Alors, l'autre jour, j'étais à Bordeaux. Comme ça. J'y ai passé deux jours. J'en ai profité pour voir s'il y avait autre chose à faire qu'à assister à un match de football des Girondins de Bordeaux.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Et pour certains, de suite d'emblée, sans plus attendre, je les entends me demander : "T'es allé voir le concert annulé de Nicki Minaj ?"
Et là, illico presto, immédiatement, sans plus attendre, je leur réponds : "Je ne sais pas qui c'est et je pense que je m'en fous carrément."
C'est vrai, il faut le dire : j'ai du mal avec certains artistes actuels qui mettent les fans en pleurs et en délire. D'mon temps, on se mettait dans des états pareils pour une chanteuse, un chanteur ou un groupe ?! Non ? Les Beatles, j'étais pas né. Les 2Be3, j'étais pas là. Non, franchement...

Nicki Minaj fait partie de cette tranche d'artistes contemporains que je n'ai jamais écouté et pour qui je zappe automatiquement dès qu'on en parle. Et, crois-moi, je vais continuer dans ce sens. Tout d'abord, primo, parce que je pense ne pas aimer sa musique, et secondo parce que l'actualité qui tourne autour de ces nouvelles stars est des plus insipides ("Son chéri, ancien criminel, s'est fait tatouer son prénom", "Nicki Minaj défend son chéri condamné pour agression sexuelle", "Nicki Minaj, récompensée, insulte Miley Cyrus en direct aux MTV VMAs 2015", "Nicki Minaj a repris deux fois de la pizza",...)
Toutefois cependant pourtant encore que et quand bien même, pour répondre à la question ci-dessus posée, il était de toute façon impossible d'aller voir le concert de Nicki Minaj à Bordeaux puisque cette grosse dinde a refusé de monter sur scène au dernier moment suite à la volonté de l'équipe technique de l'artiste à vouloir augmenter la puissance électrique. Elle laisse ainsi 5500 fans hurlant leur frustration la plus complète.

Ceci étant dit, alors ?
Oui, tu peux te demander pourquoi "Bordeaux" ne serait associé qu'à Nicki Minaj... euh... qu'aux "Girondins de Bordeaux", et plus précisément à l'équipe de football des Girondins de Bordeaux. Il y a des choses qui semblent complètement surréalistes de prime abord, mais qui trouvent toujours --ou presque-  une explication... sauf peut être pour Lady Babushka ou encore pour l'objet de forme circulaire se trouvant sur le tableau peint au XVème siècle par Domenico Ghirlandaio, "La Madone et Saint Giovannino", ou encore pour la psychose partagée des soeurs Ursula et Sabina Eriksson.

Alors, remettons les pendules à l'heure
pour que les vaches soient bien gardées.

Nous sommes au milieu du début des années 1980. Il fait beau, il fait chaud, mais pas tous les jours ; un peu comme maintenant. Si John Lennon est déjà mort (8 décembre 1980), on n'a toujours pas encore retrouvé l'épave du Titanic (1985). Une chose est sûre : l'appareil photo numérique n'a toujours pas été inventé ; ce qui sera  -tu le verras plus tard dans ce billet-  un peu problématique. Tiens, d'ailleurs, en quelle année a été inventé le premier appareil photo numérique et à quoi ressemblait-il ?

premier appareil photo numérique
Photo : La boite verte

En fait, le vrai premier appareil-photo-numérique -qui permettait de faire des photos de suite sans aller chez son photographe pour constater qu'elles étaient complètement pourries- fut inventé en décembre 1975 dans un laboratoire Kodak situé à Rochester (Etats-Unis). Son créateur : Steven Sasson. Ouaip ! C'est pourtant révolutionnaire comme invention, mais on a l'impression que tout le monde s'en fout de ec mec ; un peu comme si tout le monde était resté sur l'invention du cinématographe par les frères Lumière en 1895. Du coup, perso, je me demande si ce mec est encore en vie, si il est riche à millions, si il est vegan, et si oui pourquoi, mais si non, pourquoi pas, si il assiste à tous les concerts de Nicki Minaj dans le monde entier, si... BREF : au jour d'aujourd'hui (oh que j'aime cette expression ; autant que "n'importe comment, c'est comme tout"), Steven Sasson est toujours en vie et en retraite depuis 2009.
Toujours est-il que l'appareil en question inventé par Steven Sasson ne fut révélé au public qu'en 2001. Pourquoi me demanderas-tu ? Eh bien, je te laisse le soin de trouver seul la réponse que tu connais déjà. Si, si, si... Mais si, bien sûr ! Allons... Oh, fais pas la maline ou le malin... Tu le sais très bien pourquoi...


REVENONS A NOS MOUTONS

QUI NE FONT PAS LE MOINE !


Nous sommes en 1982 à présent. Ohlala, mais qu'est-ce que nous voyageons dans le temps ?! À croire que l'on se fait chier en 2019 ou que l'on a quelque chose à se reprocher et qu'il est déjà trop tard ?! Putain, j'ai une soudaine envie d'écouter du Johnny Clegg, je sais pas pourquoi. Hein ? Ah merde, on n'a pas le temps.
En 1982, j'ai 8 ans. Alors que mon père est plutôt accro au cyclisme, je ne sais pas pourquoi, de mon côté, j'ai décidé de faire du foot. Cette année-là, les clubs français de foot en vogue sont Monaco, Saint-Etienne, Nantes, un peu le PSG, mais aussi une équipe montante, les Girondins de Bordeaux, qui deviendront même champion de France en 1984.
On peut se demander : mais pourquoi un gamin de Nevers est fan de l'équipe de foot de Bordeaux alors qu'il y a dans sa région des équipes plus proches à soutenir, comme Auxerre, Auxerre et... Auxerre ?
Eh bien, la réponse est simple : c'est parce qu'à la même époque, chaque été, je vais passer quinze jours de vacances chez ma tante et mon oncle au Haillan, commune faisant partie de l'aglomération bordelaise.

