas moyen de les exterminer, il faut alors s'armer en s'isolant. C'est pour cela que ma tante et moi-même avons pour mission de trouver trois moustiquaires à Toulouse et sa proche banlieue, sauf au Mirail où, à c'qui parait, ça chauffe !
Et là, vu que tu suis attentivement ce billet malgré les nombreuses virgules et détours littéraires, tu veux me demander :
TU : "- Mais pourquoi acheter trois moustiquaires pour un chien ?"

Ah, ah, ah, ah ! Excellente question ! Beaucoup plus intéressante que celle que m'a posé ce jeune désoeuvré l'autre jour :
JEUNE DE L'AUTRE JOUR : "- Je veux bien arrêter de fumer, mais qu'est-ce que je vais faire après ?"

Et là tu vois, c'est dans ces moments là, face à ces mots percutants, que l'on sent que le pays et nos retraites sont mal barrés !

Bref : pourquoi acheter trois moustiquaires pour un chien aussi sympathique soit-il ? Eh bien, tout simplement parce que ce chien a des maitres et que ses maitres veulent des moustiquaires. C'est tout simple.

Après moult et moult et moult recherches... Non, en fait, j'ai ouvert l'ordinateur, j'ai tapé "Moustiquaire Toulouse" et cela m'a tout de suite donné l'adresse d'un artisan suédois, spécialiste en moustiquaire et pleins d'autres trucs.

Nous avons repris la voiture. Edith Piaf ne chantait plus dans le poste, Daft Punk non plus. Tiens, d'un coup, on ne les entend plus eux ?! Par contre, Stromae a pris la relève pour nous gratifier de ses paroles et de ses airs répétitifs qui te restent coller, accrocher, imprégner dans le cerveau une journée durant ! Papaouté formidable papaouté formidable papouté formidable papouté formidable !!!!
Arrivés chez l'aimable artisan suédois, nous constatons très vite que cela n'allait pas être si évident et rapide que ça de retirer les objets convoités. Pourtant, la jeune femme robotisée, mais courtoise et compétente, à l'accueil, nous a bien dit :
LA JEUNE FEMME, robotisée mais courtoise : "- Oui, bien sûr, nous avons des moustiquaires, même à cette époque où ces derniers sont repartis vers le sud en compagnie des cigognes. Vous montez l'escalier situé ici et vous tournez de suite à droite. Elles seront juste devant vous."

Qu'est-ce qu'elle me parle de cigognes ? C'est pas une cigognataire que l'on veut ! Il ne manquerait plus que ça qu'il y ait des cigognes qui entrent dans la chambre ! On est déjà assez emmerdé avec les moustiques et les mouches !!!!
Nous suivons tout de même son conseil terminal : "Montez l'escalier, tournez de suite sur la droite et elles seront juste devant vous."
J't'en foutrais du "juste devant nous" ! Il nous a fallu suivre ces putains de flèches qui zigzaguaient dans tous les sens en nous faisant errer dans les multiples recoins du magasin pour que l'on puisse admirer (et éventuellement acheter) les multiples objets et produits disponibles.
Finalement, vingt minutes plus tard, nous arrivons aux moustiquaires. On les prend, on se casse. C'est bon, là ?!

 

OOOOOOOOHHHH QUE NON !
Putain, il faut encore trouver ces putains de caisses de merde à la con pour payer !


Et allez, on redescend, on va dans un sens. "HOP EH ! Les flèches ! On suit les flèches hein eh oh !"
Et nous voici déambulant devant des tapis, des luminaires, de la vaisselle, du mobilier, des plantes,... Tout ce qu'on n'avait pas besoin !
Finalement, vingt minutes (de plus) plus tard, nous arrivons aux caisses !
On paye, on se casse... y'a plus de flèches là ! On peut aller à la bagnole peinards sans qu'on nous fasse chier en nous forçant à passer par les toilettes ou la garderie ou le restaurant...
Ah oui, tiens, le restaurant ! C'est vrai que l'on a perdu près d'une heure avec tout ce parcourt obligatoire !
Il est 13h30. Nous nous accordons une pause bouffe bien méritée pour aller goûter les spécialités suédoises. Rouleau de saumon, boulettes, frites, gâteau au caramel, bière suédoise brune. Nous sommes surpris par les prix. Un exemple : une bière de 33cl dans un restaurant ou un bar en France est à 3 euros minimum. Ici, c'est 1,90 euro. Pareil pour la bouffe (car sinon on va encore que je suis un alcoolique qui ne parle que de mojito et de boissons), entrée à 2,50 euros et plat du jour à 8 euros.

