24 octobre 2009
Chalon-dans-la-Rue, épisode III
Ben alors !!!
Il y a quelque temps de cela, nous avons parlé du festival Chalon dans la rue, consacré aux spectacles de rue et puis... et puis... plus rien !
Mais ne voilà-t-il pas qu 'aujourd 'hui on en reparle...
Maaaaaaaaaiiiiisssssss, pour continuer cette fantastique aventure de la découverte du festival de Chalon-dans-la rue-sur-Saône-dans-le-musée-Niepce, j 'ai besoin d 'une imprimante-scan-photo-cafetière-cardiogramme-colleuse-de-timbres-de-collection-des-années-30 afin
d 'exhorter toutes les ressources que j 'avais reccueillies sur place.
En ce 24 octobre 2009, je me rends alors dans une très grande surface commerciale, située à Tarnos. En ce lieu de débauche consommatrice, j 'étais sûr :
1) de trouver une imprimante adéquate
2) de m 'approvisionner en bières belges... mais pas n 'importe quelle bière belge ! Je parle de cette trappiste à 9,5° dont l 'étiquette nous vante toutes ses qualités :
"D 'un blond doré et clair, cette Tripel a été brassée en production limitée sous la vigilance des moines. Ses ingrédients -comme orges maltées et fleurs de houblon- sont exclusivement naturels. Cette bière complexe dégage des arômes fruités et un parfum de houblon aussi agréable que nuancé. Au palais, on perçoit son caractère soyeux et velouté ainsi qu 'une touche d 'amertume soutenue par les arômes des fruits. Une bière exceptionnelle, pleine d finesse et d 'élégance, se caractérisant également par une arrière-bouche longue et savoureuse." Etiquette sur la canette
Va savoir pourquoi : dans cette région du Sud-Ouest, il n 'y a qu 'ici, à Tarnos, que j 'en ai trouvé. C 'est peut être un signe.
Une fois ces trésors réunis dans mon magnifique caddie sponsorisé par le Cantal...
...je me dirige vers la sortie où les magnifiques écrans-plats situés au-dessus des caisses diffusent les infos du jour, telles que celle-çi :
Je mets mon butin sur le tapis roulant. Je dis bonjour à la caissière... Bip...Bip... "Vous avez la carte du magasin ?" ... "Ooooh que non, je ne veux pas d 'ennuis avec la police, moi !".
Je paye. Je me casse.
De retour à l 'appart, je te mets le bazar informatique en branle.
Test de l 'imprimante qui scanne.
Résultat :
Impeccable ! Magnifique !
Te rends-tu compte que mon premier scan avec cette nouvelle scanneuse est cette image ? Hein ? Hein ? est-ce que ça ne mérite pas une expo du premier scan qui réunirait tous les premiers scans faits dans le monde ? Hein ? Hein ?
Bon bref : nous pouvons à présent reprendre là où nous en étions : le festival "Chalon-dans-la-rue" de Chalon-sur-Saône, qui avait lieu de 22 au 26 juillet 2009.
° °
CHALON DANS LA RUE
En même temps quand je dis "Festival Chalon-dans-la-rue", je suis gentil parce que, là, pas du tout !
Etant donné qu 'il pleuvait comme vache qui pisse, j 'avais trouvé refuge dans le magnifique musée Niepce de la photographie.
Nous en étions au premier étage quand je décidais de redescendre au rez-de-chaussée.
Un petit passage devant une mini-sculpture de Jean-Louis Faure consacrée à Lee Miller...
LEE MILLER
par Jean-Louis Faure
Elizabeth "Lee" Miller est née le 23 avril 1907 aux États-Unis à Poughkeepsie ; ce qui n 'est pas si banal comme nom de patelin.
Notons au passage que Poughkeepsie est également la ville natale du cinéaste Edward Davis Wood Junior.
Eh ouais !
Mais revenons à Lee Miller.
Photographe américaine,
elle fut également modèle et mannequin.
De New York à Paris, où elle rencontre Man Ray
avec qui elle « inventera » la solarisation -
cette technique de tirage qui produit
un faux effet de négatif sur le cliché.
© Man Ray 
Puis de Paris à New York où elle épouse Aziz Eloui Bey,
riche homme d 'affaires égyptien avec qui elle s 'installe au Caire.
Elle y fera quelques photos de désert et de sites archéologiques.
© Lee Miller
Lors d'un voyage à Paris en 1937,
elle fait la connaissance de l'écrivain
surréaliste anglais Roland Penrose.
« Penrose avait séduit Lee en Cornouailles
et à Mougins en 1937, l'avait poursuivie
à travers les Balkans en 1938, conquise en 1939
avec « The Road is wider than long » en Égypte,
enlevée et ramenée à Londres via Antibes
au début de la guerre. » Sarah Wilson.
Elle fréquente le groupe des surréalistes
et devient un modèle pour Picasso qui réalise
de nombreux portraits d'elle.

Amie également de Cocteau, Eluard, Dalí,
elle explore tous les genres de la photographie :
son saisissant portrait de Charlie Chaplin dévoile
l'innocence sans fond du génial clown blanc.
© Lee Miller
En 1940, Lee Miller travaille à Londres
pour le magazine "Vogue".
En 1942, elle devient correspondante de guerre
au sein de l'armée américaine.
Ses reportages et photographies sont publiés
dans le magazine.

De 1944 à 1946, en équipe avec David Sherman,
photographe du magazine Life,
elle suit l'armée américaine depuis le débarquement en France jusqu'en Roumanie,
en passant par l'Allemagne, l'Autriche et la Hongrie.
Seule femme accréditée par l'armée sur le front des combats,
elle témoigne de la vie quotidienne des soldats.

© Lee Miller
Son reportage sur l'Europe dévastée l'amène au camp de Dachau tout juste libéré.
Elle y fixe les tas de corps émaciés, le cadavre de ce SS lynché,
flottant dans l'eau d'un canal.
D'une grande beauté formelle, ses images décrivent autant l'innommable
que ses propres émotions : incrédulité, rage et fascination.
Quelques heures après,
elle se retrouve par hasard
dans l'appartement désert
de Hitler, à Munich :
« J'ai pris quelques photos des lieux
et passé une bonne nuit de sommeil
dans le lit de Hitler.
J'ai même ôté la crasse de Dachau
dans sa baignoire. »
Elle réalise alors l'une de ses plus célèbres photos,
son autoportrait prenant un bain
dans la baignoire personnelle d'Hitler
dans son « nid d'aigle »,
le château de Berchtesgaden.

© David E. Scherman
Lee Miller épousera Penrose en Angleterre, puis poursuivra son travail pour Vogue Magazine. Elle mourra d 'un cancer en 1977.
"Elle eut cents vies, fut modèle, photographe, journaliste. Elle connut le tragique (un viol à 7 ans, la mort soudaine de son petit ami sous ses yeux à 18 ans) et le joyeux. Elle navigua entre le surréalisme, la mode, la guerre et tant d’autres mondes.
Elle fut l 'une des plus belles, ravissantes, douées, drôles, modestes, intelligentes, naturelles, charmantes, talentueuses et nobles femmes de son temps - et sans doute la plus libre." JEAN-LOUIS FAURE

Il fallait remarquer ce petit montage, là, dans cette toute petite place dans un coin de ce musée, sur la droite, avant de rentrer dans les grandes salles consacrées aux expositions évènementielles.
Et ce mois-ci, c 'est Peter Knapp.
Peter Knapp est né le 5 juin 1931 à Bäretswil en Suisse, d'un père joueur d'échecs boulanger puis technicien et d'une mère chanteuse d'opérette amateur.
Déjà, là, ça te pose ! Avec des bases parentales comme celles-ci, que peut donner le fils ?
Etudiant aux Beaux-Arts de Paris, puis graphiste, il entre au journal Elle en tant que directeur artistique où ses mises en page et ses photographies de mode lui valent un eréputation internationale.
Dans les années 1960, il effectuera un grand nombre de voyages en Asie et fera des reportages dans le monde entier.
En 1966, il réalise les films Dim Dam Dom pour la téloche.
Bon... Et sinon ?
"Knapp est un artiste qui ne laisse rien au hasard. Tout a un sens pour lui. Il a rendez-vous avec un inconnu ? Il choisit un lieu emblématique afin que l'entrevue soit mémorable. On lui demande de photographier une robe qui ne lui plaît pas ? Il choisit un fond très puissant qui vole la vedette au vêtement. Il photograhie des lignes naturelles sur des pierres ?
L'instant d'après il répond avec une composition toute personnelle. Avec Knapp, on assiste en permanence à une rencontre des arts, non seulement visuels mais aussi musicaux. Ses touches de couleurs et ses lignes sont comme des notes sur une portée, qui résonnent dans notre tête comme un contre-temps de Thelonious Monk." WIKIPEDIA
Comment cela se traduit-il dans son art ?
Une première grande salle nous propose de nombreuses séries de photos de...
ModE

Dans ces temps de modernité décorative, quand les grands magasins donnent la direction,
il impose sa ligne aux Galeries Lafayette. Dans ce qui sera l’âge d’or des magazines féminins,
il rénove la direction artistique du magazine « Elle ».
Dans la mode, il refuse les prises de vues ordinaires.
Les cadrages, les points de vue se veulent différents avec les effets dynamiques s’appuyant sur la diagonale.
Les corps des mannequins prennent alors la valeur d’éléments architecturaux.
Les corps sont des supports, des lignes de force.
C 'est pas mon truc. Je passe vite fait !
La salle au rez-de-chaussée mêle portraits, expériences et reportages. Plus intrigante.
DeS CoLLaGeS

