À gad' la té'évision épilogue, à gad' la té'évision épilogue !
À gad' la té'évision épilogue, à gad' la té'évision épilogue !
À gad' la té'évision épilogue, à gad' la té'évision épilogue !
À gad' la té'évision épilogue, à gad' la té'évision épilogue !
À gad' la té'évision épilogue, à gad' la té'évision épilogue !
À gad' la té'évision épilogue, à gad' la té'évision épilogue !
À GAD' LA TÉ'ÉVION ÉPILOGUE !

Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Qu'est-ce qui s'est passé dans cette introduction là ? Hein ? Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? On peut en savoir plus ?

 

                     EXPLICATIONS
En fait, la racine du mot "épilogue" m'a fait repenser à cette fausse pub des Nuls, inspirée de la publicité pour la margarine Épis d'Or.

Voilà, c'est pas plus compliqué que ça.

 

REPRENONS !

Nous sommes le Dimanche 3 mars 2013.
Hein ? 2013 oui ! Je sais : j'ai un peu de retard dans mes billets de blog là ! Deux ans ? Ah ouais, quand même ! Putain, ça nous rajeunit pas tout ça, tiens !

maitre arnaud chez Cyril ZenDONC : ben oui, nous sommes le dimanche 3 mars 2013 ; c'est à dire le lendemain du 2 et la veille du 4.
Si tu te souviens des anciens épisodes portant les titres "Des Landes à l'Auvergne", tu sauras que c'est à cette époque que nous avions décidé, Nathalie, Grégo et moi-même, de faire une surprise à Maître Arnaud pour ses 40 ans, en l'amenant, sans qu'il ne le sache, en Auvergne ; et plus précisément chez Cyril Zen, chef et ex-finaliste de l'émission Top Chef de M6, et dont le restaurant étoilé se trouve dans la petite localité de Sarpoil...

 

VOILÀ !
Ceci étant dit : nous sommes le dimanche 3 mars 2013. Dans cette grande chambre d'hôtel, près de la gare de Clermont-Ferrand, il ne doit pas être loin de 9 heures. C'est  l'heure parfaite pour reprendre la route en direction du Sud-Ouest afin de réaliser un autre parcours qui s'appellerio Quézac... non, qu'est-ce que j'dis ?! Un autre trajet trajet qui s'appellerait "De l'Auvergne aux Landes". Et ce trajet comprend le fait que nous pouvons arpenter un peu quelques routes improvisées du Massif Central.
A chaque fois que j'écris ce nom  -Massif Central- , je pense à une ancienne professeur remplaçante de CM1 que j'avais eue à l'école primaire Georges Guynemer, à Nevers.

CM1
Retrouve où je suis sur la photo ci-haut
et gagne un blouson des années 1980.

Non pas parce qu'elle était auvergnate, encore que, je ne sais pas, mais parce qu'un jour, elle nous avait demandé de confectionner une carte de France. Je m'explique plus en détails.

 

