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LE VOYAGE DE JéNORME
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6 mars 2026

LES LIEUX INSOLITES : ARèS (33)

Tu le sais si tu suis ce blog, Jénorme aime les lieux insolites ; ces endroits où l'on découvre la folie de l'homme ou la magie de la nature, ou l'inverse ; et même parfois le contraire. Hein ? Je ne comprends rien à ce que je viens d'écrire.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

    

   

   
Aaaaah oui, les lieux insolites ! J'adore !
Parfois, je suis capable de te faire un détour de 200 bornes rien que pour aller voir un rond-point.
Ce fut le cas, par exemple, pour ce giratoire à La Haie-Fouassière, en Loire-Atlantique, et sur lequel se trouve une soucoupe volante.

   

Mais j'ai également fait quelques 80 kilomètres de détour pour voir le jardin d'une maison remplie de schtroumpfs à Rougnat, ou déposer un ami à l'aéroport de Madrid en passant par Borja pour poser à côté d'un christ restauré ; sans parler de traverser un pays pour aller dormir dans une tente devant un ancien immeuble nazi à Prora, ou encore vagabonder en Pologne pour aller boire un coup dans la maison natale de Klaus Kinski devenue bar, ou encore franchir les frontières européennes pour se prendre en photo devant le panneau d'un nom de ville étrange en Croatie ; et puis, tiens, on parle de ce périple en Espagne pour trouver le Mojito le moins cher du monde ?

 


    

Eeeeeh oui : tout est prétexte à voyager, découvrir, s'émerveiller ou simplement s'étonner.
Tu peux retrouver quelques-uns de ces périples sur la chaine Youtube avec la playlist "Lieux insolites" ou sur ce blog avec l'album photos "Lieux insolites".
  
J'a dore ce mot : INSOLITE ! Il sonne, il interpelle, il claque. Mes oreilles se dressent dès que je l'entends et mon attention se recentre.
   
INSOLITE : adjectif, du latin insolitus, de solitus, accoutumé.
Différent de l'habitude et qui surprend.
Insolite est un terme utilisé pour désigner une personne ou une situation qui sortirait de l'ordinaire, des règles, par un comportement étrange, un non-respect des conventions ou une spécificité rare.

  

J'ai commencé à m'intéresser à ces lieux qui sortent de l'ordinaire dans le monde, puis en Europe, puis  -par manque de temps-  en France. J'ai débuté ces recherches alors que je faisais mon service militaire à Besançon en 1998-1999.

  
Quel bel homme !!!
Nous faisions parti du dernier contingent d'appelés... juste avant que Chirac ne supprime le service militaire. Autant te dire que les activités n'étaient pas violentes et que la discipline faisait relâche.
Habitant loin de Besançon, il m'arrivait souvent de prendre le tour de garde de week-end de gars qui résidaient pas loin. Pendant ces jours et nuits de surveillance de caserne, je lisais des magazines et des livres sur les régions, départements et communes français.
Mon responsable voyait que je lisais beaucoup et que je m'intéressais fortement au patrimoine et à la nature. Il n'était donc pas rare qu'il m'embarque avec quelques autres pour de longues marches et bivouacs à la découverte des curiosités naturelles du Doubs. C'était pas mal : bonne ambiance, sportive, avec des sacrés gueuletons et quelques canettes pendant le bivouac.
Dans les derniers semaines de ces dix mois d'"emprisonnement forcé", je me suis promis de faire un tour de France en voiture pendant un mois quand je sortirai. J'ai donc passé beaucoup de temps à étudier les lieux d'Histoire et d'histoires, à concocter un itinéraire qui me permettait également d'aller voir de veiux amis dispersés aux quatres coins de l'hexagone.
Durant ce périple réalisé en octobre 1999, j'ai croisé des gens, des lieux, des monuments, des paysages, des histoires. Mais l'un des lieux qui m'a le plus marqué est sans doute le Palais Idéal du Facteur Cheval, à Hauterives, dans la Drôme.

  
Un monument, une oeuvre unique au monde ! Unique par son architecture, unique par son histoire, unique pour son créateur !
En résumé, un jour de 1879, un facteur, Ferdinand Cheval, qui effectuait sa tournée quotidienne glissa sur une pierre. Celle-ci avait une forme étrange, circulaire. Elle captiva son attention et il décida de la ramener chez lui. Les jours d'après, il ramasa d'autres pierres sur le chemin de sa tournée, puis décida de les regrouper afin de réaliser ce qu'il appela très vite "son palais" :
  
"Cette pierre représente une sculpture aussi bizarre qu'il est impossible à l'homme de l'imiter, elle représente toute espèce d'animaux, toute espèce de caricatures. Je me suis dit que si la nature veut faire la sculpture, moi je ferai la maçonnerie et l'architecture."
(Ferdinand Cheval, La vie illustrée, 1905).