Le monde dispose d’une structure géométrique.
Peter Knapp en propose une construction architecturale.
En conséquence, son travail est tout entier investi d’une préoccupation graphique.
LeS PAYsaGeS

La ligne droite revient, obsessionnelle.
D’assemblages d’éléments communs
— des nervures de pierres, des sillages d’avions —
la ligne construite et dominée génère l’image.
Je retiens "5 minutes d 'un nuage" (1972) et le reportage sur une tribu nomade en Afghanistan (1970).
Je quitte ensuite le musée Niepce pour me retrouver dans la rue... Chalon dans la rue !
° °
DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE
Peut être que nous verrons des spectacles de rue... ou pas !
10 octobre 2009
Chalon dans la rue, épisode II
Il pleuvait comme vache qui pisse en cette matinée du 23 juillet 2009. C 'était pas un temps pour te foutre un con de mime ou autre statue humaine figée dans les dédales d 'une ville bourguignonne. C 'est pour cela
qu 'en attendant un soupçon de mieux météorologique,
j 'allais m 'instruire au Musée Niepce.
Alors, bon, pour le trouver ce musée, c 'est pas compliqué : tu te démerdes !
Bordel : on te dit que c 'est le plus beau musée du monde dédié à la photographie et pas un panneau, pas une indication, pas un soupçon d 'indice pour te mettre sur le chemin de cet édifice.
Alors, bon, bien sûr, les puristes, là, te diront :
"Mais la photo, c 'est ça ! Tu erres à la recherche de quelque chose que tu ne trouves pas et puis tu tombes sur une situation, une scène qui te marque. O hasard de la coïncidence, de la rencontre, des aléas de la vie..."
Ouais, Ouais, Ouais... OK ! Complètement d 'accord avec ça... Le truc, c 'est que je dois être à Saint-Rémy-de-Provence à 18 heures alors les questions machins, tout ça, le gars qu 'allume,
qu 'éteint, pourquoi les étoiles dans le ciel, et pis toi pourquoi t 'es blond alors que moi je suis champion de ski nautique... eh ben eh oh !
Alors, il est où le musée Niepce MERDE ?! En plus, il pleut comme vache qui pîsse, là, oh !
Aaaaaah, un indice :
Alors, oui, Ok, le ciel est bleu,
mais c 'est parce que j 'ai pris la photo après être sorti du musée.
Tu comprendras plus tard.
Bref ! Après moults aventures pas si périlleuses que ça finalement parce que, bon, à part la pluie, on peut dire que ce festival "Chalon-dans-la-rue se pase bien sauf qu 'il n 'a pas vraiment lieu et que la plupart des gens restent soit chez eux, soit vont au bar se bourrer la gueule en se faisant leurs propres pièces de théâtre.
DONC, le musée Niepce de Chalon-sur-Saône.
PREMIER ETAGE :
Après le rez-de-chaussée, voici le premier étage. A cette période de l 'année, on peut y trouver, tout d 'abord, une exposition-photos de Malick Sidibé.
Dans les années 1960, surnommé "l 'oeil de Bamako", Malick Sidibé s 'est spécialisé dans la photographie de reportage sur les jeunes dans le nouvel état malien. Ses premières photos datent de 1955 et 1956. En 1957, il monte son propre studio, le Studio Malick. Il parcourt alors Bamako sur sa bicyclette pour réaliser des clichés de noces, d 'anniversaires, de fêtes, de bars, d 'endroits où l 'on danse. En parallèle, il effectue des portraits en studio. Il en résulte un état de la condition de vie de ces jours joyeux et nouveaux pour le Mali : la jeunesse malienne des années de l 'Indépendance. "Pour moi, faire des photos, c 'est comme écrire.", dit-il.

"Tout ! tout a changé... En ce temps-là, avec 2000 francs maliens on passait le week-end (le samedi soir) en discothèque et on pouvait offrir plusieurs coups à boire et un poulet rôti à sa petite amie. Avec très peu d'argent, on pouvait s'amuser. D'ailleurs, on s'amusait même sans argent. une surprise-partie, c'était simple à organiser. …Le week-end, c'était tout un programme. Il fallait se préparer à la fête dès le vendredi. Les filles revenaient de l'internat le samedi après-midi. Soit on allait en boîte de nuit, soit on organisait une boum chez un ami. Et le dimanche on restait au "grin" avec les filles jusqu'au moment de les raccompagner à mobylette ou à moto au lycée..."
Extrait de "En ce temps-là…" Texte d'Amadou Chab Touré - éditions de l'oeil
On continue.
Jouxtant cette salle, j 'arrive dans l 'espace dédié à Niepce. Sous de multiples vitres et dans différents coins de la salle, je découvre ses diverses inventions.
L 'invention de la photgraphie est une incessante chasse au trésor. Nicéphore Niepce a longtemps cherché ce mystérieux secret : le moyen de capter et de fixer la réalité. Né le 7 mars 1765, c 'est seulement à 36 ans et après avoir rejoint sa terre natale, la Bourgogne, qu 'il s 'adonne à la réalisation concrête de ses inventions : le « pyréolophore » (sorte de moteur marin à explosion) qui, bien que jamais commercialisé apporte une notoriété nationale à ses talents d'inventeur, partagée avec Claude, son frère. Il y a également un projet de machine hydraulique de Marly, la culture du pastel dont le développement est favorisé par le blocus ; ou encore cette étrange machine exposée au musée :

la Draisienne, ancêtre du vélo sans pédalier
Mais Niepce, bon chimiste, reste obstiné par la photographie. Dans toute chasse au trésor, des clés conduisent à la découverte. Il mettra des décennies à les expérimenter. Dès 1793, il travaille avec Claude à la fixation de l 'image. Mais Claude va se passionner pour une autre invention : le pyréolophore, afin de propulser un bateau avec un moteur à explosion. Même si le procédé fonctionne, la France le boude et Claude Niepce s 'en va chercher la reconnaissance et l 'argent en Angleterre. Ce pays était déjà entré dans
l 'ère industriel alors que la France restait agricole. Nicéphore tente aussi sa chance à Londre, mais il ne veut pas tout révéler de ses recherches sur l 'image, et la Royal Society, insatisfaite, refuse d 'accorder le brevet d 'invention. Le soir, à la lueur de sa lampe, revenu dans l 'atelier de sa maison du Gras près de Chalon-sur-Saône, il travaille encore et encore. Il teste tous les produits chimiques, tous les supports pour ses essais.
Finalement, ce seront l 'étain et le bitume de Judée. 
Nom peu courant... C 'est une sorte de pétrole à l 'état pâteux que l 'on extrait de la Mer Morte.
Oui alors, en général,
quand tu es hacker et que tu tapes "Mer Morte",
tu tombes sur une photo comme celle-ci :
Hein ? eh ? Oh ? Tu vois le truc un peu ?
ben oui, mais c 'est la photo, ça !
Et pis Internet qui rencontre la photo, voilà !
Mais le bitume de Judée, c 'est aut' chose !!
Il est solide, noir, brillant, à cassure vitreuse et conchoïdale, acquérant de l 'odeur et de Enfin, en 1827, Niepce s 'arme de son appareil.
Il pose pendant dix heures et obtient ce qui va être la première photographie de paysage du Monde : Aaaaah, eh, hein !!! Cette première photo est-elle nulle, merdique, pourrie ? Hein ? Revenons à notre débat.
l 'électricité par le frottement, fusible par la chaleur, et brûlant ave flamme et production d 'une fumée épaisse, à odeur vive et pénétrante. Il est connu depuis les temps les plus antiques : on
l 'emploie pour embaumer les pharaons. Etrange destinée que celle de ce bitume qui allait vaincre la mort par deux fois. Grâce à lui, les pharaons renaissaient de la vie éternelle. Grâce à lui, la photographie allait fixer la réalité et arrêter le temps.
En 1816, bonheur et déception : Nicéphore obtient enfin une image négative sur papier. Mais elle s 'évanouit... Exposée à la lumière, elle a noirci lentement. Elle ne se fixe pas !
Le premier appareil photo du monde

Tout simplement ce qu 'il voit de la fenêtre de son atelier à Gras, au deuxième étage. Il a trouvé ! Il est heureux ! Mais son invention ne peut être commercialisée. Il devra s 'associer avce Daguerre. Il mourra six ans avant qu 'Arago n 'offre au monde la fabuleuse invention en ne la citant qu 'au bas d 'une page. (d 'après des écrits de Roger Thérond)
Bien sûr, on ne voit pas grand chose, mais elle a en elle ce pouvoir d 'être la première !
Elle est aujourd 'hui exposée à Austin, dans le Texas. On peut alors se poser une autre question : pourquoi a-t-elle échoué aussi loin de son lieu d 'origine ? Eh bien, mon petit, ça, c 'est une autre histoire.
Et je passe de salle en salle. Divers objets, divers histoires, divers images.
Des salles obscures où par un système que tu diriges toi-même
tu peux regarder une quantité de cartes postales en tout genre.