DÉBUT DE L'ANECDOTE

CARTE DE fRANCEC'était un devoir classique. Afin que l'on connaisse un peu mieux notre pays et nos régions, elle nous avait demandé de faire une carte de France avec les dessins et noms des fleuves, des chaînes montagneuses et autres. Je m'étais super bien appliqué pour cet exercice. J'avais décalqué une carte pour retranscrire la forme si originale de notre pays avec cette Bretagne qui tend le doigt vers l'océan, avec ces frontières découpées à l'Est et cette sorte de cuvette au Nord. J'y avais mis de la couleur : du marron pour les relief, du vert pour les plaines, du bleu pour les fleuves dont j'avais essayé de retranscrire au mieux les méandres. En clair, j'étais très content de moi. Cette carte était très belle et très complète. J'étais plutôt fier de la remettre à cette professeur qui remplaçait notre prof habituel qui sé'atit blessé en jouant au rugby.
Et voici qu'arrive le jour de la remise du travail et des notes. J'étais sûr de moi ; sûr que j'aurais une bonne note, sûr que la prof me ferait des compliments pour le travail complet accompli... Elle remet les cartes, une à une, aux élèves avec un petit mot sympathique. Tous les noms défilent... sauf le miens... Si, à la toute fin... "Et maintenant, Jénorme. Je ne vous ai pas mis de note ! Vous vous foutez de la gueule des gens. C'est honteux. Comment peut-on faire une chose pareille ?" Et elle jette ma superbe carte sur la table avec dédain et mépris. Apparemment, il y avait quelque chose qui n'allait pas, mais alors PAS DU TOUT !
Je reprends ma carte sous les regards inquiets de mes camarades qui étaient, eux aussi, habitués à ce que j'ai des bonnes notes. La prof avait entouré des choses précises, comme les S de "Bassin parisien" ou encore les deux S de "Massif Armoricain", ou encore les deux S de "basin aquitain" ou encore les deux S de "Massif Central", là, en plein centre de la carte. En fait, j'avais mes S comme les faisaient ces salopards de nazis durant la seconde guerre mondiale, en forme d'éclair, rappelant les insignes de la Waffen-SS. Très honnêtement, je ne connaissais pas ces signes à l'époque, je ne savais pas ce que cela représentait, je ne savais pas que cela pouvait créer un tel emportement. Je ne connaissais pas la SS. Si j'avais fait mes S de cette façon, c'était tout simplement parce que le stylo marquait mieux le papier en faisant des S en barres qu'en faisant des S en boucles.
Alors, bien évidemment, quand on regarde la carte de France avec tous ces bassins et ces massifs, ça choque lorsque l'on connaît. C'est ce que mes parents m'ont expliqué lorsque je leur ai montré pourquoi j'avais eu une sale note. La prof, quant à elle, ne m'a jamais rien expliqué et a continué de me regarder avec dédain et haine tout le temps où elle remplaça notre vrai professeur.

FIN DE L'ANECDOTE

 

Nous sommes le dimanche 3 mars 2013... Toujours ! Et nous sommes dans le Massif Central ; et plus précisément à Clermont-Ferrand, ville du court-métrage.

Tiens, en vlà un :

Nathalie, Grego, Maître Arnaud et moi-même quittons la chambre d'hôtel. Le dîner d'hier soir est très bien passé ; les bières chaudes du Raymond Bar aussi.
Nous regagnons la voiture pour nous lancer à la recherche d'un bar pas banal où boire un café peinard.
Après avoir un peu tourné dans la préfecture du Puy-de-Dôme qu'est Clermont-Ferrand, nous remarquons très vite que, soit nous ne vadrouillons pas dans les bons quartiers, soit Clermont est un peu une ville morte le dimanche. Pas un marché, pas un pèlerins dans les rues et pas un commerce d'ouvert. Au loin, au hasard d'un passage à proximité d'un grand parc nommé parc Lecoq, il nous a semblé voir depuis la voiture une cahute avec des tables et des chaises à l'extérieur. Étant donné qu'il fait beau, cela semble être un lieu intéressant, au calme, dans la verdure ; idéal ou pas pour boire un café.
Et très vite, le non-souhait se réalise. Apparemment, nous avons du rêver trop fort, comme disait si bien Bashung. À part un grand arbre et une sculpture en fer exhibant plusieurs crapauds, nous ne trouvons plus ces tables et ces chaises qui faisaient envie.

Clermont-Ferrand, Nathalie et Arnaud (63)         Clermont-Ferrand, un arbre dans un parc (63)
Rappelons quand même au passage que cette sculpture est
de Mark Brusse, nommée "Dans la mémoire des crapauds"(1997).

Nous quittons le jardin Lecoq. Nous remontons dans la voiture pour aller boire notre café dans un village environnant ; peut être par là-bas, là, dans les volcans et sur les petites routes qui les parcourent. On serait bien passé par Saint-Nectaire, mais cela nous fait faire un trop grand détour. En clair, Saint-Nectaire n'est pas sur la route de Dax. Nous prenons donc la Départementale 767, puis la D942, puis la D216. Tout ceci un peu au hasard, mais avec de belles vues sur des plateaux et la campagne auvergnate. Apparaît alors ce que nous pensons être l'emblème de la région : le Puy-de-Dôme.

Nébouzat, vue sur le Puy-de-Dôme

Hein ? Mias si, c'set un peu l'emblème du Massif Central et de l'Auvergne, le Puy-de-Dôme, hein ? Mais si ! Allez fais pas chier, va ! Si c'est pas l'emblème, ça pourrait l'être, comme l'est le Mont Blanc à la Savoie, le Mont Beuvray au Morvan, la dune du Pilat en Gironde, le Menez Bré à la Bretagne, la Rhune au Pays Basque, etc. Tiens, d'ailleurs, je pensais à ça l'autre jour : on sait quelle est la montagne la plus haute d'Europe (le Mont Blanc), du monde (l'Everest), mais on ne sait pas quelle est la montagne la petite du monde... Hein ? On le sait pas... Bon... Allez, on continue.
Après quelques kilomètres, nous tombons nez à nez avec un gite de prime abord sympathique de par sa situation géographique et sa façade.

