Eh ben, eh ben. D'après le titre de ce nouveau billet, nous devrions enfin boucler le récit de cet incroyable voyage entrepris avec Maître Arnaud en 2013 : le Kaliningrad Tour. Je dis enfin parce que cela fait presque six ans que je tente de relater par écrit, ici, sur ce blog, ce périple incroyable qui nous amena tour à tour à Clichy, Ramstein, Kirtorf, Berlin, Ravensbrück, Blumenholz, Prora, Binz, Sellin, Świnoujście, Międzyzdroje, Kołobrzeg, Stupsk, Łeba, Gdansk, Sopot, Kaliningrad, Zelenogradsk, l'isthme de Courlande, Nida, Klaipeda, la mer Baltique... Voilà où nous en sommes. Nous sommes sur un ferry voguant sur la Mer Baltique, quelque part entre Klaipeda et Sassnitz.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Mais avant de rejoindre le ferry, la mer Baltique, Maître Arnaud et Jénorme, remémorons-nous l'origine de ce voyage grâce à ce petit...

 

RÉSUMÉ !

C'était en février 2013. Le temps était à la neige dans la vallée d'Aspe, Pyrénées-Atlantiques, France. Avec Maître Arnaud, ami de routes et de chemins lointains, nous avions rejoint le Bar Communal de Borce pour boire quelques bières belges aux sons d'une musique tranquille ; le tout devant un bon feu de bois aménagé dans cette belle cheminée dominant la salle. (...)
Maître Arnaud avait soudainement lâché ses fléchettes pour lancer quelques mots surprenants et inattendus :
MAÎTRE ARNAUD : "- Mais moi, il y a un endroit qui m'énerve dans ce monde là, je ne comprends pas ce que c'est, je ne sais pas ce que ça veut dire ni ce qu'il s 'y passe, c'est ce truc là !!!! Au milieu de la mer Baltique !!! Une route ou je sais-pas quoi lààààà !!!!! Regarde !!!!"
Pour illustrer ses paroles soudainement violentes, il se saisit de son I-Phone et me montra en deux temps trois mouvements une carte. (...)
Je lui répondassâsses alors :
JENORME : "- Le mieux c'est d'aller y voir nous-mêmes !"
Et voilà ! Le projet était lancé ! A ce moment précis, dans le bar communal de Borce où crépitait le feu de cheminée devant lequel s'était posé ce magnifique chien aux yeux de vairon comme David Bowie, nous ne savions pas ce qui allait nous attendre, combien de kilomètres il allait nous falloir parcourir, quelles villes et quels pays nous allions traverser, quelles personnes nous parviendront à rencontrer pour nous indique le bon chemin... Non, nous ne savions rien et c'était tant mieux (...)

Quelques mois plus tard, un itinéraire était plus ou moins dressé. Jetons un petit coup d'oeil sur la carte pour mieux comprendre de quoi il retourne.

la carte
Carte : Google maps

L'objectif principal étant d'atteindre l'Isthme de Courlande,
ce banc de terre au milieu de la mer Baltique.
Isthme de Courande
Carte : Google maps

FIN DU RÉSUMÉ

 

Bon, alors, j'te l'dis tout de suite : pour cet ultime billet sur le Kaliningrad Tour, je n'ai pas beaucoup de photos ; ce qui veut dire que nous n'avons pas vu grand chose car nous étions très pressés de rentrer pour des raisons expliquées dans l'épisode précédent et sur lesquelles nous reviendrons peut être au cours de ce dernier périple qui doit nous conduire de la Mer Baltique à Nevers.
Bon, alors : comment faire pour parler d'un "voyage" quand on n'a pas de photos ?
Tu me répondras : "Eh ben, t'écris un bouquin ! Jack Kerouac, y'a pas de photos dans ses bouquins ! "Voyage au bout de la solitude" de Krakauer, y'a pas de photos non plus ! "Au pays des sables" d'Isabelle Eberhardt : pas de photos non plus ! Et..."
Ouais oh eh ça va ! Tu t'calmes un peu ! Tiens, au passage, puisque tu parles d'Isabelle Eberhardt, savais-tu qu'elle était née en 1877 à Genève ? Hein ? Et savais-tu qu'elel avait eu une existence d’un romantisme exacerbé ? Hein ? Et savais-tu que cette écrivaine voyageuse passa presque toute sa vie à arpenter le Sahara jusqu’à sa mort tragique, à 27 ans, noyée dans une crue en plein désert ? Hein ?
Bon, alors, ici, nous sommes sur un blog où on parle de voyages (voyages de proximité certes, mais de voyages quand même) et on met de la photo. De préférence des photos faites par mes soins car sinon, ce serait facile de prendre une photo réalisée par quelqu'un d'autre sur internet et de dire : "Aaaah, j'y suis allé, c'est très beau, je me suis dépaysé et les gens sont très accueillants."

Tiens, par exemple, je prends une photo comme celle-ci...
libre de droit
Bon, j'arrive pas à virer le texte qu'il y a dessus, mais je pourrais très bien utiliser la photo

et raconter que j'ai passé quinze jours dans cette cahute au milieu de la savane
car j'ai eu une soudaine envie de fuir le monde.


