Dans nos deux précédents épisodes puisque celui qui arrive à présent est le troisième donc après le 1 vient le 2, et après le 2, le 3 normal, et, en même temps, on peut se demander qui, un jour, a décidé qu'il en serait ainsi, c'est à dire, après le 2, voici le 3. Cela ne s'est pas fait en un jour.
Tout d'abord, les premiers nombres apparurent 30 000 ans avant J.C..
Et puis un jour, l'homme eut l'idée de symboliser sur l'argile les nombres : un petit trou circulaire pour la bille, une encoche pour un cône, un cercle pour une sphère ; et c'est ainsi que, vers 3600 av J.-C. , naquirent les chiffres. Un peu plus tard, mais pas tellement, en 3500 avant notre ère, les chiffres égyptiens basés sur les hiéroglyphes virent le jour. Les chiffres Mayas prirent le relais, utilisés pour calculer le temps passé. Puis ce furent les chiffres hébreux, issus de l'alphabet hébreux, qui donnèrent naissance aux chiffres romains composés d'abréviations de nombre. Et, enfin, les chiffres arabes que nous connaissons et que nous utilisons encore aujourd'hui... Voilà, voilà... Bon, qu'est-ce qu'on disait déjà ?
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...


Ehla, j'ai rien compris à ce que je viens d'écrire.
Reprenons.

SECONDE TENTATIVE DE RÉSUMÉ

Souvenons-nous : dans les épisodes précédents, nous avons suivi cet itinéraire qui mena Nath, Maître Arnaud, Grégo et moi-même d'Orthez à Belrepayre, en Ariège. Ce sont les 40 ans de Grégo et il ne sait absolument pas où on va l'amener et ce qu'il va devoir faire.
Après Lourdes, Bagnères-de-Bigorre, Saint-Girons et Seix, nous avons donc attéri dans le super camping de Belrepayre airstream trailer park, situé dans la campagne de Manses.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Il est 8h32 du matin. Les oiseaux chantent et le jour s'est déjà bien installé dans le ciel et sur la terre. Mais où sommes-nous aujourd'hui ? Ou du moins, où étions-nous hier ?
Ah oui : au camping Airstream de Belrepayre, et plus précisément au Belrepayre airstream trailer park. Chacun vaque à ses occupations. Nath stresse un peu sur la météo. Grégo ne comprend pas où il est. Maître Arnaud sympathise avec le siensien de Coline pendant que, de mon côté, je tente d'immortaliser mon passage en Airstream.

camping siensien           DSCN8742

Ensuite, nous nous dirigeons tous, tranquillement, vers l'Apollo Lounge pour prendre le petit déjeuner.

Belrepayre airstream trailer park, apollo LoungeColine a tout préparé sur le comptoir de la magnifique Airstream d'intérieur
Croissants frais, café, confitures maisons.
Le tout au son de Wet Wet Wet.

 

 

 

 

 

 

Ça fait longtemps que je n'ai pas entendu une chanson de ce groupe des années 1980. Une bonne occasion pour se demander ce qu'ils font à présent grâce à notre toute nouvelle rubrique.

 

MAIS QUE SONT-ILS DEVENUS ?

Lors d'une longue randonnée dans les montagnes à plus de 3000 mètres d'altitude, ou en pleine méditation au milieu d'un jacuzzi géant dans les profondeurs d'un village de l'Ariège, ou en prenant un petit déjeuner dans un camping rempli d'Airstream, tous les moments sont bons pour avoir soudainement à l'esprit une chanson, un film, une citation en tête qui, subitement, nous fait nous poser la question cruciale : Mais que sont-ils devenus ?
Nous pourrions ainsi parler de Larusso, ou du groupe Europe, ou de Marie-Pierre Casey, ou de la marionnette Nestor, ou encore de l'acteur Jacques Rispal. Mais aujourd'hui, parlons de...

WET WET WET
wet wet wet 1
        wet wet wet

Groupe écossais formé en 1982, la première chose qui intrigue est leur nom de scène ,Wet Wet Wet qui, une fois traduit en français, signifie tout simplement Humide Humide Humide. Le choix de ce nom serait un hommage à une chanson du groupe Scritti Politti. On compte quatre albums à leur actif : The Memphis sessions (1988), Holding back the river (1989), High on the happy side (1991) et 10 (1997). Plusieurs tubes sont à retenir, comme Angel Eyes, Sweet little mystery, Wishing I was lucky ou encore le célèbre Love is all around qui servit également de bande son au film Quatre mariage et un enterrement en 1995. Signalons qu'à l'origine, cette chanson fut écrite par The Troggs en 1967.
Le groupe se sépare en 1998 suite à des problèmes de répartition de cachets entre les membres. De plus, le chanteur Marti Pellow doit faire face à des problèmes de dépendance à l'alcool et aux drogues. Aujourd'hui, et depuis quelques années maintenant, le groupe s'est reformé et est reparti en tournée pour quelques dates, comme l'annonce son site officiel. Voilà.
On ne peut pas se quitter sans écouter un de leurs tubes que nous écoutons en ce moment même dans l'Apollo Lounge.

