Une petite virée vite faite, bien faite ? Ok.
De la montagne, du ski, du Ti-punch, de la soupe à l'oignon, de la route, de la musique, du cinéma ? Pas de problème.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Cela a commencé dès le vendredi soir de l'autre jour.
Nathalie avait trouvé une bonne adresse du côté de Piau-Engaly pour passer quelques jours dans un appartement situé non loin des pistes et dans lequel on pouvait loger à six avec un chien..
À cette époque de l'année, Piau-Engaly est une station de ski située dans le département des Hautes-Pyrénées, entre Saint-Lary-Soulan à l'Est et le cirque de Gavarnie à l'Ouest ; ou encore  -si tu préfères-  entre le Pic du Midi de Bigorre au Nord et la frontière espagnole au sud. C'est la plus haute station de ski des Pyrénées (1850m) et bénéficie d'un abondant enneigement ; ce qui lui value en 2015 d'être élue "station la plus enneigée du monde". 65 kilomètres de pistes, réparties entre 1850 et 2600 mètres d'altitude.
C'est parti.

Nous quittons le hamac d'Orenx.
Orenx, hamac (64)

Voiture, autoroute !
1) Piau-Engaly, en route


Quelques heures plus tard, nous arrivons à Piau-Engaly qu'il faut appeler Piau tout court.

Oui, attention à cela, c'est important ! On ne va pas à Piau-Engaly, on va à Piau !

Après quelques kilomètres d'autoroute, de départementale, de traversée de moult petits villages comme Aragnouet-Fabian, Aragnouet-Boucagnère, Aragnouet-village, Aragnouet-Boudigas, Aragnouet-Le Plan, quelques lacets vertigineux, nous arrivons à Piau-Engaly... à Piau.

La lune était pleine sur la vallée d'Aragnouet.
Piau-Engaly, pleine lune sur la vallée d'Aragnouet (65)


Après la Journée du Sommeil,
la Soirée de la soupe à l'oignon façon Maître Arnaud
pouvait commencer...

7) Piau-Engaly, soupe à l'oignon


...ainsi que la Nuit du Ti-Punch !

2) Piau-Engaly, Ti Punch Lanta

 

Et puis, c'est le lendemain. Samedi. Il fait beau, il fait chaud.
Nous étions déjà venus à Piau-Engaly... à Piau. C'était à la fin de l'été, en septembre, et la station désertée ressemblait à ceci.

Piau en septembre
Piau-Engaly, en septembre
        Piau-Engaly, en septembrePiau-Engaly, immeuble, septembre (65)        Piau-Engaly, immeuble


Quelques mois plus tard...

Piau en mars
4) Piau-Engaly, au sommet, 2528 m           4) Piau-Engaly, au sommet, 2528 m

4) Piau-Engaly, la grande bleue           4) Piau-Engaly, la station

6) Piau-Engaly, terrasse et brouillard

Piau-Engaly... Piau est connue pour son étrange architecture datant de 1971, composée d'immeubles circulaires lui donnant des airs de vaisseau spatial.
Elle fait également parler d'elle par cette compétition originale baptisée "Le Derby des Pyrénées", consistant à descendre le plus rapidement possible du point le plus haut de la station au point le plus bas.

En images,
cela peut donner ceci :

Nous, nous sommes restés relativement calmes.
Après avoir parcouru cette Grande Bleue surplombant la station tel un aigle, nous nous sommes adonnés à une nouvelle discipline : le No-ski !
Alors qu'est-ce que c'est quoi le No-Ski ? Eh bien, c'est un peu comme le No-Skate. Eh ouais ! Voilà ! Plus de détails ? Fastoche !
L<e No-Ski, c'est un peu tout le contraire du ski hors-piste. Le ski hors-piste, on est d'accord : tu es sur des skis en dehors des pistes. Eh bien, le No-Ski, tu es sur des pistes , mais sans skis.

En images,
cela peut donner ceci :

Cela procure, certes, moins de sensation que la descente en ski, mais c'est tout aussi épuisant.
D'ailleurs, après cet effort, il est important de se pauser.

             Pause au soleil !
Piau-Engaly, pause bière (65)

Face aux pistes !              
4) Piau-Engaly, les pistes

 

Puis pause à l'appartement
face à la vallée d'Aragnouet.
7) Piau-Engaly, vallée d'Aragnouet

Fin de journée. La nuit tombe sur les montagnes.
On reprend la route. Vallée d'Aragnouet, puis vallée d'Aure.