   
Ferdinand Cheval acheva son palais en 1912 à l'âge de 76 ans.
"En créant ce rocher, j'ai voulu prouver ce que peut la volonté."
Il se lança ensuite dans la construction de son tombeau, de 1914 à 1922. Il meurt le 19 août 1924.
Tu peux retrouver l'histoire et la visite de ce merveilleux monument en cliquant ici : TU VAS à CANNES CETTE ANNéE ?.

    

Un jour, je ferai un nouveau tour de France des lieux insolites. Il y en a un peu partout en France, j'en ai une liste longue comme je-sais-pas-quoi et qui se remplit un peu plus chaque année : les rochers sculptés de l'abbé Fouré à Rotheneuf, le poète ferrailleur Robert Coudray à Lizio, le Cyclop de Jean Tinguely à Milly-la-Forêt, les musée des arts buissonniers à Saint-Sever-du-Moustier, le village des chats à La Romieu, la forêt des géants verts à Argentenay,...

  

BREF : en attendant, dirigeons-nous en Nouvelle Aquitaine, et plus précisément en Gironde.

     

 

Lors du précédent billet, nous nous étions rendus dans un lieu tout de même pas mal insolite puisqu'il s'agissait de l'étonnante dune du Pilat, plus haute dune d'Europe, posée là, à l'entrée du bassin d'Arcachon avec ses 115 mètres d'altitude sableuse.
   
Reprenons la route où nous en étions, c'est à dire au pied de la dune, pour contourner le bassin d'Arcachon afin de nous rendre dans une petite commune qui possède un lieu pas banal, voire même insolite. Et cette commune se prénomme Arès.
Un peu de musique ? Oh non, écoutons plutôt les infos à la radio.

 

Ah ouais, pas mal.

   
Je traverse la commune du Pyla-sur-Mer par le long boulevard de l'Océan, qui  -comme son nom l'indique-  longe l'océan ; sauf que l'on ne le voit pas vraiment. Quelques fois, au détour d'une impasse, au fond, un peu de bleu apparait. Je m'arrête dans l'une d'entre elles pour voir à quoi ressemble la côte ici.

 
Mouais, bon, c'est pas super ces murs en béton qui ont une vue imprenable sur le sable. Il vaut mieux rester sur le boulevard et regarder les nombreuses villas aux architectures variées. Beaucoup d'entre elles ont été imaginées dans le pur style Art déco par l'enfant du pays, l'architecte Roher-Henri Expert. La plus connue d'entre elles est peut être la villa Téthys, tenant son nom d'une déesse marine grecque, et classée Monument historique. Mais il y a aussi les villas Canope et Lyside ; toutes reconnaissables à leurs façades d'un blanc immaculé et à leur rotonde centrale. Cela ne vaut pas le Palais Idéal...
Je m'arrête à hauteur d'une belle et grande batisse pour la prendre en photo. Elle a capté mon attention. Il s'agit de la Villa Bella Costa, située à l'intersection du boulevard de l'Océan et de l'avenue de la plage.

Un panneau situé devant la haie du jardin de la villa nous rappelle que le premier Président de la République espagnol Manuel Azana y vécut quelques mois en 1939-1940. Ecrivain et homme politique, il fut le créateur du "Frente popular" (Front Populaire).

Cette villa fut son refuge lors de son exil.
 