Sans oublier ceci :
Cartes postales
que tu peux également trouver
sur ce fabuleux site :
POPCARDS.
DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE...
Nous verrons ce qu 'il se passe au niveau du rez-de-chaussée. Parait-il qu 'il y a une exposition de Peter Knapp.
Et qui est Peter Knapp ?
Ben... Ben... C 'est celui qui a réalisé cette photo :
Mais nous parlerons aussi de ce festival de Chalon dans la rue... s 'il s 'arrête de pleuvoir parce que bon !
27 août 2009
Chalon dans la Rue, épisode 1
Chalon dans la rue...ça sonne comme une grosse manifestation contre l 'augmentation du pain. Et il faut le dire : il est pas donné le pain ! T 'as vu le prix de la baguette chez un boulanger... en comparaison avec son prix en grande surface ! Putain, tu passes du simple au double, bordel !!! Y 'en a marre maintenant !!!!
Chalon dans la rue est un festival transnational des artistes de la rue qui s 'est tenu à Chalon-sur-Saône du 22 au 26 juillet 2009.
Eh ben mon vieux... Le mois de juillet... ça nous rajeunit pas tout ça ! Aaaah, c 'était il y a une éternité il me semble. Avec ta robe longue tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin
et je me souviens, je me souviens très bien de ce que je t'ai dit ce matin-là... "Fais-moi des nouilles s 'te plait !!!!!"... Qu 'est-ce que j 'délire là ?!
On peut dire que ce blog perd de son côté actuel lorsqu 'il se met à parler d 'évènements qui ont eu lieu il y a un mois, mais... eh... oh... entre nous : qu 'est-ce t 'en as à foutre, hein ?
Nous étions le 23 juillet lorsque je décidais de me rendre dans le Sud-Est de la France pour rendre une petite visite à de vieux amis comme Sébi, Evelyn Dead et Sly qui pour des raisons évidentes préfére garder l 'anonymat derrière une barbapapa loupée :

Bref : je quittais Château-Chinon ,- ville où François Mitterrand fut maire de 1959 à 1981 -, pour emprunter les routes sinueuses et tourmentées d 'un Morvan décidément parsemé de surprises.
Ici, un abris de bus abandonné mais sponsorisé
Là, un bien beau panneau aux multiples suggestion
Et puis, bien sûr, le magnifique rond-point d 'Autun

Et c 'est à ce moment précis qu 'il se mit à pleuvoir comme vache qui pisse !
Auxy (y 'a une station essence si t 'as besoin d 'essence), Saint-Emiland (le pays des Emile), Couches (son château), Saint-Léger-sur-Dheune (sa gare), Mercurey (son vin) et...et... et...
Chalon-sur-Saône
Bâtie sur les bords de Saône il y a quelque 3000 ans,
après avoir été base navale dans l’Antiquité,
lieu de grandes foires pendant le Moyen Age et
centre de négoce aux Temps Modernes et à l’époque contemporaine,
Chalon-sur-Saône attire les touristes pour l 'art, la gastronomie et ses vins.
Et éventuellement, si tu arrives en dehors des heures de repas et en juillet,
tu peux aller voir ce qu 'il se passe du côté du festival Chalon-dans-la-rue
qui sent aujourd 'hui plutôt le Chalon-dans-ta-bagnole.
Mais pas de panique ! Jénorme et Chalon ont plus d 'un tour dans leur sac !
Car, le savais-tu : en plus d 'être la ville natale de Florent Pagny (ce qui n 'est pas rien, merde), Chalon-sur-Saône peut s 'enorgueillir d 'avoir vu naitre Nicéphore-Niepce ; ce qui value à la sous-préfecture de Saône-et-Loire de recevoir l 'usine Kodak sur ses terres jusqu 'à ce que celle-ci se retire au début des années 2000, victime de l 'arrivée du numérique au détriment de la pellicule.
Et là, je dis STOP !
J 'ai envie de te dire : mais pendant combien de temps encore allons-nous subir cette hégémonie du progrès ? Jusqu 'où cela ira-t-il ? Combien de morts faudra-t-il pour comprendre que non
c 'est pas ça la vie ? Que la pellicule, c 'est quand même la source ? Qu 'il y a des milluions de pins des Landes, victimes de la tempête de janvier 2009, qui n 'attendent que le retour au papier ? Mais bordel, on marche sur la tête, là, non ?
Et, en même temps, quand tu vois le prix que coûte la péloche alors que tu peux prendre plein de photos de merde avec le numérique et les effacer après. Hein ? Hein ? Entre nous, tu te dis dans ta tête de rationaliste français que tu aurais bien tort de ne pas prendre ta part du gâteau.
Tiens, par exemple, moi... Au hasard... Grâce à ce progrès technique, j 'ai pu prendre plein de photos de merde inutiles. Et rien que pour toi, je t 'ai sélectionné une volée de ces photos que
j 'ai oublié d 'effacées et que je n 'aurais sûrement pas prises avec un appareil argentique.
Attention émotion !
Si, si, si.
Puis merde, eh oh !
Je les regarde ces photos et... et.. ben je les trouve pas si mal. De la couleur, des souvenirs, perso certes, mais souvenirs quand même...
Je me rappelle ces dauphins qui nageaient sur une mer de coton pendant que pépère se demandait sous la table quand est-ce qu 'allait venir cette putain d 'apocalypse alors qu 'en banlieue parisienne, le premier barbecue minceur voyait le jour devant un chat adepte du yoga. Et cette auto-école dirigée par un pot-de-lait, ces andouilles de Beatles et ce synthé à bras inventé par Jénorme fascinant les chiens au point qu 'ils veuillent non pas sauter les barrières , mais passer au-dessous....
Aaaah, la vie quoi ?!
Mais la question se pose alors : qu 'est-ce qu 'une bonne photo de merde ? Hein ? Y 'a-t-il un code, une école de la photo de merde ? Un groupe ? Un mouvement ? Quels sont les critères pour une bonne photo de merde ? Faut-il prendre des drogues ? Le sport est-il déconseillé ? Combien de fruits et légumes faut-il manger par jour ? Faut-il éviter de grignoter entre les repas ? La grippe A, mensonge ou réel danger ? Une otarie qui fait du vélo est-elle capable de soigner un enfant leucémique pendant dix minutes ? Hein ?
Pour peut être avoir un semblant de début de réponse -et vu qu 'il continuait à pleuvoir- , il me semblait plus juste d 'aller voir du côté du musée Niepce...
MUSEE NICEPHORE NIEPCE
ça, c 'est l 'entrée
Créé en 1974, le musée Niepce est installé au coeur même de la ville, dans
l 'ancien hôtel des Messageries royales. Il possède l 'une des plus belles collections au monde.
Plus de deux millions d 'images depuis les héliogravures, les daguerréotypes, les premières photos-papier, en couleurs, les cartes postales des villages de France jusqu 'aux 5000 photos contemporaines et images virtuelles.
6000 appareils et objets optiques dont le premier, daté de 1820, utilisé par Niépce, plusieurs dizaines d 'appareils prestigieux de toutes les époques, lanternes magiques, premier Kodak de 1888, Polaroïd de 1948, Rolleiflex, Leica, etc.
Les objets personnels de Nicéphore Niépce.
Le musée propose également une histoire de l 'image en permanence reliée aux différentes techniques.
Bon, bien sûr, tu peux rester chez toi et surfer sur le magnifique site internet du musée :
MUSEE NICEPHORE NIEPCE.
Mais, oh, faut bouger un peu là ! Et tu verras peut être ceci avec tes yeux à toi.
Commençons par le...
REZ-DE-CHAUSSEE

Une histoire de l 'évolution de l 'emprise de la photo sur notre société.
Et puis, mine de rien, dans un coin, sans tambours ni trompette,
cette sculpture-oeuvre-présence sur un côté de la salle.
Pas vraiment en évidence.
Approchons-nous...
Sur un mur, une histoire explicative...
JEAN-LOUIS FAURE, Hess s 'est barré (1982)
Dans l 'après-midi du lundi 19 mai 1941, l 'auteur (à l 'époque un enfant de 10 ans) revenait de l 'école en traversant le jardin du Luxembourg, à Paris.
Sur l 'écorce d 'un arbre proche de l 'Ecole des Mines, il remarqua des signes à la craie : SC/.
C 'était un rébus et il en comprit la signification : Hess s 'est barré.
Rudolph Hess, numéro 2 du Reich, venait de sauter en parachute sur l 'Ecosse.
L 'auteur ne peut oublier un succès d 'alors, une chanson très en vogue dans
l 'Europe allemande : "Le vent m 'a dit une chanson", interprétée par la plus grande vedette nazie, la suédoise Zarah Leander.
On voit mal Hess fredonner cet air dans le cockpit de son BfnoD, volant secrètement vers l 'Angleterre.
Ce vol dont l 'objectif était de changer le cours de l 'Histoire (la paix avec
l 'Angleterre) a été exécutée par un pilote amateur demi-fou qui ne s 'était confié qu 'à son aide de camp, le capitaine Pintsch. (...)
On raconte que Winston Churchill se faisait projeter un film des Marx Brothers quand on lui annonça l 'arrivée de Hess. Il préféra le film et ne bougea pas.
D 'un point de vue pratique, lorsque l 'on regarde dans la tête de Rudolf Hess grâce à une ouverture dans l 'occiput, on y voit une exacte réduction de son avion volant dans les nuages. Un portrait de Hitler, les yeux très bleus , surplombe la scène.
Les deux mots Entartete kunst encadrent l 'ouverture. C 'est le titre (L 'art Dégénéré) de l 'exposition inaugurée par Adolf Hitler le 16 juillet 1937 au Musée de l 'Art et la Culture de Munich. On y voyait, ridiculisées,
des oeuvres de Klee
,
Kandinsky
et Schwitters
.
La tête repose sur une carte de l 'Ecosse. On peut suivre le trajet de l 'avion en pointillés rouges depuis le franchissement de la côte jusqu 'à Eaglesham, au sud de Glasgow.
La queue noire émergeant sous la carte supporte un médaillon ayant appartenu au peintre Gasiorowski. On y voit une jeune fille souriante, vers 1942, portant une étoile jaune. Le verso porte ces mots : "Paulette Lévy déporté et tuée à Auschwitz - 1944".
Le socle représente un homme se jetant en parachute, sa tête figurant une croix gammée.
° °
DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE
Nous verrons ce qu 'il se passe au premier étage du Musée Niepce pendant qu 'il pleut sur le festival de Chalon-dans-la-Rue...
29 juillet 2009
Serge Gainsbourg et Vézelay
D 'Ouroux-en-Morvan à Vézelay, il n 'y a pas énormément de kilomètres. Après avoir lu un texte dans un magazine que gardait précieusement ma grand-mère depuis dix ans, j 'avais envie d 'aller faire un tour du côté de ce village...
Suite II Bach Violoncelle Rostropovitch Partie I
"Vézelay est un gros bourg perché sur une hauteur de sommet de laquelle
s 'érige une basilique romane.

