Quand les gens parlent du Pays Basque français, ils pensent souvent à blanc-et-rouge, jambon de Bayonne, piment d'Espelette, surf, rugby, béret, fêtes, chants, tout ça... Mais ils ne pensent pas assez à... Merde, je ne sais plus ce que je voulais dire.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Non, bon, en fait, ils ont raison, les gens. Le Pays Basque français, c'est vraiment ça : du rugby pimenté en blanc et rouge sur une tranche de jambon qui surfe sur l'océan avec un béret et des espadrilles en chantant pendant les fêtes. Oui, voilà, c'est tout à fait cela. Si je savais dessiné, j'aurais fait un beau dessin qui serait, peut être, devenue l'affiche officielle du pays basque avec un petit slogan en dessous, genre "Allez viens, toi, tu verras c'est sympa !" Mais je ne sais pas dessiné. C'est comme ça.
Bon, ben salut et à une prochaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OH MAIS NON,
  JE DÉCONNE !

Mais bien sûr que ce n'est pas que ça le Pays Basque français... alors attention, je dis "Pays Basque français" non pas par nationalisme exacerbé méprisant le Pays Basque espagnol, mais parce que pour le billet qui va suivre, je ne vais pas passer la frontière franco-espagnole. Oui, tu sais, cette belle et longue frontière sur laquelle sont venues se poser de nombreuses venta où sont vendus clops, carburants et alcools moins chers qu'en France.
Mais il y a aussi de très belles choses à voir dans le Pays Basque espagnol comme la baie de San Sebastian, le musée Guggenheim de Bilbao, les falaises des Trois Couronnes, le port de Zumaïa, la petite île de Gaztelugatxe, le centre-ville Pampelune, les vagues de Mundaka, le parc naturel d'Urkiola...

MAIS ALLEZ, RECENTRONS-NOUS !
Donc, alors, en ce qui concerne le rugby dans le Pays Basque, on peut dire que depuis quelques années le niveau est un peu redescendu. Les équipes de Bayonne et Biarritz ont quitté le Top 14 pour s'affronter dans la division inférieure, la Pro D2. Tiens, d'ailleurs, la semaine dernière, c'était le derby : Bayonne-Biarritz. Il y avait beaucoup de monde car, même si les deux équipes ont un peu perdu de leur superbe, cela reste ici un grand moment de sport ainsi qu'un rendez-vous sportif traditionnel incontournable.

J'y suis donc allé voir et
voici ce que j'ai vu.

Bayonne, derby 2019 (64)
C'est bizarre, hein ?
De prime abord, on ne comprend pas tout.

Analysons l'image.
Nous voyons trois gilets jaunes encerclent un machin en peluche dont on a du mal à reconnaître l'origine. Il semblerait qu'il a une tête de cheval, un maillot-short de rugby et un drapeau aux couleurs de Bayonne. Derrière lui, un écran géant diffuse des images de jambes, sponsorisées par un slogan dont je ne comprend pas trop la signification "Bayonne.fr, l'écrin de votre shopping".
Tout ceci est normal !
Les trois gilets jaunes sont en fait des photographes. Le machin en peluche est la mascotte officielle de l'équipe de rugby de Bayonne : Pottoka en hommage à un des animaux totem du Pays Basque, le pottok. En vrai, il ressemble plutôt à ceci.
G) Iparla, le grand plateau herbeux, pottok (64)Issus des petits chevaux qui peuplaient le Sud-Ouest de l'Europe, il y a environ un million d'années, le pottok est un petit poney qui fut utilisé pendant des siècles par les Basques pour divers travaux d'agriculture et pour le travail dans les mines.
Le pottok était apprécié pour sa petite taille, sa force, sa robe sombre donc peu salissante et le peu de soins qu'il nécessitait.
Aujourd'hui, les pottoks vivent en semi-liberté dans les massifs de la Rhune, de l'Artzamendi, du Baïgura et de l'Ursuya. Ces montagnes constituent le berceau de la race.
Sur la photo ci jointe, nous sommes sur le plateau herbeux de l'Iparla, dont nous parlerons prochainement.

 

 

 

Mais je n'ai pas vu que cela !