"Le 5 février 1939, peu avant la chute de la Catalogne, Manuel Azana abandonne l'Espagne en passant par La Vajol et rejoint la diaspora républicaine en France, qui allait s'élever à plus de 450 000 réfugiés. Il arrive à Collonges-sous-Salève (Haute-Savoie), près de la frontière franco-suisse, le 6 février 1939. Après la signature des accords de Bérard-Jordana, par lesquels la France reconnaissait la légitimité de Franco, il envoie sa lettre de démission de président de la République espagnole, le 27 février 1939, au président du Congrès des députés. Le 4 décembre 1939, contraint par les autorités, il quitte Collonges-sous-Salèves. Sur les conseils de Carlos Montilla, ancien ambassadeur républicain, le 21 décembre 1939, Manuel Azana s'iinstalle à Pyla-sur-Mer, à la Villa Eden (aujourd'hui Bella Costa), pour y résider avec sa femme, ses beaux-frères, la femme de ce dernier, leurs quatre fils et les trois personnes qui assuraient le service, ainsi que sa précieuse bibliothèque. Pyla-sur-Mer, loin de la menace nazie, leur offre un havre de paix où partout l'on savoure "la douceur du climat, le paysage parfumé le calme ambiant et l'agréable quiétude". Malheureusement, cette tranquilité ne va pas durer. La zone est occupée. Poursuivi par les autorités franquistes, Azana quitte le Pyla-sur-Mer le 22 juin 1940 pour Montauban, en zone libre, la Gestapo à ses trousses.
Le 10 juillet 1940, la police allemande met à sac la villa et arrête son beau-frère Cipriano Rivas Cherif, Carlos Montilla et des amis proches. Azana, gravement malade, meurt à Montauban le 3 novembre 1940. Il a à peine 60 ans. Sa tombe au cimetière de Montauban est aujourd'hui un lieu de mémoire de l'exil républicain espagnol."
OFFICE DU TOURISME

   

Je reprends la voiture, roule un peu dans Pyla-sur-Mer. Tiens, au fait, sais-tu pourquoi Pyla-sur-Mer s'appelle ainsi et pourquoi s'écrit-elle Pyla et non Pilat comme la dune ?
Eh bien, rappelons que la commune avu le jour en 1913 lorsqu'un de ces promoteurs, Daniel Meller, a proposé et obtenu une transaction avec l'état : en échange de 463 hectares de terrain achetés sur la commune de La Teste, il obtient 143 hectares de terrain entre Le Moulleau et la dune du Pilat. Il choisit d'appeler le lieu "Pyla-sur-Mer" en référence à la dune certe, mais avec une orthographe différente ayant une connotation grecque, très à la mode à l'époque. Il créé ainsi la Société civile immobilière de Pyla-sur-Mer dans le but d'ériger "une ville dans la forêt".
En 1928, un second aménageur, Louis Gaume, plombier-zingueur, s'associe à Daniel Meller. Les deux hommes ambitionnent de faire d'Arcachon et de Pyla des lieux de villégiature sur le modèle de Biarritz.
En moins d'un siècle, le groupe Gaume a construit près de 4000 villas sur le bassin d'Arcachon.

   

Je contourne Arcachon car je suis un peu pris par le temps. Et puis, j'y ai déjà passé quelques heures en février 2016 (cf : Des Aldudes à la dune). Et puis, Arcachon, je sais pas, c'est pas trop mon truc.
   
Rapide passage par La Teste-de-Buch pour croiser un rond-point illustré...

Cette sculpture sur rond-point est l'oeuvre de l'artiste Casto Solano, installée ici à la fin de l'année 2021 et qui s'intitule "Amakur Enfant : entre le sable et la mer".
Bon, là, je dois te dire que je n'ai pas choisi le bon angle de vue pour apprécier pleinement l'oeuvre de sept mètres de haut représentant le visage d'une femme, les cheveux volant au vent.

Il aurait fallu que je me décale un peu
afin de voir ceci...

Ah oui, c'est mieux.
Comme toujours, ce genre de sculptures sur rond-point pose question et amène son lot de mécontents ou d'interrogations : "Pour une ville du Bassin, quel est le rapport ?", "Le vent dans les cheveux, bord de mer, cheveux tentacules... L'art c'est l'imagination de chacun.", "J'ai plutôt l'mpression de voir un visage d'enfant avec des câbles plantés dans le crâne.", "Belle utilisation des impôts locaux....", "C'est moche", "Quel dommage de ne pas finaliser cette réalisation monumentale en végétalisant correctement le rond-point pour l'intégrer dans le paysage ?",...
   
J'adore les ronds-points avec des sculptures. Lieux insolites parfois, mais aussi porteurs d'oeuvres uniques, souvent en rapport avec la ville, la région et un savoir-faire, un produit local. Je trouve ça intéressant de prendre ces lieux de passage pour s'en servir comme témoin d'un lieu.
   
Citons le kiwi de Peyrehorade, l'huitre de L'Eguille, le pêcheur de saumon à Navarrenx, les espadrilles de Mauléon, le télésiège de Combloux, le Goldorak de Thiers ou encore le Darrigade de Narrosse.

Tu peux retrouver quelques beaux specimen sur l'album du blog : Les plus beaux ronds-points du monde (rien que ça !?).