Il y règne une atmosphère étrange, envoûtante.
Jules Roy écrivit, un jour de fulgurances,
qu 'aucun lieu n 'est à la fois plus léger et plus pesant,
car quelque chose d 'indéfinissable, peut être l 'infini,
y vibre dans les replis de l 'âme. (...)
Je logeais à La Renommée, établissement modeste qui jouxte L 'Espérance, restaurant prestigieux, lui, dont les graviers du parking ne crissent qu 'au passage des berlines allemandes et de voitures de sport italiennes.

La patronne de La Renommée avait l 'habitude, dès mon arrivée, de
m 'apprendre, avec l 'oeil brillant de ceux qui savent, le nom des personnalités qui logeaient au palace voisin.
Ce jour-là, elle m 'informa que Serge Gainsbourg séjournait à L 'Espérance depuis plusieurs semaines, qu 'il avait fait tirer un feu d 'artifice à Noël, et elle ajouta même qu 'il venait chaque jour dans son établissement acheter des cigarettes, n 'hésitant pas à converser avec elle en consommant des boissons anisées.
Pour justifier ses propos, elle me montra une photo polaroïd. On la voyait, vêtue d 'un chemisier trop étroit laissant apparaitre entre chaque bouton des ovales de chair blanchâtre, aux côté de Gainsbarre qui, la cigarette aux lèvres, levait en riant un verre d 'alcool qui le tuait un peu plus.

En reposant sa photo sur une étagère contre une coupe sportive de pilier de bistrot, la buraliste ajouta : "Dans l 'hôtel à côté, y a aussi un violoniste polonais ou peut être qu 'il est pianiste, chai plus, il s 'appelle Markovich, un nom comme ça, mais il doit être connu car M. Serge m 'a dit qu 'il n 'osait pas lui parler."
L 'après-midi, je montais la rue principale de Vézelay pour une visite traditionnelle à la basilique où, malgré le froid de janvier, j 'arrivai en nage. (...)

En entrant dans la basilique,
j 'entendis jouer du violoncelle.
J 'avançai dans la nef et je vis, sous la croix, un musicien qui répétait. deux grandes enceintes acoustiques anachroniques montaient sur les côtés du Christ à la place des larrons.
Près d 'un pilier, une femme souriait en regardant le violoncelliste.
Lorsqu 'il cessa de jouer pour enduire son archet d 'une substance étrange, elle me murmura : "C 'est Rostropovitch, il travaille le prélude de la cinq."
Il se remit à jouer. Je ne savais pas de quelle cinq elle parlait mais c 'était beau à pleurer.
D 'ailleurs, tout près de moi, à demi caché par un confessionnal, un homme pleurait. C 'était Serge Gainsbourg.
Alors, j 'écoutai Rostropovitch et je regardai Gainsbourg.
Il savait qu 'il allait bientôt mourir et, soudain, c 'était comme si cet homme qui jouait du Bach lui démontrait l 'existence de Dieu.
Il croisa mon regard et, honteux qu 'on puisse le voir pleurer, essuya furtivement sa joue, renifla ses larmes à venir en relevant la tête d 'un coup de menton et
s 'approcha de moi en murmurant : "Pas dégueux le père Rostro."
Puis, toujours en chuchotant,
il m 'expliqua que le violoncelliste
n 'avait jamais voulu enregistrer
ces Suites de Bach jusqu 'au jour où,
en montant les marches de la basilique
de Vézelay, il s 'exclama :
"C 'est Bach !"
Un mois plus tard, en même temps que les derniers feux de la guerre du Golfe, Serge Gainsbourg s 'éteignit à Paris où il venait de rentrer, comme s'il eût été indécent de mourir à Vézelay."
GUY CARLIER,
"Je vous ai apporté mes radios"
Editions Robert Laffont, 2002
17 octobre 2008
Couleurs et humeurs d 'automne
Jénorme se lève par un beau matin d 'octobre et se dit d 'un coup
d 'un seul : "Et si j 'allais dans la Nièvre voir ce qu 'ils en pensent de la crise par là-bas ?!"
Je quitte les Landes. Sur la route, je croise divers panneaux annonçant les prochaines manifestations dans les petits villages alentours...

Mais c 'est sur cet écriteau que mon regard et mon attention s 'arrêtèrent plus particulièrement : 
Vide-poussette, qu 'est-ce que c 'est quoi ?
Une série de poussettes mises les unes à côté des autres et qu 'il faut vider le plus vite possible de leurs contenus ? Une vente d 'enfants en bas-âge dont les parents ne veulent plus ? Une réunion de gens qui n 'ont pas de grenier et qui mettent toutes leurs affaires dans des poussettes ?
Oh que non ! Pour expliquer l 'existence et la profusion de vides-poussettes à l 'heure actuelle, analysons le marché des vêtements pour enfants.
Tu le sais, on le sait, je le sais, nous le sachions, vous le saches : les habits pour enfant sont non seulement chers, mais très vite inutilisables. Tu reviens à peine du magasin pro-bébé avec un magnifique pull tibétain que, déjà, une semaine plus tard, il n 'est plus à la taille de ton enfant !
Heureusement, les vides-poussettes sont là pour donner une seconde vie à cet achat d 'une utilité éphémère.
Hors de question de te vendre des gellules qui bloquent la croissance de ton enfant.
Non, les vides-poussettes, ce sont des gens qui sont là pour vendre des habits, quelques fois neufs, en te les proposant à, par exemple, 2 euros au lieu des 12 euros des magasins spécialisés.
Bien sûr, si nous nous projetons dans le long terme et dans le système capitaliste actuel, on peut penser aux conséquences économiques d 'une telle pratique. Si les gens n 'achètent plus d 'habits neufs pour enfants, il n 'y a plus utilité à en fabriquer. Si on n 'en fabrique plus, on licencie les gens qui les conçoivent. Les usines ferment, le nombre de chômeurs augmentent et voilà : c 'est la crise ! Bravo les vides-poussettes, merde !!!
Mais en même temps, comment jeter la pierre à des gens qui préfèrent payer 2 euros un petit sweat qui a été mis trois fois alors que la marque "Grande Barque" vend le même article neuf pour 30 euros ? Et parlons de ce pantalon en Jean doublé de chez "Bébé flasque" à 35 euros qui ne sera mis que quatre fois ? Sans oublier cette salopette à 42 euros de chez "La Breloute" ? Et cette combinaison à 36 euros chez "Obendit" ? Hein ? Allez !
Oui, la crise, c 'est aussi cela : des produits trop chers pour une consommation éphémère...
Ouuuuh putain, la rime, là ?! T 'as vu ! Je vais te faire une comédie musicale que ça va pas trainer, tu vas voir l 'boulot !
Imagines : des costumes gris, des paillettes partout sur des usines délabrées, une belle fille qui braille sous un pont en papier maché, un refrain accrocheur que tu ne peux t 'empêcher de reprendre en boucle toute la journée, du style :
"AAAAh, c 'est la criiiiiiiiiseeeee
Il n 'y a plus de deviiiiiises
A force d 'emprunteeeeeeeeeer
On a tout bousillééééééééééé."
Et hop, je me fais des couilles en or ! A moi les cocktails sur les plages de sable fin ! La piscine avec vue sur la mer ! Les filles à poil !!!!!
OOOOOUUUUAAAAAAIIIISSSS...
Pause
Le temps que notre chroniqueur retrouve ses esprits,
savourons une bonne page de pub.
OK, ça va mieux, poursuivons !
Je quitte les petits villages landais. J 'arrive sur l 'autoroute qui mène à Bordeaux pour reprendre la Nationale 10 séparant la préfecture girondine de la préfecture limousine. Si la radio ne parle que de la crise, je constate que le pays tourne toujours. J 'ai rarement vu autant de camions sur les routes...

Ils ne roulent pas à vide quand même ?! Y 'a bien du matos là-d 'dans ?! Et s 'il y a du matos,
c 'est que des usines produisent ! Si des usines produisent, c 'est que des gens travaillent ! Merde ! Si les gens travaillent, ils gagnet du fric ! S 'ils gagnent du fric, ils peuvent consommer ! Et s 'ils consomment, les usines produisent ! Merde ?! Il est où le blème, là ????
A moins que toute la marchandise transportée par tous ces poids lourds ne soit produite qu 'en Chine et que le pays ne soit devenu qu 'une immense plate-forme logistique redistribuant tous les articles aux quatre coins de la France grâce à des transporteurs d 'Europe de l 'Est...
Aaaaaaahhh, ça prend la tête tout ça ! Je quitte les radios généralistes et leurs infos répétitives pour une FM locale diffusant une petite musique calme...
Et, tout à coup, mon regard et mon esprit s 'éclairent pour s 'attarder sur des particules de bord de route...