La semaine prochaine, nous parlerons de Kim Wilde qui s'est lancée dans l'horticulture après nous avoir gratifié de quelques tubes mémorables dans les années 1980.

 

Nous restons un peu dans cette ambiance calme et décontrastée (hommage à Garcimore) pour parler avec Perry qui échange ses expériences avec les nôtres. Et puis... Ooooooooh eh, faut y aller là ! Nous saluons le bus à l'impérial. Nous saluons notre Airstream d'une nuit.

DSCN8732         DSCN8739

Nous saluons Coline et Perry qui nous ont très bien accueilli, puis nous reprenons la route pour cette dernière journée d'anniversaire de Grégo.

En chemin,
nous réfléchissons déjà à de futurs hébergements insolites,
comme...

UNE NUIT SUR UN PADDLE-BOARD
Nuit en paddle baye
"Venez passer une nuit insolite à Baye sur un paddle : c'est une des nouveautés de cet été, proposées par la base Activital de Baye. Un paddle “géant” gonflable, qui permet à huit personnes de pouvoir naviguer en toute sécurité, avec une stabilité exceptionnelle, auquel Yves Prégermain (le responsable de la base) a eu l'idée d'installer une tente à l'arrière. Ainsi, les touristes peuvent passer une "nuit insolite" sur l'étang de Baye, amarré au milieu de l'eau. L'idéal pour découvrir la richesse de la faune locale dans cet espace naturel sensible. (...)"
 
LE JOURNAL DU CENTRE

 

 

UNE NUIT DANS UNE CARAVANE DÉPLIANTE
caravane
"Eric a eu l’idée, Pierre l’a réalisée : chez les Beau, on travaille en famille. Le fils, ingénieur et nostalgique des véhicules des années 60, voulait une caravane aux formes circulaires, comme les roulottes de jadis, et de petit encombrement sur la route. Mais aussi une caravane de confort moderne, avec suffisamment d’espace une fois installée.C'’est ainsi qu’il a imaginé la Beauer 3X, un habitat touristique itinérant révolutionnaire : particulièrement compacte quand elle est roulante (4 mètres carrés), la caravane triple de volume quand elle est arrivée à destination.(...)"
  SUD OUEST

Le tout sur fond de musique caravanesque !


Après une petite demi-heure de route, nous arrivons à notre premier rendez-vous du jour.

MIREPOIX
Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, façades

C'est mignon comme nom Mirepoix. Cela fait penser à petit pois. Hein ? Hein ? Hein ?
Et sais-tu comment on appelle les habitants de Mirepoix ? Hein ? Hein ? Hein ? Non ? Eh bien, on les appelle les Mirapiciens.
Mais qu'est-ce qu'il y a à voir dans cette ville ?
Nath se souvient qu'à chaque fois qu'elle fait le trajet Dax-Marseille en voiture, elle croise sur l'autoroute un panneau indiquant Mirepoix avec une sorte de dessin de tête sculptée. La première mission du jour de Grégo sera donc de retrouver cette tête sculptée.
Nous garons la voiture en dehors du centre-ville qui semble être entouré de remparts.
Après plus de quatre heures de recherches et 25 km de marche intensive dans les différentes rues... Non, j'déconne !
Après avoir pris une rue, puis une autre, nous parvenons sur l'un des lieux incontournable de Mirepoix, l'endroit où il faut être, the place to be : la Place du Maréchal-Leclerc.

LA PLACE DU MARÉCHAL LECLERC
Mirepoix, maison des Consuls

Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, commerces à colombages (09)       Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, façades

Cette place est entourée de maisons (fin XIIIe -XVe siècle) dont le premier s'avance sur des couverts en charpente.
"A la suite de la terrible inondation qui a, en 1289, ravagé le castrum sur la rive droite de l'Hers, la bastide de Mirepoix, autrefois fief de la famille des Lévis, est reconstruite ici. Son organisation régulière est dite en damier. Les rues rectilignes se coupent à angle droit. Un large îlot est réservé à la place du marché. A chaque angle, des passages, appelées cornières, sont aménagés. Tout autour se développent les 'couverts'. Ils résultent de l'usage de construire au-dessus de la rue une avancée de façades, supportée par des arcades, dans le prolongement des habitations.
Cet espace central de la ville accueille les principaux édifices. A l'origine, la place se poursuivait jusque derrière la cathédrale et les deux blocs de bâtiments, actuellement de part et d'autre de la halle, n'existaient pas. Ils ont vraisemblablement été construits à la fin du XIVème siiècle ou au début du XVème siècle." OFFICE DU TOURISME DE MIREPOIX

Sous ces avancées couvertes magnifiques se cachent
divers boutiques, commerces, bars et restaurants...
Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, commerce (09)
     Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, restaurant (09)

Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, restaurant      Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, restaurant

C'est également sur cette place que se trouvent les "têtes sculptées" que Nath croise sur un panneau de l'autoroute lorsqu'elle se rend à Marseille. Est-ce que tout est bien clair ? Oui, OK, on continue. Et cette tête sculptée, ainsi qu'une centaine d'autres, se trouve sur la façade de la Maison des Consuls.