Nous nous dirigeons ensuite vers la maison du retour... non, vers le retour de la maison... non vers le retour... de... euh... enfn on prend la direction du retour en passant faire un petit tour à Toulouse. Entre temps, nous passons sur les lieux où il y a douze ans très précisément explosait l'usine AZF.

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Photos : Géopolintel


Ah oui, là, c'est moins bien rangé que chez Ikea.
Nous arrivons à Toulouse, la ville rose. Enfin, rose, personnellement je la trouve plutôt magenta, mais c'est peut être un peu craignos de dire "Toulouse, la ville magenta".
Donc, finalement, nous arrivons plutôt à Blagnac, qui n'est ni rose, ni magenta, ni taupe, ni améthyste, ni blanc-cassé, ni cuisse de nymphe émue.
Hein ? Ah si, je t'assure que la couleur "cuisse de nymphe émue" existe. Elle ressemble à ceci :

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Blagnac est réputée pour son siège social d'Airbus et son aéroport.
Mais nous, nous ne sommes pas venus pour nous asseoir ou prendre l'avion, mais bel et bien pour tenter de relever un second défi : utiliser tous les transports en commun que Toulouse propose. Nous garons la voiture et nous démarrons notre grand périple au contact de la population toulousaine. Tramway enchaîné avec métro enchaîné avec bus enchaîné avec navette gratuite enchaîné avec petit train touristique ! On les a tous fait ! Juste comme ça, défi relevé !
Nos analyses sont les suivantes :
- les gens prennent le tramway pour regarder les paysages, mais au bout de cinq minutes de trajet, ils s'endorment et loupent leur station.
- dans le métro toulousain, une voix annonce les stations en français et en gascon. Nous ne nous sommes pas arrêtés aux stations portant les noms de La vache et de Trois cocus.
- dans la navette gratuite, c'est pas cher mais ça secoue et les gens sentent la sueur.
- dans le train touristique, même hors saison, c'est plein et le chauffeur n'arrête pas de servir de la cloche pour faire fuir les piétons.

A chaque fois, nous prenions soin de descendre dans un endroit aléatoire :
- la station Palais de Justice du métro où l'on peut écouter les messages électroniques que l'artiste Sophie Calle adresse à Jeanne d'Arc.
- le quartier universitaire où règne un calme olympien, en tout cas le week-end.
- la rue des magasins de cigarettes électroniques
- les quais de la Garonne où se tenait une sorte de fête à laquelle nous n'avons pas tout compris, mais il y avait de l'ecclectisme humain :

 

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Rencontre du 3ème type (en partant de la droite)

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Concert de panses                                                        échec et 8,6°

Puis ce fut le Capitole et son marché pour touristes. Juste derrière, une petite exposition des photos de Martin Parr en vacances, comme...

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martin parr toulouse
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Photos : Jénorme et Un courant d'air dans la maison

Une dernière ligne droite avant de reprendre le tramway et, soudain, de façon impromptue et non prévue dans le sens du direct de l'improvisation totale que rien ne laissait prévoir, je croise une affiche sur un la vitrine d'un bar !
Hein ? Ben ouais ! Une affiche, mec ! T'y crois, toi ? On est en 2013 et y'a encore des bars qui mettent des putains d'affiches sur leurs vitrines, quoi ?! Hein ? Hein ? Hein ? Eh bien, c'est pas grave ; au contraire puisque cette affiche nous apprenait qu'au moment précis où nous regardions cette affiche, avait lieu le Festival Fifigrot à Toulouse !