Ooooh oui, nature sur le bord de la route !
Ooooh oui, couleur jouxtant le bitume gris!
Eh oui, c 'est l 'automne.
C 'est à ce moment précis que je me lance à moi-même : "Et si j 'allais faire un tour dans le Morvan pour humer les multiples parfums et me noyer dans les nombreuses nuances colorées proposées par cette saison ô combien charmante derrière ses prémices spleenesques..."
>>>>>>DIRECTION LE MORVAN>>>>>>
Après être passé non loin de Corancy...
... mais en évitant les petits villages de...
... j 'arrive sur le parking du sentier
de randonnée du saut de Gouloux.
Je me gare non loin d 'une haute pierre
surmontée d 'un clairon en fer forgé.
... en me demandant
ce que cela pouvait bien signifier.
Il s 'agit d 'un monument commémorant la bataille de Sidi Brahim qui eut lieu en septembre 1845... Hein ? Oui, moi aussi, je ne connaissais par les mots Sidi et Brahim que ce breuvage alcoolisé qui accompagne si bien le couscous.
Mais, tiens, lis plutôt cette page d 'Histoire :
LA BATAILLE DE SIDI BRAHIM
Extrait
"(...)Imprévue, mal commandée par un Montagnac inconséquent, la rencontre tourna mal pour ls troupes françaises. Après un premier combat, les troupes françaises furent réduites de 450 à 82 chasseurs et hussards face à 10 000 berbères. Acculés, les chasseurs de la compagnie de carabinier se réfugièrent dans un marabout d 'où ils repoussèrent tous les assuats. Après plusieurs jours de siège, les hommes, sans eau, sans vivres, à court de munitions, en furent réduits à couper leurs balles en morceaux pour continuer à tirer. Avant de se faire trancher la tête par l 'émir Abd El Kader, le capitaine Dutertre eut le temps d 'exhorter les survivants de se battre jusqu 'à la mort. Lorsque l 'émir vint demander au clairon français de sonner la retraite, celui-ci n 'en fit rien et sonna la charge. Les survivants, n 'ayant plus de munitions, chargèrent à la baïonnette. Ils percèrent les lignes ennemies et, sur les 80 survivants, 16 purent rejoindre les lignes françaises, dont 5 moururent quelques jours plus tard. Seuls 11 chasseurs sortirent vivants de la bataille." WIKIPEDIA
Gabriel Léger, enfant de Gouloux, est l 'un de ces survivants et c 'est à lui qu 'est dédié la simplicité de ce monument. Je ne m 'attendais pas à parler de cette partie de l 'Atlas dans ce coin reculé du Morvan.
Enfin, aujourd 'hui, la guerre est finie, mais les matchs de foot perdurent...
Mais puisque nous parlons du Maghreb, revenons à nos moutons... T 'as compris là? Mouton-Maghreb... Et plus précisément aux chiens.
En ce moment, nous sommes en pleine période de chasse. Preuve en est avec ces pépères qui ont l 'air complètement paumés et que j 'ai pu croiser sur les bords de routes morvandelles.

Force est d 'en déduire que, non seulement les chasseurs ne ramèneront aucun gibier, mais, en plus, ils auront perdu leurs cleps.
Il est très bizarre le chien de chasse quand il est perdu, tu sais.
Il est là. Il regarde partout. Il furte. Il ne sait pas s 'il doit te suivre ou pas. Il renifle des trucs mais sans s 'y intéresser vraiment, comme pour frimer. Il va se foutre dans les fossés pour en ressortir aussitôt en se disant que c 'était une fausse piste. Quelques fois même, il s 'auto-pisse dessus en te japant après... C 'est dans ces moments là que je voudrais être dans leurs têtes car eux, vois-tu, je pense qu 'ils en ont bien rien à foutre de la crise !
C 'est donc sous l 'escorte de ces trois chiens, qui ne comprennent rien à ce qu 'ils font ici, que
j 'atteins...
LE SAUT DE GOULOUX
Haut d 'une dizaine de mètres, le saut de Gouloux est la rencontre de la rivière du Caillot avec La Cure. Un peu plus bas, on retrouve deux anciens moulins (à céréales et à olives), un bief et les restes d 'un ancien port servant à l 'activité du flottage de bois au XVIème siècle. Cette activité permettait d 'acheminer du bois de chauffage du Morvan à Paris par différents courants d 'eau (La Cure, l 'Yonne et la Seine). (cf : le flottage du bois).
Une fois que tu sais ça, tu n 'as plus qu 'à aller te perdre dans la forêt, juste au dessus de la petite cascade, afin de profiter des couleurs et des parfums de l 'automne...
Couleurs d 'Automne
Voilà ! C 'est beau, c 'est paisible, c 'est doux, c 'est reposant. Cela éveille les sens et le regard. Tout simplement.
Même si je prends très vite goût à cette belle tranquilité, il me faut repartir car l 'heure de l 'apéro approche à grands pas. Toutefois, je ne peux éviter de me rendre à Gouloux même (non, il n 'y a pas de jeu de mots) afin de rendre visite à un monument incontournable du Morvan.

Long de 3,8 mètres. 2,5 tonnes à la pesée !
Taillé dans une bille de séquoia de 20 m de haut
et pesant 18 tonnes !
Taillé à la tronçonneuse, à l 'herminette
et fini au papier de verre !
Réalisé en une quinzaine de jour par M. Marchand !
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs :
voici le plus grand sabot du Monde, et ce depuis 1989 !!!!
Il ne me restait plus qu 'à aller faire un petit tour
chez la marchande de souvenirs pour acheter
porte-clés, mini-sabots et cartes postales...
...pour ensuite me rendre à la saboterie Marchand
où on me distribue une bien belle bande-dessinée
expliquant toute la fabrication des sabots...
Une fois que ça c 'était fait, la crise était toujours là, mais j 'ai bien profité de l 'air pur.
01 septembre 2008
Pause Morvan
Alors, bon !
Hier, on était bien peinard en train de pique-niquer
dans les fins fonds du Morvan profond...
... sur les bords du lac de Chaumeçon...
... quand, tout à coup,
en allant dans une bonne auberge morvandelle bien typique...
... chercher les clés d 'un local qui ouvriraient les portes
d 'un hangar contenant des machines aquatiques étranges...
...nous passions devant un panneau de bled devant lequel
je ne pus m 'empêcher de prendre ma tronche en photo.
Aaaah oui,
dans le Morvan,
t 'en prenais plein la face !
11 août 2008
Les vacances : que faire ? Terroir
Résumé de l 'épisode précédent
Bien décidé à foutre les deux pieds dans le terroir, Jénorme échoue à Moulins-Engilbert, petite commune de la Nièvre.
Bien décidé à assister à cette grande fête agricole qu 'est le Comice, il remarque une fois sur place qu 'il s 'est un peu planté dans les dates.
Bien décidé, mais ne voilà-t-il pas !
° °
L 'aut ' dimanche là !
Il est midi quand je traverse le Morvan du Sud.
Certains hameaux portent des noms à consonnance anglo-saxonne...
Un exemple de phrase :
CHEZ
IL Y A
Traduction : Chez les Anglais, il a les cops.
Traduction : Chez les Anglais, il y a les flics.
Oui OK, t 'as raison, c 'est nul !
Et c 'est au moment précis où je me rends compte que c 'est nul que je passe le panneau de...

...youuuu, can make this world seem right
Onlay you, can make the darkness bright.
Onlay you and you alone
Can thrill me like you do
And fill my heart with love for onlay you.
B. Ram, A. Rano 1955
Alors, qu 'est-ce que je fous là, dans ce coin reculé du Morvan qu 'on sait à peine où c 'est ?
Eh bien, je suis là en fait pour...
Ah, attends voir !
Voici le char d 'Onlay pour le comice qui prend la direction de Moulins-Engilbert après avoir fait le tour du village.

Qu 'est-ce que je disais ? Ah oui !
Je suis toujours dans la thématique "Les vacances : que faire ? Le terroir" et il se trouve
qu 'Onlay est bien placé dans le genre "Village qui résiste pour faire valoir le terroir".
Oui, je sais : ça fait un peu Jean-Pierre Pernaud, mais je t 'ai déjà dit que j 'aimais bien les 15 dernières minutes du 13 heures de TF1. Ca vaut facile une 20ème rédiffusion des "gendarmes à Saint-Tropez", ou un laché de vachette à Intervilles, ou je-ne-sais-quelle-série-américaine-à-la-con dans laquelle un chef de service baise avec une stagiaire pendant qu 'un policier scientifique tente de retrouver à qui appartiennent les empreintes laissées par un gars, évadé de prison avec un tatouage dans le dos, ressemblant incroyablement au visage d 'un martien retrouvé mort dans un asile de fou 10 ans plus tôt alors que la police de Miami avait classé l 'affaire...
Hein ? Alors ? Bon ! Revenons à...
ONLAY
Ce lieu est tout d 'abord le fief des Terrines du Morvan. Et ça, sur un bout de gnap, c 'est pas de la pisse d 'âne !
Ensuite, c 'est ici qu 'avec la famille, nous avons décidé de venir manger ce midi.
Au niveau du choix du resto, on ne va pas se battre pour choisir entre une pizzéria ou un MacDo ou un truc chinois.
A Onlay, il n 'y a plus qu 'une auberge :
Tu remarqueras que c 'est "L 'père Jean" et pas "Le Père Jean". Déjà, ça, ça me plait.
Et, crois-moi, c 'est la meilleure du patelin !
L 'intérieur du bar-resto-gite est accueillant, tout comme ses propriétaires. D 'emblée, on se sent bien. Les drapeaux d 'équipes de rugby du monde entier côtoient des vieux meubles en bois de la région.
Cela fait dix ans que ces jeunes propriétaires ont repris cet établissement...
"Nous avons ouvert cette auberge le 7 avril 1998, mais les locaux existaient bien avant et ont toujours abrité un commerce jusqu 'à un hôtel au début du siècle. La commune comptait à l 'époque quelques 900 âmes et l 'on pouvait également trouver une boucherie, trois épiceries ainsi qu 'une boulangerie, sans compter les cafés qui ne sont jamais assez nombreux à notre goût.
Quelques semaines se sont écoulées jusqu 'à ce jour et nous voilà seuls comme des grands sur la place d 'Onlay. Tout a bien changé et contraints de l 'accepter, il faut redonner vie à ce petit village qui mérite que l 'on s 'y attarde. Finis les grandes agglomérations, le bruit, les embouteillages, la foule.
Installés au calme, comme c 'était notre plus grand souhait, on peut prendre soin de vous et n 'allez pas nous dire que vous êtes pressés. (...)
Ce qui nous a amené ici, c 'est un peu long à raconter et je vous le dirai de vive voix, lorsque vous serez attablés dans notre auberge..."
Cyril Sérafin
Après un petit apéro composé d 'un verre de rosé avec des écorces d 'orange, nous passons aux produits maison : soupes froides, terrine, truite saumonnée, cordon bleu maison, pommes dauphines, fromage local,...
Bref : faut pas hésiter à y aller pour l 'accueil (les discussions qui en découlent) et la bouffe !
Pour réserver ta table et ta chambre, c 'est ici !
L 'PèRE JEAN
Il est maintenant 15h45 quand nous sortons de table.
C 'est à ce moment précis où je me rends compte que je n 'aurais pas le temps d 'aller à Clamecy pour assister à la traditionnelle Descente Bidon. Il me faudrait faire 70 bornes par des petites routes traversant le Morvan du Sud au Nord afin d 'arriver à 14h30 ; heure de départ de cet évènement maritime.
Tu l 'as compris, je l 'ai compris, nous l 'avons compris, vous le comprite : c 'est foutu !
Je me retranche donc sur le Comice de Moulins-Engilbert !
Eh ouais, encore ! Je vais arriver à le voir ce défilé de chars, bordel de merde-excusez-moi !
Quelques dix bornes plus tard, je gare la bagnole dans un champ de trèfles et je pars dans les rues animées du village pour croiser les différents véhicules décorés selon les fêtes du calendrier.
LE CARNAVAL DE VENISE

