Ohlalalalalalala, le temps a changé ! On est passé de 45° à 18°, comme ça, d'un coup, en une semaine !
Et puis les jours ont raccourci, il fait nuit à 18 heures maintenant !
Cette fois-ci, plus de doute, ça sent la fin de l'été.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Eh non,
mais je l'invente pas !
Mouguerre, fait chaud (64)

46° en roulant à 130 sur l'autoroute
l'aut'jour !



Et puis PAF ! D'un coup, la pluie, le froid, la neige, le blizzard, les ours polaires qui sortent de leurs grottes, des caribous qui font des claquettes sur le parvis du casino de Biarritz, des batailles de boules de glace sur les frontons,... Oh oh oh oh, faut pas exagérer non plus ! Disons, comme on dit dans la Nièvre : "Ah ben dame, ça s'est refroidi un drôle de coup !"

Voilà, c'est dit.

Et comme la météo change, la lumière aussi. Et comme la lumière change, les activités aussi. Ce week-end, c'était couvert, nuageux avec quelques éclaircies éparses, comme y disent à la télé en se posant devant une carte de France pleine de couleurs qui bougent avec des chiffres dessus.
C'est donc un temps idéal pour aller faire quelques photos en bord d'océan.

J'ai pris la direction de Saint-Jean-de-Luz, mais avant cela, il me fallait partir d'un endroit donné. Ce fut Ondres. Ici Ondres. Samedi dernier, comme tous les samedis, il y a le marché à Ondres, dans les Landes. un beau marché, simple et efficace avec de beaux produits frais présentés par les agriculteurs et artisans locaux. Du vrai pain ! Des vrais légumes avec de vrais fruits ! Et du fromage frais ! Et de la viande ! Et tout ça, et tout ça !!!!

Mais, sur le marché de Ondres,
il y a aussi un Type H Citroën orange,
et que j'appelle le "Oyster's Truck" !
Ondres, Oyster's truck (40)
LE SAVAIS-TU ?

Il ne s'est construit que 473 289 exemplaires
de ce modèle de véhicule entre 1938 et 1981.


Un Type H Citroën orange (à ne pas confondre avec le Tub), un homme souriant au comptoir et une carte composée d'huîtres et de blanc. Il y a aussi un peu de jambon et quelques calamars si tu veux, mais, quand même, des huîtres quoi ! Pour déglacer de la veille. Rien de mieux pour commencer la journée qu'une bonne demi-douzaine (ou plus) d'huîtres fraîches, un peu de citron, pain-beurré, et un ch'tit canon de blanc par-dessus !
Hop : dans l'garganet !

Une fois que ça c'est fait, je m'en vais longer l'Adour un moment, jusqu'à ce qu'elle ne se jette dans l'océan.
Dans le port de plaisance, il n'y a pas de marins qui chantent, mais des chalutiers restés immobiles devant les courbes élancées des grues de chargement qui semblent leur jeter un pendentif précieux.

Bayonne, le port, chalutier et grue (64)

Oui, bon, ça va : on peut imaginer autre chose qu'une grue bloquée en attente de chargement de charbon.
Dans le port de Bayonne, il n'y a pas de marins qui chantent, mais des goélands qui font le plein de mazout sous le regard absent des chalutiers en arrêt sur la berge d'en face.

Bayonne, le port, pompes et mouette (64)

 

Je continue jusqu'à Biarritz pour aller claquer une bise à Mélanie dans sa belle boutique d'antiquités-brocante de la place Saint-Charles.

Biarritz, ben merde alors (64)Juste en face,
la boulangerie arbore
sur sa vitrine

une grosse affiche
du Sud-Ouest du jour...

 

 

 

Je continue en longeant la côte par l'Hôtel du Palais -Jacques Martin- , puis la promenade, puis le Rocher de la Vierge faisant face à un musée de la Mer bondé en ces journées du Patrimoine. Sur ma droite, la plage du Port-Vieux, sans Ours Blancs aujourd'hui. La Villa Belza au loin, que je contourne par la route de la Perspective de la Côte des Basques ; l'une des plus belles vues de la région sur l'océan.

Biarritz, plag des Basques (64)Plage des Basques
C'est pas évident
sur cette photo,

mais c'est vraiment
l'une des plus belles vues

sur l'océan
que propose
le pays basque. 

 

 

 

 

La route me propose de passer à proximité de la plage de la Mifigue-Milady avant de rejoindre la grande route, la D810. Bouchée l'été, dégagée dès septembre.
J'arrive à Bidart. En voyant sur la droite l'ouverture de la plage d'Erretegia, je ne oeux m'emêecher d'aller y faire un petit taret... un petit arrêt.
Il pleut, il fait soleil. Il n'y a personne. La Crampote est fermée.

Ça sent la fin de saison...
Bidart, la Crampote, hors saison 1 (64)
Devant

Bidart, la Crampote, hors saison 2 (64)
Derrière

Je reprends la voiture. Traversée rapide de Bidart par le centre-ville, puis retour sur la Nationale pour passer à Guéthary et rejoindre Saint-Jean-de-Luz. Plus précisément la Pointe de Sainte Barbe. C'est bien la Pointe de Sainte-Barbe. C'est en dehors de la ville, comme ça j'évite les feux de circulation et les bouchons. De plus, c'est un endroit calme avec un peu de verdure, élevé et d'où un magnifique panorama se dévoile sur la baie, l'océan, la côte et les monts basques.