1974 Baptême de Jerome dans les bras de Bernard        1974 Baptême de Jerome
A gauche, mon oncle et moi en 1974  / A droite, ma tante et moi en 1974
Ben oui, je n'ai pas de photos des années 1980.

À cette époque, c'est Aimé Jacquet, l'entraineur des Girondins, qui a eu l'idée d'implanter le centre d'entrainement du staff sur l'immense domaine du château de Belair, situé au Haillan. Par un beau jour d'été 1984, les radios diffusent en boucle des chansons comme "Toute première fois" de Jeanne Mas, "Le rital" de Claude Barzotti, "Besoin de rien, envie de toi" de Peter et Sloane, "Femme libérée" de Cookie Dingler. On se dit déjà que dans trente ans, on ne parlera plus de ces artistes... Hein ? Hein ? Hein ? Un peu comme Nicki Minaj... Dans trente ans, on n'en entendra plus parler... Hein ? Hein ?
Mais c'est également par un beau jour de l'été 1984 que mon oncle m'apprend la nouvelle et me dit que ce centre ne se situe qu'à quelques deux kilomètres de la maison."On y va ?", lui demande-je. "Un peu qu'on y va !", me répondit-il. Et nous voici partis mon oncle, mon grand-père maternel et moi-même pour cet endroit mystérieux à mon esprit d'enfant qui va peut être rencontrer ces stars favorites. Ben oui, c'est comme ça : j'étais jeune, j'étais con et j'aimais le foot. Mais à cette époque, le foot, c'ééétait pas comme maintenant ma brave dame ! Oh que non, il n'y avait pas de joueurs surpayés et surmédiatisés. C'était le temps des Marius Trésor, Jean Amadou Tigana, Patrick Battiston, Bernard Lacombe et surtout Alain Giresse.

Alain Giresse et JénormeEh ouais, j'étais fan d'Alain Giresse et je n'avais qu'une idée en tête en me rendant au centre d'entrainement du Haillan : faire une photo avec lui. Chose faite... mais pas la première fois puisque mon grand-père maternel, qui avait pris la photo, avait mis son doigt sur l'objectif et on ne voyait rien... à part son doigt sur l'objectif. C'était les joies et les déconvenues de l'argentique quand il fallait attendre d'avoir fini une pellicule pour voir enfin les photos prises. D'où la petite allusion à l'invention de l'appareil photo numérique tout à l'heure...
BREF : une semaine plus tard, on a refait la photo et cette fois, elle était bien. Voilà !

 

 

 

 

Oh tiens, cela me rappelle une autre anecdote. Ça ne te dérange pas que je te raconte ma vie, hein ? Bon, tant mieux.
En 1986, avec mes grands-parents maternels et ma soeur, nous sommes partis faire un demi-tour de l'Italie. Très beau voyage pendant lequel nous avons visité des villes comme Florence, Parme, Rome, Cortona et Pise. Alors, bien sûr, quand on est à Pise, la première chose (et peut être la seule) chose que l'on veut voir, c'est la tour. On veut la voir, on veut monter dedans et, surtout, on veut se prendre en photo devant. À l'époque, le selfie n'existait pas vraiment ; la première fois que l'on a employé ce mot, ce fut en 2002 dans un forum australien en ligne ABC Online par un jeune homme ivre dont on a oublié le nom. BREF : j'ai donc demandé à ma grand-mère maternelle de prendre la photo ultime de moi devant la tour de Pise. Elle s'est emparée de l'appareil-photo argentique, a tenté de cadrer au mieux, puis a appuyé sur le bouton. CRIK, ça a fait.
Au retour du voyage d'Italie, bien sûr, j'attendais, entre autres, avec impatience le résultat de toutes ces photos prises pendant ce magnifique voyage. J'attendais surtout la photo de ma tronche devant la tour de Pise pour la montrer aux copines et aux copains. Je vais chez le photographe. Je retire la pochette avec les 24 photos argentiques dedans. Je rentre à la maison un peu nerveux, tremblant, espérant que les photos sont bonnes. Et... et... j'arrive aux fameuses photos prises à Pise. Et là, voici la photo que ma grand-mère a prise de moi devant la tour de Pise...

Jénorme à Pise

Ben oui. On voit bien la Tour de Pise, mais on ne me voit pas. Même pas un poil, pas un cheveux ! Rien ! Je ne sais pas comment elle a fait. C'est comme si elle ne voulait surtout pas que l'on me voit, privilégiant la dominante de ciel bleu dans le haut de la photo. Et pour le coup, Pise étant un peu loin de ma Nièvre natale, il était hors de question de retourner là-bas pour refaire la photo.

MAIS REVENONS À NOS HAILLAN !

Les jours, puis les semaines, puis les années suivantes, j'allais tous les jours au centre d'entrainement du Haillan. J'y ai vu passé des joueurs comme José Touré, les frères Vujovic, Alain Roche, Joseph-Antoine Bell, Genghini, Chalana, Enzo Scifo, Stopyra, Vercruysse, Fargeon, Didier Deschamps, Jean-Marc Ferreri, Dugarry, Lizarazu, mais pas Zidane puisqu'à partir de 1992, j'ai cessé d'aller au Haillan. Le centre d'entrainement était devenu une véritable forteresse grillagée et protégée. J'ai ainsi vu l'évolution du football, passant des terrains d'entrainement ouverts au public où l'on pouvait approcher les joueurs sans problème en s'asseyant sur le bord de la pelouse, à ces grands centres barricadés.
Le football était devenu une industrie, une machine à fric, une entreprise bien gardée.

 

MMMMAAAAAAAIIIISSS
Les années ont passé. Même si je pense encore aux Girondins de Bordeaux quand on me parle de Bordeaux, ce n'est pas pour retourner au centre d'entrainement du Haillan que je suis allé dans la préfecture girondine l'autre jour. Oh non ! C'est plutôt pour errer dans la ville, au hasard des rues et des boulevards, des quais de la Garonne aux divers musées en passant par les parcs et autres curiosités.