LA MAISON DES CONSULS
Mirepoix, maison des Consuls

Oui, je sais : j'ai un peu foiré la photo et nous ne voyons pas bien la finesse des solives sculptées, mais c'est pas ma faute ! Il y avait une lumière de merde due à une averse imminente.
BREF ! Autrefois demeure des seigneurs de Mirepoix, ce bâtiment, édifié dès la fin du XIIIème siècle, constitue le plus bel exemple d"architceture médiévale du village. En s'attardant sur les solives sculptées, nous découvrons une sorte de comédie humaine composée de différentes têtes expressives. Les visages apparaissent tantôt amusés, tantôt curieux. Certains ont reçus des surnoms, comme "l'élégante", entourée de monstres, ou encore "le Géolier". Sont également présents sous les couverts un ours, emblème des Pyrénées, et un lion, symbole de la justice rendue par les seigneurs des lieux.
Le nom de Maison des Consuls provient, non pas de la diversité de ces visages sculptés, mais du fait qu'après avoir subi les ravages de la Guerre de Cent Ans vers 1500, elle fut rebâtie et servit de maison consulaire. Aujourd'hui, c'est un hôtel.

Ce n'est pas loin d'ici ; et plus précisément en face, que se trouve une autre attraction touristique de la ville ariégoise : la cathédrale Saint-Maurice. Comme il y avait une messe en cours, je n'ai pas pu entrer à l'intérieur. Dommage, parait-il que l'intérieur de l'édifice surprend par son ampleur. Avec ses 22 mètres, nous sommes ici face à la nef la plus large de France et la seconde d'Europe. Par contre, à ce moment précis où je te parle, pas moyen de savoir quelle est la première !!!

Nous nous contenterons donc d'un succin historique en regardant les inquiétantes gargouilles qui parsèment l'extérieur de l'édifice.

CATHÉDRALE SAINT-MAURICE
Mirepoix, cathédrale Saint-Maurice, gargouille (09)

Mirepoix, cathédrale Saint-Maurice, gargouilles (09)"Le 22 septembre 1209, le jour de la saint-Maurice, les armées de Simon de Montfort prennent la ville et placent l’église sous le patronage du saint et de ses compagnons. Mais cette église n’est plus, emportée par l’inondation du 16 juin 1289, qui fait déplacer la ville sur la rive gauche.
La cathédrale que nous connaissons vit sa première pierre posée par Jean 1er de Lévis-Mirepoix, le 6 mai 1298 (date à laquelle a été posée la pierre de dédicace). Son édification s’étala sur six siècles, avec des interruptions."  WIKIPEDIA
En parler ici serait beaucoup trop long et, en plus il commence à pleuvoir.

Entre les solives sculptées intrigantes de la Maison des Consuls et les gargouilles inquiétantes de la cathédrale Saint-Maurice, l'ambiance est au doute. Rajoute à cela le ciel gris au-dessus de nos têtes et on ne peut pas dire que ce soit la fête à Mirepoix.

 

 

 

Un petit soleil sur une des belles façades est très vite désacralisé par un mot effacé situé un peu plus loin.

Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, façades        Mirepoix, place du Maréchal Leclerc, façade, pub (09)

Bon, il est l'heure du brief... sans que Grégo ne se rende compte qu'on est un peu dans la merde par rapport au programme initialement prévu. Eh oui, normalement, il devait faire beau et là, il pleut !

Au programme,
nous avions prévu ceci :