OU ENCORE


Je pourrais prendre cette photo...
libre de droit
Bon, là aussi, j'arrive pas à virer les mots I stock qui pourrissent le cliché,
mais je pourrais très bien dire :

ce week-end, je suis parti en montagne faire
une randonnée originale dans des paysages colorés.

 

Mais je n'ai rien fait de tout cela ce week-end.
Non, ce week-end, j'ai passé quatre heures à tondre Siensienne pour qu'elle pue un peu moins du poil. C'était pas évident car elle n'aime pas ça et elle bouge tout le temps.

Du coup, je n'ai fait que le corps...
Siensienne sortant de chez le coiffeur
Elle a du chien, hein ?

Enfin, là, disons plutôt qu'elle a du lion.
T'as vu les pattes ?
On dirait des bottes de majorettes.

Après cela, avec Mélanie, nous sommes partis boire un apéro bien mérité
sur la plage d'Erromardie vu qu'on était jeudi.
Saint-Jean-de-Luz, Bistro du mata, Erromardie,insta
Oui, je sais, c'est nul comme jeu de mots

mais je n'ai pas pu m'en empêcher.


Voilà, ça, c'est dit.

Qu'est-ce qu'on disait au départ déjà ?
Ah oui : pour cet ultime périple qui doit nous amener de la mer Baltique à Nevers, je n'ai pas fait beaucoup de photos car nous avons passé beaucoup de temps dans la voiture à bouffer des kilomètres le plus rapidement possible pour des raisons dont nous avons déjà parlées précédemment. DONC faut pas m'en vouloir si ce billet n'est pas intéressant ou s'il part dans tous les sens parce que je n'ai pas grand chose à dire sur ce trajet. Hein! OK, on est d'accord ? Parfait !

Comme tu es super sympa, je t'offre cette photo de brebis
regardant l'urbanisation avancer dans les champs basques.
Route des Cimes, brebis panorama (64)
Elle est peut être pas terrible comme photo,

mais elle est de moi.

 

BON, ALORS !

 

Kaliningrad, c'est fait. L'isthme de Courlande, c'est fait aussi. On l'a vu, on a roulé dessus, on s'est baigné dedans.

 
Maintenant, nous sommes sur le ferry qui nous ramène pour la première fois en arrière.

Jénorme et Maitre Arnaud sont sur un bateau

Et là, tu me dis : "Eh mais oh, c'est pas toi qui a fait la photo Jénorme puisque tu es dessus !"
Ouais Ok, d'accord, mais là, c'est pas pareil que tout à l'heure puisque je suis dans le paysage. Tu comprends. En fait, il n'y avait personne sur le pont du bateau car il y avait grand vent. C'est une femme qui nous regardait de derrière la vitrine du bar qui a décidé de sortir pour nous prendre en photo, en nous disant qu'on lui faisait penser à des astronautes.

Toujours est-il que jusqu'à présent, nous avions toujours progressé vers l'Est. Là, maintenant, nous faisons route... mer vers l'Ouest. Et quand on dit "Faire route ou mer vers l'Ouest", on pense de suite à "Go West" ; ce qui nous fait bien évidement penser à la chanson du groupe Pet Shop Boys. Si, si, si. Mais oui, mais oui. Bien sûr, bien sûr. La coïncidence veut que lors de notre voyage, nous avons croisé une affiche du concert du groupe à Gdansk (cf : Kaliningrad Tour : Gdansk)

Jénorme photographie la grosse affiche, Gdansk (Pologne)

Il est vrai que Gdansk est une belle ville avec sa porte d'or, sa grue portuaire, son église Sainte-Marie, sa place Długi Targ, ses chantiers navals, sa Maison de la torture,... Mais là, chapeau !
Sans trop s'avancer, je pense que c'était la plus grande affiche du groupe Pet Shop Boys du monde. Ce que nous n'avons pas compris, c'est pourquoi les autorités locales l'avaient posé ici, à l'un des endroits les plus touristiques de la ville. Toujours est-il que la chanson Go West n'est pas à l'origine des Pet shop Boys (1993), mais bel et bien des Village People (1979). Construite à partir du canon de Pachelbel, elle fait initialement référence à la citation d'Horace Greeley "Go west, young man" destinée à encourager la conquête de l'Ouest américain en 1860.
En 1979, bien que son compositeur Victor Willis s'en défende, la chanson est reçue comme un hymne gay, célébrant San Francisco comme terre promise pour les droits des homosexuels en raison de ses lois relativement permissives pour l'époque.
En 1993, les Pet Shop Boys ont réinterprété cette chanson pour faire allusion à la chute de l'URSS, un an auparavant. On retrouve d'ailleurs une ressemblance musicale avec l'hymne de l'URSS et leur clip montre quelques lieux et monuments en URSS (le Kremlin, la Place Rouge, la Statue de Yuri Gagarin,...).
Cette chanson est également reprise par plusieurs clubs de football comme hymne des supporters.