Orcival, gite du lac de Servière, entrée (63)

Oui, tu as bien remarqué : il y a un siensien qui surveille l'entrée et ça, c'est plutôt bon signe. Pour ce qui est de ce lieu, il s'agit du Gîte-restaurant du lac de Servières.
Quelques travaux d'aménagement extérieurs ne nous empêchent pas d'entrer.

Orcival, petit déjeuner au gite du lac de Servière (63)A l'intérieur, il y a un beau bar tout en bois, une petite épicerie avec les produits de première nécessité, des livres, des vêtements et des produits locaux (miel, fromages, confitures,...), quelques tables pour manger ou boire un verre, un coin jeux-enfants et une grande véranda sous laquelle se trouvent également chaises et tables dominant sur la vallée.

 

 

 

Orcival, gite du lac de Servière, bain norvégien (63)C'est là que nous prenons place. Un peu plus bas, dans la cour du gîte, nous remarquons qu'il y a un espace aménagé étrange.
Le tonneau sur la gauche, c'est un sauna. Le caisson en bois sur la droite, surmonté d'un tuyau de poêle, c'est un bain norvégien.

 

 

 

 

LES BAINS NORVÉGIENS
bain-nordique-en-pin-avec-chauffage-interne-

"Depuis des siècles, les scandinaves se baignent dans des bains extérieurs chauffés par des poêles à bois. Il n'est pas étonnant de voir que la technique du bain nordique a été inventé par les scandinaves, et plus précisément par les finlandais : dans des pays où le froid est présent partout et tout le temps, les habitants avaient d'autant plus envie de prendre des bains bouillants.
Pour ce faire, ils durent se résoudre à tenter l'expérience à l'extérieur, tant les habitations n'étaient ni assez grandes pour recevoir un cylindre de bain bouillant, ni conçues pour résister à la chaleur que celui-ci engendrait. Aujourd'hui, la tradition est toujours bien en place: comme depuis leur invention, l'on utilise toujours un cylindre de bois et un poêle.
Tout d'abord, ils sont 100% naturels, que ce soit au niveau du caisson ou du traitement de l'eau, ce qui est très important dans un souci de respect de l'environnement. Plus encore, les bienfaits physiques et psychologiques des bains nordiques sont très importants.
Concrètement, l'usage de ces bains a un effet très relaxant et apaisant sur les muscles. De plus, ils stimulent et améliorent considérablement la circulation sanguine et sont efficaces dans l'élimination des toxines même si cela ne correspond pas à un réel effort sportif comme on peut le pratiquer dans une piscine." BAIN NORDIQUE

 

Le restaurant est bio. Il propose des produits frais, non congelés, comme du pistou sauvage, de la moussaka maison, des choux raves farci, de la soupe de raves avec une tartine de St-Nectaire, une assiette végétarienne, la truffade à la tome de brebis, la raclette de Servières, le risotto de girolles, omelette, galette,...
En boisson, tu trouves des jus de fruits bio et locaux, les bières locales (Gaïa et Damoiselle), l'Auvergnat Cola,... Oui, oui : du cola auvergnat !

auvergnat cola auvergnat_cola_2 festival_international_tatouage_chaudesaigues_chaudes_aigues_tattoo_0 auvergnat cola

 Après un bon petit déjeuner, nous repartons en passant à proximité de la belle terrasse en herbe, jouxtant le gîte.

Orcival, gite du lac de Servière, terrasse (63)

Nous reprenons la route. La Départementale 983 plus précisément. Elle serpente entre monts et montagnes auvergnates jusqu'à ce qu'un lieu doté d'un magnifique panorama nous pousse à faire une pause.

LES ROCHES TUILIÈRES

Les Roches Tuilières, panorama
Ce sont les vestiges de deux volcans faisant partie de l'ensemble Sancy-Monts Dore érodés par des glaciers. Il n'en reste plus que la cheminée (Tuilière) et un morceau de cône (Sanadoire) séparés par une vallée en auge. Elles marquent la limite entre les Monts Dore et le massif de la Banne d’Ordanche et émergent dans le cirque du Chausse, au pied du col du Guéry. Elles bornent la vallée Fontsalade (en auge) et sont formées par deux culots de lave qui furent dégagés par le glacier qui occupait le cirque.