Arrêt à Sarrancolin
dans une belle épicerie bio.
1) Sarrancolin, Bioman (65)

Les infos dans la radio de la voiture,
nous annoncent que...
chuck,,,,


Nous arrivons tout de même à Tarbes quelques minutes plus tard.

Tarbes, ville du Maréchal Foch et d'Yvette Horner, ; ville de pizzerias et de statues aussi. Je n'ai jamais vu autant de pizzerias dans une ville ! Mais il y a également un Pub. Ou plutôt un CelticPubisnotapub. Une pinte de Guiness et un concert. Attention, ça pique un peu. Baisse le son de ton ordinateur.


Tarbes, Celtic Pub (65)       Tarbes, Celtic Pub

 

Le concert se déroule dans une sympathique ambiance un peu feutrée, avec des habitués venus manger un bout sur le comptoir en buvant un verre ou deux ou trois.
Et non, il faut arrêter de dire cela : les habitants de Tarbes ne sont pas les Chtarbais, mais les Tarbais et les Tarbaises. Oui, ben, hein, c'est pas ma faute.
Je quitte le Pub pour un autre lieu culturel, fait de musique. Pas très loin. Il s'agit du centre culturel dédié à la musique actuelle : la GESPE.

Et ce soir, en ce 18 mars 2017, c'est le groupe aixois-en-provençaux Chinese Man qui officie.

 

Chinese Man est un groupe de hip-hop français, venant d'Aix-en-Provence avec plusieurs influences (dub, reggae, rap, jazz, funk).

            Chinese Man, c'est par exemple, ceci :

 

 Ou encore cela :             



Eh oui, c'est visuel, c'est varié, c'est rythmé !

Et voici ce que cela donne en concert !

Vu comme ça, tu peux te dire : "Ouais ben, c'est trois mecs qui mixent !"
Non. Il y a plus. Mais vu que je n'ai pas passé le concert à filmer (de toute façon, les vidéos ne sont pas terribles), je peux te dire qu'il y a eu plus... bien plus !

Tarbes, Chinese Man (65)      Tarbes, Chinese ManTarbes, Chinese Man      Tarbes, Chinese ManTarbes, Chinese Man

 

Fin du concert 1h45 plus tard.
On reprend la route ! Retour sur Bayonne.

 

Le lendemain.
Nous sommes dimanche. Direction le cinéma, L'Atalante, où ce jour, est diffusé, par exemple, le dernier film d'Aki Kaurismaki. "L'autre côté de l'espoir".

J'adore le cinéma d'Aki Kaurismaki. J'adore aussi le personnage, l'auteur, le Finlandais.

L'autre côté de l'espoir"Son art du dépouillement n'a jamais semblé aussi utile. Dans un monde qui se raconte de plus en plus comme une série télé dramatique et bavarde, Kaurismäki va à l'essentiel. Des plans comptés, des dialogues choisis. « Showers ? », c'est le premier mot qu'on entend dans L'Autre Côté de l'espoir : parti d'Alep, en Syrie, et arrivé à Helsinki caché dans un tas de charbon, sur un cargo, Khaled cherche des douches. Du savon d'abord. Avant d'essayer de reconstruire sa vie. Ce dont le Finlandais Wikström doit se préoccuper lui aussi : il a quitté sa femme, qui lui préférait la vodka, et repart à zéro. Khaled va tout miser sur sa demande de droit d'asile. Heureusement, Wikström, qui a joué son avenir au poker, sera là pour l'aider. (...)
En allant vers les autres, Kauris­mäki revient à lui, retrouve son passé. A travers Wikström, il évoque son père, qui était VRP spécialisé dans les chemises. Et comme à ses débuts dans le cinéma, il nous fait souvent croiser ici des musiciens, des rockers qui chantent au coin des rues, dans les bars. L'Autre Côté de l'espoir est un film plus juvénile que ses précédents, en même temps qu'il est très réfléchi, engageant sa vision du monde aujourd'hui. C'est le film de tous les partages. Entre la sombre réalité et la légèreté qui permet d'y survivre. Entre les souvenirs et le changement. Entre Khaled et Wik­ström. Un Syrien et un Finlandais qui, avec leurs cheveux gominés, ont belle allure. Leur héroïsme, c'est l'humanisme." FRÉDÉRIC STRAUSS, Télérama

L'essentiel, c'est la solidarité. 

À la sortie du cinéma, il fait nuit. Le week-end est terminé.
On se quitte avec l'une des chansons présentes dans la fabuleuse bande originale du film de Kaurismaki.

Tuomari Nurmio
nous interprète
Oi mutsi mutsi.

 

 À plus.