Lors de notre précédent épisode qui s'intitulait "NEVERS ALORS ?! Visite 1", nous ne sommes pas allés visiter quelques-uns des lieux mythiques de la préfecture nivernaise afin de rester concentrés sur la beauté fragile et éphémères des incroyables toilettes du Pub.
Il est grand temps à présent de sortir un peu et de voir ce que Nevers cache derrière, au-dessus et en dessous de ses remparts.

Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Allez, soyons sérieux un peu !
Je ne reviendrai pas ici sur le reportage de France 2, diffusé le 27 janvier dernier, sur cet apparemment vide neversois : vide commercial, vide touristique, vide culturel, vide, vide sportif,...
NON !
Nevers n'est pas vide ! Nevers vit, Nevers propose, Nevers est plein de ressources, de propositions ! De Nevers à l'aube, Nevers à vif, Nevers ça m'botte, Nevers et contre tous, never Nevers, faut rêver Nevers !
Et je sais de quoi je parle, j'y ai habité pendant plus de 25 ans... Bon, ok d'accord, ça fait huit ans que j'ai déménagé pour habiter à présent dans le Pays Basque et que c'est suffisamment éloigné de Nevers pour ne pas y aller tous les jours, mais je suis allé faire ma petite enquête. Et je n'ai pas été déçu.

Commençons de suite notre visite en suivant l'une des idées phares de la ville : le Fil Bleu, ou Ligne Bleue... comme tu veux, tu choises car Nevers, c'est le choix.
Et déjà, dans ton esprit de lectrice/teur alerte et avide de réponse, les questions t'oppressent le cervelet :
"Qu'est-ce donc que cette étrangeté ? Et pourquoi un fil ? Et pourquoi bleu ? C'est payant ? T'as vu ta gueule quand tu manges un yaourt ?"

C'est pas compliqué. Tout a une explication.
Le Fil Bleu neversois est une ligne qui parcourt la ville afin de faire connaître et découvrir Nevers aux gens de passage, vacanciers, touristes et même locaux. Comme le souligne la brochure "Cheminement piéton, Nevers", fourni par l'Office du Tourisme.
"Monuments importants et bâtiments remarquables font la fierté d'une ville. Mais ils ne sont pas toujours faciles à découvrir... Partir à leur recherche peut devenir une aventure ! Pourtant, quel plaisir de les admirer. Et puis, une ville n'est pas seulement le visage de sa plus belle architecture. Une ville, c'est aussi des rues pittoresques, des quartiers animés, des points de vue insolites... Ou encore des objets d'art et des plaisirs gourmands !"

Et c'est à ce moment précis que j'ajoute un nouveau jeu de mots, attention : "Nevers à pied"... Voilà, voilà... T'as compris ? "Nevers à pied", le fil bleu... à pied... Verre à pied... Nevers à pied... Bon.... ça va sinon ?

Tout de suite, un coup d'oeil sur le plan de la ville
revisitée par la Ligne Bleue :
plan fil bleu
Il manque le troisième parcours

De prime abord, au premier coup d'oeil innocent, on ne comprend pas bien.
En fait, il faut savoir qu'il existe trois parcours urbains.
Le premier parcours s'intitule Saint-Martin/Saint-Étienne, inauguré en 1994.
Et là, déjà, je t'entends dire :
"Mais je ne comprends pas pourquoi on nous envoie à Saint-Étienne pour découvrir Nevers ? Tu vois bien que France 2 avait raison avec son reportage !!!! Y'a rien à Nevers !"
OOOOOOOH, tu t'calmes ! Saint-Étienne, c'est un des quartiers de la ville, où trône, notamment, l'église romane du même nom.