 

C'EST DONC PARTI POUR
UNE PETITE VISITE IMPROVISÉE DE BORDEAUX !

Par où commencer ?
Il y en a des choses à voir et des lieux à visiter.
Déjà, d'où je pars ?
Eh bien, de Bordeaux lac puisque je suis au Parc des Expositions où ont lieu, comme chaque année début mars, les Puces bordelaises ; un évènement que l'on ne présente plus. D'ailleurs, tiens, on en va même pas en parler ici.
Le parc des Expositions se trouvent juste à côté du nouveau stade Matmut Atlantique, inauguré en 2015 avec une capacité commerciale de 42 115 places très précisément. En remplacement du Stade Jacques Chaban-Delmas, il reçoit les matchs des... des... Girondins de Bordeaux ! Ouuuaaaaaaiiiissss !!!!! Y'a un fil rouge, là, hein !? Remarquons au passage que le nom du stade a changé, passant de celui d'un homme qui fut résistant et maire de Bordeaux pendant 48 ans à celui d'une compagnie d'assurances normande.
Bon, je ne sais pas comment ça se fait, mais je n'ai aucune photo extérieure du stade dont l'architecture a été confiée aux architectes suisses Jacques Herzog et Pierre de Meuron, déjà auteurs de l'Allianz Arena de Munich et du stade olympique de Pékin. Son coût ? 183 000 000 d'euros. Par contre, je suis rentré à l'intérieur du stade pour assister à la finale de la Coupe de la Ligue 2018 entre le PSG et les Girondins de Bordeaux... ah non : entre le PSG et Monaco.


Voilà, un beau bordel !

Quittons maintenant le parc des Expositions et le stade pour rejoindre le centre-ville bordelais.
Comme nous sommes un petit loin du coeur de Bordeaux  -six kilomètres séparent le stade du jardin public- , il est préférable de prendre le tram. Très bien ce tram. Silencieux, propre, lumineux. Vitesse moyenne : 18 km/h. Cela nous semble le temps de faire un rapide historique de Bordeaux.

BORDEAUX, HISTORIQUE SOMMAIRE
Bordeaux... Bord d'eaux. À côté de l'eau. J'ai bon ? Toutefois, il y a fort fort longtemps, Bordeaux s'appelait "MMA Garonnum". Non, je déconne.
À l'origine, Bordeaux s'appelait Burdigala, fondée au IIIème siècle avant Jesus Christ par une tribu celte nommée les Bituriges qui signifie "rois du monde". Rien que ça ! Ce n'est que quelques siècles plus tard, et plus précisément au VIIème siècle, que le bon roi Dagobert crée un duchet d'Aquitaine dont Bordeaux devient la capitale. Comment est-on passé de Burdigala à Bordeaux ? Je ne sais pas. Toujours est-il que, déjà, Bordeaux doit sa grande prospérité à son vignoble exceptionnel, réputé dès sa création au Ier siècle.
S'en suit des rencontres, des mariages, des séparations, des combats. Les Romains, les Wisigoths, les Vickings, Aliénor d'Aquitain,e Louis VII, Henri Plantagenêt, les Anglais, le Prince noir, la fin de la Guerre de Cent ans. Alors, Bordeaux se reconstruit ; en grande partie grâce à son commerce vers les colonies (sucre, épices, café). Claude Boucher, le maquis de Tourny et Dupré de Saint-Maur font de Bordeaux l'une des plus belles villes de France par des grands travaux au XVIIIème siècle. Les rues étroites et tortueuses entourées de marais deviennent des quais, des places, des jardins, des parcs, des allées avec des monuments grandioses. La ville devient également le premier port du royaume. S'en suivront des hauts et des bas : blocus maritime, construction de ponts pour faciliter les accès d'un rive à l'autre, développement du commerce ; puis retour des armateurs, des financiers et des négociants d'autrefois.

 

A l'intérieur du tram, il y a des affiches rigolotes et on peut prendre le temps de lire des panneaux aux noms étranges à l'extérieur.

Bordeaux, into the tram (33)           Bordeaux, panneau (33)


Un petit historique du tramway de Bordeaux ? OUUUAAAAIIISSS ! OK, d'accord, pas de problème.
La première ligne de tramway de Bordeaux, avec des voitures tractées par des chevaux, a été inaugurée en mai 1880. Puis, en février 1900, la première ligne de tramway électrique est ouverte. Mais les tramways disparaîtront de l’agglomération bordelaise en 1958 après une décision du maire Jacques Chaban-Delmas qui préfèrent l'autobus. Le tramway sera pourtant réintroduit dans la ville en décembre 2003 après une longue période de gestation.
C'est une belle entrée en matière pour découvrir la ville en restant assis. Je traverse divers quartiers séparant le stade du centre. Les architectures sont changeantes, les couleurs aussi. Berges du lac, les Aubiers, le Bouscat... Il faut dire que la mise en place du tramway de Bordeaux s'est accompagnée d'un projet d'urbanisme qui a complètement transformé la ville (aménagement des quais, priorité aux piétons, axes routiers chassés du centre).
Comme c'est la nostalgie qui me guide lors de ces premiers pas bordelais, je décide de me rendre au jardin public pour retrouver  -encore !-  une part de mon enfance.
Eh oui, quand j'avais 6,7, 8, 9 ans... Hein ? Ouais ben c'est mon blog, je fais ce que je veux, si j'ai envie de raconter ma vie, je la raconte ! Et PAF !
DONC quand j'avais 6, 7, 8, 9 ans, mes grands-parents nous emmenaient à chaque fois dans ce jardin pour les animations qu'il proposait. En l'occurrence : le petit train vert et rouge et les petites voitures électriques qui faisaient un boucan incroyable dès qu'on glissait un jeton en métal dedans.
C'est un peu tremblant en espérant retrouver ces attractions de jeunesse que je passe les grilles en fer forgé du parc, classées monument historique.