Les prismes réguliers, nés du lent refroidissement de la lave, se délitent en plaques minces et régulières, les lauzes. Elles furent longtemps exploitées pour couvrir les toits des maisons et des églises dans un large périmètre, donnant ainsi son nom à la roche Tuilière. On utilisait autrefois ses pierres pour couvrir les toits des maisons. Ce sont les fameuses lauzes.

Roche sanadoire, la roche Sanadoire (63)La roche Sanadoire, "roche sonnante", car la phonolite résonne quand on la frappe, culmine à 1290 m. Elle a porté jusqu'au XVe siècle un château réputé imprenable. Il servit de repaire aux mercenaires (routiers), amenés par les anglais, qui ravagèrent la contrée pendant la guerre de Cent Ans. Un effondrement de la partie sommitale (certainement dû au tremblement de terre de 1477, qui secoua fortement la région et endommagea la Basilique d'Orcival), en a complètement effacé les traces.

 

Nous continuons, toujours en suivant la D983, qui nous amène cette fois au pied d'un lac.

 

LE LAC DE GUÉRY

Lac de Guéry, en hiver (63)
"Encadré par le massif de la Banne d'Ordanche, le massif de l'Aiguillier et les roches Tuilière et Sanadoire, il est également le plus haut lac d'Auvergne à 1250m d'altitude. Sa superficie est de 26 hectares pour une profondeur maximale de 17 mètres. Il est de forme presque parfaitement ovale et c'est un site classé.

C'est un lac de barrage volcanique créé par une coulée de lave basaltique il y a  deux millions d'années ; ce qui ne nous rajeunit pas. Celle-ci est venue barrer le ruisseau des « Mortes », provenant du plateau. Les lacs auvergnats sont le plus souvent d'origine volcanique, mais celui-ci procède également des effets des anciennes glaciations. Le lac de Guéry s'est créé à la suite de l'érosion par surcreusement glaciaire. Au quaternaire, le secteur du Guéry et le Massif du Sancy sont recouverts par une calotte de glace. Le paysage actuel est modelé. Les zones plus fragiles sont fortement érodées. Le Lac de Guéry se forme alors dans un surcreusement où l'eau du ruisseau des Mortes s'accumule derrière les coulées de lave en provenance des volcans Puy Loup et Clef du Lac.
L’exutoire du lac donne naissance au ruisseau de l’Enfer, qui, additionné au ruisseau de la Croix Morand fourni l’eau de la belle cascade du Rossignolet.
Aujourd’hui, un petit barrage maçonné a rehaussé le niveau des eaux (digue) et le lac est également alimenté par un barrage EDF.

Très apprécié des pêcheurs, il est peuplé de truites fario et arc en ciel, de saumons de fontaine, d'ombles chevaliers, de perches, de brochets, de carpes, de gardons, de tanches et de gougeons."  SANCY.COM ET AUTRES

 

Bon, là, pour la pêche aujourd'hui, il faudra repasser ;
même si un concours de pêche au trou est annoncée
et que quelques personnes sont en place.

Lac de Guéry, en hiver, activités (63)      Lac de Guéry, en hiver, glace fragile (63) Lac de Guéry, en hiver, pêche (63)

Nous repartons. Toujours un peu au hasard, mais en suivant encore la D983. Incroyable D983 !C'est un peu la Route 66 de l'Auvergne. Et d'ailleurs, pendant que nous traversons cette sympathique région au demeurant, ne serait-ce pas le moment de se demander qu'est-ce que l'Auvergne. Hein ? Mais si bien sûr ! D'autant plus que ça s'écrit sans deux "S" qui se suivent...