Le second parcours du Fil bleu, ou Ligne bleue... c'est comme tu veux tu choises, y'a vraiment pas de problème, c'est Nevers, t'es libre ! Mais Fil bleu, c'est peut être mieux parce que ça fait penser au fil d'Ariane, tu sais...
"Ariane est une jeune princesse mortelle. Séduite par Thésée qui veut s'en aller tuer le Minotaure dans ce labyrinthe construit par Dédale au centre de la Crète. Un labyrinthe dont personne ne peut sortir. En échange de la promesse de l'épouser; Ariane aide Thésée en lui fournissant un fil que ce dernier dévide derrière lui afin de retrouver son chemin, après avoir tué le Minotaure. Mais après cet exploit, Thésée abandonne finalement Ariane sur l'île de Dia."

Alors que Ligne, ça fait penser à Ligne ferroviaire, train, tout ça.

Nevers pub SncfTiens, d'ailleurs, il y a quelques mois, la SNCF avait sorti une belle campagne de publicité pour soutenir la construction d'une ligne TGV reliant Nevers à Paris.
Petit rappel : François Mitterrand n'est pas originaire de Nevers, mais il fut maire de Château-Chinon, capitale du Morvan située à 60 km, de 1959 à 1981, député et sénateur de la Nièvre.

 

 


Mais où en était-on avant que je ne perde le fil de notre aventure qui n'a pas encore commencé ?

Le second parcours du Fil bleu, ou Ligne bleue, s'aventure sur le chemin des Faïenciers, inauguré en 1996. Et là, nous avons une première explication à la couleur de cette ligne-fil. Bleu parce que faïence, bleu parce que Bleu de Nevers. Ce fameux bleu unique dont nous reparlerons plus tard si j'y pense parce que c'est important quand même.

Le troisième et dernier parcours a été inauguré en juin 2015. Il ne fait pas de boucle comme les deux autres. Il se termine dans un des lieux les plus visités de la ville : le couvent Saint-Gildard. Et qu'y a-t-il donc à voir dans ce couvent pour que la mairie ne conçoive même pas une boucle touristique comme si, une fois, que tu étais entré en ce lieu, tu ne pourrais plus en ressortir ?
Eh bien, nous le verrons plus tard aussi parce qu'il est important de faire les choses dans l'ordre.

Et présentement maintenant, je décide de prendre le départ de la visite de la ville au pied de celle-ci, c'est à dire non loin de l'ancienne Route Nationale 7, rebaptisée D907 ou encore Avenue Pierre de Coubertin, célèbre historien et pédagogue français à qui l'on doit la célèbre phrase : "L'important, c'est de ne pas se faire chier" Non, restons polis !!! "L'important, c'est d'aimer"... Non, ça c'est le titre du fabuleux film d'Andrzej Żuławski (qui nous a quitté le mois dernier), sorti en 1975 avec Romy Schneider et Jacques Dutronc. "L'important, c'est d'y croire"... Non, ça, c'est 0+0= la tête à Obispo.
Bon eh oh ! On va la visiter cette ville ?????

OK !
C'EST PARTI MON KIKI !

DÉBUT DE LA VISITE DE NEVERS !

Alors bon ! Pas de Ligne bleue,
mais, déjà, pas mal de choses à voir !

1) La Maison de la Culture, plus communément appelée ici la MACU.
DSCN6727La première pierre de cet édifice -que nous ne voyons pas très bien sur la photo ci contre car un bus de ville le cache-  fut posée le 12 mars 1966 pour être inaugurée en 1968, comme le relate ce reportage de l'époque. On peut se demander pourquoi avoir construit un lieu culturel ici, un peu à part de la ville, et de cette façon, en béton.