PASSAGE A LERAN : vers 10h04
Petit village perdu qui fait sa traditionnelle fête de village du 20 au 22 mai : fêtes de Léran
PASSAGE A LAVELANET : vers 10h26
Son nom vient de l'occitan avelana et donc du latin avellana : « noisette ». Ville natale de Marie Laforêt et de Fabien Barthez, signalons le Musée du textile et du peigne en corne
PASSAGE A ROQUEFORT-LES-CASCADES : vers 10h42
Pour démarrer cette journée spéciales cascades :les cascades de Roquefort
1h -1H30 de marche à la découverte de la tuffière, étrangeté géologique !!!!
PASSAGE A FOIX : vers 12h04
Pas de marché à Foix le dimanche, c'est honteux. Mais il faudrait tout de même faire quelques courses pour le pique-nique de la marche vers Aulus-les-Bains.
PASSAGE A NIAUX : vers 13h12
Célèbre pour ses grottes où nous n'irons pas.
PASSAGE A CAPOULET-ET-JUNAC : vers 13h16
Un nom rigolo, un lieu où l'on peut visiter le musée intimiste Paul Voivenel, édifié dans sa maison renatale (???)
PASSAGE A VICDESSOS : vers 13h24
Petit village connu pour sa légende de la dame sauvage de Vicdessos :
En 1808, dans les Pyrénées, des chasseurs aperçurent une femme qui courait nue dans les rochers. Longuement traquée, elle fut finalement capturée et interrogée. Elle n’offrait en réponse que des grognements et une attitude propre aux animaux. Mais lorsqu’on lui demanda comment il se faisait qu’elle n’eût pas été dévorée par les ours, elle répondit clairement : « Les ours étaient mes amis ! » Ensuite, privée de liberté, elle se laissa mourir.
PASSAGE A SUC-ET-SENTENAC : vers 13h46
Nom rigolo
PASSAGE A AULUS-LES-BAINS : vers 14h14
Cascade et balade d'Ars : 3h30 de randonnée aller-retour pour découvrir l'une des plus belles cascades des Pyrénées.
Possibilité après cette difficile balade d'aller se détendre dans les Thermes d'Aulus.
Ah non, merde, apparemment, c'est fermé le dimanche.

 

Et voilà que devant la pluie battante qui s'abat à présent sur les gargouilles de la cathédrale Saint-Maurice, sur la place du maréchal Leclerc, sur Mirepoix et sa région, eh bien, nous sommes bien emmerdés. Il est impossible de se lancer dans une marche de plus de trois heures alors qu'il tombe des cordes. La cascade d'Ars, aussi belle soit-elle, est maintenant rayée des projets de cette dernière journée d'anniversaire grégorien. Ce qui n'est pas sans déplaire à Maître Arnaud qui, préférerait faire un marché plutôt que marcher. Nous regardons, comme ça, un peu distrait, les panneaux d'informations de l'office du tourisme de Mirepoix pour voir s'il y aurait une quelconque manifestation intéressante aujourd'hui dans les parages.
Il y a des expositions à la con, des concerts de sosie de merde, très peu de jeux de rifles ou bingo... quand soudain, toujours avec Maître Arnaud, nous nous arrêtons sur une affiche. "Marché gourmand à Vals" que c'est écrit dessus.
Un rapide coup d'oeil sur le smartPhone pour voir où se trouve Vals de Mirepoix... 12 km... 15 minutes... Apparemment Grégo ne se doute de rien et ça tombe bien car nous non plus.

Nous nous dirigeons vers la sortie de la bastide de Mirepoix pour regagner la Kangoo... et ce n'est pas la publicité pour Renault qui ne m'a filé aucun pognon pour écrire ce billet. Nous rejoignons bel et bien la Kangoo point barre. Nous montons dedans. Maître Arnaud enclenche la marche arrière avec Grégo à ses côtés. Cette fois-ci, la situation est complètement géniale car personne ne sait où nous allons à présent. Et finalement, eh hein oh, nr'est-ce pas cela la véritable communion entre amis ? N'est-ce pas cela le voyage ? N'est-ce pas cela la surprise ? hein ? Hein ? Hein ? Mais si, bien sûr ! Hop hop hop... Attends, ralentis voir un peu !!!
 

SUR LA DROITE DE LA ROUTE ALÉATOIRE...
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UN MAGNIFIQUE CHAMP DE COQUELICOTS !

N'est-ce pas là l'endroit rêvé pour ajouter une touche de couleurs à ce périple rocambolesque ? Mais oui, bien sûr. Nous demandons alors à Grégo de foncer tête baissée dans le champ.

DSCN8765        DSCN8766
Alors, eh hein : qui voit qu'il pleut sur ces photos ?
Personne ! C'est coloré, c'est souriant !


Nous arrivons à proximité de Vals et, déjà, un panneau touristique nous informe sur LE lieu à visiter dans le village. Il s'agirait d'une église rupestre. Nous ne connaissons pas trop le lien entre les deux mots, nous nous interrogeons, nous mettons Grégo dans le questionnement afin qu'il se prépare à se rendre dans cet endroit qui n'était pas prévu au programme.

MAÎTRE ARNAUD : "- Grégo, sais-tu ce qu'est une église rupestre ?
GREGO : "- Ben...
NATH : "- J'en étais sûre, il ne sait pas.
JENORME : "- Aaaaaah, mais il faut à tout prix y aller pour que tu saches, Grégo !"