L'AUVERGNE
auvergne carte

"L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes, puissante confédération des Gaules dont Vercingétorix était le roi au moment de l'invasion romaine. Son père, Celtillos, avait été élu à cette fonction avant lui et il avait été exécuté par ses compagnons pour avoir voulu la rendre héréditaire. Vercingétorix réussit en 53 - 52 av. J.-C. l'alliance de toutes les tribus celtes autour de lui, en obtenant des "otages" (fils ou filles de rois) de chaque tribu, garants de la fidélité et de l'alliance de ces tribus.
D'après les fouilles récentes des archéologues, la capitales des Arvernes aurait été située entre Gergovie, Corent, Aulnat et plusieurs autres sites significatifs dans un périmètre de 35 km, laissant extrapoler une population centrale de 150 000 habitants et de plus de 400 000 habitants pour le territoire contrôlé par les Arvernes, alliés des Cadurques (Cahors).
Une grande partie de la région d'Auvergne est couverte par le Massif central, massif hercynien datant de la fin de l'ère primaire qui s'étire sur presque un sixième de la surface totale de la France. C'est un plateau élevé (pénéplaine) entrecoupé de profondes vallées. Un épisode volcanique est intervenu au tertiaire et au quaternaire. Les volcans les plus récents ont moins de 8000 ans et forment un ensemble appelé Chaîne des Puys. Le nord de la région (Allier) est un pays de collines. Le point culminant de l'Auvergne, 1886 m, se situe au Puy de Sancy dans le massif des Monts Dore.
Région essentiellement montagneuse, comptant quatre-vingts volcans, l'Auvergne est de ce fait à l'écart des axes de communication historiques de la France, tels que le couloir rhodanien ou le littoral Atlantique. Cet enclavement persiste aujourd'hui, malgré la volonté affichée par les institutions de promouvoir la réalisation d'infrastructures de communication traversant et desservant la région. Une telle situation n'a pas été favorable au développement économique et urbain et l'enclavement est l'un des facteurs qui ont contribué à la stagnation, voire la régression démographique de la région. C'est pourquoi elle est identifiée dès l'après-guerre comme étant la partie centrale de ce qui est nommé « la diagonale du vide »."  LE FROMAGE D'AUVERGNE

Voilà, ça, c'est dit. Nous ne passons pas très loin du Mont-Dore, mais nous ne nous y arrêterons pas pour humer son air pur, ou profiter de ses chaines thermales ou faire du ski car nous n'avons pas le temps.

PAS LE MONT DORE

Non, nous ne passerons dans cette petite station thermale de 1329 habitants, située 1050 mètres d'altitude, entourée de volcans.

funiculaire du capucinNous ne passerons pas devant le monument le funiculaire du Capucin, plus ancien funiculaire à traction électrique de France. Inauguré en 1898 et classé à l'Inventaire des Monuments Historiques, les frères Lumière en personne lui consacrèrent un petit film-hommage ("La montée du funiculaire").

 

 

 

Nous ne nous poserons pas quelques heures dans les thermes du Mont-Dore, considérées comme les plus vastes d'Europe. Nous n'errerons pas dans le hall des Sources, dans la salle des pas perdus ou encore dans le Palace Sarciron.

palace sarciron"Le Palace Sarciron, aujourd’hui résidence privée, face aux thermes, est l'un des derniers témoins muets de l'époque florissante du thermalisme montdorien. Œuvre de l'architecte clermontois Louis Jarrier, il ouvrit ses portes en juin 1907. Fréquenté par le gotha européen, les princes d'Asie, les grandes familles d'industriels et banquiers et les artistes, il était doté de 300 chambres et suites ou travaillaient plus de 200 employés.

 

Le Sarciron fut longtemps considéré comme l'un des cinq plus grands palaces de France jusqu'à sa fermeture en 1953.
Hôpital pendant les guerres il a été transformé en résidence en 1957 ; mal entretenu pendant longtemps il est en cours de restauration depuis son inscription au patrimoine culturel. Il faut imaginer son fonctionnement à la belle époque : une grande galerie intérieure donnant sur un jardin intérieur allait de l’entrée coté thermes à une grande porte verrière coté rue Meynadier vers les jardins de la ville et surtout le casino; sur cette galerie donnaient les boutiques dont la devanture était rue Ramond (la boutique de dentelle au niveau de la trompe à l’angle Ramond Meynadier était avant le salon de thé) ;le palace recrutait beaucoup d’employés locaux à la grande époque, les hommes pour porter les curistes jusqu’aux thermes, les femmes dans les sous sols (parait il bien conservés) dans les buanderies, lingeries et cuisines."
PETIT PATRIMOINE

 