 

 

 

La réponse, originale et concrète, nous ai donnée par Jean-Louis Ramey, l'ancien maire de la ville, en 1962 :
"Nous avions à résoudre un problème d’urbanisme, qui était presque un problème de salubrité ou d’hygiène. Car à l’endroit où nous nous trouvons ici, mais à un niveau très inférieur, coulait depuis toute éternité une petite rivière qui s’appelle la Nièvre, qui donne son nom au département et qui se jette dans la Loire. Cette rivière qui coulait encore à ciel ouvert, qui est charmante quand elle est à la campagne, était dans les derniers mètres de son cours, une sorte d’égout à ciel ouvert, une sorte de cloaque assez pestilentiel et qui nous valait l’été, souvent, d’être envahis de moustiques. Par conséquent, du point de vue de l’urbanisme et de l’assainissement, une solution s’imposait, et c’était de mettre cette Nièvre, solidement enfermée dans un tuyau de ciment. C’est ce que nous avons réalisé il y a maintenant cinq ans, et elle coule maintenant sous nos pieds. Et la couverture de la Nièvre dégageait tout naturellement une petite vallée. Que vous pouvez apercevoir, bien qu’elle soit en partie comblée. Et l’idée nous est venue après avoir envisagé le comblement de cette vallée, d’utiliser les quelque deux hectares de terrain tout nouveaux, qui étaient ainsi conquis, acquis par la ville, à un emplacement magnifique au bord de la Loire et tout près du grand courant des touristes qui traversent Nevers par le nouvel itinéraire la route nationale 7. Et c’est ainsi que l’idée nous est venue, renforcée peu à peu avec nos architectes, de réunir en cet endroit, et la Maison du Travail que nous devions construire, et la Maison des sports, et la Maison de la Culture. Ce n’est donc pas une coïncidence, c’est une solution très sérieusement réfléchie et préméditée que nous avons ainsi adoptée."  LE JOURNAL DU CENTRE

Construit sur un égout à ciel ouvert... C'est peut être mieux qu'un ancien cimetière indien.
Ici ont eu lieu bien des évènements, bien des concerts, festivals, conférences et tout ça et tout ça. C'est encore ici que se déroulent la plupart des grands concerts du Festival référence "D'Jazz Nevers" (Chet Baker en 1987, puis Grapelli, Petrucciani, Michel Portal, etc.). D'autres artistes sont venus, qu'ils soient internationaux, nationaux ou régionaux, comme Les Tambours du Bronx !!!

D'ailleurs, pour le clip de la chanson-titre de leur dernier album, le groupe avait décidé de mettre en scène Neversoises/Neversois (et autres) dans différents lieux de la ville...

Mais revenons à cette maison de la Culture.
Certaines mauvaises langues diront qu'elle ressemble à une déchetterie et qu'elle n'est pas du tout en adéquation avec les remparts de la ville. Peut être est-ce pour cela alors qu'elle ne figure pas encore sur le trajet du Fil bleu.
En même temps, y'a plein d'autres trucs qui ne sont pas sur un de ces trajets touristiques, comme, par exemple...

LA FAÏENCERIE GEORGES
7 quai de Mantoue

Faïencerie Georges
Faïencerie Georges famille
Faïencerie Georges boutiqueNevers FaïenceFaïencerie Georges presse

Fondée en 1898 par les frères Marest, puis reprise en 1908 par Félicien Cottard qui imposera la célèbre signature des faïenciers de Nevers par Deux Noeuds Verts, Émile Georges apprend le métier dans cette manufacture avant de reprendre l'établissement en 1926. Depuis, la fabrication traditionnelle et le savoir-faire familial se perpétue de génération en génération. Aujourd'hui, ce sont Carole Georges et Jean-François Dumont qui ont repris le flambeau. Bien sûr, ils confectionnent des pièces avec le célèbre bleu de Nevers, mais ils ont également su renouveler la faïence en apportant une vision moderne et originale.

2) L'ancienne Nationale 7
La ligne Bleue ne longe pas non plus cette ancienne route mythique des vacances, des congés payés, baptisée également Route Bleue et tout ça !

3) La Loire
Bon, là, on verra plus tard que le fil bleu nous proposera de belles vues et de belles histoires sur le dernier fleuve sauvage de France qui prend sa source en Ardèche pour déambuler sauvagement sur plus de 1000 kilomètres avant d'aller s'en jeter dans l'océan Atlantique à hauteur de Saint-Nazaire.