Avec des danseuses et des musiciens brésiliens.

L 'ÎLE AUX ENFANTS
Je sais pas à quelle fête du calendrier cela correspond.
LA SAINT-VINCENT-TOURNANTE
Ce sont les enfants qui rincent les adultes.
LE 8 MAI 1945
Des Américains et des tractions Citroën.
LA SAINT-PATRICK
Irlandais et bières de village
aux sons de la cornemuse.
° °
PENDANT CE TEMPS...
A CLAMECY,
LA DESCENTE-BIDON BATTAIT SON PLEIN !
° °
LE 14 JUILLET
Danser pour commémorer
la prise de la Bastille en 1789.
LA SAINT-HUBERT
Et ses pépères ! 
LA SAINTE-BARBE
Sainte Patronne des mineurs, des pompiers
et des métiers en lien avec le feu,
Sainte barbe n 'eut pas la vie ben facile.
Toujours est-il qu 'elle finit en haut d 'une montagne
où son père lui trancha la tête
avant que ce dernier ne soit frappé par la foudre
qui réduisit son corps en cendre.
D 'où son rapport avec les métiers liés au feu.
Pour en savoir plus sur sa vie, va don' voir ce site : Sainte Barbe.
...avant le dernier char...
SAINT-SYLVESTRE
Avec sa reine du Comice 2008 et ses dauphines.
Voilà !
10 août 2008
Les vacances : que faire ? Comice
Suite de notre grande série de l 'été
avec, aujourd 'hui, une plongée
en plein dans le terroir
qui t 'amènera à lire
les quelques lignes qui suivent avec les doigts, accompagnées de quelques photos
à regarder avec les yeux.
° °
FLASH SPECIAL
Cette introduction a obtenu
le Grand Prix de l 'Introduction
au Festival de l 'Introduction de Troche.
Merci.
° °
Eh oui, on a parlé plage ! On a parlé piscine de camping, apéro, tongue, tube de l 'été, carte postale, moules-frites, cuisses qui bronzent, apéro encore, t 'as matté les nichons de la meuf là-bas,... mais mais mais mais mais mais mais... Dis don' : j 'ai pas trop entendu le mot Terroir dans tout ce merdier ?!
Eh ben, tiens, en v 'là du terroir, mon gars ! Et du bien loti !
J 'te raconte.
Il était une fois, l 'autre jour, Carola et Jeanjean qui me téléphonent.
Carola : "Ouais, dis don', y 'a le comice à Moulins-Engilbert ! Faudrait p 't 'être bien ramener ton cul ! Et tout ça et tout ça !"
OK, rendez-vous est pris. Du coup, pas plus tard que samedi dernier, me voici arrivant à leur gite bien tranquille, localisé à Panneçot !
° °
PUB
Tu cherches le calme et le confort ?

Le tout dans une région aux charmes multiples ?
Alors, vas don' voir le gite de Carola et Jeanjean !
Baignade et pêche au pied de la maison !
Nature et tranquilité dans une région aux plaisirs simples et spontanées !
Le tout, loin du bordel de la ville et des emmerdes quotidiens !
LE GITE DE CAROLA ET JEANJEAN
Juste vas-y !
E.Mail : gitedepannecot.free
° °
Une fois les forces en présence réunies, nous prenons la direction de...
Moulins-Engilbert :
Son église du XVIème siècle,
ses vestiges de château du XIIIème,
ses fortifications du XVème,
ses vieilles maisons du XVIème,
sa maison de l 'élevage et du Charolais,
son plan d 'eau (où il ne faut pas se baigner),
ses produits locaux...
En cette année 2008, Moulins-Engilbert ajoute une corde à son arc qu 'elle a pas.
En cette année 2008, Moulins-Engilbert, c 'est aussi... Non, pas les J.O. de Pékin ! Non, pas
l 'Eurofoot de Suisse-Autriche !
En cette année 2008, Moulins-Engilbert, c 'est aussi LE COMICE 2008 !
Déjà, je sens poindre (j 'adore ce verbe qui, conjugué à l 'infinitif, prend toute sa valeur) en ton toi profond une interrogation viscérale prôche du dubitatisme (oui, je sais, ça se dit pas, mais j 'ai bien l 'intention d 'inventer plein de mots dans les jours à venir. Et si la sauce prend, peut être que je créerai mon propre pays) poussant le lobe frontale de ton cerveau (t 'as vu, tu comprends plus ce que tu lisais parce que la parenthèse précédente était trop longue) à gigoter pour amener ta bouche à formuler cette question : "Le comice ? Qu 'est-ce que c 'est qu' ce truc ?"
Tout d 'abord, un peu d 'histoire grâce à nos amis de WIKIPEDIA :
"Un comice agricole est une assemblée formée par les propriétaires et les fermiers d 'une région pour échanger les expériences de chacun afin
d 'améliorer les procédés agricoles.
C 'est en 1788 que s 'organisèrent les premiers comices agricoles dans la généralité de Paris. La Révolution survint et ils furent supprimés en 1793, époque à laquelle tout rassemblement pouvait apparaitre comme suspect.
En 1820, le Duc Decazes voulut remmettre au goût du jour les réunions agricoles avec ces mots : 'Nos cultivateurs, mettant en commun leurs connaissances pratiques et leur expérience, seraient mieux appréciés. Tout ce qui sert à la nourriture de l 'homme se perfectionnerait en qualité et
s 'accroitrait en quantité.'
C 'est en 1830 que réapparaitront les Sociétés d 'Agriculture. Le 31 mai 1833, le règlement destiné à créer les comices agricoles est promulgué. Il semblerait que le premier comice de forme actuelle qui eut lieu en France fut organisé dans le département de la Nièvre.
L 'habitude fut prise et c 'était avec un réel bonheur que les travailleurs de la terre se mirent à conduire veaux, vaches, cochons, aux chef-lieu de canton où les semi-citadins les attendaient en pavoisant dans les rues. Il revenait aux populations des campagnes, dont personne n 'aurait osé contester l 'intense activité et le travail incessant, de célébrer l 'Agriculture et de décerner les justes récompenses à ceux qui s 'étaient signalés à la fois par l 'intelligence et l 'opiniâtreté de leur labeur."
Que reste-t-il de cette belle initiative et de ces bons mots aujourd 'hui ?
Ecoute, en ce qui me concerne, ça fait bien 34 ans que j 'ai un peu de sang morvandiau dans les veines. Je n 'ai jamais démordu à l 'idée que le comice était avant tout un défilé de chars fleuris qui avait lieu tous les 6 ans dans les rues décorées d 'une petite localité bien sympathique au demeurant. Loin des intérets locaux et professionnels, le Comice a toujours été à mes yeux un instant de fête et de partage pendant lequel les gens se retrouvent pour goûter les produits locaux aux sons des instruments régionaux.
C 'est un peu notre Feria à nous, les Nivernais ! Cela ravive les échanges, les rencontres, les discussions et la solidarité...
Et puisque nous parlons de solidarité, tout de suite ans plus attendre, un message avec des gros morceaux de coeur gros comme ça dedans.
° °
TOUS SOLIDAIRES !
Venez en aide
aux populations de
Haumont et de Georgie...
Envoyez-leur
des gilets jaunes et des triangles !
Merci.
° °
Il est bien 15h30 quand nous débarquons dans le centre-ville de Moulins-Engilbert. C 'est à ce moment précis que nous décidons de nous poser en terrasse du bar de la Lulu afin de goûter le café local, accompagné d 'une poire de terroir, suivie d 'un Picon-guêpes des plus fins.