JARDIN PUBLIC
Bordeaux, jardin public (33)

Il ne faut pas se planter quand tu donnes un rendez-vous à quelqu'un à Bordeaux au jardin public car des jardins, il y en a plusieurs avec des finesses d'intitulés : jardin public, jardin botanique, jardin des remparts, parc bordelais. Les Bordelais adorent les espaces verts. C'est une bonne façon de sortir des nombreux appartements pour s'aérer, rencontrer des gens et même faire des pique-niques ou des apéros sur les belles pelouses.
Crée en 1746, ses 10,8 hectares situés en plein centre de la ville ont été conçus par l'architecte paysagiste Ange Jacques Gabriel. C'est le premier jardin de France pensé dès sa création pour sa vocation d'ouverture au public. En 1858, il est réhabilité et prend un style anglais.
L'une des premières choses que je vois quand on pénètre dans le parc par le cours de Verdun, c'est le petit théâtre de guignol-Guérin. Normalement, il se trouve dans le parc bordelais, mais aujourd'hui, il est ici dans le Jardin Public.

Bordeaux, jardin public, guignol (33)Il s'agit du plus ancien théâtre de marionnettes de France. Il a fêté ses 165 ans en 2017. Six générations se succédées à la tête de ce théâtre. On y joue des pièces du répertoire lyonnais en direct afin de solliciter les réactions du public. Les séances ont lieu les mercredi, samedi et dimanche, à 16h et/ou 17h en période scolaire. Le tarif est de 5 euros.
Ça m'a toujours un peu casser les couilles Guignol. Avec son bâton, machin, le flic, tout ça.

 

 

 

Un peu plus loin, L'orangerie, bar-restaurant, expose ses tables et chaises en terrasse.
Je marche un peu dans le parc qui alterne grandes étendues de pelouses vertes, statues diverses, petits bassins avec canards, arbres divers...

Bordeaux, jardin public pont (33)

Bordeaux, jardin public, arbre (33)           Bordeaux, jardin public, arbre

Dans le haut du parc, côté nord, il y a également une bibliothèque et un Muséum d'Histoire naturelle derrière lesquels on découvre un jardin botanique.

Bordeaux, jardin public, jardin botanique (33)            Bordeaux, jardin public, jardin botanique

Installé ici depuis 1858, il a un intérêt pédagogique pour la formation des futurs apothicaires et médecins. Il héberge certains spécimens exceptionnels : Erythrina falcata, Manihot palmata, Allocasuarina torulosa… Bon, là, en ce début mars, il y a surtout de la terre, mais l'endroit est étonnant de part le nombre de specimens.

Un autre jardin botanique a vu le jour en 2001 sur la rive droite. Là encore, il s'agit de ne pas confondre les lieux.
Et puisque l'on parle de "ne pas confondre les lieux", très vite, je me rends compte qu'il n'y a ni petit train vert et rouge, ni petites voitures électriques. D'ailleurs, c'est bien simple : je ne reconnais pas du tout ce jardin ! Je n'y ai même jamais foutu les pieds ni à 8 ans, ni à 9 ans, ni à... tout ça !
Je me réfère donc à internet portable pour savoir si j'ai rêvé ou si le petit train n'existe plus. Très vite, Internet me signale que je me suis planté de parc. Ce n'est pas au Jardin public qu'il fallait aller, mais au Parc bordelais qui se trouve à deux kilomètres d'ici, à l'extérieur des grands boulevards. Soit...

C'est à pied que je m'en vais faire ces quelques mètres de marche. Pas de tramway reliant les deux jardins ou parcs. Je passe ainsi par des endroits et des rues pas très intéressantes, sans réel intérêt touristique. Ah, si, attends... Eh ben non.
C'est un peu fourbu et vidé de toute passion pour la ville que j'arrive à l'entrée du jardin... du parc bordelais. L'entrée me rappelle en effet quelque chose, même si cela fait très précisément 34 ans, 223 jours et 4 heures que je ne suis pas venu ici.
Après avoir passé les grandes grilles monumentales, je vagabonde sur de grandes artères goudronnées qui se transforme en chemin de terre

PARC BORDELAIS
Bordeaux, jardin bordelais, petit train (33)

Et il est là mon train, ce train de mon enfance... Aaaaah, nostalgie ! Souvenirs ! Émotion ! Qu'est-ce que j'ai pu l'aimer ce train ?! Qu'est-ce que j'étais fer quand j'étais dedans ! Et les voitures électriques, elles sont où ? Elles sont où ? Elles sont où ? Je me souviens du circuit avec ses virages, son asphalte rosé, ses pneus sur les côtés pour nous empêcher de sortir de la route. Je cherche, je cherche. Et puis... déception... je tombe sur une sorte de circuit très petit avec des voitures très électriques qui ne font pas de bruit et qui ne ressemblent plus du tout aux voitures de mon enfance avec leur peinture passée et leurs gardes-boues en caoutchouc noir.

Bon, tant pis. Je ne me souvenais plus du tout de l'agencement du parc. J'en garde un souvenir d'enfant, comme un lieu magique et à part, fait de manèges, de grands espaces et d'animaux. Aujourd'hui, adulte, mon regard a changé, bien évidemment. Je note surtout les grandes allées qui s'entrecroisent, les vastes terrains et beaucoup d'arbres, puis de petits chemins bordés de végétation. Le Parc Bordelais est le plus grand espace vert urbain de Bordeaux. C'est un très beau parc, dessiné par les deux paysagistes-architectes Eugène et Denis Bühler.
Pour l'histoire, les 28 hectares du parc avaient été achetés en 1864 à un négociant anglais en vins à Bordeaux, le capitaine Frank Cutler, pour la somme de 500 000 francs. Occupé alors par des vignes, des champs et des forêts. l'acquéreur, une société anonyme, comptait y installer un parc et un jardin d'acclimatation. Mais son projet échoua, et la ville de Bordeaux racheta le 'domaine Cutler' en 1882 pour 345 000 francs. Le président de la République Sadi Carnot inaugura le parc en 1888 avec cette idée de "donner une campagne à ceux qui n'en ont pas" selon les mots de Camille Godard, négociant en vins et propriétaire de châteaux, qui légua à sa mort la totalité de sa fortune à la ville.