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Le Festival Fifigrot est le festival international du film grolandais et de musique indépendante. Du coup, on y voit des films et on peut y assister à des concerts. Une foule d'invités étaient encore présente pour cette seconde édition, comme Jacky Berroyer, Jan Bucquoy, Noël Godin, Sexy Sushi, Benoit Délépine et, bien sûr, Notre Président que nous avions pu voir en pleine forme quelques semaines auparavant au festival SATIRADAX 3, au mois de mai 2013...


Mais l'autre invité exceptionnel et incroyable présent à ce festival Fifigrot était Albert Dupontel qui, en plus d'être Président du Jury, venait présenter son dernier film "Neuf mois ferme".
Malheureusement, un peu pris par le temps, ma tante et moi-même n'avons pu nous rendre à la projection. Mais je ne désespérais pas de rencontrer Albert en d'autres lieux puisque depuis le mois de juin, il effectuait une grande tournée française pour présenter son film.

Nous regagnons Magnanac en passant par Orgueil.
Hein ? Quoi ? Tu connais pas Orgueil ? Mais... mais... mais : Orgueil, quoi enfin merde alors ?! Je t'explique.

 

ORGUEIL
orgueil carte postale

Photo : Médiadico

Orgueil est un petit village peu fier situé à la frontière des départements du Tarn-et-Garonne (82) et de la Haute-Garonne (31). Les habitants ne s'appellent pas les Orgeuilleux-ses et ne se baladent pas dans les rues le torse bombé sans s'adresser la parole.
Ce lieu est surtout connu pour avoir reçu le 14 mai 1864 l'écrasement d'une météorite de 14 kg, contenant des diamants et des traces d'acides aminés. Un morceau est exposé au muséum d'histoire naturelle de Montauban ; d'autres sont exposés dans certains des plus grands musées d'histoire naturelle du monde, tels le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris (le morceau exposé pèse 11 kg), le Natural History Museum de Londres ou l'American Museum of Natural History de New York.
C'est une météorite d’une espèce très rare : en effet seules sept de cette nature sont connues dans le monde, celle d’Orgueil étant la plus grosse. Elle contient entre autres un gaz rare, le XENON-HL, et des poussières de diamants. C'est la première météorite dans laquelle on a retrouvé des acides aminés extraterrestres, donnant crédit à la théorie de la panspermie affirmant que la Terre aurait été fécondée de l'extérieur, par des moyens extraterrestres.

 

Et ce week-end, Orgueil était en fête ! Il n'en fallait pas plus pour que je tente de convaincre ma tante de m'accompagner pour me prendre en photo aux côtés de cette fabuleuse météorite.
Nous arrivons sur place. Il y a du monde. Je vois le rond-point sur lequel repose la statue hommage à la météorite tombée en 1864. Une idée-rubrique me vient alors en tête.

IDÉE RUBRIQUE
Aujourd'hui :
Comment se protéger efficacement
contre les chutes intempestives de météorites ?

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Nous l'avons vu en février dernier avec ce qu'il s'est passé en Russie : nous ne sommes jamais à l'abris d'une chute de météorite intempestive. Imaginez : vous êtes tranquillement installé sur votre terrasse en train de boire un Mojito en parlant des actions Eurotunnel avec votre meilleur ami quand tout à coup, vous vous prenez une météorite sur la tronche. C'est moche !
Et les cas de chutes de météorites ne sont pas si rares. Si nous regardons dans l'historique des chutes, nous pouvons voir qu'il se produit actuellement en moyenne une dizaine de chutes par an. Souvenons d'Aire-sur-la-Lys en 1769, d'Apt en 1803, de Galapian en 1826, de Vouille en 1831, de Marmande en 1948, de Sainte-Marguerite-en-Commines en 1962, de Mont-Dieu en 1994 ou encore de Bacqueville en 1999, sans oublier, bien sûr, Orgueil en 1864 !
Pour tenter de réduire les chances de se faire réduire le cerveau et le reste du corps en boulli par une de ses entrées extraterrestres dans notre atmosphère, Jénorme a inventé pour vous un objet utile, décoratif et efficace (PS : son efficacité sera en tout cas testée dès qu'il aura connaissance d'une chute de météorite).

