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LE VOYAGE DE JéNORME
LE VOYAGE DE JéNORME
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16 septembre 2025

LA GAVALCADE (64)

On n'en a pas beaucoup parlé dans les médias. Normal, cela devait rester très confidentiel car même nous, on ne savait pas trop où on allait.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

  

Je ne sais pas si tu sais si, toi lectrice/lecteur qui vient ici sur ce blog qui a, déjà !, plus de 18 ans d'âge...

   
Oooooh fi d'canaille ! 18 ans, vain dieu quand même !!!!!
Souvenons-nous, c'est par un beau jour (ou pas) d'avril 2007, le 15 pour être précis. 15 avril , jour où l'on fête les Paterne (?), les Anastasie, les Stacey et les César. Bref : un jour qu'il ne faut pas choisir pour donner un prénom à son enfant !
Oui, c'était un 15 avril, jour du naufrage définitif du Titanic (amorcé la veille),  jour de libération du camps de Bergen-Belsen en 1945, du décès de Jean-Paul Sartre en 1980, de l'incendie qui dévasta Notre-Dame-de-Paris en 2019. C'est également le jour où naquirent Léonard de Vinci (en 1452) et Josiane Balasko et Jango Edwards (en 1950).
Le 15 avril, oui oui oui : naquit le blog "Le voyage de Jénorme" avec ce premier billet qui  -on peut le dire-  fut des plus prenant.

   

15 avril 2007

carte pop-stale

Quand tu pars en voyage,
même dans le coin le plus paumé du monde,
il est très important d'envoyer de
tes nouvelles à tes amis...

 

 

 

 

 

 

   

Hein, eh oh ! Alors ! Tout était déjà rassemblé : le voyage, la découverte, les cartes postales, les lieux insolites, le terroir, euhhhh... VOUAIS : tout ! Et en très peu de lignes et photos, contrairement à maintenant. Simple, efficace, court... Un peu nul quand même ! Moulins-Englibert, c'est peut être pas super extra génial, mais c'est quand même pas mal : il y a des commerces, des fêtes estivales, des randonnées dans le Morvan à rpoximité, des rivières, de l'espace, la nature,... Bon hein alors ?!

   

Force est de constater que les comptes-rendus de voyages ou de périples ou d'itinéraires ou de randonnées ou de visites   -appelles ça comme tu veux-  sont beaucoup aujourd'hui plus longs que ce premier billet du 15 avril 2007.

  

BON, qu'est-ce qu'on disait et pourquoi ?
Ouais, on s'en fout ! Ah si, attends ! Reprenons les premiers mots. 

   

 

Je ne sais pas si tu sais si, toi lectrice/lecteur qui vient ici sur ce blog qui a, déjà !, plus de 18 ans d'âge... mais... mais... Mais quoi ? Je ne sais plus ce que je voulais dire ! Ah si !
 

Je ne sais pas si tu sais si, toi lectrice/lecteur qui vient ici sur ce blog qui a, déjà !, plus de 18 ans d'âge..., mais depuis quelques années maintenant, je suis devenu un adepte  -je ne sais pas si ça se dit pour le genre de formulation qui va suivre-  du Béarn.
Si, si, si. 
Oui, je sais : en ce moment, si on te dit "Béarn", tu vas de suite penser à l'actualité politique française rythmée par un seul et même homme natif de Bordères et maire de Pau depuis 2014 tout en devenant Premier Ministre en décembre 2024 avant d'être contraint de démissionner après un vote de confiance défavorable le 8 septembre 2025 ; tout cela deux jours après la mort de Rick Davies, un des membres fondateurs du groupe britannique Supertramp ; ce qui permit au journal Libération de nous livrer une de ses fameuses une dont le quotidien a le secret.


     

Mais non, ce n'est pas que ça le Béarn ! Ne nous laissons pas bêtement embrigader par les médias !
Nous l'avions vu lors d'un précédent billet (cf : Et le Béarn ?, parties 1 et 2), le Béarn,, ce sont des montagnes, des espaces, des villes et des villages, une gastronomie, un patrimoine, des rivières et des Gaves...
 