Ici aussi, les gens se promènent, courent, se posent dans la pelouse, improvisent des matches de foot ici et là. Il faut dire que les loisirs et l'aspect familial sont deux composantes essentielles du parc avec des aires de jeux pour enfants, manèges, toboggans, tables de ping-pong, boites à livres, buvette,...
C'est chouette cette entente urbaine. Et puis le parc bordelais, c'est aussi un parc conçu comme une promenade publique du XIXème siècle avec environ 3 000 arbres dont un millier est plus que centenaire. Il y a également une rivière à l'anglaise dans laquelle évoluent cygnes et canards. C'est ici que mon grand-père s'était fait bouffé sa sacoche par un de ces fiers et arrogants oiseaux blancs prétentieux. De petits coins ont été aménagées des petits espaces végétaux variés. Et puis, sur le haut du parc, un champ dans lequel évoluent des animaux régionaux et de la ferme. Suivant les saisons, le promeneur pourra ainsi rencontrer des porcs gascons et basques, des chèvres et des ânes des Pyrénées, des dindes de Gascogne et autres lapins, chèvres...

 

Je sors du Parc Bordelais pour retourner en centre-ville. Ma prochaine destination est le musée d'art contemporain, connu également sous le nom en initiales de CAPC qui veut dire Centre d'Arts Plastiques Contemporains. L'entrée du site se trouve dans la rue Ferrere, une rue assez étroite dominée par des murs en pierres de taille ; un peu comme si on entrait dans une fabrique de poterie.

CAPC
Musée d'Art contemporain
Bordeaux, CAPC, intérieur

Il faut dire que le bâtiment dans lequel s'est installé le CAPC en 1973 est l'ancien entrepôt Lainé, construit entre 1822 et 1824. Devant l'importance des œuvres produites et l'intérêt de leur conservation, le Ministère de la Culture et la ville de Bordeaux donne au CAPC le statut de musée d'art contemporain. L'entrepôt est ainsi restauré en trois temps en 1979, 1983 et 1990 par les architectes Valode et Pistre et aménagé par Andrée Putman.
OK, d'accord, pas de problème. Mais qu'entreposait l'entrepôt Lainé ? Hein ? Ah, ah, ah, c'est une bonne question ça, non ? Parce que bon, on pourrait se dire : "Ouais allons visiter le musée et pis c'est tout !". Mais non. J'aimerais bien savoir ce qu'il se passait dans ces lieux avant que l'on ne décide d'en faire un musée d'arts contemporains. Non parce que je les connais les artistes, moi, ils sont bizarres.
ENTREPÔT LAINÉ : C'était autrefois un lieu destiné à l'origine au stockage sous douane des denrées, en provenance des colonies avant leur expédition à travers l'Europe.

Voilà.
Que ce soit bien clair
et maintenant
ENTRONS !

Bordeaux, CAPC, Annette Messager
Plaisir déplaisir, 1997, Annette Messager

Bordeaux, CAPC, caillou cigarettes (33)         Bordeaux, CAPC, galerie Ferrère (33)
Fresh Pack, 2015, Liz Magor                                Couloir... tout simplement

Bordeaux, CAPC, Chohreh FEYZDJOU et (33)
Peinture sans titre,1977, Chohreh Feyzdjou et
Large Krate Table and Crystal New Born, 1993-1994, Sherrie Levine

Bordeaux, CAPC, Jean-Paul Thibeau (33)
Rencontre de l'igname et des pommes de terre,
1995, Jean-Paul Thibeau

Bordeaux, CAPC, Jannis Kounellis (33)
  Jannis Kounellis, 1967, charbon et peint

Bordeaux, CAPC, Jessica Stockholder (33)
                    Torque, Jelly, Role and Goose Bump, 1997, Jessica Stockholder

Bordeaux, CAPC, Marial, Simon Hantai (33)                    Bordeaux, CAPC, mannequin par Virginie Barré, et Simon Hantaï (33)
Etude, 1969, Simon Hantaï                                              Blancs, 1973, Simon Hantaï

          Bordeaux, CAPC, mannequin par Virginie Barré, sculpture de Bernard Pagès et Arbalètes par Daniel Dezeuze(33)
Sans titre, 1991, Daniel Dezeuze    Colonne, 1982, Bernard Pagès    Mannequin, 2004, Virginie Barré

         Bordeaux, CAPC, Mario Merz, Peter Halley (33)
                                      Prison, 1989, Peter Halley et Igloo con Albero, 1969/90, Mario Merz

Bordeaux, CAPC, Paola Pivi (33)          Bordeaux, CAPC, Philippe Thomas (33)
TBT, 2013, Paola Pivi                                     Propriété privée, 1990, Philippe Thomas

Bordeaux, CAPC, Philippe Thomas, la collection de Georges Venzano (33)         Bordeaux, CAPC, Pierre Buraglio, Chohreh Feyzdjou (33)
La Collection de Mr Georges Venzano, 1990, Philippe Thomas                            Série H, 1989/1993, Chohreh Feyzdjou             

Bordeaux, CAPC, Présence Panchounette (33)
La tour de Babil, 1985, et Errata, 1982, Présence Panchounette

Et voilà !

Ah non, attends, j'ai oublié de te montrer une vidéo qui passe en boucle
sur un des écrans télé d'une des salles du musée.
Il s'agit du travail de Naufus Ramirez-Figueroa.