Et nous voici à Vals. Oui, je te vois venir : "Eh Vals, comme le Premier Ministre là, hein ? Ah, ah, ah !" 
Oui si tu veux, mais on s'en fout. Nous arrivons dans le village de Vals, et plus précisément au pied de cette énigmatique église rupestre... alors que nous sommes venus ici pour aller au marché gourmand, mais on s'en fout. N'est-ce pas cela aussi, hein, le voyage, les imprévus, les rencontres, et tout ça et tout ça ! Hein ? Mais si !

 

VALS
Vals, Église semi-rupestre et roses (09)

Nous ne voyons qu'elle, dominant le village du haut d'une petite butte. Après avoir traversé le petit village de moins de cent habitants, nous parvenons devant l'entrée de l'église Notre-Dame.

Vals, Église semi-rupestre, entrée (09)

Ce qui frappe de prime abord, l'architecture de l'édifice ressemble à un château ou une citadelle. Nous avons du mal à cerner l'entrer et à savoir ce qui a été construit par l'homme de ce qui relève de la nature. C'est là la particularité d'une église rupestre ; c'est à dire en partie construite dans la roche composée de blocs de poudingue.
Après avoir gravi les quelques marches de l'escalier extérieur, nous poussons la grande porte de bois qui, dans un long grincement, laisse apparaître une vision prenante.

Vals, Église semi-rupestre, escaliers (09)

Un autre escalier de pierre semble s'enfoncver dans les entrailles de la roche. Une autre porte à ouvrir pour découvrir cette fois ci l'intérieur de l'église et sa partie inférieure, construite au Xème siècle. Nous continuons à évoluer pour atteindre la nef inférieur ou crypte.
"Il s'agit d'un édifice préroman. À cette crypte fut accolée, au XIe siècle, une abside sur un soubassement plus ancien. L'ensemble fut voûté au XIIe siècle dans un style préroman méridional introduit dans la région depuis la Catalogne. Dans la crypte sont visibles deux dalles funéraires du XVIIIe siècle. L'une est celle de la comtesse de Lascaris-Vintimille, décédé le 5 septembre 1760, et l'autre est celle de Françoise de Serres, la mère de la comtesse." LIEUX INSOLITES
Au fond de la nef, après être passé entre les deux vitraux de 1887 arborant les armes de la marquise de Portes., nous entrons dans une abside rectangulaire accolée à la crypte au XIème siècle. C'est ici que se trouvent la seconde grande curiosité de l'église de Vals.

Vals, Église semi-rupestre, fresques

Des fresques romanes. Découvertes en 952 par l'abbé Durand, elles ont ensuite été restaurées de 2006 à 2008 par Jean-Marc Stouff.
"Évoquant la parousie et des scènes de l’enfance du Christ, ces fresques ont la rigueur et les couleurs propres à cette période. Ici, pas d’effet de perspectives, pas de grande recherche esthétique : l’image doit instruire et non charmer. Saint Michel, Saint Mathieu, Raphaël et Gabriel entourent le Christ en majesté et gardent le site. Mais au-delà des couleurs, des habits et des positions des divers personnages, un détail frappe : les yeux. Fixes, immenses, ils pèsent sur le visiteur, et les regards des Saints ne paraissent jamais lâcher ceux qui pénètrent en ces lieux..." OLIVIER DE ROBERT pour ARIEGE.COM

Vals, Église semi-rupestre, fresques (09)

"Les couleurs utilisées sont caractéristiques de la période romane. Il s'agit du blanc (chaux), du rouge (hématite), du jaune (ocre) et du noir (charbon de bois). Elles sont datées de 1100 à 1110 et correspondent à la sphère de production catalane du maître De Pedret de par le traitement particulier des figures (cheveux, barbes, yeux en amande, forme du nez et de la bouche) et des vêtements. Sur ces fresques sont représentés trois moments de la vie du Christ, la venue dans le monde (annonciation, bain de l'enfant et adoration des mages), la période de l'évangile et le retour glorieux sur terre. Sur le mur plat du chevet figure l'adoration des mages qui fut presque entièrement détruite vers le XIVe siècle par le percement de la fenêtre. Sur la travée centrale figurent les apôtres deux par deux. Les éléments subsistants laissent supposer la présence de seize personnages. Sur la première travée est représenté un Christ en majesté entouré d'un chérubin, d'un séraphin, de quatre archanges et des symboles évangéliste."  LIEUX INSOLITES

Vals, Église semi-rupestre, fresques

Nous continuons à évoluer dans l'église en atteignant cette fois ci la partie supérieure en empruntant un étroit escalier en bois grinçant.
Ici, c'est la chapelle haute dédiée à Saint-Michel. L'abside semi-circulaire de cette partie date du XIIème siècle. De là, nous avons une vue globale de la nef inférieure avec l'autel et les vitraux. Nous passons encore une petite porte en bois pour rejoindre l'extérieur. C'est la terrasse, dominée par une tour datant du XIV ème. Elle protégeait le village de l’avidité des routiers de la guerre de cent ans. D'ici nous avons également un très beau panorama sur Vals et ses alentours.