Oui, ici, le Picon-bière se boit avec le sous-bock dessus
C 'est ainsi que nous pouvons observer l 'effusion qui règne dans cette petite bourgade morvandelle.
Cette année, le thème choisi pour le comice est "Les fêtes". Chaque quartier a choisi une fête du calendrier pour décorer ses rues et ses maisons. C 'est également l 'occasion de revenir sur les origines de ces jours fériés (que nous célébrons en buvant et en bouffant à foison).
Quelques exemples ? Fastoche !
LE CARNAVAL
Le Carnaval existe depuis plus de 2000 ans. Sous l 'Antiquité, on inversait les rangs sociaux : les maitres devenaient esclaves et les esclaves devenaient maitres pendant 5 jours. Au Moyen-Age, on dansait dans les églises, on chantait la messe à l 'envers, les riches se déguisaient en pauvres et vice versa. Les adultes se déguisaient en enfants, et vice versa.
Le carnaval a toujours été de la notion de bouleversement des rôles et des statuts sociaux.
De nos jours, nous célébrons carnaval en becquetant à foise de crêpes et de beignets en buvant du cidre et du rosé.
PÂQUES 
Pâques commémore la résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa passion. Autrefois, les Chrétiens portaient le jour de Pâques de vieux habits et souillaient leur tête de cendres afin de témoigner à Dieu leurs regrets pour tous leurs pêchés.
De nos jours, nous célébrons Pâques en mangeant de l 'agneau accompagné d 'un bon Bordeaux ; voire même, s 'il n 'y en a plus dans la cave, d 'un bon Bourgogne.
NOËL
C 'est en l 'An 354 que l 'on fixa la date de naissance de Jésus au 25 décembre. A l 'époque,
c 'était la nuit la plus longue de l 'année. Ce n 'est qu 'aux XVIIIème et XIXème siècles que
l 'échange des cadeaux devenu coutume, symbolisant les présents que les Rois mages offrirent à Jésus.
De nos jours, nous célébrons Noël en buvant plein de blanc accompagnant des huitres et du foie gras.
LA SAINT-VINCENT-TOURNANTE
Pourquoi Vincent, patron de la Vigne ? Certains disent qu 'il revenait aux vignerons d 'être patronnés par un saint dont le corps, tel le raisin au pressoir, fut broyé sous les instruments de supplice. Vincent comme "Vin Sang", le sang de la vigne.
De nos jours, nous célébrons la Saint-Vincent-Tournante en buvant plein de vins de toutes les couleurs accompagnés de fromages divers mais bons.
LE PROGRES
Aujourd 'hui encore, le 'progrès' n 'est pas compris, appréhendé, recherché de la même manière en Europe, en Chine, en Afrique ou au Japon. En s 'appuyant sur les théories de Francis Bacon, on peut donner une définition simpliste : le progrès s 'affirme par les capacités de l 'homme à modifier son environnement...
De nos jours, nous célébrons le progrès en déplaçant des productions françaises en Chine afin que les grands patrons fassent toujours plus de bénéfices pendant que les petits ouvriers profitent de leur chômage pour boire des bières en mangeant de la purée en flocons.
Tous ces paysages éphémères s 'accompagnent de rites traditionnels, bien ancrés dans le terroir et ce, depuis quelques siècles déjà...
LA FABRICATION DU BOUDIN
Fabriqué à partir de sang de porc et de condiments, le boudin noir est l 'une des plus ancienne charcuterie connues. Il aurait été inventé durant l 'Antiquité par un cuisinier grec nommé Aphtonite.
LES DANSES 
Des fois, tu te dis : "Mais pourquoi danser comme ça ?"
LES INSTRUMENTS MUSICAUX

Apparue au Moyen-Age, la vielle à roue est un instrument à cordes frottées par une roue en bois au lieu d 'un archet. La roue est tournée par une manivelle, pendant que la main gauche du musicien joue la mélodie sur un clavier.
Si le son de cet instrument t 'énerve, tu peux toujours te consoler en allant surfer sur le site de blagues uniquement consacré à la vielle.
Rencontre de la musique et de la danse en pleine rue
La danse la plus connue dans le Morvan est la bourrée...
Ouais, ouais, j 'te vois venir !
"La bourrée parce que ça se danse bourré ?! Aaaaaaaahhhhh !!!"
Dis don', oh ! Un peu de respect et prends-en d 'la graine de la bourrée en cliquant
ICI
Tout ceci est bien joli, mais il est 18 heures et on ne voit toujours pas la queue d 'un char décoré.
C 'est alors qu 'Anne s 'empare rageusement du programme du Comice 2008 pour constater que le défilé aura lieu le lendemain, dimanche.

Notons également que l 'apéro d 'honneur aura lieu au centre de secours...
Il ne nous restait plus qu 'à aller à la fête foraine pour tirer quelques ballons...

... afin de gagner deux bouteilles de bière chaude, pas du terroir du tout...
... mais que l 'on s 'empressait d 'aller vider dans un fossé...
... afin de savourer une vue imprenable sur le Morvan !

Bordel : qu 'est-ce que c 'est vert c 't 'année ?!
On voit bien qu 'il a fait un temps de merde !
° °
Demain, nous tâcherons d 'apercevoir quelques chars fleuris défiler dans les rues de Moulins-Engilbert.
25 juillet 2008
Les vacances : que faire ? Maison
Après avoir erré "par monts et par vaux", - comme disait ce bon vieux Chevalier Léopold de Sacher-Masoch dans sa nouvelle pas du tout éponyme "Don Juan de Kolomea"- ,
il est bon de se poser un peu.
Ah, c 'est bon ça, t 'as vu ! PAF, d 'entrée, je te fous une grosse citation dans la tronche ! Et PAF, le nom d 'un écrivain ! Et PAF, le titre de son bouquin ! Ah, ah, ah... N 'empêche qu 'il est bon de savoir qui est à l 'origine de cette expression tellement usitée et si peu référenciée. Chose est faite.
"Revenons à nos moutons", comme disait le Juge dans "La Farce du Maitre Pathelin", écrite par un auteur inconnu et...
Ouais d 'accord j 'arrête !
Pendant les vacances, nous pouvons donc découvrir que l 'on peut revenir pour repartir. Phrase inutile certes, mais qui va me permettre tranquillement de chercher une transition que, finalement, je ne trouve pas. DONC j 'enchaine n 'importe comment.
Avant de repartir, nous pouvons surtout regarder notre courier pour remarquer les magnifiques cartes envoyées par les amis dispercés aux quatre coins du globe, ou du continent, ou de la France, ou du département.
Un grand merci à Sandrine pour cette magnifique carte...
...envoyée en direct de Toulouse et qui sent bon le terroir !
Un grand merci à Carola et Jeanjean pour cette carte...