C'est parfois étrange comment l'origine des chansons se déplacent. Ou même comment naissent certaines chansons.
Par exemple, Pierre Perret a écrit en une nuit "Ouvrez la cage aux oiseaux" après avoir entendu un fait divers à la radio, dans sa voiture qui l'amenait de Lyon à Sète. Ce fait divers racontait l'histoire d'un prisonnier américain qui, à sa sortie de prison après dix ans de cellule, alla ouvrir toutes les cages d'oiseaux d'une oisellerie située à proximité du pénitencier. Ce geste lui value de retourner illico presto en taule pour quatre ans.

Bon, voilà, on a bien avancé là, hein. Ah, ah, ah.
Qu'est-ce qu'on disait au départ déjà ?
Ah oui : pour la première fois de notre périple, nous prenons la direction de l'Ouest, c'est à dire du retour. Ça sent la fin de voyage. Et il faut se dépêcher car nous sommes vendredi au milieu de la Baltique et il faut que Maître Arnaud soit mardi à Oloron-Sainte-Marie pour un entretien professionnel impromptu. Autant te dire qu'on va pas traîner car milieu de la mer Baltique-Oloron-Sainte-Marie, c'est environ 2243 kilomètres.

Fini le tourisme !

Finis les détours sur les plages
pour chercher le meilleur mojito !

Mojito polonais

Finies les étrangetés soudaines
au détour d'une rue perdue !
berlin derrière

Finies les traversées de villes aux noms rigolos !
les villes au nom rigolo

Finies ces petites auberges
où il fait bon manger un plat traditionnel !

plat traditionnel

Finies les visites de lieux impromptus,
comme la maison natale de Klaus Kinski transformé en bar !
jénorme au bar de Klaus Kinski

 

Nous aurions du aller à Hambourg... Hambourg, sa cité portuaire, le quartier Saint-Paul, la Reeperbahn, les plages de l'Elbe,... Eh ben non !

REVENONS SUR LE FERRY !
Klaipeda, le ferry (Lituanie)

Hier soir, après avoir fouillé le ferry en long en large et en travers en se perdant parfois dans le dédale des innombrables couloirs, nous sommes finalement parvenus à retrouver notre cabine. La soirée fut composée de coucher de soleil nuageux, de pintes de bières, de rencontres avec un barman lituanien de ferry, fan d'Alizée, de Patricia Kaas et de Mylène Farmer.

commentaireAu passage, je salue Hompf qui a laissé un message sur le précédent billet (cf : Kaliningrad Tour : De Klaipeda à la Mer Baltique) et auquel, une fois de plus, je ne répondrai pas puisque le barman du ferry n'a pas voulu entrer dans les détails quant à sa passion pour les chansons d'Alizée. En même temps, nous ne sommes pas sûrs de vouloir en savoir plus.

 


Aujourd'hui, nous sommes le 2 août 2013, également appelé jour de la brebis dans le calendrier républicain français. C'est également le 2 août 1955 que fut breveté le velcro alors que trois ans auparavant, toujours le 2 août, Alain Giresse (fil rouge) voyait le jour à Langoiran, petit village de Gironde situé sur la rive droite de la Garonne. Le jour se lève sur la mer Baltique. C'est un peu comme le coucher de soleil, mais en inversé. Et sans soleil puisque j'ai pris la photo plein nord. !

Mer Baltique, avant Sassnitz, matin (Allemagne)

Alors, vu comme ça, c'est difficile de savoir où l'on est. Mais d'après le trajet parcouru et le temps écoulé (la traversée de Klaipeda à Sassnitz dure 16 heures), nous ne devrions plus être très loin des côtes allemandes. Ah ben tiens, d'ailleurs, nous voyons là-bas au loin, un morceau de terre. Il s'agit de l'île de Rügen, la plus grande des îles allemandes et la préférée des touristes de la région, située sur l'ex-territoire de l'Allemagne de l'Est. Une sensation de bout d'Europe.

Sassnitz, vue sur Prora depusi la Baltique

Un morceau de terre sur lequel il semble y avoir une belle et grande construction comme seuls les humains savent les faire.
Quand on se rapproche, on distingue très facilement (si, si !) une longue barre de béton.

Sassnitz, vue sur Prora depusi la Baltique

Ah, attends, on ne voit pas bien,
il y a un bateau qui s'est foutu juste devant.
Sassnitz, vue sur Prora depuis la Baltique (Allemagne)
Ouais, voilà !!!!!!
C'est Prora !

Eh oui, nous faisons un petit tour d'Europe, mais les changements d'itinéraire nous ont conduit à revenir ici. L'île de Rügen, Sassnitz et Prora. Y'a 40 000 lieux à visiter en Europe, et il faut que l'on revienne deux fois ici ???

On ne va pas reparler de Prora ? Si ? Bon, vite fait pour ceux qui n'étaient pas là lors de l'étape Kaliningrad Tour : Prora (Allemagne).