Pendant ce derby,
j'ai également vu ceci.
Bayonne, derby 2019

Ah ben ouais, y'avait du monde au stade Jean Dauger, également appelé "le temple du rugby" ; stade qui peut accueillir jusqu'à 16934 spectateurs très précisément ! Pas un de plus, pas un de moins ! J'ai compté.
J'ai pris cette photo au moment de l'hymne de l'Aviron bayonnais repris en choeur par le public avant que les joueurs n'entrent sur le terrain. C'est toujours un beau moment.

Par contre, je t'avouerai que quand je suis arrivé dans la Pays Basque et que l'on m'a dit que l'équipe de rugby de Bayonne était appelée l'Aviron Bayonnais, je n'ai pas tout de suite percuté. Des images de rugbymen en train de pagayer sur des avirons au milieu de l'Adour se pressaient dans mon esprit. Je n'ai pas trouvé d'explication quant au rapport entre ces deux sports pour donner le nom à l'équipe de rugby. Peut être que l'équipe d'aviron de Bayonne se prénomme l'Ovalie bayonnaise ?
En ce qui concerne ce derby 2019, je crois que Bayonne a perdu à domicile.

Le lendemain, il fallait du calme.
Rendez-vous quelque part dans les terres basques, entre la frontière espagnole et Saint-Pée-sur-Nivelle, dans la verdure printanière.

Cherchebruit, penseur en vert (64)

Cherchebruit, vue panoramique de printemps (64)

Il fait presque beau, malgré un ciel parfois menaçant par des gris nuages gris-noirs. Il est trop tard pour partir dans les montagnes basques ou pyrénéennes et faire une petite randonnée.
Bon, je vais aller voir l'océan qui ne se trouve qu'à une dizaine de kilomètres d'ici. C'est comme ça. Le médecin m'a dit que j'étais atteint de Granbleusie. Cela se traduit par le fait d'avoir envie de regarder le film Le grand bleu à des moments complètement inopportuns. C'est un peu chiant parce qu'en plus, c'est la version longue que j'ai soudainement envie de regarder inconsciemment, malgré moi. Le seul remède à cette maladie est de bouger dès que je sens cette envie monter. Il faut que je marche ou que je fasse de la voiture en évitant soigneusement de passer devant un vidéoclub.
Aujourd'hui, pour cela, je décide de me rendre à Saint-Jean-de-Luz car je sais qu'il n'y a pas de vidéoclubs là-bas. En même temps, je ne sais pas si cela existe encore les vidéoclubs. Putain, j'ai l'impression de parler comme un vieux bordel !!!

ALLEZ : direction Saint-Jean-de-Luz !

L'idée de départ était de rejoindre la ville pour aller marcher le long de la grande plage, sur la baie, entre la digue du port et la pointe de Sainte-Barbe. Et puis, une fois arrivé, je me suis laissé guidé par le hasard. J'ai posé ma voiture derrière le port de plaisance Larraldenia de Ciboure.

 

SAINT-JEAN-DE-LUZ
Saint-Jean-de-Luz, port et maison de l'Infante (64)

Cela fait des années que j'habite dans le Pays Basque. Cela fait des années que je passe devant Saint-Jean-de-Luz... bon, pas tous les jours non plus parce que c'est pas ma ville préférée... Ouais, je sais pas, il y a une ambiance un peu shopping, bourgeoise qui ne me plaît pas trop. Et puis cette histoire autour du mariage de Louis XIV, la maison de l'Infante, la maison du roi, et puis le fait que Michèle Alliot-Marie fut la maire de la ville pendant sept ans, et puis les hôtels particuliers, et puis les grandes villas, et puis leurs boutiques de macarons, là, ça m'énerve...

Bon, y'a des trucs bien aussi, hein, faut pas non plus tout dénigrer. La Grande Plage est belle, le panorama depuis la pointe de la Sainte Barbe n'est pas dégueulasse, le marché des Halles est accueillant, la promenade Jacques Thibaud te fait découvrir la ville tranquillement, mais bon. C'est un peu trop bourgeois pour moi. Je préfère m'esquiver du côté d'Erromardie ou d'Acotz qui sont de petits quartiers situés au nord de la ville, isolés.