Voici la Météoritostiquaire !

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Utilisable comme une moustiquaire mais pour se protéger contre les météorites. Vous pouvez la placer partout et à tout moment grâce à son fonctionnement simple ; même si très encombrant.

moustiquaire   moustiquaire 1

Par exemple, elle peut également se poser dans une cuisine pour vous permettre de boire l'apéro en toute sécurité...

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Tout cela était bien joli, mais cela ne résolvait en aucun cas le problème initial qui était, rappelons-le : quand est-ce que je pourrai éventuellement rencontrer Albert Dupontel lors de sa grande tournée cinématographique française ?
Eh bien, en me disant que s'il était à Toulouse ce soir, peut être allait-il en profiter pour se rendre dans le Pays Basque par la suite. Je regarde les dates avec les cinémas les plus actifs et intéressants de la région ("L'Atalante" à Bayonne, "Le Royal" à Biarritz et "Le Sélect" à Saint-Jean-de-Luz) et que ne vois-je pas que le réalisateur-acteur-producteur-scénariste-humoriste sera à Saint-Jean-de-Luz le mardi 24 septembre 2013.

 

LUNDI 23 SEPTEMBRE 2013
6h54
Nous sommes le lundi 23 septembre 2013, troisième jour de l'automne et jour de fête pour tous les Constant. Ouuuuaaaaiiissss : bonne fête les Constant !!!!!!
Je quitte ma tante en la remerciant vivement pour son accueil et pour ce week-end original et très agréable. Une énorme pensée pour mon oncle...


Ni une, ni deux, de retour à Bayonne le lundi, je me dirigeais vers le cinéma "Le Sélect" dès 17h012 afin de réserver des places.
J'arrive au guichet, accueilli par une personne très sympathique, auquel je demande calmement :
JENORME calmement : "- Il en reste ? Il en reste ? Tu vas parler chien ? Dis-moi qu'il en reste bordel ??????
LA PERSONNE sympathique : "- Oui il en reste, mais lâchez-moi le col maintenant !"

Banco ! Enfin, j'allais pouvoir voir le film et, peut être, rencontrer Albert Dupontel.

 


Mardi 24 septembre 2013
20h45 :
J'arrive devant le cinéma. Je retrouve là Robert, Fifou et Marco... Marco, dont tu peux retrouver l'oeuvre sur son site et sur son blog Dessin de presse Marc Large !

marco dessin  marco dessin 1
Dessins : Marc Large

Devant une bonne bière, nous attendons tranquillement le début de la séance.


21h00 :
Nous entrons dans la salle. Le film "Neuf mois ferme" commence...

SYNOPSIS : Ariane Felder, 40 ans, adore son métier de juge d'instruction et y consacre sa vie. Elle est d'autant plus surprise quand elle apprend qu'elle est enceinte. Or, la célibataire endurcie n'a aucun souvenir d'avoir couché avec quelqu'un. Elle mène son enquête et découvre que le soir du 31 décembre, elle a fait l'amour complètement saoule avec un inconnu. Enfin inconnu, pas des services de police : il s'agit de Bob, un psychopathe qui a mangé les yeux de sa victime. Alors qu'il ne sait rien sur sa future paternité, celui-ci demande à la juge de l'aider à l'innocenter. L'affaire est mal engagée car les preuves qu'il lui donne sont plus farfelues les unes que les autres...