UN PEU D'HISTOIRE
En 1933, le Troisième Reich a mis en place «Kraft durch Freude» (K.D.F.), ou «La force par la joie», une organisation chargée de gérer le temps libre des travailleurs allemands et dont le président était Robert Ley. Le KDF planifiait une foule d’activités de loisirs comme des croisières, des voyages au ski, des randonnées revigorantes et des vacances à la plage. Les activités étaient proposées à tous les Allemands, sans distinction de classe, dans le but qu'ils soient reconnaissants envers l'État (et de prévenir les activités sérieuses contre ce même État).
En clair, le "Front du Travail" avait remplacé les syndicats, tous dissous le 2 mai 1933. Il ne servait surtout pas au maintien des intérêts économiques et sociaux des ouvriers : "La vocation du Front du Travail est l'éducation de tous les Allemands actifs à l'opinion national-socialiste".
L’un des projets majestueux qu'Hitler voulait que le KDF mène était la construction de cinq stations balnéaires colossales, capables chacune de loger 20.000 travailleurs en vacances. Mais une seule d’entre elles fut construite : Prora, sur l’île de Rügen, dans la Baltique.
En ce sens, Prora est également un important témoin historique de la démagogie sociale, de la tentative de satisfaire les ouvriers, dont on avait supprimé les organisations en 1933, et de les convaincre de la politique de guerre, d'espace vital, et raciale du régime. Les "nerfs du peuple" devaient être préparés pour une prochaine guerre.

Prora, ancienne station balnéaire nazi, la nuit, entrée (Allemagne)        Prora, carte postale

PRORA ARCHITECTURE
Prora, cela devait être un ensemble composé de huit bâtiments identiques de cinq étages en béton armé, dotés de 10 000 chambres avec vue sur la mer, au bord d’une magnifique plage de sable de cinq kilomètres de long.
En 1936, débute la construction de l'édifice d'après les plans de l'architecte Clement Klotz. Il comprend des unités d'habitation, une place des fêtes, des restaurants, des cinémas, des piscines et une salle de réunion. Chaque chambre de la station (de 5 mètres sur 2,5) avait vue sur la plage et devait comprendre deux lits simples, une penderie et un évier. Il y avait des salles de bain communes sur chaque palier. Les pièces humides, cuisines, salles de bain, toilettes, étaient communes, et divers équipements de loisirs étaient prévus: piscines à vague, cinémas, théâtre, ainsi qu’une gigantesque salle de spectacle couverte dessinée par l’architecte Erich Putlitz.
Le complexe devait être reconverti en gigantesque hôpital en cas de guerre, pouvant accueillir plusieurs dizaines de milliers de blessés. Le projet, présenté à l’Exposition Universelle de 1937 à Paris, remporta le Grand Prix d'architecture.

LA FIN DU PROJET
Après trois années de travaux et avec la participation active de 9000 ouvriers, Prora était presque prête à ouvrir lorsque l’approche de la Seconde Guerre mondiale mit fin au rêve. Les matériaux de construction et la force de travail se tournèrent vers l’effort de guerre, et le travail à Prora stoppa.

Prora, côté mer (Allemagne)        Prora, gris (Allemagne)

PRORA AUJOURD'HUI
Par les hasards de l’Histoire, le “colosse“ fut d’abord nazi, puis communiste.
En effet, après la Seconde Guerre mondiale, l’île s’est retrouvée sur le territoire de la RDA communiste, et les nouveaux maîtres ont repris le complexe pour loger les troupes de l’Armée rouge puis celles de la RDA [République démocratique allemande].
De cet ouvrage désigné comme le “colosse de Prora”, il ne reste plus aujourd’hui que cinq bâtiments. Prora est l'héritage architectural le plus complet de la période nazie. Et l’Allemagne s’interroge : que faire de cette relique nazie trop grande et trop chargée de symboles pour être détruite mais trop énorme pour être utilisable ?
Pour Horst Schaumann, le maire de Binz, une ville voisine qui est un lieu de villégiature depuis la fin du XIXe siècle, les restaurateurs et les hôteliers songent moins au passé quand ils réfléchissent à leur colossal voisin. “Il faut que la vie revienne à Prora, précise-t-il. Il faut qu’il y ait des gens qui vivent ici.”
Que va devenir Prora ? Quels sont les projets autour de site ?
Aujourd'hui, le bâtiment a été complètement modifié. Il s'est transformé en énorme centre de vacances. Dans les différentes ailes, il y a des hôtels et des résidences pour des gens plutôt aisés. En fait, les autorités achèvent aujourd'hui avec une autre intention ce qui avait été débuté à l'époque.

Documentations :
COURRIER INTERNATIONAL, DOKUMENTATIONSZENTRUM PRORA, SLATE

 

Le ferry entre dans le port de Sassnitz. Nous voici à nouveau sur le sol allemand ! Deutschland ! Tiens, ben au passage, on a qu'à regarder le nouveau morceau de Rammstein sorti il y a quelques jours et qui porte le nom Deutschland.

J'aimerais bien t'en parler en te racontant de belles choses, mais nous n'avons pas le temps. Et apparemment, en fouillant un peu dans les sites touristiques, on peut très facilement passer à Sassnitz sans s'arrêter ; même s'il semble y avoir un très beau kiosque à musique ainsi qu'un pont étonnant appelé Hängebrücke.
Nous retrouvons la voiture. Nous sortons du ferry. L'idée est de faire le plus de kilomètres possibles afin de se rapprocher au plus vite de Nevers pour que Maître Arnaud puisse récupérer sa voiture qui est... à Château-Chinon. Ah merde, c'est vrai, on a laissé sa voiture à Château-Chinon ! Bon, pas grave ! On verra sur place. Pour l'instant, on roule et tu n'es pas sans savoir que sur les autoroutes allemandes, la vitesse est illimitée... jusqu'à ce que tu te tues...
Nous quittons l'île de Rügen par le pont de Rügen. Ben oui.