Vals, Église semi-rupestre, panorama (09)

A la sortie du village, nous apercevons des camions et des voitures. Apparemment, c'est là bas que se tient le fameux marché gourmand qui nous a fait venir à Vals.
Nous ressortons de l'église en empruntant les différents paliers pour ensuite nous engouffrer dans les petites ruelles. Nous arrivons à une place sur laquelle se tiennent quelques stand, style vide-grenier et deux, trois tentes avec des produits locaux. Malheureusement, il se met soudainement à dracher grave. Nous décidons de nous retrancher dans un endroit abrité où boire une verre et manger un bout. C'est le Café Vals qui nous inspire le plus. En même temps, il n'y a pas beaucoup plus de commerces dans le coin.
C'est un restaurant-bar très récent, sympathique, simple et accueillant. Nous y buvons un verre d'hypocras et goûtons au requin proposé à la carte en regardant les peintures murales, faisant directement allusion aux fresques de l'église Notre-Dame.

Vals, resto et hypocras (09)

Bon, ben voilà. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Il n'est pas loin de 14h08. Nous décidons de reprendre la route en direction d'Orthez en prenant, dans un premier temps, quelques petites routes ariègeoises.

Nous repassons par Pamiers.

 

LE SAVAIS-TU
Pamiers est la ville natale du coiffeur de Marie-Antoinette.

Jean-François Autier"Jean-François Autier, dit  " Léonard ", né en 1758 à Pamiers, est un perruquier devenu coiffeur de la Reine Marie-Antoinette.
C’est en effet à Léonard que l’on doit ces gigantesques coiffures de femmes, hautes de deux pieds et compliquées d’accessoires hétéroclites, soutenues par une armature de fils d’acier. Il donnait à ses créations des noms loufoques : "poufs", "toquets en lubie", "valgalas"...
Très demandé, Léonard coiffa de la sorte toutes les Parisiennes "du grand monde" de 1788 à 1792.
Il est également connu pour être décédé à deux reprises." 
WIKIPEDIA

 

À part ça, nous nous perdons un peu dans Pamiers au point de ne pas trouver comment sortir de la ville qui n'est pourtant pas si grande que cela. Quelques minutes plus tard, nous voici à la sortie nord de la localité sur cette Départementale 10A qui traverse les villages d'Escosse, Saint-Michel et Pailhes. C'est dans ces parages que nous essuyons une seconde grosse rabasse ; ce qui veut dire grosse averse en patois dijonais. Et ne me demande pas pourquoi je me mets soudainement à parler dijonais !

DSCN8780

Ce n'est pas possible : il nous faut absolument trouver un lieu abrité. On ne peut pas continuer à rouler comme ça. On voit rien, on ne s'amuse pas, ça part en sucette le truc làààà !!!!
Et c'est à ce moment précis  -pas avant, pas après- qu'un panneau nous apparaît dans la peine ombre de la pluie battante. Et ce panneau nous indique la direction de la grotte du Mas-d'Azil.
La grotte du Mas-d'Azil, nous en avons tous entendu parler un jour... Ah non, je confonds avec la Bande à Basile, tu sais, ces Village People français qui sévissaient sur les ondes et les écrans télé dans les années 1970.

Si tout va bien, tu devrais avoir cette chanson dans la tête toute la journée. Tu sais, ce genre d'air qui reste dans le crane en boucle et que l'on ne parvient pas à s'empêcher de fredonner inconsciemment, et ça fait chier !!!!

Bon... Je reprends.
La grotte du Mas-d'Azil, nous en avons tous entendu parler un jour. Mais si, allez !

 

LA GROTTE DU MAS-D'AZIL
Le Mas d'Azil, dans la grotte, route (09)

Hein ? Hein ? Hein ? Eh, oh, alors ?
Bon, Ok, vu comme ça, ce n'est peut être pas très évident.
Tout de suite, un autre indice.

LE MAS D'AZIL
Le Mas d'Azil, panneau (09)

Ah là, c'est une belle photo indice ; non pas par ses couleurs ou ses paysages, mais par ce qu'elle expose simplement. Tout d'abord, il nous rappelle qu'il faut bien distinguer le village du Mas-d'Azil de la grotte du Mas-d'Azil.
Ensuite, reprenons un à un les éléments énoncés.