... envoyée en direct de Deauville.
Un grand merci aussi à Nath pour cette peinture...
... envoyée de Hyères avec cette recommandation :
"Si tu vois une oursinade comme celle-ci,
ne la mange pas
car il faut arranger l 'intérieur
et enlever les intestins et tout ce qui est kaki."
Merci également à Nick Canon pour ce merveilleux gif envoyé depuis son boulot...
Merde, ça marche pas ! Bon ben, clique don' là-d 'sus !:
Là-d 'sus !
Voilà, ça, c 'est fait !
A part ça, que faire quand on est en attente d 'un nouveau départ en vacances ?
Eh bien, déjà, tu peux faire une tournée des apéros pour aller voir les gens, les écouter et discuter. De Ricard en champagne en passant par les vins cuits et autres rosés, ça occupe un moment ! Et n 'oublions pas le barbecue qui va avec car, oui il faut le dire, cette semaine, il a fait beau, bordel !
Ensuite, tu peux aussi te cultiver (ou digérer ou cuver) en découvrant, pourquoi pas, "Les Essais" de Montaigne. Attention, tout de suite, un extrait pour ton cerveau !
"Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche. Le voyage me semble un exercice profitable. L 'âme y a une continuelle exercitation à remarquer les choses inconnues et nouvelles et je ne sache point meilleure école, comme
j 'ai dit souvent, à former la vie que de lui proposer incessamment la diversité de tant d 'autres vies, fantaisies et usances. (...)
J 'ai honte de voir nos hommes enivrés de cette sotte humeur de s 'effaroucher des formes contraires aux leurs ; il leur semble être hors de leur élément quand ils sont hors de leur village. Où qu 'ils aillent, ils se tiennent à leur façon et abominent les étrangères. (...) La plupart ne prennent l 'aller que pour le venir. Ils voyagent couverts et resserrés dans une prudence taciturne et incommunicable, se dépendant de la contagion d 'un air inconnu."
MONTAIGNE, Les Essais, Chapitre IX "De la vanité"
Merci à Sophie de m 'avoir envoyé ces mots et sur lesquels nous aurons une grande discussion dès que... dès que... dès qu 'on se verra ! Voilà.
Mais, en admettant qu 'il aurait fait un temps de merde, j 'aurais très bien pu acheter le DVD
d ' "Into the wild" qui vient de sortir.
Je te rappelle l 'histoire et tu peux chanter en même temps.
"Christopher McCandless a 22 ans, de brillants diplômes et uen vie qui semble déjà toute tracée. Le jeune homme a pourtant bien d 'autres routes dans le sang. Animé par une soif d 'absolu et de liberté sans limite, il plaque tout du jour au lendemain pour partir à l 'aventure.
Des champs de blé du Dakota aux flots déchainés du Colorado, en passant par les déserts de Californie, Christopher croise des hommes et des femmes qui façonnent sa vision de la vie. Au bout du voyage, le choc avec la Nature est brute : l 'Alaska."
Ou encore le DVD de "Trois enterrements" de Tommy Lee Jones (qui a fait autre chose que jouer dans "Batman forever" ou "Men in Black" ou "Le fugitif"). Tiens, v 'là le pitch.
"Le corps de Melouiades estrada, paysan mexicain, est retrouvé en plein désert, où il a été rapidement enterré après son assassinat. Pete Perkins, meilleur ami de Melouiades, va mener lui-même l 'enquête que les autorités locales refusent
d 'assumer. Après avoir retrouvé le meurtrier, Perkins le prend en otage et lui fait déterrer le corps pour ramener son ami dans son Eldorado natal, le Mexique. Commence alors un violent périple dans les régions désertiques au sud du Rio Grande."
Et puis, quand tout cela est fait, tu peux repartir pour de nouvelles aventures...
22 juillet 2008
Les vacances : que faire ? Festival
Oui, enfin, ça y est :
tu es en vacances !
Et si tu ne l 'es pas, ça ne devrait pas tarder !
Et si tu n 'as pas de vacances, eh bien tant pis !
Et si tu es au chômage, tu peux aussi prendre des vacances !
Tu les attendais ! Tu ne pensais qu 'à elles depuis des semaines ! Ton boulot te gonflait ! Tes collègues t 'emmerdaient ! T 'en avais plein la tête ! Tu étais pris dans cette spirale infernale de méandres marketting-production-chiffres-vente... Et PAF : ça y est, tu es en vacances !
Oui, après des mois et des mois à trimer pour payer ton pétrole, ta baguette de pain et tes factures de gaz qui ne cessent d 'augmenter, voilà : tu es en vacances !
Maintenant que cet objectif est atteint, il te reste à savoir ce que tu vas bien pouvoir foutre de tout ce temps libre qui te tombe sur la tronche.
T 'inquiètes : Jénorme est là et il va te proposer différentes pistes en 3 ou 4 billets.
Aujourd 'hui, épisode I :
Et si tu allais te cultiver un peu, hein !
Plusieurs possibilités.
Tu peux aller au cinéma voir les dernières merdes de l 'été, mais ça coûte cher.
Tu peux faire les musées, mais tu ne profites pas du soleil quand il y en a.
Tu peux aller au théâtre, mais ça te gonfle et les spectacles de rue avec des cons de mimes, ça t 'emmerde.
Tu peux également t 'intéresser à l 'actualité festivalière. Musique, cinéma, théâtre, expos,... Avignon, Francofolies, Saint-Malo, Saint-Cloud, Châlon-sur-Saône, Lyon,...
Mais non ! C 'est pas ça que tu veux ! Tu sens que ça va être cher, qu 'il va y avoir beaucoup de monde, que le son sera pourri, qu 'il y aura trop de jeunes qui boivent et qui se droguent comme sur le Tour de France cycliste, ...
Je comprends et tu n 'as pas toujours raison.
Alors, restons humbles ! Fuyons les vedettes, les paillettes et les grandes manifestations ultramédiatisées pour nous intéresser, par exemple, à un festival que tu connaissais pas car c 'est la première année qu 'il existe.
Pour toi, cher lecteur, je suis allé au festival "Partie(s) de campagne" à Ouroux-en-Morvan.
Intro
Pour certains, ça ne veut peut être rien dire, mais pour moi, un bon festival, ça commence par la présence d 'un bon pépère. A Ouroux, il y en avait un pas mal...
Le vendredi,
il se roulait dans le sable :
Le dimanche,
il bouffait soigneusement un ballon de foot :
Non, mais c 'est important que les chiens se sentent bien. Souviens-toi pour le tsunami en 2004, les chiens avaient fuit les côtes en sentant avant les humains la future catastrophe. Le chien, c 'est l 'avenir de toute façon. Il a pas d 'ordi, pas d 'internet, pas de satellite, pas de GPS ! Le chien, il a son blair et ça lui suffit, merde !
Ensuite, tout d 'abord, le lieu
Ouroux-en-Morvan, comme son nom l 'indique, est une petite localité de 500 habitants qui se trouve dans... le Morvan. Ouuuaaaiiiss !
Situé sur les hauteurs de ce magnifique parc régional, entre les lacs de Pannecière, des Settons et de Chaumeçon, Ouroux est un haut lieu de la Résistance dont les valeurs font la fierté du village.
Attention, ne va pas croire que les locaux se trimballent avec les fusils sur le dos, le béret sur la tête et le poste sur l 'épaule qui te diffuse du radio-Londres en boucle.
Non, ici, nous ne sommes pas dans les clichés qui se résument à la lecture d 'une lettre. C 'est pas de sa faute au Guy Môcquet, mais force est de remarquer que Sarkozy nous a bien réduit
l 'idée de résistance à un symbole.
Ouroux-en-Morvan a son lieu de résistance emblématique : le maquis Bernard. Mais il ne saurait réduire un tel mot à un seul lieu.



"Pendant la seconde Guerre Mondiale, la commune abrita le plus important maquis du Morvan. celui-ci s 'était établi dans les bois de Coeuzon. Dans cette zone, on comptait des maquisards, des Britanniques appartenant au SAS, des agents de l 'Etat major de la Résistance nivernaise mais, également une infirmerie, une prison, différents campements,etc. L 'ensemble de ces combattants formait une véritable petite armée secrète. Le sacrifice des ces hommes et femmes était porté sur un idéal commun : la liberté et la souveraineté."
De nos jours, organiser d 'un festival dans ces contrées morvandelles reculées, la résistance prend une autre signification.
La résistance existe dans cette volonté à investir un autre lieu après la sale défection de la ville de Château-Chinon et de la plupart de ses habitants.
Il y a résistance lorsque l 'on s 'accroche à vouloir organiser un festival pendant que les subventions liées à la culture baissent de manière spectaculaire. En parallèle, constatons que le marché du radar autoroutier est en pleine expansion avec plein de nouvelles idées.
De ces deux combats, il était intéressant de remarquer l 'investissement des habitants de cette petite commune : présents lors des différentes projections de films et toujours prêts à donner un coup de main pour le montage-démontage des infrastructures.
Chacun a apporté à sa façon et avec ses moyens une pierre à l 'édifice ; en adéquation avec les membres d 'une équipe organisatrice chaque année plus réduite.
A une époque marquée par l 'égoïsme, l 'hypocrisie, l 'arrivisme puéril et l 'inculture générale, le festival "Partie(s) de campagne" valait déjà le coup d 'oeil pour ces valeurs et ces qualités humaines.
Résultats :
Le village a vu se monter son premier cinéma avec 100 places...
... et faire vivre un parquet faisant office de salle de concert et bar...
... sans oublier les différents lieux du village investis par différentes séances cinématographiques.
L 'autre particularité d 'Ouroux-en-Morvan réside dans le dynamisme de son maire, Patrice Joly, solidement accroché à l 'idée de faire vivre son village par différentes manifestations. Un fort attachement à l 'Histoire, un cadre géographique varié et une diversité des expressions culturelles et artistiques sont des moyens de rendre ce village attachant.
Dans tout le village, on découvre les différents départs de chemin de randonnée ainsi que des présences artistiques diverses, comme ce feu tricolore des champs (Totem de feu, par Katerine Louineau) ou encore cet objet intriguant devant la salle des fêtes...
Le mât d 'Ouroux
"Antoine de bary est à l 'origine de cette sculpture contemporaine, réalisée dans le cadre de l 'opération Mât pour des oasis. Il n 'en existe que quatre dans le monde. Chaque famille d 'Ouroux a été invitée à déposer un objet qui lui tenait à coeur dans le socle." Patrice Joly, maire d 'ouroux-en-Morvan
Une oeuvre d 'art qui reprend cette idée de cohésion entre les habitants et cette volonté à faire vivre leur village.
D 'autre part, le programme
Résolument tourné vers le cinéma avec :
- de la vidéo, du 35 mm et du 16 mm
- des courts-métrages en compétition, cru 2007-2008, de tous les pays
- des courts-métrages jeune public, pour capter l 'attention des juniors
- des courts-métrages ayant pour thème le mot "résistance", de toutes les époques, de Kieslowski à Hans Peter Modland
- des courts-métrages dans une grange, dans une ancienne forge et dans une cave, pour varier les lieux, les rencontres et les discussions qui en découlent
- les premiers courts de Chaplin, Keaton et autres, en 16 mm
- des petits films X des années 1930 projetés dans un bois à minuit
Mais "Partie(s) de campagne", c 'est aussi :
- un cadre magnifique
- des animations diverses
- des expositions variées
- des concerts éclectiques...
De François Corbier...
à Magnétix...
...en passant par Stanley Kubi !
Sans oublier DJ Brice Hortefunk en fin de soirée
pour danser jusqu 'à 4 heures du mat !
Aaah, aaaah, aaaah ! C 'est autre chose que Laurent Voulzy qu 'on te balance en boucle sur les radios en ce moment, ça, hein ?!!!
Car, oui, aujourd 'hui, en cet été 2008, faire acte de résistance, c 'est aussi refuser d 'écouter ce merdaillon de Voulzy qui nous ressert comme chaque année ses mélodies sirupeuses à base de rangaines nostalgiques lancinantes !
On va me dire : "Il en faut pour tous les goûts. C 'est ça la démocratie et gnagnagni et nanana !"
Je te répondrai à toi, disciple écervellé et aveuglé par l 'omniprésence des médias que :
Résister,
c 'est aussi
avancer, varier,
proposer, échanger !
(You know what I mean...)
Ce festival a existé de très belle façon malgré toutes les contraintes actuelles !
A SUIVRE
Dans la prochaine partie de notre série "Les vacances : que faire ?", nous verrons autre chose.


















