Mont Dore, chaine thermaleNous ne profiterons donc pas des eaux thermales de la ville ; des eaux considérées comme les plus siliceuses de France. Elles sont aussi chargées de gaz et d'acide carboniques. Leur température est comprise entre 38 et 44 °C. Des eaux aux vertus approuvées pour soigner l'asthme, les affections respiratoires et les rhumatismes ; ainsi que les sinusites et autres affections nasales, telles que les polyposes naso-sinusiennes.
Tiens, beaucoup de célébrités se sont arrêtées au Mont-Dore pour prendre ses eaux positives. Citons, par exemple, Madame de Sévigné, George Sand, Alfred de Musset, Charles Nodier, Honoré de Balzac, Anatole France, Marcel Proust, Marie Bashkirtseff, Georges Clemenceau, le maréchal Jean de Lattre de Tassigny, Paul Bourget, Francine Bloch… (Photo : Chaine thermale du soleil)

 

puy de SancyNous n'irons pas non plus voir le Puy de Sancy, qui du haut de 1886 mètres, domine la station thermale. C'est également le point culminant du Massif Central, plus haut volcan de France métropolitaine, qui a cessé toute activité il y a 220 000 ans très précisément ; et ça non plus, ça ne nous rajeunit pas ! (Photo : Routard.com)

 

 

 

 

 

 

source Dore et DogneNous ne nous rendrons pas non plus à cet endroit unique en France où les deux torrents que sont la Dore et la Dogne se rejoignent pour donner vie à... à... Mais non pas la Dognedore, eh connau ?! Mais oui, bien sûr : pour donner naissance à la Dordogne ! (Photo : Sitepasite)

 

 

 

NON !
Nous, on va direct à La Bourboule !

Finie la D983 ! Cette route débutant à Randanne se termine net au Mont-Dore. 25 kilomètres de lacets et de découvertes : le chemin du Puy de l'Enfer, le bois de Fontsalive, le bois des Rioux, le lac de Servières, les Roches Tuilières, la forêt de Train, le lac de Guéry, les cascades du Quereuilh et du Saut du Loup ; puis la fin dans la rue de la Saigne, au pied des pistes de ski et du Puy de Sancy. Cela aurait pu se finir autrement, comme le recense le site Soo Curious à propos des fins de route brutales.

"Alan Taylor, dirigeant du site très populaire In Focus a récemment passé son temps sur Google Maps afin d’en trouver les limites. Inspiré par GeoGuessr, Taylor explique dans une interview qu’il a « toujours été attiré par les fins de route, les impasses ainsi que les bords de route que l’on pourrait un jour être autorisé à parcourir, quelles que soient les caractéristiques géographiques, les frontières internationales, ou tout simplement l’absence de toute autre route » .

Canada     Houston
Route s'arrêtant au milieu de la forêt, Canada                              Houston, Texas            

Hawaï    Italie, sur du Tirol
Coulée de lave, Hawaï                               Sud du Tirol, Italie

New Zeland   Nordkaphallen, Norvège
Sud de la Nouvelle-Zélande                                   Nordkaphallen, Norvège

Sand Island   Sund, Norvège
Sand Island, Îles Midway                                Près de Sund, Norvège

Whittier, Alaska   santa-monica, fin route 66
Whittier, Alaska                                   Santa Monica, Californie

Mais vu que nous ne sommes pas allés au Mont-Dore, je ne peux pas poster ici de photos de la fin de la route D983. Nous avons donc pris la Départementale 130 sur 7 kilomètres pour arriver à...

 

LA BOURBOULE

La Bourboule, affiche et église (63)
Située dans une vallée glaciaire à une altitude moyenne de 852 mètres, le nom de La Bourboule m'a toujours fait sourire. La Bourboule. Cela me fait penser à Darie Boutboul, à partie de boules, à je-sais-pas-tout-quoi encore... Mouaip, à pas grand chose finalement. Les habitants de La Bourboule sont appelés les Bourbouliens et les Bourbouliennes ; et ça, c'est un peu rigolo.
L'origine du nom de la ville reste imprécise. Certains pensent y voir la preuve de l'existence d'une ancienne zone boueuse (borbola, bourbe). Cette hypothèse se base sur le nom des lieux environnants comme Pessy (poisson), Murat (mur, barrage), Quaire (quai). En effet, les eaux thermales y rejoignaient la Dordogne pour y former une zone marécageuse.
Une autre hypothèse souligne que le nom de La Bourboule viendrait du nom celtique du dieu des sources Borvo. Ceci démontrerait la grande ancienneté des sources thermales, qui ont fait la renommée de cette ville. Vers 1830, une cuve en bois (probablement un vestige d'une piscine gallo-romaine) a été découverte lors de fouilles. D'autre part, en 1463, un dénommé Jean Lacombe tenait un établissement de bains à La Bourboule et un certain Pierre Chanet prit sa suite.