Île de Rügen, le pont, vue de la voiture (Allemagne)

 

Et puis, maintenant, les villes défilent. Vite !

Stralsund → Sundhagen → A20 → Gransebieth → Grammow → Tessin → Glasin → Wismar → Plüschow → Roduchelstorf → Groß Grönau → Lübeck → A1 → Hambourg... ah oui, mais on ne s'arrête pas Hop hop hop !!! → Seevetal → Bispingen → Soltau → Langenhagen → Hanovre → Rinteln → Bad Oeynhausen → Bielfeld → Rheda-Wiedenbrück → Beckum → Kamen → Dortmund → Cologne

STOP !!!!!

Cela fait plus de 800 bornes que l'on roule sans s'arrêter ou presque. c'est ici que l'on va passer la nuit. À Cologne ! Bien. Bon. Voilà. Cologne.
Quand on me dit "Cologne"  -et ce n'est pas si souvent, c'est même très rare... D'ailleurs, je crois que cela n'est jamais arrivé. Imagines : tu te promènes dans la rue, par exemple à Bordeaux ou à Grožnjan-Grisignana où j'étais passé pendant mon périple en Croatie...

Grožnjan-Grisignana, panneau (Croatie)

BREF : quand on me dit "Cologne", je pense de suite à Harald Schumacher. Pas Michael Schumacher, né non loin de Cologne en 1969 et ex-pilote de F1 qui, après avoir roulé à plus de 300km/heure sur les circuits du monde entier pendant plus de 15 ans, s'est retrouvé victime d'un accident grave de ski à 15km/heure. Non, là, je parle d'Harald Schumacher, gardien de but, né à Düren, mais qui a joué au FC Cologne pendant quinze ans, de 1972 à 1987. Eh ouais... Ben oui, ben oui... C'est comme ça. Tu me dis "Cologne", je te dis "Harald Schumacher". C'est comme ça... Bon, allez, on se les revoit les images d'Harald Schumacher, un 3 juillet 1982 à Séville...

Saches pour ta gouverne que si Harald Schumacher n'est pas né à Cologne, ce n'est pas le cas de Michel Leeb et Evelyne Dheliat. Alors... est-ce que ma phrase est claire ? Pas sûr. Je recommence. Parmi les personnalités nées ici à Cologne, on compte, entre autres, Michel Leeb et Evelyne Dhéliat. Etonannt, non ? Bon, en même temps, il fallait bien qu'ils naissent quelque part.

Mais Cologne, ce n'est pas que cela. Non, Cologne, c'est aussi l'eau. L'eau de Cologne. Et tout un tas de questions pas forcémeent utiles se pressent dans mon cerveau. Est-elle vraiment de Cologne cette eau ? De quand date-t-elle ? Qui en a eu l'idée et pourquoi ? Et pourquoi un tel parfum se dégage-t-il de l'eau de Cologne si ce n'est que de l'eau ? Des questions. Maintenant, peut être, des réponses.
EAU DE COLOGNE : C'est un parfum inventé par Jean-Marie Farmina, parfumeur italien, installé à Cologne au début du XVIIIème siècle. Dès 1708, il se met à produire une "eau admirable", ou Aqua mirabilis, qu'on appelait alors des eaux issues d’une distillation quelconque et auxquelles on prêtait des dons particuliers. Là où Farina innove, c'est qu'il créé une eau à l'aide d'un mélange d’huiles essentielles et d’alcool quasi pur. L'eau de Cologne devint le parfum favori de divers personnages connus tels que les rois Louis XV et Louis XVI ainsi que de Napoléon. Elle est toujours produite aujourd'hui par la huitième génération de descendants de Jean Marie Farina à Cologne.

Le temps de trouver un hôtel et nous voici dans les rues de la ville allemande. Premier et seul objectif du soir : aller voir l'impressionnante cathédrale gothique : la Hohe Domkirche St. Petrus. Nous avançons dans des rues propres, carrées, droites. Les deux clochers nous narguent par-dessus les toits contemporains.

Cologne, cathédrale, flèches au loin (Allemagne)

Cologne, cathédrale, flèches au loin

Il faut dire que ces deux tours, surtout la droite, culmine à une hauteur record de 157,38 mètres. Pour atteindre le ur sommet, il faut gravir 533 marches ; ce qui en fait la plus la deuxième plus haute église d'Allemagne et du monde pour ses tours, après l'Église principale d'Ulm.

Quelques minutes plus tard, enfin, nous arrivons sur la parvis, au pied de l'édifice.