Nous avons une piscine... mais on s'en fout, il pleut.
Nous avons un camping... mais on s'en tape, il est 15h30 et nous n'avons plus le temps de passer la nuit dans les parages.
Nous avons un musée de la préhistoire... ouais, ouais, ouais, mais non.
Nous avons une bonne cuisine... mais on a déjà bouffé.
Nous avons des dolmens... et c'est bien.
Mais il y a surtout une grotte que tu peux d'ailleurs voir en fond de champ.

Et qui dit "Grotte", dit "abris contre la pluie". Ah, ah, ah ! On est malins ! Ceci étant dit, il serait peut être à présent beaucoup plus constructif de savoir et comprendre pourquoi la grotte du Mas d'Azil est aussi connue.
Nous quittons la route, certainement taggée pour encourager un coureur du futur passage du Tour de France cycliste...

Le Mas d'Azil, route et ours (09)

Nous nous garons sur le parking. Nous sortons de la Kangoo sous la pluie pour avancer vers cette gigantesque cavité souterraine naturelle. Il faut savoir qu'à ce moment précis, Grégo ne sait pas que nous n'avions absolument pas prévu de venir ici.

Grégo au Mas d'Azil aAinsi, lorsqu'il aperçoit des gens préparer du matériel pour sauter à l'élastique du haut d'un tremplin situé au-dessus de l'entrée de la grotte, nous sentons bien qu'il n'est pas tranquille.
Mais nous le rassurons tout de suite... enfin, pas de suite non plus... Nous le faisons mijoter un peu. Nous nous approchons des gens qui se préparent en laissant Grégo de côté. Nous parlons un peu avec eux en montrant Grégo du doigt. Et puis, et puis... bon allez, ça suffit ! Nous entrons dans la grotte du Mas d'Azil.
Les choses ont bien changé par ici. Une route goudronnée, des lumières artificielles, un trottoir bien balisé. Pourtant, il y a 35 000 ans...

 

 

 

LA GROTTE DU MAS-D'AZIL
Le Mas d'Azil, dans la grotte, route

Tout d'abord, il faut savoir qu'avant de percer la montagne, l'Arize la contournait. Long travail de la nature pour parvenir à attaquer et creuser un tel bloc rocheux, formé par l'érosion il y a plus de deux millions d'années. La rivière coulait autrefois en surface dans la vallée, à 60 m par rapport au niveau actuel. Elle s'est enfoncée dans le réseau karstique, agrandissant les failles, déblayant les marnes crétacées. 500 à 600 mètres de longueur auraient ainsi été creusés.
Dans un second temps, la grotte du Mas-d'Azil impressionne par ses dimensions.

65 m de haut et 50 de large ; 
410 m de long, traversée par l’Arize
et la route nationale qui longe la rivière
4 étages de galeries visitables

Le Mas d'Azil, grotte au loin (09)
Entrée nord de la grotte

La grotte fut occupée par plusieurs habitants de différentes époques. Les barbares, les Gaulois, Romains goths et wisigoths ont ainsi laissé quelques traces de leurs passages (noms de lieux, dolmens, oppidum…) en ces lieux. Des moines bénédictins fonderont non loin de là une abbaye et un village, vers 1286. Au XVIème siècle, ce sont les protestants qui occuperont la grotte et les alentours jusqu'au siège, épisode marquant de l'histoire de la Réforme dans le sud-ouest. En représailles, Richelieu fit sauter à l’explosif le plafond de la salle du Temple à l'intérieur de la grotte.
Puis une route est créée en 1859 pour traverser la grotte. Celle-ci est emportée par la crue de 1875, puis reconstruite. C'est aujourd'hui un véritable tunnel naturel, long de 420 mètres et d'une largeur moyenne de 50 mètres. C'est l'unique grotte en Europe qui peut être traversée en voiture.

 Le Mas d'Azil, dans la grotte, route      Le Mas d'Azil, dans la grotte, route  Le Mas d'Azil, dans la grotte, route      Le Mas d'Azil, dans la grotte, route et rivière (09)

En mai 1940, plusieurs projets d'usines d'aviation voient le jour. L'idée est de les construire dans des grottes afin de les préserver des bombardements. Mais en juin 1940, la donne historique change et le projet est abandonné par les Alliés. Fin 1943, ce sont les nazis qui s'intéressent à la grotte dans le même but de construire en son antre une usine d'aéronautique, mais le projet ne verra jamais le jour.

Le Mas d'Azil, chemin dans la grotte (09)       Le Mas d'Azil, dans la grotte, route et panneau (09)Le Mas d'Azil, dans la grotte, route et rivière       Le Mas d'Azil, dans la grotte

 

Bon, ok. Mais c'est tout ? Enfin, je veux dire : on nous parle de la grotte du Mas-d'Azil, curiosité incontournable de l'Ariège ! C'est vrai que c'est impressionnant lorsque tu marches dans cette énorme cavité, que tu passes en voiture sous de la roche qui semble vouloir se coucher sur ton capot, mais encore ?
Abordons l'histoire... la très vieille histoire... Pour nous guider, quelques panneaux ont été placés sur la passerelle qui pénètre dans la grotte en longeant la rivière Arize.