Car oui, tu l'as compris :
La Bourboule est connue pour être une grande station thermale...
Elle aussi !

Petit historique, vite fait, comme ça, sur le pouce.
Avant le milieu du XIVe siècle, La Bourboule, qui doit son nom au Dieu celte "Borvo" (dieu des sources) n'était qu'un petit village : les Bains de Murat-le-Quaire. Elle est devenue une commune à part entière en 1875. Mais ses origines sont beaucoup plus anciennes, puisque le début de son activité thermale remonterait à l'époque gallo-romaine. Plus sûrement c'est vers 1450 que fut installé, au pied du mamelon granitique de la "Roche des fées" la première Maison des Bains et ses rustiques baignoires de bois. La notoriété de la station commença en 1814 avec la construction du premier établissement thermal. 1854 est une année déterminante grâce à la découverte des propriétés thermales des eaux : chacun rêve alors de capter "sa source", et une véritable "guerre des puits" s'instaure avant d'aboutir en 1872 à la construction de l'établissement Choussy.
C'est en 1875 que la ville obtient son statut de commune autonome. C'est le point de départ de son extension et de sa prospérité, qui a fait d'elle une « Grande ville d'eaux », qu'elle est devenue en quelques années. Cette période de développement est marquée par la « guerre des puits » entre les familles Choussy et Mabru se déchirant sur la propriété des différentes sources thermales.

La Bourboule, affiche (63)Le thermalisme bourboulien est spécialisé dans le traitement des affections des voies respiratoires de l'enfant et de l'adulte, de l'asthme, des problèmes de peau (eczéma, psoriasis notamment) ainsi que les troubles du développement de l'enfant.
En 1877, on inaugure l'établissement "Les Grands Thermes". Des hôtes de marque fréquentent alors la station : une clientèle de luxe (émirs, sultans, etc.), la Reine de Roumanie, Buster Keaton, le Roi Faruk, Sacha Guitry... Au cours des Trente Glorieuses, la Bourboule abandonne son costume de station mondaine pour devenir la plus importante station thermale de France pour enfants sous l'impulsion de la Sécurité sociale.
L'architecture de l'artère principale de la ville s'en ressent.
Une certaine mélancolie en est ainsi ressortie, avec ce mythe de « l'âge d'or du thermalisme », vantant les fastes de cette période (tapis rouges pour accueillir la clientèle) et accusant la Sécurité sociale d'avoir attiré les classes populaires dans la cité thermale, qui, de ce fait, remplaçaient la riche clientèle à partir des années 1950. Mais, depuis quelques années, la station a encore perdu de son éclat en ayant vu progressivement disparaître les cohortes d'enfants descendant des maisons de soins pour se rendre du printemps à l'automne aux thermes. La politique du gouvernement a été plus contraignante avec les cures depuis la crise mettant ainsi en danger la survie des petites stations thermales comme la Bourboule qui voit toute son activité menacée (commerce, tourisme…).
(Diverses sources)

 

Nous nous promenons un peu dans la ville. Il est vrai que ces stations thermales ont un certain charme désuet, amplifié par la couleur de la ville ; une couleur grise omniprésente provenant de la pierre et des matériaux volcaniques utilisés pour la construction des bâtiments et édifices.
Il y traîne comme une odeur du passé dépassé avec des vestiges de vieilles affiches peintes, de bâtiments d'un autre âge et quelques particularités architecturales.

Nous sommes  allés voir l'église Saint-Joseph-de-La-Bourboule...
La Bourboule, église (63)
...mais elle était fermée.

Il faut dire que les horaires d'ouverture et de visite libre ne sont pas faciles à choper : "Accès et visite libre de 8h30-9h à 18h30-19h."