 

Alors... Bon... Comme disait l'artiste belge Benny B en 1990 : "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?"
On a vu tout cela, on est passé devant, on s'est senti investi parce qu'on y est allé... ou est-ce que l'on essaye de comprendre ce que l'on a vu ? Ah oui, mais y'a t-il quelque chose à comprendre ? Est-ce qu'il faut interpréter ce que l'on vient de voir ? A-t-on compris la démarche de l'artiste ? Est-on en pouvoir de donner un avis ? A -t-on l'éduction pour le faire ? Est-ce que nous nous sommes mis au niveau de l'artiste ? Y'a-t'il une interprétation a donné ou NOOOOONNNN tais-toi !!!!
Je t'avouerai que je suis ouvert aux arts divers et variés ; limite tu fais ce que tu veux ça me touche ou pas mais tu l'as fait pourquoi pas ; mais là... J'erre dans ce dédale de pièces... Je suis un peu déçu parce que l'on m'avait vendu ce lieu comme un lieu incontournable de la culture bordelaise... et puis... finalement... je ne comprends pas... On va dire que cela vient de moi. Je monte sur la terrasse du bâtiment. Il y a la Ligne d'ardoises ainsi que la White Rock Lign de Richard Long...

Bordeaux, CAPC, ligne d'ardoise, Richard Long (33)              Bordeaux, CAPC, White rock lign, Richard Long (33)

Ecoute, je te laisse cojiter sur tout ça et on en reparle un peu plus tard.

"L’art est une discipline d’appropriation des savoirs qui fait appel à l’affectif, à l’intelligence sensible, à l’émotion :
l’apprentissage modifie l’écoute, le regard, le rapport à soi et aux autres,
il donne
confiance en soi. Pratiquer une activité artistique est un antidote à l’ennui et une source de motivation.
L
’éducation artistique apporte aux enfants une sensibilité capable de structurer leur corps,
d’élever leur esprit, d’aiguiser leur sens critique, et de développer la compréhension de
l’autre."
Plan pour les arts et la culture à l'école, CNDP, 2001

 

Je sors du CAPC. À quelques mètres d'ici, il y a la place des Quinconces. C'est ça : je vais prendre un peu l'air sur la place des Quiconces. Saches que c'est non seulement la plus grande place de la ville, mais également de France et l'une des plus grandes d'Europe avec ses 12 hectares ! Elle a été créée au début du XIXème siècle sur l'emplacement du château Trompette ; ce qui est un nom rigolo pour un château et qui mérite, du coup, qu'on s'y attarde un peu pour savoir pourquoi il s'appelait ainsi et ce qu'il est devenu. Hein ? Ah : on n'a pas le temps. Bon, tant pis.

 

PLACE DES QUINCONCES
Bordeaux, Place des Quinconces, colonne et grande roue (33)

La place des Quinconces est facilement reconnaissable à sa grande esplanade qui descend en pente douce vers les quais de la Garonne, mais aussi à son imposant monument des Girondins encadré de deux hautes colonnes dominatrices érigés entre 1894 et 1902 à la mémoire des Girondins décapités en 1792.
Ce lieu doit son nom au fait que les arbres y sont plantés en quinconce. Sauf que, comme chaque année à cette période, il y a l'immense fête foraine qui distribue ses bruits, ses parfums, son lot de cris d'enfants et d'ados avides de sensations fortes sur manèges. Du coup, ben, on ne se rend pas trop compte de l'alignement des arbres et de l'espace. Cette fête foraine se prénomme La foire aux plaisirs !

nicki MinajEt tu ne devineras jamais qui était à la foire aux plaisirs samedi soir dernier ?
Hein ? Hein ? Vas-y cherche un peu... Nous en avons parlé au début de ce billet...
Un indice ? Wesh ! Hein ? Quoi, tout le monde le dit ?! Ah bon !
Eh ben, je sais pas moi. Un indice... Euh... Cinquième octave, rappeuse la plus vendue au monde, née à Trinité-et-Tobago...
Eh ben si, eh ben oui : Nicki Minaj !
(Photo : Sud-ouest)

Mais aujourd'hui, il fait jour, et pas de Nicki Minaj en vue. Je déambule, je goûte aux spécialités culinaires locales, comme le kebab sauce blanche, les churros au sucre et la pomme d'amour qui colle aux dents en me postant devant cette belle grande roue qui tourne lentement...

Bordeaux, Place des Quinconces, fête foraine

Ah tiens, voilà.
Je vais me concentrer sur la grande roue.

Bordeaux, place des Quinconces, grande roue et monument aux girondins (33)            Bordeaux, place des Quinconces, fête foraine (33)

Grande roue avec colonne des Girondins,                                
                                              Grande roue avec fontaine des Girondins

Bordeaux, place des Quinconces, roue et fontaine (33)

Allez, tiens, je vais monter sur la grande roue pour voir Bordeaux de haut.

Je fais la queue sous la structure...
Bordeaux, place des Quinconces, grande roue, insta (33)

Et puis, je monte...

Bordeaux, Place des Quinconces, vue de la grande roue (33)             Bordeaux, Place des Quinconces, vue de la grande roue, colonne (33)
                                                       Colonne du monument aux Girondins

Bordeaux, Place des Quinconces, vue de la grande roue, pont Chaban-Delmas (33)
Pont Jacques Chaban-Delmas et cité du Vin au loin

Bordeaux, Place des Quinconces, vue de la grande roue, ponts (33)           Bordeaux, Place des Quinconces, vue de la grande roue
Pont de pierre sur Garonne                                    Panorama urbain avec l'église Saint-Louis  

Bordeaux, vue de la grande roue (33)Colonne du monument des Girondins avec au loin les deux flèches de l'église Saint-André