Ah ! PAF : a y'est : le mot est lancé :
GAVE !
Pas si courant que cela dans les autres régions de France et de Navarre... Si, en Navarre, si, on connait, on sait ce qu'est un Gave.

Attention, plusieurs définitions apparaissent dans la langue française quant à l'interprétation de ce mot.
1) GAVE : Du verbe gaver, genre "Tu m'gaves".
2) GAVE : Torrent pyrénéen.

  

Nous allons donc attacher d'avantage d'importance à la seconde définition puisque c'est elle qui nous préoccupe. Ohla, cette phrase contient beaucoup trop de mots.

   
Il y a plusieurs Gaves dans les Pyrénées, et plus précisément dans le Béarn : le Gave d'Ossau, le Gave d'Aspe, le Gave d'Oloron et le Gave de Pau.
Après, il faut faire de petits calculs pour comprendre que les Gaves d'Aspe et d'Ossau se réunissent à Oloron-Sainte-Marie pour donner vie au Gave... au Gave... ben d'Oloron, tiens !
Mais c'est pas fini parce qu'une fois que le Gave d'Oloron s'est formé, celui-ci s'en va dévaler vers le nord afin de se jeter dans le Gave de Pau pour donner vie au Gaves réunis qui s'en vont alors se jeter dans l'Adour, 10 kilomètres à l'Ouest de Peyrehorade, capitale du kiwi.
Mais revenons un peu en arrière pour constater que nous, nous ne descendrons que le Gave d'Oloron, et plus particulièrement une infime partie de cette rivière sauvage pyrénéo-béarnaise.

  

LE GAVE D'OLORON EN PHOTOS

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais aujourd'hui, pour ce nouveau billet,
le Gave aura plutôt cette allure :

  
Eh hein, bon : ça a d'la gueule, hein, bon ?! Mais finalement, ce ne sera pas l'affiche officielle puisque diverses personnes présentes sur cette affiche, tels que Maitre Arno, Fifou, siensien et Xavier Dupont-de-Ligonesse, n'ont pas pu se libérer pour l'occasion. De plus, nous avons changé le titre de cet évènement qui ne s'appellera plus "La grande descente", mais "La Gavalcade" (nom que l'on doit à Xabi que l'on salue au passage). Gave-Gavalcade-cavalcade, tu l'as ?

    
DONC on refait l'affiche !

Mais là, même si on est sûr que ce participant viendra, c'est un peu égocentré-égocentrique.

  

DONC on refait l'affiche !

  
Là, on reprend l'idée de patrimoine, loisir et tourisme béarno-navarrais, représenté par ce rond-point situé à la sortie de Susmiou où l'on voit un pêcheur taquiné le saumon ici remplacé par une bouée licorne et tout ça et tout ça. Mais... bon... le montage est un peu pourri.

  

DONC on refait l'affiche !

  

Oui, voilà, allez, c'est bien ! Licorne, Gave, parfait !

   

Et maintenant, posons-nous LA bonne question : Comment est née cette idée un peu débile de la Gavalcade ?

   

Pour cela, il faut revenir à la mi-août, comme dirait petite Mimine.
Par une belle matinée caniculaire du mois d'août, je m'en allais faire quelques courses dans un hypermarché d'Oloron-Saint-Marie à la recherche d'un peu de fraicheur dans quelques rayons de surgelés.
En furetant hasardement dans les rayons, mon regard s'arrêta sur une vision inattendue.

  
Oui, là, sur le haut d'une étagère consacrée aux jeux de plage et d'eau, c'était bel et bien une grande bouée licorne qui me tournait le dos comme pour me défier. Mais c'est surtout à ce moment précis que me vint cette idée de génie... si, si, si... y'a pas d'autres mots.
"Il fait chaud, on habite près du Gave, il y a une grande bouée licorne face à moi. Et si on organisait une descente du Gave sur cette bouée licorne ?!"
 
Je prenais alors quelques renseignements auprès d'un vendeur absent: le prix et, surtout, quel poids cet engin en plastique mou pouvait-il supporter.
Prix : 25 balles. Poids supportable : 80 kilos. Parfait ! Vendu !
   