BON BREF : cela fait des années que l'on me parle du port de Saint-Jean-de-Luz, réputée pour sa pêcherie. Et l'office du tourisme nous en parle :
"Port de pêche ancestral (on pêchait au XVe  la morue et on partait chasser la baleine vers les bancs de Terre Neuve), avec sa criée récemment rénovée et ses bateaux multicolores, le port de Saint-Jean-de-Luz, au pied de la maison de l’Infante fait intégralement partie du patrimoine luzien.  Le port luzien anime la ville, par ses sorties en bateau et son esprit des lieux typique. On y pêche l’anchois, le thon et le merlu. Une véritable économie pour le Pays Basque, avec des mareyeurs actifs et des chalutiers de haute mer réguliers. La filière pêche assure plus de 600 emplois ici.  Un point stratégique et dynamique pour la ville, entre histoire et modernité économique.
Environ 10 000 tonnes de poissons d'une centaine d'espèces différentes sont débarquées et commercialisées à la criée de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure tous les ans ce qui place cette criée au 6ème rang en valeur sur 36 en France." OFFICE DU TOURISME SAINT-JEAN


Cette fois, j'ai décidé d'aller voir cela d'un peu plus près. Il y a des jours comme ça, tu ne sais pas pourquoi : il y a dix ans que tu voulais faire quelque chose et c'est ce jour là que ça se décide !
Ce qui est génant, c'est que je ne sais pas trop où il est, ni comment m'y rendre. Et une fois sur le lieu convoité, je ne suis pas sûr, finalement, que ce soit le bon endroit. Là, par exemple, je commence ma visite du port de Saint-Jean-de-Luz, côté Ciboure. Mais ce côté Ciboure du port est-il aussi le port de Saint-Jean-de-Luz ? Difficile de s'en convaincre car, à cette heure-ci et ce jour là, il n'y a aucune activité sur les quais.
Mais attention : loin de moi l'idée de dénigrer également Ciboure car cette charmante ville de bord d'océan a également plus d'un atout dans sa besace !

CIBOURE
Ciboure, quai (64)
Quais de Ciboure, église et la Rhune

Prénommée Ziburu en basque, elle a vu la naissance de Maurice Ravel le 7 mars 1875.
Ses habitants sont appelés les Cibouriens, surnommés également les "Kaskarrot" ou "Kachkarrot", forme francisée du basque kazkota ou kaskota. Ce terme pourrait dériver mais sans attestation formelle de kasko en basque issu du casco castillan. Augustin Chaho indique dans son dictionnaire de 1856-1857, un usage de ce terme équivalent à "forte tête". Voilà ! Mais Ciboure, ce n'est pas que des habitants. Ciboure, c'est aussi un phare original (moi, j'aime pas, mais c'est chacun ses goûts), construit par André Pavlovsky. Ce sont plusieurs villas inscrites aux Monuments Historiques. Ciboure, c'est aussi une église à l'architecture originale : l'église Saint-Vincent-de-Ciboure. Et attention car dedans, on peut découvrir l'orgue baroque, réalisé par le facteur d’orgue Thomas installé en 2012-2013 et qui compte pas moins de 35 jeux et 2600 tuyaux.

Je fais un petit tour sur le port de plaisance Larraldenia.
Les multiples bateaux sont bien protégés des courants maritimes, avec vue sur les façades des maisons cibouriennes.
Saint-Jean-de-Luz, port de plaisance et Ciboure (64)

Et puis, de l'autre côté des maisons de pêcheurs, de la coop basquaise, du couvent et du cloître des Récollets, il y a un autre quai (quai Pascal Elissalt), réservé aux pêcheurs. C'est ici la criée. Mais à cette heure ci, cela ne crie pas beaucoup. C'est calme. Il y a de petites grues de déchargement, une coopérative maritime et une belle vue sur Saint-Jean-de-Luz en face.