Après trois tours de grande roue, je repose pied à terre.
Je descends la place des Quinconces en direction des berges de la Garonne. C'est une des grandes fiertés du renouveau architectural bordelais. Une grande déambulation du nord au sud se présente alors une fois face à la Garonne: 4,5 kilomètres de long sur une bande de 80 mètres de large ; de la gare Saint-Jean aux bassins à flot.
Réhabilités depuis les années 2000, elle alterne parcs, espace détente, pelouse pour pique-nique, boutiques, bars, jeux, skate park,...
Avec leurs façades du XVIIIème siècle dont de nombreux édifices sont inscrits au titre des monuments historiques, les quais de Bordeaux sont inscrits sur la liste du Patrimoine mondial par l'Unesco depuis 2007.
Je pars donc sur ma gauche en direction du pont Jacques Chaban-Delmas. Plusieurs noms de quais se succèdent. Ici, comprenant la place ds Quinconces et la "prairie des Girondins", mêlant platanes et pelouse sur 15 000 m2, c'est le quai Louis XVIII. Puis, c'est le quai des Chartons avec le marché (seulement le dimanche), le skate park et la bourse maritime. Le quai de Bacalan, lui, regroupe à l'enfilade le quai des Marques (33 boutiques avec des prix "usine", 13 restaurants, terrasses de café avec chaises longues, manège et glacier), Cap Sciences (un centre d'expositions, d'animations, de manifestations, d’évènements, de conférences, de visites, entièrement dédié aux sciences et aux techniques) et une vue imprenable sur l'impressionnant pont Jacques Chaban-Delmas.

Bordeaux, pont Chaban-Delmas

Mis en service en mars 2013, il présente une longueur totale de 575 mètres
avec 433 mètres de pont principal et 117 mètres de travée levante
permettant de préserver les trafics maritime, fluvial et événementiel.


Un peu après le pont, la promenade continue avec la Cité du Vin et son bâtiment original conçu par le cabinet d’architectes XTU, Anouk Legendre et Nicolas Desmazières. L'entrée est fixée à vingt euros et propose un parcours permanent ("véritable expérience multisensorielle et immersive à la découverte des cultures et des civilisations du vin") et un verre de vin à déguster au belvédère.
Bon, je vais plutôt passer sur le pont Chaban-Delmas pour rejoindre la rive droite. Moins aménagée, elle offre une belle vue sur la rive gauche. Ben oui. Je suis le quai de Brazza, puis le quai des Queyris, pour atteindre un lieu original : le Darwin Eco System.

 

DARWIN ECO SYSTEM
Bordeaux, Darwin Eco System (33)

Un lieu étonnant.
PAF, ça, c'est dit !
Installé dans une ancienne caserne de plus de 20 000 m2, le Darwin Eco System est une sorte de cité indépendante, tournée vers l'écologie et l'économie verte. En se promenant dans cet espace ouvert à tous, on découvre tour à tour une épicerie bio, un restaurant proposant des plats maison, un bar, une ferme urbaine, un énorme skate-park, plusieurs hangars laissant la libre expression aux graffeurs, des habitats originaux,... De la friche urbaine à un lieu responsable.
Je me promène...

Bordeaux, Darwin Eco System, graf (33)

Bordeaux, Darwin Eco System, coin pique-nique, graf (33)            Bordeaux, Darwin Eco System, coin pique-nique, grafs (33)

"Depuis le départ des militaires en 2005, la vaste friche de la caserne Niel devient un haut lieu du graff et du street art. Les Magasins Généraux, quant à eux, font l’objet de spéculations dans le cadre du projet urbain Bastide Niel. Face à la menace de destruction des Magasins Généraux, le groupe familial Évolution (nous quoi !) se mobilise aux côtés des riverains et associations de quartier. Puis négocie en 2009 le rachat des 10.000m2 des bâtiments « Nord » sur proposition de la Métropole et de la Ville de Bordeaux.
C’est dans cet écrin patrimonial majestueux qu’Evolution pose la première pierre de DARWIN et y installe une multitude d’activités en préservant au maximum tout ce qui peut l’être. L’aventure se poursuit en 2014 avec l’obtention à l’arrachée du marché de rénovation des Magasins Généraux Sud face aux géants de la promotion immobilière. L’alternative urbaine que constitue DARWIN se consolide et ancre son modèle hybride sur un hectare supplémentaire." DARWIN CAMP

Bordeaux, Darwin Eco System, graf, insta          Bordeaux, Darwin Eco System, hangar, graf (33)

Bordeaux, Darwin Eco System, graf, insta


"(...)Plutôt que d’attendre tout de la puissance publique ou d’une hypothétique rupture technologique, DARWIN a décidé de s’y coller concrètement, dès maintenant, avec trois mots d’ordre : coopération économique, transition écologique, alternatives citoyennes.
Alors innover, oui. Mais pas n’importe comment. A DARWIN nous sommes persuadés d’obtenir plus de créativité par la modestie du bricolage que par l’arrogance du génie.(...)" DARWIN CAMP

Bordeaux, Darwin Eco System, ferme (33)         Bordeaux, Darwin Eco System, hangar stock recyclage (33)

Bordeaux, Darwin Eco System, poulailler (33)         Bordeaux, Darwin Eco System, tétrodons (33)

Ces sortes de caravanes jaunes m'intriguent. Cela s'appelle des tétrodons. Un panneau m'explique.
"Le Tétrodon, du nom du célèbre poisson-coffre, est un habitat mobile et modulable. Né des utopies de la fin des années 1960, il ets développé avec l'idée de produire un habitat léger, industrialisé et bon marché. Créé au sein de l'Atelier d'Architecture et d'Urbanisme (AUA) par Jacques Berce avec Henri Ciriani, le projet des Tétrodons est conçu à partir de containers dont le volume intérieur est amplifié par l'ajout de coques polyester dédiées aux usages domestiques courants (sommeil, repas, cuisine, sanitaire). Des unités pouvaient être ajoutées et assemblées et former ainsi de véritables ensembles d'habitation.
Après un premier prototype exposé dans la cour du Louvre, s'ensuivra une série de commandes destinées à des logements pour travailleurs ou des villages de vacances, notamment celui de Claouey à Lège-Cap-Ferret.(...) Les Tétrodons seront réalisés en série jusqu'à 1973 mais la crise pétrolière stoppe la production de ces constructions trop dépendantes de la production de plastique.(...)"