COLOGNE
Cathédrale de Cologne
ou Kölner Dom
ou Hohe Domkirche St. Petrus
Cologne, cathédrale, façade

Avec ses 157 mètres de haut et ses 533 marches, elle est la deuxième plus haute église d'Allemagne et du monde pour ses tours, après l'Église principale d'Ulm. Ouais, je sais : je l'ai déjà dit, mais comme on ne va voir que ça de Cologne, je répète tout deux fois comme ça on a l'impression qu'il y a du texte dans ce putain de billet !
La cathédrale de Cologne est également la troisième plus vaste cathédrale de style gothique (après la cathédrale de Séville et le dôme de Milan). C'est le monument le plus visité d'Allemagne, avec 5 millions de visiteurs en 2001 et 6 millions en 2004, venus du monde entier. Désolé, je n'ai pas de chiffres plus récents, mais c'est bien déjà de savoir cela, non ? Mais oui.
La surface de sa façade est de 7 000 m2 ; ce qui en fait la plus grande surface de façade d'église au monde.

Cologne, cathédrale, façade (Allemagne)

Plus de chiffres ? OK !
"La Cathédrale de Cologne est une basilique à cinq nefs du haut gothique (144,5m de long), avec un transept saillant (86,25m de large) et une façade flanquée de deux tours (157,22m de haut). La nef atteint 43,58m tandis que la hauteur des collatéraux est de 19,80m." UNESCO

Cologne, cathédrale, façade

Il y a eu plusieurs étapes quant à la construction de cette cathédrale. En ces lieux et places, en 313, il y avait une maison privée de la Cologne romaine qui sera transformée en église. Au cours des siècles, celle-ci s'agrandit. En 785, le projet de construire une grande cathédrale romane est lancé.
En 1164, les reliques de Rois mages arrivent des quatre coins du monde (bien que la terre soit ronde) pour prendre place dans la cathédrale afin de rendre hommage à Jésus juste après sa naissance.
En 1200, elle est jugée trop petite pour accueillir les pèlerins venant voir la châsse des rois mages (reliquaire alors le plus célèbre de l'occident chrétien). Il est alors décidé de construire un édifice complètement nouveau à partir de 1247. Elle sera définitivement achevée en 1880, soit 632 ans et deux mois plus tard.
Elle fut le plus haut bâtiment du monde de 1880 à 1884.

Cologne, cathédrale, intérieur (Allemagne)         Cologne, cathédrale, intérieur

Il y a beaucoup de choses à voir dans cette cathédrale. On peut parler des stalles, ou du maître d'autel, ou encore du retable des Clarisses, ou encore le retable des patrons de Cologne, ou encore la statue de Saint Christophe, ou encore le retable d'Agilolphus, ou encore la fresque du plafond du Dom, ou encore des cloches ! Elles sont au nombre de 11, mais nous n'en n'avons pas vu une.

Tiens,
je vais poser là des photos des grands vitraux.

Cologne, cathédrale, vitraux (Allemagne)              Cologne, cathédrale, vitraux

L'objet incontournable pour lequel les touristes et pèlerin se déplacent ici est la châsse des rois mages. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais nous ne l'avons pas trouvée, ou nous ne l'avons pas vraiment cherchée. Bref : je n'ai pas de photo. Toutefois, la châsse des rois mages est bien là, au centre du choeur.
"Après la défaite de Milan en 1162, les restes des rois mages auraient été transportés par Rainald von Dassel en 1164 de Milan à Cologne, où ils sont depuis déposés dans une châsse en or dite châsse des rois mages, exposée dans le chœur de la cathédrale. Dans toute la suite du Moyen Âge on les a appelés les "trois rois de Cologne". La Légende dorée de Jacques de Voragine résume les croyances du temps : Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin 1er, aurait retrouvé ces reliques vers 330 et les aurait fait transporter à Constantinople. De là, les reliques sont transférées, toujours d'après Voragine, à Milan par l'évêque saint Eustorge, puis parviennent à Cologne, sur ordre d'un empereur germanique appelé Henri par Voragine. (...)
De grande dimensions (elle mesure 110 × 220 × 153 cm), elle est en bois de chêne, recouvert d'or, d'argent et cuivre repoussé et doré, représentant soixante-quatorze personnages , en émaux champlevés et cloisonnés, portant par endroit des inscriptions bleues, vernis brun, filigranes et pierreries. Plus de mille pierre précieuses, semi-précieuses et perles sont serties dans la châsse, avec des gemmes et des trois cents camées antiques. Tel qu'il est installé sur une table d'autel, il est le plus grand autel reliquaire d'Europe." WIKIPEDIA

Il y a aussi la croix de Géron, plus ancien crucifix de grande taille (2,33 m de haut), conservé en Europe. C'est une des premières représentations du Christ souffrant ; il était auparavant représenté comme Christ triomphant. Mais je n'ai pas de photo non plus. Par contre, j'ai fait une photo d'une statue posée sur une colonne, mais je ne sais pas qui c'est.

Cologne, cathédrale, intérieur

J'ai aussi fait une photo de la Vierge aux bijoux.
Cologne, cathédrale, vierge aux bijoux

"Selon une ancienne coutume colonaise, toujours en usage, les personnes en mal d’amour ou désireuses d’avoir des enfants viennent offrir de l’or ou des pierres précieuses à la Madone. Mais les fidèles lui adressent bien d’autres sortes de requêtes, ainsi qu’en témoigne la multitude se cierges allumés devant l’autel." PARIS AUTREMENT

Allez, il est grand temps de sortir de la cathédrale à présent puisque celle-ci ferme à 21 heures et qu'il est 21h02.