   

Je sors de La Teste-de-Buch pour rattraper la nationale, puis l'autoroute, avant de sortir à hauteur de Biganos.
La vache, quand j'étais enfant, je n'avais pas souvenir que c'était aussi urbanisé. Remarque, je dis ça, c'était dans le milieu des années 1980. Aujourd'hui, je découvre de grandes artères et des complexes commerciaux démesurés. C'est chiant à traverser. il y a des ronds-points, mais plus aucune sculpture dessus. J'ai hâte de quitter ces lieux pour rejoindre le bord du bassin à hauteur de Audenge.
Je suis déjà passé par Audenge. C'était en....... en....mars 2010 parce que je voulais aller à Soulac-sur-Mer (cf : Objectif Soulac, partie 1) pour voir une réplique de la Statue de la Liberté.
Ben oui.

  

Pris par le temps  -il faut que j'arrive à Arès avant la nuit-, je tente d'ignorer les différents panneaux touristiques indiquant la direction de quelques curiosités.
Par exemple, à Andernos-les-Bains, je pourrais aller voir la plus grande jetée du bassin d'Arcachon avec ses 232 mètres de long. Je pourrais également passer voir le port ostréicoles ou encore le site naturel des Quinconces, là où Sarah Bernhardt venait se promener... Mais non ! Pas le temps !

   

Et voici que j'arrive à Arès.
La commune faisait partie d'Andernos, mais elle a obtenu son autonomie en 1851. Par contre, je ne sais pas pourquoi il a été choisi de donner le nom du dieu grecque de la guerre et de la violence. En effet, l'éthymologie du nom Arès est traditionnellement liée au mot grec arë, "malédiction, imprécation", d'où "fléau, ruine". 

J'erre en voiture dans la ville à la recherche de ce lieu insolite dont je ne t'ai encore rien dit. Je tourne, je vire, je fais demi-tour, je mets le GPS... et j'arrive finalement au port ostréicole. C'est marée basse. Il y a une belle lumière.

  
Tout est calme ici. Les oiseaux vagabondent sur le maigre cours d'eau furtif à la recherche de quelques coquillages et algues.

J'aime bien ce genre de lieu.
Ce port ostréicole d'Arès a été construit de 1966 à 1975. Il se compose de deux rues encadrant une darse. Ces deux rues sont bordées par 25 cabanes ostréicoles en dur de couleur blanche.
Je marche un peu le long des cabanes. La plupart d'entre elles proposent des dégustations d'huitres... accompagnées d'un p'tit canon d'blanc. Les terrasses, les entrées et les intérieurs sont bien aménagés, avenants, avec des filets, des bouées, des guirlandes champêtres. A cette heure-ci et en cette saison, seule une cabane est ouverte à la dégustation. C'est tentant, mais non ! Pas le temps !
   

Ce qui caracatérise également cette petite station balnéaire  -qui se livrait au commerce des vins du Médoc avec les Iles britanniques au Moyen-Age- , c'est son extraordinaire patrimoine naturel dans lequel évoluent faune et flore.
  
Par exemple, juste à côté du port ostréicole, on découvre les prés salés.

L'office du tourisme d'Arès nosu rappelle que...
"330 hectares forment la Réserve Naturelle Nationale des Prés salés d'Arès-Lège. Avec des allures de savane en été et de forêt en hiver, les Prés Salés d'Arès-Lège changent d'aspect au gré des saisons et à chaque marée.
Partez sillonner à pied ce joli coin de nature totalement préservé. Aux endroits laissés libres par la marée descendante, rechercez les salicornes au petit goût salé.
Ouvrez grand les yeux pour tenter d'apercevoir les lézards qui se fondent dans l'herbe ou encore les tortues cistudes.
Au printemps, les oiseaux s'y installent pour nicher, le spectacle devient auditif. A l'automne, les lumières se jouent de la végétation, un vrai plaisir pour les yeux. En hiver, on observe les oiseaux d'eau hivernants sur le Bassin d'Arcachon comme la bernache cravant."
BASSIN ARCACHON

   
Cette zone fut créée afin de préserver la richesse floristique de la plus grande zone de pré salé du bassin d'Arcachon à une époque où cette zone était menacée par un projet d'urbanisme... comme on a pu les voir se monter à outrance en d'autres endroits du bassin.

  

Ce lieu est vraiment apaisant et la vue panoramique ne cesse d'interpeller le regard avec, en plus, cette lumière changeante.