Bon, le plastique, ce n'est pas ce qu'il y a de plus écologique. Après, il existe encore aujourd'hui plus de 80 Tétrodons (40 à Darwin et 40 au Claouey) ; ce qui peut répondre à la question actuelle du logement.
Je continue mon petit tour pour arriver devant un grand hangar à la toiture découverte. A l'intérieur, un skate park a été improvisé avec des bosses, des curb, dess bowl, un snake. Ce n'est pas le grand skatePark du Darwin éco system qui se trouve sous un autre très grand hangar, mais déjà, ici, en toute intimité, tu peux faire des ollies, du fakie tout en switchant ton varial flip quand tu te lances dans un backside 180 avant d'entamer un noseslide pour continuer avec un double varialflip et finir en kiss Rail !

Bordeaux, Darwin Eco System, hangar (33)

Bordeaux, Darwin Eco System, hangar skate grafs (33)          Bordeaux, Darwin Eco System, hangar, grafs (33)

Bordeaux, Darwin Eco System, hangar, grafs extérieurs (33)          Bordeaux, Darwin Eco System, hangar

Bordeaux, Darwin Eco System, hangar

Toujours beaucoup de couleurs, accès libre. Mai sje me demande si toute cette peinture pour graf n'est pas un peu toxique et si elle respecte bien les règles environnementales. De toute façon, quoi qu'on fasse, c'est jamais bien. Il y a toujours le pour et le contre, le bien et le mal, déshabillé Pierre pour habiller Paul. Reste à savoir, face aux progrès démesurés et à cette éternelle volonté de l'Homme à toujours faire plus, quand et comment préserver d'avantage notre environnement.

Allez, quelle heure est-il ?
Eh bien, c'est l'heure de boire une bière !
Bordeaux, Darwin Eco System, apéro

Le grand hall impressionnant dominé par la silhouette de ce grand singe nous rappelant que "Si l'océan meurt, tu meurs" se trouve juste en face du grand complexe regroupant le magasin général, le bistrot-réfectoire, l'épicerie, l'ardoise ("snacking") et autres salles de conférence.

Bordeaux, Darwin Eco System, couloir commerces (33)

Mais on peut également choisir de rester dans le bar-restaurant-épicerie, appelé le "magasin général".
"(...) Un cadre chaleureux au décor en récup abritant des objets qui feront rougir les plus brocanteurs d’entre vous. Le détail parsème chaque recoin, de la lampe qui illumine discrètement son verre à la vieille machine écrire qu’utilisait grand-père. La plénitude, les belles choses... (...) Des plats éco-responsables et sans gaspillages alimentaires remplis d’amour et de produits frais, le tout concocté sur place en cuisine grande ouverte pour les gourmands curieux.(...)
En plus du restaurant, le Magasin Général accueille une épicerie aux produits BIO offrant plus de 5 000 références. On y trouve de quoi boire et manger mais aussi des cosmétiques, produits d’entretien, herboristerie etc. (...) A l’Epicerie, on prend son temps, on se laisse envahir par les odeurs et séduire par les couleurs. On regarde, on se sert, puis on se repose quelques instants en picorant son fromage à une table. (...) Au menu du snacking, plein de petites choses sympas et faciles à déguster sur le pouce et sous forme de formules de 5 à 8 euros. Au menu : des salades, des sandwiches, des parts de pizzas et de quiches BIO la plupart végétariennes." DARWIN CAMP

Et si tu trouves qu'il y a trop de monde par ici,
tu peux toujours te trouver un petit coin isolé peinard au soleil,
comme, par exemple, ici.
Bordeaux, Darwin Eco System, pique-nique (33)

Je fais un dernier petit tour dans le Darwin Eco System en regardant encore quelques grafs ici et là...

Bordeaux, Darwin Eco System, graf

Bordeaux, Darwin Eco System, hangar, graf           Bordeaux, Darwin Eco System, WC (33)



Avec un petit salut à Darwin au passage...
Bordeaux, Darwin Eco System, hangar recyclage (33)

Et d'ailleurs, qui était Darwin finalement ? Parce que l'on connaît tous le nom, mais sait-on vraiment qui il était et quel peut être le rapport entre cet homme et ce lieu bordelais ? Une chose est sûre, ce n'est pas lui qui a inventé l'appareil photo numérique et qu'il n'a jamais annulé un de ses concerts à Bordeaux...

CHARLES DARWIN, 1809-1882) :
Charles_Darwin_1880Né en février 1809, Charles Darwin est un naturaliste et paléontologue anglais dont les travaux sur l'évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie avec son ouvrage L'Origine des espèces paru en 1859. Le 27 décembre 1831, il s'embarque pour un voyage autour du monde en qualité de naturaliste non appointé, à bord du vaisseau le Beagle. Il rapporte de ce voyage qui durera presque cinq ans (jusqu'au 2 octobre 1836) un Journal of Researches qui contient la plupart des observations et des matériaux propres à l'élaboration de sa future théorie, la théorie de l'évolution suivant laquelle les espèces animales et végétales ont dû changer pour survivre en s'adaptant aux variations de leur environnement.

 

Bien sûr, nous pourrions développer d'avantage le travail de ce grand homme. Pour cela, autant se reporter sur des textes que de vrais scientifiques et chercheurs ont écrit. Par exemple, ici : Futura et Sciences.

 

Je quitte le Darwin Eco System pour reprendre mon errance aléatoire dans Bordeaux. Afin de regagner le centre ville bordelais, je longe les quais de la rive droite de la Garonne.

Bordeaux, vue sur les places de la Bourse et du Parlement, rive droite (33)

 

 

DANS NOTRE PROCHAIN ÉPISODE

Des parcs, des musées, des églises, des cathédrales, des marchés, des places, des avenues. Jénorme ne sait pas encore à ce moment précis ce que la préfecture girondine lui réserve...
C'est nul comme accroche, mais bon.

 

 

 


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