Saint-Jean-de-Luz, coopérative (64)        Saint-Jean-de-Luz, port, mini grue (64)

Il y a aussi cette conserverie qui n'a jamais existé,
mais dont il reste des traces colorées...
Saint-Jean-de-Luz, décor conserverie (64)
Il s'agit d'un décor réalisé pour le feuilleton "Les moissons de l'océan".

Quelques pêcheurs éparses, venus ici pour se détendre avec une canne et un seau. Des dizaines de casiers bleus sont soigneusement alignés-empilés contre le mur de la coopérative faisant face au Comptoir du pêcheur, une boutique vendant produits de la mer, vêtements marins et articles de pêche sportive.

Je quitte le port de Saint-Jean-de-Luz, côté Ciboure, en empruntant le pont qui enjambe la Nivelle, petit fleuve espagno-français naissant de la collecte de nombreux ruisseaux au-dessus d'Urdazubi en Communauté florale de Navarre, à l'ouest du sommet de l'Alcurrunz (933 mètres) à 725 mètres d'altitude. Il est pas banal ce fleuve. Bien que relativement court (45 km), il change de nom à trois reprises : dans sa partie haute, il se prénomme Rio Olavidea, puis Rio Ugarana, traversant ce village sous le nom d'Ugarana avant de passer en France à Dantxarinea sous le nom de Nivelle et ce jusqu'ici, dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.

Saint-Jean-de-Luz, entrée du port (64)

 

Je longe le port.

Passage au milieu des filets de pêche qui sèchent
et des petites grues de déchargement.
Saint-Jean-de-Luz, port et filets (64)

Saint-Jean-de-Luz, port, grue et filets (64)           Saint-Jean-de-Luz, port, grues et filets (64)

Saint-Jean-de-Luz, port, maison de l'Infante et filets (64)

En fond de champ, comme incontournable et imposante, la silhouette originale de la Maison de l'Infante.
Construite vers 1640 par l'armateur basque Joannot de Haraneder, ses façades en brique rose et en pierre et ses deux galeries à l'italienne à cinq arcades sur la façade principale dominent le port.

Saint-Jean-de-Luz, port et maison de l'Infante

C'est en juin 1660 qu'elle accueillit la Reine-Mère et l'Infante Marie-Thérèse d'Espagne pour le mariage de cette dernière avec le roi Louis XIV. La cérémonie eut lieu le 9 juin 1660 à l'église Saint-Jean-Baptiste. Le roi, lui, passa un mois dans une demeure adjacente, LohobiagueEnea, une grande maison blanche caractérisée par ses deux tourelles d’angle coiffées de toits en ardoise.

Je contourne le port,
au-dessus duquel la Rhune
exhibe son sommet de 905 mètres.

Ciboure, phare et Rhune (64)

Saint-Jean-de-Luz, port (64)            Saint-Jean-de-Luz, port de plaisance et phare (64)

Saint-Jean-de-Luz, port et nuages (64)

 

D'étranges contrastes apparaissent entre la lumière du ciel et les ombres nuageuses qui passent sur la ville.

Ciboure, ciel (64)

Saint-Jean-de-Luz, ciel (64)

 

Je continue en direction de la digue du port. Je passe devant une stèle, placée vers l'entrée du port, au milieu de gros rochers.

Saint-Jean-de-Luz, plaque, roches et Ciboure (64)Il s'agit d'un hommage à Didier Lafitte, ancien membre de l’organisation clandestine armée d’Iparretarrak, tué par un policier en 1984 lors de l’évasion de Gaby Mouesca.
Cette stèle placée devant les quais de Ciboure nous rappelle également les années de sang...

 

 

 

Un peu plus loin,
la digue avec le phare.
Saint-Jean-de-Luz, le phare (64)
Ce phare aval répond à l'alignement avec le phare amont de Ciboure croisé tout à l'heure.
Son architecture est très éloignée des compositions que l'on a l'habitude de voir quant à l'édification de ces bâtiments maritimes.

Et puis j'arrive sur la grande plage. Le sable, les façades de villas basques et les nuages noirs qui approchent lentement.