Je ramène mon butin à la maison d'Ossenx en disant à Mélanie :
JENORME : "-Eh, c'est pas une bonne idée à la con ça ?! Descendre le Gave de Viellenave-de-Navarrenx à Ossenx sur des bouées licorne ?"
MELANIE : "- Ah oui, effectivement, c'est une belle idée à la con. J'appelle Txitxi et Tao pour savoir si ils veulent en être."

   
Quelques minutes plus tard, Mélanie, Txitxi et Tao étaient OK pour descendre le Gave. On arrête alors la date du 17 août, jour de la saint Hyacinthe qui nous rappelle en mémoire la chanson de Thomas Fersen.


 

   
Je t'ai déjà raconté comment j'ai découvert les chansons de Thomas Fersen ? Hein ? Ah oui. Je l'ai écrit dans ce billet d'octobre 2007 : DE LA VIGNE, Pouilly, Sancerre et Chavignol.
Mais tout cela n'a rien à voir avec la Gavalcade.

  

Alors, oui, je sais : se lancer sur la rivière "à bord" de ces choses en plastique n'est pas très naturel. Ce Gave souvent sauvage dans lequel s'ébattent quelques-uns de ces poissons sportifs  -tel que le saumon qui reviennent ici sur leur lieu de naissance pour mourir après un long périple- mérite-t-il une telle expédition ? N'est-ce pas lui manquer de respect ?
 

Nous savons aussi apprécier, contempler, savourer et rester à l'écart de la rivière pour en apprécier ses charmes naturels et autres, comme celui que nous avions avec Siensienne de regarder l'eau des montagnes s'écouler sur les rochers ou encore d'admirer la chorégraphie de quelques pêcheurs à la mouche venus ici pour taquiner le saumon, la truite de mer, l'alose ou la lamproie. Chorégraphie de cette ligne virevoltante au-dessus du Gave pour aller se déposer un peu ou beaucoup plus loin.
Je repense alors au magnifique film que Robert Redford réalisa en 1993 : "Et au milieu coule une rivière" avec Brad Pitt et Craig Sheffer.

J'y pense d'autant plus aujourd'hui, 16 septembre 2025, car, au moment où j'écris ces mots, je viens d'apprendre son décès à l'âge de 89 ans.


 

Acteur, réalisateur, mais aussi grand défenseur du cinéma indépendant, engagé politiquement et grand défenseur de la nature. Ce n'est pas incompatible. Un retour aux valeurs de la nature. La préserver avec un engagement très fort ; et ce bien avant ce que l'on appelle aujourd'hui le "réchauffement climatique".
"Partout, le profit l'emporte. Un jour, seul le profit restera. Il n 'y aura plus nature, ni culture.  Ce jour-là, il sera trop tard pour faire machine arrière et dire qu'on ne savait pas." Robert Redford
Il avait cette capacité extraordinaire d'être sur plusieurs fronts à la fois : comédien, réalisateur, producteur de documentaires, parrain d'association, donneur de fonds à des cinéastes de minorité ethnique et aux causes environnementales et politiques. Il ne s'est pas focalisé que sur la politique américaine, il s'est attaché aux causes mondiales. Son intérêt pour l'Amérique fut lié à son intérêt pour la planète.

"Peu à peu, tout se font en un. Et au milieu coule une rivière..."
Que l'on y pêche, que l'on s'y prélasse, que l'on s'y baigne, que l'on tente de la descendre en bouée licorne...

    

HOP, tu l'as pas vu venir l'enchainement à la con, là ?!

 

     

 

Avant de se lancer dans cette grande descente du Gave à bord de bouées licorne, il faut se préparer. Et se préparer, c'est aussi se protéger.
Le Gave, c'est une rivière, sauvage parfois, qui s'écoule sur des pierres et des rochers. Il faut donc se protéger des éventuels chocs avec casque, coudières, genouillères et combinaison.