Ah bah bien. Bon, ben, on va rester dehors
et poser devant avec du pain sur la tête...
La Bourboule, pause (63)

...en regardant les poubelles !
La Bourboule, panneau (63)

"La Bourboule, ville insolite". Pourquoi ? Comment ? Et quand ? Et où ? Étrange panneau, non ? Il change de ses affiches nostalgiques publicitaire pour la station thermale...

la bourboule affiche 1920   la bourboule affiche 1930  la bourboule affiche 1  la bourboule affiche 2

Nous nous sommes alors lancés dans les rues commerçantes de La Bourboule pour trouver cet aspect insolite. Des immeubles anciens jouxtent des bâtiments plus récents ou réaménagés. Il règne une sorte de calme mystérieux, comme étant la résultante de la rencontre de deux mondes d'un autre temps :
    - Le monde des actifs avec leurs activités quotidiennes (travail, courses et autres).
    - Le monde du thermalisme un peu absent en ce jour.
Bien sûr, il n'y a pas de gens en peignoir et patins qui se promènent dans les rues en attendant le prochain bain d'eaux bicarbonatées, chlorurées sodiques et arsenicales. Je sais pas comment l'expliquer. Il règne ici une sorte de calme qui rend le quotidien merveilleux, mais pas tant que ça. À la limite, si on reste trop longtemps ici, on risuerait peut être de s'emmerder très vite. Tu comprends mon oxymore là ? Non ?

Bon, regardons cette vidéo trouvée sur Internet
en tapant "La Bourboule, rue commerçante" :

Une autre ! Une autre ! Une autre !
Pas de problème !
Voici :

 En tout cas, durant toute notre petite errance,
je ne sais pas pourquoi,
mais je n'ai pas pris de photos.

La pâtisserie RozierPourquoi je n'ai pas pris la façade de la belle pâtisserie Rozier, classée monument historique ? (Photo : Petit patrimoine)

 

 

 

 

 

Grands Thermes de La BourboulePourquoi ne pas s'être arrêté devant les Grands Thermes de La Bourboule ? (Photo : Pays d'Auvergne)

 

 

 

 

 

Thermes de ChoussyOu encore regarder plus attentivement les intrigantes thermes de Choussy ? (Photo : 52 week-end)

 

 

 

 

 

parc fenestre, tobogganEt le parc Fenestre avec ses 12 hectares de vastes pelouses, de bassins, de bosquets, d'espaces arborés, d'allées bitumées, de chemins, d'attractions dont l'un des plus grand toboggan d'Europe ? Pourquoi n'ai-je pas pris de photo ? (Photo : Tourisme Auvergne)

 

 

 

 

Par contre, j'ai acheté des cartes postales ! Pour ce faire, je me suis rendu dans ce petit bureau de presse sympathique, portant sur son parvis quelques marmottes sifflotantes à chaque passage de passant. Je suis rentrée. J'ai vu des magazines, des journaux, des produits locaux et des cartes postales.

J'ai acheté celles-ci :
Carte postale, la Bourboule

Carte postale, l'Auvergne
      Carte postale, l'aligôtCarte postale, l'Auvergne      Carte postale, l'Auvergne

 

Et une fois que ça c'était fait, il ne nous restait plus qu'à partir. Nous remontons en voiture pour quitter La Bourboule en repensant aux mots de Suzanne Flon dans l'excellent film d'Henri Verneuil, "Un singe en hiver" (1962) avec Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo.

Nous rejoignons l'autoroute quelques kilomètres plus tard. Je trouve le ciel très intéressant...

A89, aire du Manoire et ciel (24)

Nous passons également sur le viaduc du Chavanon qui, avec sa portée principale de 300 mètres, est le troisième pont suspendu le plus long de France, après le pont de Tancarville et le pont d'Aquitaine.

Merlines, viaduc du Chavanon (19)

Nous repassons du côté de Périgueux pour prendre des nouvelles de Johnny Steff, sosie de Johnny Depp. Il était sur le marché de la ville :

                               johnny crepp
"On le connaissait sous le nom de Johnny Steff, notre sosie local de l'acteur, à cheveux longs, chapeau et barbiche. Et voilà qu'on l'a retrouvé mardi matin sur le marché de Périgueux, en train de vendre des crêpes sous la pancarte « Johnny Crepp ». Une façon drôle de proposer ses services, avec ou sans costume de pirate des Caraïbes, pour des anniversaires (enfants et adultes), soirées d'entreprises ou animations commerciales (contact : 06.35.18.25.92)." SUD-OUEST

Quelques heures plus tard, nous arrivons à Dax. Fin de cette expédition auvergnate, riche d'enseignements et de découvertes.

 

DANS NOTRE PROCHAIN ÉPISODE

Nous nous rendrons dans un endroit surprise afin de fêter dignement les 40 ans de Nathalie.