LA GROTTE DU MAS-D'AZIL
Un peu d'Histoire...
Le Mas d'Azil, chemin dans la grotte, histoire (09)


Le Mas d'Azil, chemin dans la grotte, histoire
       Grégo dans la grotte

Le parcours dans la grotte est un véritable voyage dans le temps, reprenant les dates des inventions qui ont participé à l'évolution humaine et à la construction du monde tel qu'il est aujourd'hui.
C'est ici que des archéologues ont découvert que le premier homme moderne européen avait habité les lieux, il y a 35 000 ans et quelques heures.
C'est la construction de cette route traversant la grotte du Nord au Sud qui est à l'origine des découvertes archéologiques. C'est en effet en ces lieux qu'ont été découvertes les traces du premier homme moderne européen. La grotte est ainsi classée monument historique en 1941.
Jusqu'en 2012, le livre de l'histoire de la grotte du Mas-d'Azil s'ouvrait sur les magdaléniens, lecture ponctuée par la découverte d'un crâne féminin que l'on appela Magda, seul vestige humain découvert sur le site.
Alors, attention : ne pas confondre magdaléniens avec Magdalena, et encore moins avec Maria Magdalena, le tube interplanétaire chanté par Sandra en 1985.

Cette chanson était un hommage à Marlène Dietrich (dont le vrai nom était Marie Magdalene Dietrich), et non un clin d'oeil à l'une des premières population humaine à avoir occupé la grotte du Mas-d'Azil. Attention, hein ! Je sais que pour beaucoup, l'histoire musicale  -et même l'Histoire tout court- commence dans les années 1980, mais il ne faut pas pousser non plus !!!

BREF !
Par la suite, dans les différentes salles et galeries de la grotte, les archéologues ont découvert quantités de sculptures célèbres dont "le faon aux oiseaux" (17 000 à 12 000 ans avant nos jours, mis à jour par l'archéologue Saint-Just Péquart), le bouquetin, la tête de cheval, le phallus en ivoire, un crane de jeune fille (14 000 ans), un bouton gravé d'un aurochs femelle ainsi que de son veau sur l'autre face,...
Notons également la présence de bon nombre de peintures rupestres, de harpons silex taillés et de galets peints, témoins de cette première occupation par l’homme de cette vallée.
Mais suite à des travaux d'aménagement réalisés en vue mieux accueillir le public, une découverte historique va relancer tout l'intéret pour le lieu.
"Les magdaléniens n'étaient pas les premiers humains à avoir fréquenté le Mas d'Azil ; ils ont été précédés par les aurignaciens 20 000 ans plus tôt. C'étaient des cro magnons ce qui relègue Magda au statut de « proche parente » par rapport à nous. Qui plus est, ils s'étaient installés dans la grotte, ce qui bouleverse la théorie selon laquelle les aurignaciens ne faisaient que passer dans les grottes profondes. Au Mas-d'Azil ils ont laissé des traces de repas (os broyés et noircis), d'outillage (silex) et même des morceaux de parure en ambre. Le tout est en inclusion dans des sédiments. Pendant ces 20 000 ans qui séparent les aurignaciens des magdaléniens l'eau de l'Arize, alimentée par les glaciers, est montée dans la grotte rendant toute occupation impossible. Des sédiments s'étaient accumulés bouchant l'écoulement de l'eau de la rivière. Puis l'eau était redescendue et la rivière avait repris son travail de sape en ligne droite dans le calcaire du Plantaurel. C'est cette configuration géologique exceptionnelle qui a permis de capturer l'empreinte du passé. (...)"  LA DÉPÊCHE DU MIDI

Pour remonter encore plus le temps, il faut savoir aussi qu'avant d'abriter des hommes, ce gigantesque dédale de salles obscures et de galeries profondes que forme la grotte du Mas-d'Azil a servi de refuge aux mammouths et rhinocéros laineux, ainsi qu'aux ours des cavernes.

Que de chemin parcouru...
Jénorme dans la grotte du Mas d'Azil (09)

Après 421 mètres de marche semi-nocturne, nous arrivons à l'entrée nord de la grotte.

Mas d'Azil, Arnaud

L'Arize quitte les lieux par une belle cascade ; le tout sous les regards dubitatifs de Grégo et de Maître Arnaud, comme scotchés par la beauté du lieu.

Le Mas d'Azil, grotte et cascade       Mas d'Azil, Arnaud et Grego

 

Il ne nous reste plus qu'à faire demi-tour pour rejoindre la voiture et à rentrer tranquillement sur Orthez afin de terminer ce week-end spécial 40 ans de Grégo.