Un dernier regard sur la façade...
Cologne, cathédrale, façade

Et c'est la nuit sur Cologne.
Cologne, Cologne by night (Allemagne)

PAF ! D'un coup. La fatigue nous prenant, nous n'avons pas trop traîné dans les rues nocturnes de la ville. Mais on peut se poser la question : qu'aurions-nous pu faire à Cologne si nous étions sortis le jour et la nuit ? Quelques propositions en regardant internet.

Nous aurions pu visiter la cathédrale... Ah non, ça, c'est bon, on l'a fait.
Nous aurions pu visiter le musée du Parfum... Ah ben tiens, l'eau de Cologne ! Ah non, il y a la Maison de l'eau de Cologne aussi, à part. Ou encore la Maison Farina qui conçoit l'Eau de Cologne depuis plus de 300 ans. La visite y est assurée par un homme en costume et perruque qui raconte l'histoire de l'eau de Cologne, de la famille Farina qui gère l'affaire depuis huit générations.
Nous aurions pu visiter le musée Wallraf Richartz, l'une des grandes galeries de peinture d’Allemagne abritant la plus importante collection au monde de peintures médiévales. Ouais ok, mais non. La peinture médiévale, là, pas trop. C'est à dire que l'on ne peut pas s'intéresser à tout. On n'a qu'une vie et elle est trop courte. C'est pour cela que j'ai décidé de faire l'impasse sur la peinture médiévale. Le musée possède aussi des oeuvres de Rubens, Rembrandt, Monet, Sisley, Munch, Van Gogh,...
Nous aurions pu visiter le musée Ludwig qui possède une grande variété d'œuvres du XXème siècle, concernant le Pop art, la photographie à l'art abstrait ou au surréalisme. Il possède également la troisième plus importante collection de tableaux de Pablo Picasso au monde. Ah, là, oui. Encore que Pablo Picasso m'agace un peu car on ne peut pas se rendre dans un musée sans qu'il y ait des oeuvres de lui. Il en a mis partout !
Nous aurions pu visiter le MAKK, le Museum für Angewandte Kunst Köln, qui possède un grand nombre d'objets au design contemporain, ainsi qu'une importante collection d’objets (bijoux, meubles, porcelaine, faïence, textiles…) du Moyen Âge au XXème siècle.
Nous aurions pu visiter le musée du Chocolat...
Ouais  bon, ça va. À part les musées, y'a autre chose à Cologne ?
Nous aurions pu visiter la vieille ville (Altstadt) et ses ruelles, les bords du Rhin et ses quais aménagés, bordés de maisons colorées, et peut être y trouver un bar à Mojito comme à Berlin...

Berlin, Spree, mur et Mojito           Berlin, Spree, mur et Mojito

Nous aurions pu visiter le zoo sans oublier la tour de télécommunications Colonius sans oublier les douze grandes basiliques romanes qui peuplent la ville et Phantasialand.
Et le soir, nous aurions pu aller flaner sur la Rudolfplatz, ou nous rendre dans le quartier belge (Belgisches Viertel), ou aller boire quelques verres dans la rue Aachener, ou aller bouffer quelques kebabs, falafels et pizza dans le quartier latin (Kwartier Lätang).
Voilà : nous aurions pu faire tout cela, mais non.

 

LE LENDEMAIN
Aujourd'hui, nous sommes le 3 août 2013, jour de la guimauve dans le calendrier républicain français. Ben oui, écoute, c'est comme ça. C'est également un 3 août, en 1492, que Christophe Colomb partit à bord du Santa Maria à la recherche d'une nouvelle route vers les Indes orientales par l'ouest. Il fera finalement la découverte du continent américain au terme de deux mois de voyage en mer. C'est également le 3 août 1914 que l'Allemagne déclara la guerre à la France et le Royaume-Uni à l'Allemagne. Qui est né un 3 août ? Eh bien, Elisha Otis, en 1811, l'inventeur de l'ascenseur ; mais aussi James Hetfield, chanteur et guitariste rythmique du groupe Metallica. Le dicton du jour est "Il faut cueillir les choux, l'un des trois premiers jours d'août.". Eh ben nous voilà bien avancés avec tout cela.
Nous petit-déjeunons rapidos avant de reprendre la route. Vite !

Cologne → Frechen → Euskirchen → Stadtkyll → Pronsfeld → Vianden...
Beau nom de ville qui marque également le fait que nous quittons l'Allemagne pour entrer dans le Luxembourg, à la fois ville et pays. C'est vert, il y a beaucoup de forêt et peu de routes au Luxembourg. C'est un pays qui intrigue puisqu'il est très petit et, apparemment, très riche. On peut se demander pourquoi et chercher des réponses, surtout quand on sait que ce pays était encore pauvre jusqu'au XIXème siècle. Alors que s'est-il passé ?