4) Le canisite
DSCN6725Je n'en parle pas dans la vidéo, mais il faut savoir que l'un des rares canisites de la ville se trouve en face de la Maison de la Culture.
Imaginons alors que tu habites dans le quartier Saint-Étienne ou Saint-Martin, cela fait une sacrée tirée avant de pouvoir faire chier ton chien.
Tiens d'ailleurs, en parlant de ça, sais-tu pourquoi ton chien te regarde quand il fait ses besoins ? Un site tente de répondre à cette question cruciale : voici pourquoi votre chien vous regarde quand il fait caca ?

 

5) La Ligne rouge
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Bien qu'il s'agisse là aussi de grimper, cette ligne rouge n'a pourtant rien à voir avec le film éponyme de Terrence Malick. Non, ce n'est pas ici, dans cet escalier qu'ont été tournée la plupart des scènes de ce magnifique film qui évoque la bataille de Guadalcanal  qui eut lieu dans le Pacifique en 1942. Tu confonds avec un film d'Alain Resnay... dont nous parlerons plus tard et qui a, lui aussi, un rapport avec le Japon.
Peut être est-ce un parcours parallèle qui ne figure sur aucun guide touristique pour visiter Nevers autrement que par le Fil bleu. Un truc de ouf, chanmé qui te fait ramper ta race jusqu'au skate-park !

 

ALLEZ, avançons, grimpons à l'assaut de la cité ducale nivernaise !

Je monte l'étroite rue Casse-Cou...
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...pour croiser une petite rue
perpendiculaire portant le nom de...
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Toujours pas de Ligne Bleue en vue, je continue de suivre la ligne rouge. J'arrive finalement au-dessus des remparts. La Rue Casse-cou ouvre ses murs étroits à un mini-carrefour piétonnier pavé, d'un autre temps il me semble, où elle rencontre la rue des Ratoires. Croisement de petites ruelles, hauts murs de maisons retenant la lumière la jour. Préhistoire, Moyen-Âge, fin XVIIIème siècle, aujourd'hui. Tout se mêle. Des pavés, des murs, des tags.

RUE DES RATOIRES
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      DSCN6610

Et ce minuscule tag qui veut passer inaperçu...
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Ce petit coin de pavé est très mignon-joli-gentil-calme-typique, mais je ne vois toujours pas le Fil bleu. Pourtant, il aurait pu venir se perdre en ces lieux, tel le fil d'Ariane dans ls dédales du labyrinthe du Minotaure.
"Ariane est une jeune princesse mortelle. Séduite par Thésée qui veut s'en aller tuer le Minotaure dans ce labyrinthe construit par Dédale au centre de la Crète. Un labyrinthe dont personne ne peut sortir. En échange de la promesse de l'épouser; Ariane aide Thésée en lui fournissant un fil que ce dernier dévide derrière lui afin de retrouver son chemin, après avoir tué le Minotaure. Mais après cet exploit, Thésée abandonne finalement Ariane sur l'île de Dia."

Ah merde, je l'avais déjà écrit.

Mais... ah !
Ligne bleue en vue !

Qu'est-ce que c'est que ça ??? C'est très très court enfin ! Rien à voir avec ce qui est dit dans les guides touristiques de la ville. On se croirait à Arudy avec le nouveau cheminement piéton allant de la grille d'égout au mur, sorte de passage de superhéros Marvel, de la Batcave à Spiderman...

Passage
Photo : La République des Pyrénées

La question se pose alors : "Après la ligne rouge, y'a-t-il un autre parcours touristique neversois inconnu de l'office du tourisme et qui nous propose de visiter les égouts de Nevers jusqu'à, pourquoi pas, la MACU, tu vois le genre de truc bien underground quoi tu vois ?"