 

22h22 :
Après 1h22 très précisément de film, les lumières se rallument.
Nous nous essuyons les yeux suite au fou rire provoqué par la plaidoirie de l'avocat bégayeur en fin de séance. Le film passe très vite, va de rebondissements en rebondissements. Albert Dupontel maîtrise complètement la narration en passant d'une séquence à une autre. On croit que l'intrigue va prendre fin et il parvient toujours à relancer son récit par ses personnages, par des anecdotes, par des rencontres surréalistes et par des retournements de situations burlesques. Ajoute à cela les originalités de la mise en scène et les multiples trouvailles et tu passes un excellent moment.
On pourrait en parler plus longuement en disant que Sandrine Kiberlain est étonnante, qu'Albert Dupontel s'est "inspiré" du "10ème chambre, instants d'audience" (2004) de Raymond Depardon, qu'il y a des envolés nostalgiques, des apparitions surprenantes, des contrastes situationnels délirants... mais il ne faut pas trop parler ni écrire ! T'as qu'à aller voir le film qui sort en salle le 16 octobre 2013. Tu peux même y aller les yeux fermés... Attention : cette dernière phrase est un énorme clin d'oeil au scénario !

22h23 :
Albert Dupontel descend les escaliers du cinéma quatre à quatre pour venir faire face aux spectateurs. Il a l'air empressé, attend des questions, des insultes. Le public est encore dans le film et n'ose pas trop prendre la parole. Et puis, si les gens sont venus, c'est parce qu'ils aiment l'oeuvre de l'artiste :
- qu'il soit réalisateur-scénariste avec Bernie (1996), Le créateur (1999), Enfermé dehors (2006) et Le vilain (2009)
- qu'il soit acteur avec, entre autres, Un héros très discret, La maladie de Sachs, Irréversible, Le convoyeur, Un long dimanche de fiançailles, Deux jours à tuer, L'ennemi intime, Le bruit des glaçons,...
Il est donc très difficile de sortir direct d'un film que l'on a beaucoup aimé pour pose de suite des questions à quelqu'un dont on apprécie l'oeuvre. Il faut un petit temps de réflexion pour ne pas dire n'importe quoi, comme "Albert Dupontel, ça va ?", ou "Combien de jours de tournage ?", ou "Y'avait une bonne ambiance sur le plateau ?", ou "Comment faites-vous pour changer si souvent de coiffure ?", ou "Allez-vous reprendre les études de médecine ?".

Quelques questions apparaissent. Les réponses sont succinctes, mais directes. Albert semble pressé d'en finir, mais écoute et répond simplement, sans métaphore, sans chichi, sans tourner autour du pot. Il a écrit pendant deux ans ce film, a cherché le budget en devenant producteur délégué et en le réalisant ! On sent de suite qu'il est habitué à cet exercice puisque cela fait maintenant plus de trois mois qu'il sillonne (ou parcourt... comme tu veux, choisis le verbe qui te plaît le mieux) les routes, villes et cinéma de la France entière pour rencontrer et recevoir les avis du public.

22h54 :
Fin de la rencontre avec le public. Albert Dupontel repart aussi vite qu'il est venu. Bon ben... On va boire un coup au bar du cinéma.
Le réalisateur est là aussi pour boire une boisson américaine sucrée et pour signer quelques autographes, poser pour quelques photos, répondre aux questions d'une journaliste locale ou encore discuter avec les gens qui veulent bien l'approcher.
Alors, avec Marco et Robert, on va taper la discut' rapidement pour ne pas le retarder car, dès demain, il repart pour le festival de San Sebastian.

PHOTO :
Entièrement prise avec l'I-Flou
Jénorme et Albert Dupontel

Parait-il qu'on se ressemble un peu, sauf que lui a plus de frange et porte une chemise à carreaux pendant que j'arbore un magnifique T-Shirt d groupe suisse "The Young Gods". Si on se ressemble tant que ça, je lui proposerais bien d'aller bosser à ma place demain pendant que j'irai présenter mon... son film au festival de San Sebastian, mais non !

 

CONCLUSION DE TOUT ÇA :

Oui parce qu'à un moment donné, il faut que ça se finisse le billet là !
Si nous nous basons sur une réflexion purement kieslowskienne avec une approche reprenant les hasards de la vie mêlés aux coïncidences en analysant les composantes de ce week-end, nous pouvons dire, très sommairement, que si Jénorme n'avait pas eu cette mission de trouver trois moustiquaires à Toulouse, il n'aurait peut être jamais rencontré Albert Dupontel à Saint-Jean-de-Luz.
Merci et à bientôt.