Saint-Jean-de-Luz, grande plage et nuages (64)

Saint-Jean-de-Luz, grande plage et nuages

Je décide de rebrousser chemin devant cette présence céleste inquiétante.
Je rejoins la voiture, mais les nuages ne semblent plus bouger. Je sors du parking pour prendre la route de la corniche. La D912 passe entre le port de Saint-Jean-de-Luz et les façades des maisons cibouriennes. Je prends un peu d'altitude pour apercevoir maintenant, au loin, la digue de Socoa. Elle semble battue par de hautes vagues blanches. Je décide de m'y rendre pour voir cela de plus près.

SOCOA
Socoa, la digue, vague 3, haut (64)

Je me gare sur le parking du port où se mêlent voitures, bateaux et planches à voile. Dès la fin des années 30, le fort a abrité une école de voile, sport alors très "tendance" et paré d'une image élitiste. On raconte que Charlie Chaplin y aurait fait un court stage lors de vacances en pays basque.
Je passe devant les restaurants faisant face à l'entrée du port, puis je longe le port bien tranquille, protégé des vagues océaniques par des remparts. J'entends l'océan gronder de l'autre côté des murs du fort. De multiples panneaux rappellent le danger présent...

Socoa, mur et panneaux (64)

J'arrive devant la grande digue qui sert de casse-vague afin de tranquilliser la baie de Saint-Jean-de-Luz ; là-bas, au loin.

Socoa, vue sur la baie de Saint-Jean (64)

Socoa, la digue, vague 1, haut (64)           Socoa, la digue, vague 5, haut (64)

"A l’origine, la rade de Saint-Jean-de-Luz est naturellement protégée par des falaises ainsi que par une dune de sable qui se dresse au milieu de la baie.
A l’abri derrière ces défenses naturelles était construit un des plus beaux quartiers de la paroisse, le quartier de la barre. Il se situait dans le prolongement de l’actuel quartier historique et plus de deux cents habitations avaient été édifiées à cet endroit : des maisons d’armateurs, un couvent, un hôpital, des jardins...
Dès la fin du XVIIème siècle, des tempêtes, de plus en plus violentes, effritèrent peu à peu ces protections, emportant une partie de la dune, et Saint Jean-de-Luz fut régulièrement inondée.
Afin de protéger la ville des raz de marées incessants, il fut décidé de construire un mur de garantie à l’emplacement de la brèche. Malheureusement cela ne devait pas suffire car, régulièrement, le perré fut, soit renforcé, soit reconstruit comme en 1782 et 1823.
C’est donc ainsi que pendant plus d’un siècle, le quartier de la barre subit les assauts de la mer, emportant petit à petit la plupart des édifices.
Il faut attendre l’arrivée de Napoléon III sur la côte basque, au milieu du XIXème siècle pour que la situation s’améliore. En effet, ce dernier, sensible au désarroi des habitants de Saint-Jean-de-Luz, entreprit des travaux de fermeture de la baie. Il ordonna la construction des digues de Socoa, de Sainte Barbe et de l’Artha qui, depuis le début du XXème siècle, ferment la rade et font partie du paysage luzien. Puis, l’ancien mur de garantie fut transformé en promenade, et les nouvelles maisons édifiées face à la baie ont ajouté une passerelle pour avoir un accès direct à la plage.
La grande plage de sable fin et le magnifique plan d’eau de la baie de Saint-Jean-de-Luz vous invitent au bronzage et à la baignade en toute sécurité, et constituent le patrimoine touristique principal de la ville." SAINT-JEAN-DE-LUZ

Je me pose à l'entrée de la digue, aujourd'hui interdite au public. Je comprends de suite pourquoi en voyant la taille des vagues...

Socoa, la digue, vague 1 (64)

Socoa, la digue, vague 2 (64)

Socoa, la digue, vague 3 (64)

Socoa, la digue, vague 4 (64)

Socoa, la digue, vague 5 (64)

Socoa, la digue, vague 6 (64)

Socoa, la digue, vague 7 (64)

Socoa, la digue, vague 8 (64)

 Et lorsque tout ceci s'anime, cela donne quelques mouvements très impressionnants et poétiques. Un peu comme si l'océan faisait ses gammes sur la digue.

 

Après être resté en admiration pendant près d'une heure, je regagne la voiture.