LUXEMBOURG, UN DES PAYS LES PLUS RICHES DU MONDE
"Jusqu'au XIXème siècle, la vocation du Luxembourg est agricole du fait de ses nombreuses terres cultivables. Mais avec la première révolution industriel, le pays, qui possède d'importants gisements de minerai de fer, développe ses activités sidérurgiques. De puissantes entreprises sont rapidement créées. Le fer et l'acier assurent alors des revenus considérables aux industriels luxembourgeois.
Au milieu du XXème siècle, les nouvelles branches du secteur industriel connaissent un formidable essor. C'est ainsi que la chimie et la construction mécanique renforcent le potentiel économique du pays. Mais ce dernier sera frappé par la crise des années 1970, suite aux deux chocs pétroliers.
Il faut alors repenser l'économie du Luxembourg.
L'extraction du minerai de fer cesse dans les années 1980. Grâce à ces restructurations, le duché du Luxembourg abrite à présent le premier groupe sidérurgique mondial (Arcelor). Cependant, l'évolution majeure de son économie est due au développement des services qui parvient à compenser de façon spectaculaire les pertes du secteur secondaire. (...)
Ainsi, naguère porté par l'industrie de l'acier et aujourd'hui surtout dévolue aux services, l'économie du Luxembourg a une stabilité que beaucoup de ses confrères européens peuvent lui envier. Actuellement, son PIB par habitant est le plus élevé au monde. Attractif pour les étrangers, le pays produit des richesses importantes, compte tenu de sa petite taille (2586 km2, contre, par exemple, 643 601 km2).
Le Luxembourg constitue l'une des dix principales places financières du monde. Les instituts bancaires sont partout : on compte plus de 180 banques sur le territoire national. La Constitution luxembourgeoise garantit le secret bancaire. L'autre atout financier du pays tient à la faible imposition qui y règne, surtout depuis la réforme fiscale de 2001-2002, et qui attire particuliers et entreprises." ÉDITIONS ATLAS

Voilà qui est dit : on se sent mieux.
Poursuivons la route.

Vianden → Fouhren → Tandel → Gilsdorf → Luxembourg.
Tiens, on va se faire un petit arrêt quand même ; histoire de voir ce que cette ville a dans les tripes, bon sang !


LUXEMBOURG
Luxembourg, centre ville (Luxembourg)

Voilà ! Hein ? Hein ? Hein ? C'set bien hein Luxembourg ?! On s'attend à voir de grands parcs, de beaux immeubles bien propres, des allées fleuries, des banques souriantes, et PAF : un éléphant jaune au milieu d'une rue dont j'ai oublié le nom. Mais nous ne sommes pas loin de la place Guillaume II comme nous le rappelle ce panneau que j'ai photographié juste après pour je-ne-sais-quelle-raison...

Luxembourg, centre ville

Ah, peut être parce que sous le nom de la place, il y a une autre plaque rendant hommage au poète Edmond de la Fontaine, plus connu sous le pseudonyme de Dick. Bon... Ah ?... Ben c'est bien. Bon, je suis quand même allé voir de plus près sur internet qui était cet homme et quelle était son oeuvre, mais Wikipedia (traduit du hollandais en français) était un peu vague ; voire surréaliste.

edmond
Wikipedia

Oui, tout ceci n'était pas clair et le Luxembourg commençait sérieusement à nous foutre les boules.

Le temps d'acheter deux, trois souvenirs,
d'écrire 3, 4 cartes postales,
puis de boire une bière...
Jénorme achète des souvenirs du Luxembourg (Luxembourg)
...et nous reprimes la route sans plus attendre.

De Luxembourg à Nevers... ou plutôt de Luxembourg à Château-Chinon, il nous reste encore 570 kilomètres à faire. 
Le retour en France est émouvant, mais pas trop, après toutes ces régions, ces pays traversés... L'Allemagne, la Pologne, la Russie, la Lituanie, la mer Baltique... Toutes ces péripéties qui, quelques fois, nous ont fait douter, comme le passage à la frontière russe où l'on se demandait si on allait pouvoir ressortir du pays.
La frontière luxembourgeoise passée, les villes françaises défilent...

Luxembourg  Thionville → Metz → Pont-à-Mousson → Nancy → Dommartin-lès-Toul → Langres → Dijon → Pouilly-en-Auxois → Autun → Château-Chinon

Nous récupérons la voiture de Maitre Arnaud et puis...

Château-Chinon Chatillon-en-Bazois → Rouy → Billy-Chevannes Saint-Benin-d'Azy Forges Nevers

 

Et voilà, c'est la fin de ce périple. C'est la fin de ce Kaliningrad Tour.
Pour retrouver les différentes étapes et divers épisodes, tu peux cliquer sur les liens ci-dessous :
Etape 1 : de Nevers à ?
Etape 2 : De ? à Berlin
Etape 3 : de Berlin à Ravensbrück

Etape 4 : De Ravensbruck à Prora
Etape 5 : De Prora à Kolobrzeg
Etape 6 : De Kolobrzeg à Gdansk
Etape 7 : De Gdansk à Kaliningrad
Etape 8 : De Kaliningrad à Zelenogradsk
Etape 9 : De Zelenogradsk à Klaipeda
Etape 10 : De Klaipeda à la mer Baltique


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