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Eh bien, je te répondrais franchement et tout de go sans faire de détour en allant à l'essentiel car nous sommes déjà en train de perdre trop de temps et c'est insupportable quand on pense qu'il y a tant de choses à faire dans ce bas monde qui part à vau-l'eau de toute part alors que nous pourrions, par exemple, accueillir des milliers de réfugiés syriens et les réunir sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris pour leur diffuser en boucle sur grand écran la dernière publicité pour la Clio Zoé touch ! Hein, tu crois pas que ce serait plus important ça, hein, plutôt que de parler de ce que l'on parlait et dont je ne me souviens même plus de quoi c'était ? Hein ? Non mais franchement ?... Non mais franchement... De quoi on parlait ?

Aaaaah Nevers !
Tu me fais tourner la tête, tiens !!!

Ah oui, monde souterrain, tourisme underground ! Ok !
Tant pis, je prends le risque de ne pas tenter l'aventure souterraine. Je saute d'un pas alerte la bouche d'égout pour continuer à évoluer dans la rue des Ratoires

Et là, enfin :
je vois la lumière...

La ligne bleue !!!
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Elle est là, qui serpente, le long d'une trottoir, vacillante, honteuse... Té... La voilà, la voilà... Tu l'as vue arriver, la Ligne Bleue... Dis, garce, salope, et maintenant que tu reviens, le pauvre Jénorme, dis, il s'est fait un mauvais sang de peste depuis deux heures, il tournait, il virait, il te cherchait dans tous les coins, il était malheureux comme les pierres et, pendant ce temps là, elle avait séduit ses touristes de gouttière... (d'après Marcel Pagnol, La femme du Boulanger, que j'avais lu ici à Nevers alors que j'étais au collège Adam Billaut).
Mais d'après le plan-guide touristique-cheminement piéton ou tout simplement en regardant le panneau à l'angle des murs, je suis à présent dans la Rue de la Parcheminerie.


RUE DE LA PARCHEMINERIE
Je passe devant une magnifique demeure aux colombages bleus...

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...avant de longer le square de la montée desOriginale Princes,
qui domine la Loire et la Maison de la Culture.
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Comme tu peux le remarquer, ou pas, sur la photo ci-dessus, on ne voit absolument pas la magnifique façade de cette maison du XVème siècle avec parquets, carrelages, vitraux, poutres apparentes et cheminées d'époque.
"On suppose que ce fut la maison d'un marchand, probablement de parchemins, par référence au nom de la rue. L'échoppe s'ouvre dans un rez-de-chaussée en pierre de taille sur la rue principale et en moellons sur la petite rue des Ratoires dont le nom se rapporte également à la fabrication du parchemin. L'étage est à pans de bois en encorbellement. La ferme débordante du pignon, protégeant celui-ci de la pluie, a été restaurée en 1929 lorsque cette maison a été classée Monument Historique." CHEMINEMENT PIÉTON

Après la rue de la Parcheminerie, j'atteins la rue Adam Billaut. Cela me rappelle ma jeunesse puisque j'ai passé mes années collège au collège... au collège ? Au collège Adam Billaut !!! Oui, tu suis, ça fait plaisir, j'en parlé un peu plus haut. J'allais dans cet établissement sans savoir pourquoi on lui avait donné ce nom, sans me préoccuper de la corrélation entre le nom et le bâtiment dans lequel j'étais obligé de me rendre chaque jour, sauf lors de la réforme Devaquet en 1986.
Ce collège faisait et fait toujours partie de ce quartier neversois (non parcouru par la Ligne Bleue) où sont regroupés la plupart des écoles publiques (maternelles, primaires, collège et lycées). C'est ainsi que quelques années plus tard, je suis passé du collège Adam Billaut au lycée Jules Renard, puis au Lycée Raoul Follereau en ne faisant que quelques dizaines de mètres en plus chaque jour.
Cet ensemble scolaire se trouvait, et se trouve toujours, non loin de l'église Sainte-Bernadette ; autre lieu qui n'est pas parcouru par la ligne bleue et qui, pourtant, n'est pas dénué d'intrigue.
Je me souviens que je passais devant presque tous les jours lorsque je raccompagnais Caroline du Lycée Raoul Follereau à chez elle, boulevard Victor Hugo, en poussant ma moto 49cm3, tel le Christ portant sa croix. Aaaah Caroline...
Mais qu'est-ce que cette église pas banale ?