   

    
Au bout de la route du port, on découvre la belle sculpture de Dominique Pios, "La femme océane", installée en 1997.

   

Maaaaaaaaaiiiisssss, même si on se sent très bien ici et qu'on aimerait rester plus longtemps pour en savoir un plus, ce n'est pas mon objectif du jour.
recherche de lieu insolite oblige, il faut maintenant que je me dirige vers la jetée d'Arès située à 1,5 kilomètre au sud d'ici.
Celle-ci se trouve en face de la tour d'Arès, un ancien moulin à vent construit en 1840 et désaffecté en 1882. Elle abrite aujourd'hui un transformateur électrique.
Maaaaaaaiiiiisss ce n'est pas ce monument que je suis venu voir.

  

Je traverse l'avenue du Goéland pour rejoindre la jetée.

 
Elle ne ressemble pas vraiment à ces belles jetées que nous avions vues avec Maitre Arno lors de notre périple pour rejoindre l'Isthme de Courlande en longeant la mer Baltique, notamment du côté de Sopot, Binz, Zelenogradsk ou encore Sellin.

 

 

 En fait, ici à Arès, il s'agit plus d'une chaussée maritime, inaugurée en 1863. Elle est ainsi la plus ancienne jetée du bassin d'Arcachon. Elle servait de quai d'acostage pour les chargements et déchargements effectués par les pêcheurs et les parqueurs lorsque le port était à proximité.
depuis la création du nouveau port (où nous étions quelques minutes auparavant), construit de 1966 à 1975, elle ne sert que pour la plaisance et la promenade.
Deux canons datant des années 1800, destinés à protéger le havre d'Arcachon des incursions anglaises, ont été placés juste devant.

  
Egalement, juste à l'entrée de la jetée, on découvre une cabane en bois qui servait de poste de douane, pusi d'office du tourisme de 1976 à 2011. un banc est adossé à cet ouvrage et sert de lieu de rendez-vous pour les anciens qui l'ont appelé "La chambre des députés".

  
Eh... Oh... Mais... Qu'est-ce que c'est que ça ? Tu vois ? Là, devant la cabane en bois... Approchons-nous...

 
Mais oui ! C'est bien une soucoupe volante !?! Ici, à Arès ! Mais pourquoi ?
Pour la savoir, écoutons les explications de Jénorme, votre serviteur.



 

  
Eh oui : ici, à Arès, il y a un Ovniport !

   

   

Résumons par écrit quelle est l'origine de ce lieu ici, à Arès, sur les rives du bassin d'Arcachon.
C'est sous la houlette (on ne l'utilise pas assez souvent ce mot) du maire de l'époque, Christian Raymond, que le premier ovniport français fut inauguré le 16 août 1976.
En pleine vague ufologique, le créateur Robert Cotten pensait que si les extraterrestres n'atterrissaient pas sur Terre, c'est parce que les Terrien n'avaient prévu aucune structure pour les accueillir. Et donc voilà !


 

 

 

 

    

Une plaque sur un plot en béton a été aposée devant la soucoupe volante. Sur celle-ci est écrite une inscription : "Que vos atendem totjorn".
Non, ce n'est pas du kobaïen ; cette langue imaginaire créée par le chanteur du groupe Magma Christian Vander. Ce n'est pas non plus un langage extraterrestre découvert en furtant sur les ondes spatiales.
C'est du gascon et cela veut dire : "Nous vous attendons toujours".

Pour rappel, le premier ovniport au monde est canadien. Il a été construit en 1967 sur la commune de Saint-Paul. Aujourd'hui, trois autres Ovniports ont été créés au Brésil, en Argentine et au Mexique.
  

Et quand on me parle d'Ovniport et d'accueil des extraterrestres sur Terre, je me dis : "Mais que pourrions-nous leur dire ? Et eux, que nous diraient-ils en voyant dans quel état on met notre pauvre Terre avec ces conflits, ces guerres, ces destructiosn des ressources naturelles ?"
   

Eh bien,
peut être ceci :

    

  

Sur ce, je remonte en voiture pour rentrer dans le Pays Basque.

    

    

    

Commentaires
F
Chui ravie de te revoir et ton post intéressant !!! Vi, tu étais un beau garçon, oui, j'ai bien tout lu et vivement le Printemps que la nature se calme avec la pluie et ainsi tu pourras découvrir de nouveau des endroits de France et le partager sur ton blog!!! Bisous Fan
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J
Merci Fan ! Des bises.