 

SAINT-JEAN-DE-LUZ
La pointe de Sainte-Barbe
Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, sept 2016 (64)

Averses et éclaircies se succèdent provoquant des changements de lumière. Les nuages jouent avec le soleil et le ciel devient une véritable piste de vitesse sur laquelle les traînées blanches passent et repassent. Ciel aussi mouvant que l'océan.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe et chapelle, sept 2016 (64)                 Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe et Socoa, sept 2016

 

Je suis le petit sentier goudronné. La pointe de Sainte-Barbe est un parc public de 22 000 m2. Réalisé dans le respect absolu de l’aspect naturel de l’endroit aussi bien sur le plan topographique que végétal, il recueille des essences spécifiques résistantes à l’air marin, comme le tamaris, le pittosporum, l'eleagnus et le baccaris.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, sept 2016

Patronne des artilleurs et des pompiers, lieu de pèlerinage des marins pendant plusieurs siècles, la chapelle de Sainte-Barbe a donné son nom à ce promontoire rocheux qui ouvre la baie de Saint-Jean-de-Luz, côté nord. Frappé par la foudre en 1731, l'édifice religieux a été désaffecté, puis démoli l'année suivante pour permettre l'agrandissement du fort et l'établissement d'une batterie de quatre gros canons qui commandait l'entrée de la rade. Le feu actuel fait face au phare de Socoa.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, sept 2016

 

Quand j'arrive à proximité de la chapelle-feu de Sainte-Barbe, la première chose par laquelle je suis tenté est de regarder au large, en direction de la digue, de Socoa et des côtes espagnoles là-bas, au loin.

Saint-Jean-de-Luz, digue d'Harta (64)

La marée haute de fort coefficient aujourd'hui jette ses vagues puissantes sur le béton de la digue de Sainte Barbe.
Saint-Jean-de-Luz fut toujours menacée de disparaître sous les attaques rudes et incessantes de l'océan. Celles-ci ont ont provoqué au fil des siècles plusieurs catastrophes et inondations.En 1749, sept maisons sont emportées dans le quartier de la Barre. En 1782, un terrible ouragan détruit le couvent des Ursulines. L'océan avançait alors d'environ un mètre par an.

"Ce n'est qu'en 1783 que Louis XVI met en oeuvre une véritable tentative de sauvegarde par la mer, en autorisant les travaux de fermeture de la rade par l'allocation d'importants crédits. Ce projet, semblable à celui envisagé par le maréchal de Vauban, ingénieur des fortifications de Louis XIV, prévoit la construction de deux digues partant respectivement de Socoa et de Sainte Barbe, séparées par un goulet permettant le passage des navires. Ainsi, en 1788, deux digues de 175m de long et de 9m de hauteur sont dressées pour assurer la protection de la baie. Pourtant ces digues, dont l'entretien et la réparation ne seront plus bientôt assurées du fait des événements de la Révolution, vont être continuellement détruites et reconstruites alternativement jusqu'en 1822, où une tempête détruit un quart de la ville.
Ce n'est qu'en 1854 que Napoléon III, en séjour à Biarritz, s'intéresse au sort de la ville et arrête les grandes lignes d'un programme qui prévoit la construction de trois digues : une à Socoa, une à Sainte Barde et une dernière sur les fonds de l'Artha. (...)
La fermeture de la rade aura duré 30 ans, a demandé un travail gigantesque, environ 7400 blocs et 32000 mètres cubes de maçonneries. (...)"   ENSEEIHT

Beaucoup plus d'informations sur le captivant rapport d'études de l'ENSEEIHT : Étude de la houle dans la baie de Saint-Jean de-Luz.
Aujourd'hui, chaque année, les trois digues sont régulièrement entretenues et près de 50 blocs de 50 tonnes sont coulés selon la même technique qu'à leurs origines.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, digue, sept 2016 (64)

 

Au loin, Socoa...

Saint-Jean-de-Luz, vue sur Socoa, sept 16

 

Même d'ici, je peux voir les vagues se jeter sur la digue.

Saint-Jean-de-Luz, vue sur Socoa, sept 16

 

Le soleil envoie ses rayons sur l'océan en mouvements...

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, océan, sept 2016 (64)

 

Derrière moi, la baie de Saint-Jean-de-Luz.
Au premier plan, le parc s'est couvert de papier crépon
roulé en forme de fleurs rouges...
Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, la baie, sept 2016 (64)

 

En fond de champ,
la Rhune, montagne mythique du Pays Basque,
telle une sentinelle veillant sur les alentours.
Saint-Jean-de-Luz, vue sur la Rhune (64)

 

Et aujourd'hui,
la Rhune a mis son écharpe.

La Rhune, a mis son écharpe (6')

La pluie est là. Je quitte Saint-Jean-de-Luz pour m'approcher des racines de la Rhune. Ascain, Saint-Pée-sur-Nivelle, Cherchebruit, virage à gauche, lacets, forêts aux arbres étranges, Dantxaria ! Eh oui, pourquoi pas Dantxaria quand il fait un temps de merde ?!
Je vais faire un tour dans toutes ces boutiques qui proposent la même chose, puis je m'arrête au nouveau Pub dans la nouvelle zone commerciale Axular.

Au menu, sandwich Woody Allen
accompagné de son Mojito à 3,50 euros (pas bon).
Dantxaria, Mojito à 3,50 (Espagne)
            Dantxaria, nouvelle carte des sandwichs (Espagne)

Mais tu peux aussi te laisser tenter par la cuisine de la grand-mère
faits maison-maison !
Dantxaria, Maison façon ta grand mère (Espagne) A
       Dantxaria, Maison façon ta grand mère (Espagne) B

 

 

Et bon appétit bien sûr !
À plus tard.