 
Il est également nécessaire de pré-gonfler les bouées afin de voir si elles ne sont pas crever et si elles peuvent supporter les poids de nos corps humains.
Testons, par exemple, la bouée flamand rose, capable de porter un poids de 100kg.

 
Tests validés. Nous pouvons à présent sereinement attendre le 17 août pour nous lancer dans cette grande aventure de la Gavalcade.

  

 

QUELQUES JOURS PLUS TARD
Nous sommes le 17 août. Il fait beau. Les journées précédentes ont été chaudes ; ce qui nous rassure quant à la hauteur d'eau dans le Gave. Eh oui, s'il avait beaucoup plu, le débit de la rivière aurait été plus violent. On n'est pas des fous de l'équilibre sur l'eau non plus !

  

Dans un premier temps, je me rends à Ossenx, sur les rives du Gave, pour marquer avec un gilet jaune notre lieu d'arriver.
Ouais parce que vu que les rives se ressemblent, ce serait dommage que l'on se retrouve à Sauveterre-de-Béarn  -soient 10 bornes plus loin-  après avoir loupé Ossenx.

Pour bien marquer la ligne d'arrivée, j'utilise un gilet jaune que j'accroche à une branche d'arbre... en espérant que personne ne vienne le décrocher.
On le voit bine, là, hein, ouais, mais oui.

 

 

 

 

Une fois que ça c'est fait, il faut gonfler toutes les bouées, puis les chargées dans le camion afin de les amener au point de départ qui se trouve à Viellenave-de-Navarrenx.

   
   
Tiens, d'ailleurs, puisqu'on en parle, retrouvons de suite la carte de l'itinéraire de la Gavalcade.

  
Sur place, à Viellenave-de-Navarrenx, on retrouve Txitxi et Tao. On ressort les bouées, on vérifie la pression de gonflage. Important. On se sécurise le corps en enfilant combinaison, genouillères, coudières, casque et chaussures.

  
Tout est en place !
Bouées gonflées ? OK !
Corps protégés ? OK !
Smartphone isolé ? OK !

Il n'y a plus qu'à traverser le village incognito pour rejoindre les rives du Gave et le point dé départ, situé à côté des vestiges de l'ancien pont.

  
Et nous voici au point départ !

 
Il faut encore bien s'assurer
que les bouées sont reliés à nos corps par une ficelle
afin qu'elles ne fassent pas la descente sans nous si on tombe.


Ehla qu'on a l'air intelligents !
Les bouées sont mises à l'eau. Des eaux calmes pour le moment. Il faut pagayer avec les mains et les bras pour avancer... dans un premier temps.

  
Maaaaaaaiiiisss, quelques mètres plus tard, le courant apparait et les eaux prennent de la vitesse. Les premières chutes apparaissent...

  

Durant tout le périple, nous allons alterner comme ça les passages tranquilles avec un Gave calme, puis rapide. Quelques fois mouvementés, en pleine nature en croisant parfois quelques oiseaux étonnés.

   

Nous pensions mettre un peu plus d'une heure pour rejoindre la "plage" d'Ossenx.

 

Finalement, il nous aura fallu plus de 2h15 ! Ah ben ouais ! Entre les chutes, les échanges de bouées et les passages où il n'y avait pas de courant, cela a été plus long que prévu. Mais très agréable.

  

Il nous faut maintenant rejoindre la maison et la voiture qui se trouvent dans le centre d'Ossenx, à 2 kilomètres du Gave.

 
Je peux te dire que c'est ce moment qui fut le plus dur car, en fait, on est bien rincé par cette aventure.

      

Et maintenant,
place aux vidéos.

  

Deux versions disponibles, comme pour "Le grand bleu".

   

   

LA VERSION COURTE

   

   

LA VERSION TRES LONGUE
 

   

    

Voilà !
A la prochaine pour de nouvelles aventures.

   

     

Commentaires
F
Les vacances se terminent mais je suis ravie que les tiennes ont été radieuses!! Bravo à vous tous pour cette descente sportive et vigoureuse!!Bisous Fan
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J
Merci Fan ! Bonne fin de vacances à toi. La bise