Église Sainte-Bernadette
Pas sur le parcours de la ligne bleue
Nevers, église Sainte-Bernadette (58)      Nevers, église Sainte-BernadetteNevers, église Sainte-Bernadette, détails (58)      Nevers, église Sainte-Bernadette
"Conçue entre 1963 et 1966, l'Église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers matérialise la coïncidence de deux recherches : le travail « archéologique » de Paul Virilio sur les bunkers du mur de l’Atlantique (Bunker Archéologie, 1958-1975) et la recherche de Claude Parent sur la critique du plan moderne par l’exploration de la cassure et du basculement. L’église du Banlay affirme la fracture de deux lourdes masses s’élevant en porte-à-faux sur un pilier central qui en constitue le point d’articulation."
FRAC CENTRE

Mais nous n'en dirons pas plus car elle ne figure pas sur le trajet de la Ligne Bleue.

 

Revenons donc à la rue Adam Billaut.

Et que trouve-t-on dans la rue Adam Billaut ?

Eh bien, plusieurs hôtels particuliers,
comme celui-ci, par exemple :
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Mais on ne se rend pas bien compte de la valeur et de l'originalité de celui-ci
car j'ai pris la photo d'un peu trop près.

Recommençons !

Et que trouve-t-on dans la rue Adam Billaut ?

Eh bien, la maison d'Adam Billaut,
dit Maître Adam.

DSCN6740
C'est dans cette belle demeure où il mourut le 18 mai 1662,
ce qui ne nous rajeunit pas.

Mais... mais... mais... Je ne veux pas faire le mec chiant... mais... Je ne comprends pas.

DSCN6739Sur la plaque commémorative fixée sur la façade de la maison, il est écrit "Maison de Maître Adam Billaud, mort en 1662".
Alors que sur la petite plaque explicative en dessous, il est écrit "Adam Billaut, loué et raillé tout à la fois..."
Billaud
ou Billaut ? Cela ressemble à du Hergé avec ses Dupont et Dupond.

 

 

 

Bon, tant pis, concentrons-nous sur ce personnage original neversois.
"Adam Billaut (1602-1662), menuisier et poète, loué et raillé tout à la fois par les salons parisiens dans lesquels il essaye de s'établir sous la protection de la duchesse de Nevers, Louise-Marie de Gonzague, fit preuve d'une facilité naturelle pour l'expression élégiaque des sentiments dans Les Chevilles (1644) et Le Vilebrequin (1663)." CHEMINEMENT PIÉTON
On peut rajouter qu'il était nommé "Le vigile au rabot" et est considéré comme l'un des premiers poètes ouvriers.

Un peu plus loin, une autre de ces petites ruelles à escaliers abruptes m'invite à redescendre vers les Bords de Loire. C'est la rue de la Fontaine.

RUE DE LA FONTAINE
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Une fois en bas, il ne faut pas lâcher la ligne bleue des yeux afin de ne pas se perdre...

Enfin... faut faire gaffe quand même car, parfois,
il y a des pièges comme celui-ci.
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Ou encore celui-là !             
DSCN6750

On comprend rien : y'a des lignes blanche, jaune, bleu ! Des dessins, des chiffres ! ça coupe, ça reprend dix mètres plus loin !!!!

BON :
faisons un point grâce à ce panneau récapitulatif
que je viens de me prendre dans la tronche.
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Ah !! Derrière le panneau Nevers, ville d'art et d'Histoire, je vois la façade du Pub ! Sauvé !!!!

Mais, merde, il est fermé.
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Ou tant mieux, comme ça, nous pouvons continuer la visite de la ville.

 

DANS NOTRE PROCHAIN ÉPISODE

Nous verrons si tous les fils bleus mènent au Pub ou si il y a moyen de poursuivre la visite de Nevers sans forcément passer devant ce bar toutes les dix minutes...