Nouvelles vagues (64)
La semaine dernière, sur le Pays Basque, il y avait de beaux coefficients de marée accompagnés de vent.
Une bonne occasion d'aller faire un p'tit tour au bord de l'océan pour apprécier les vagues.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...
Eh ben eh oh, qu'est-ce qu'y's'passe la jeunesse, là ?
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Eh ben alors ?! Vous êtes complètement avoinés au protoxyde d'azote ? Vous regardez trop de séries à la télé ? Vous jouez trop aux jeux vidéos ? Et les réseaux sociaux ?
Eh oh, faut s'calmer là, hein ?! Ecouter un peu les parents et les anciens !
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Hein, eh alors bon, wesh... euh... Tiens, au fait, sais-tu quelle est l'origine du mot "wesh" que les jeunes utilisent à tour de bras ?
"En arabe dialectique, l'expression 'wash rak' (ou 'wesh rak') est un synonyme de 'quoi de neuf ?' ou 'Comment va ?'.(...) Certains l'emploient parfois comme synonyme de 'ouais'."
Voilà, ça, c'est dit.
Bon... alors... de quoi on parlait ?
Mais oui, enfin, jeunesse : que fais-tu ? Tu sens le renfermé ! Il faut sortir, voir le monde, pas le tuer !
Tiens,
prends un petit air de Sam Sauvage !
Et puis allons prendre l'air en bord de mer, ou plutôt d'océan.
La météo annonçait du vent avec quelques éclaircies pluvieuses ; ce qui veut dire à peu de choses près : "On ne sait pas du tout quel temps il va faire, démerdez-vous !"
Cette incertitude météorologique est aussi due à la présence de la pleine lune ainsi qu'aux coefficients de marée assez élevés (entre 85 et 97).
Cela reste raisonnable, mais fort. Mais tout de même moins élevé qu'en avril 2024 où le coefficient était -tiens-toi bien au pinceau, j'enlève l'échelle- de 112 !!!!
Et pourquoi j'en parle aujourd'hui alors que nous sommes en février 2026 ?
Eh bien, tout simplement parce que je viens de remarquer que je n'en avais pas parlé ici, sur ce blog, à l'époque. J'ai donc des photos qui trainent et que je pose ici, maintenant.
Souvenons-nous.
Nous étions en avril 2024, Biarritz.
J'arrive dans la commune hautaine du sud-ouest pour voir quelques belles vagues se heurter à la côte, au rocher de la Vierge, à la Villa Belza ou encore le Port-Vieux.
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Voilà, ça aussi, c'est fait. Je suis bien content.
Revenons à présent à une époque plus contemporaine, c'est à dire la semaine dernière.
Maintenant, de nos jours.
Nous sommes fin janvier-début février. Hiver. Météo aléatoire qui ne donne pas vraiment envie de sortir, mais c'est pénible de rester enfermé. Il faut trouver une raison pour faire quelque chose dehors.
Tiens, il y a de forts coefficients. Si on allait voir les vagues sur la côte.
Je ne suis qu'à quelques kilomètres de la première plage océanique. Ainsi, en quelques minutes, j'arrive à hauteur de la plage de la Barre, à Anglet, la plage la plus nordiste du Pays Basque.
C'est ici que l'Adour rencontre l'océan Atlantique après 308 kilomètres de vagabondage depuis les Hautes-Pyrénées.
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C'est ici aussi que les bateaux de plaisance, cargos et navires de commerce entrent pour rejoindre les ports de Bayonne.
La plage de la Barre est également le rendez-vous des dimanches pour les locaux avec ses jeux pour enfants, son skate parc, sa patinoire, ses bars et restaurants et le départ de la longue promenade du littoral.
On peut également voir quelques vestiges du mur de l'Atlantique avec des blockhaus qui servent aujourd'hui de promontoir et de terrasses panoramiques aménagées.
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Comme la plupart des autres blockhaus présents sur la côte Atlantique, ces vestiges de la Seconde Guerre Mondiale servent de support pour les artistes graffeurs. Et ces fresques sont souvent renouvelées.
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Mais aujourd'hui, ce qui m'intéresse à La Barre, c'est la plage et l'océan.
La veille, j'étais passé vite fait pour constater que la plage était recouverte d'écume. Ceci était du à une météo très pluvieuse accompagnée de vents forts. Le spectacle était étonnant.
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Mais comment et pourquoi se forme l'écume de mer ?
Lorsque le vent souffle et que les flots sont agités avec de groses vagues, l'eau se mélange à l'oxygène de l'air. Ce brassage créé alors de fines bulles qui forment l'écume de mer. A celle-ci s'ajoute une microalgue unicellulaire du genre Phaeocystis qui secrète une substance visqueuse, comme de la gélatin, le mucilage.
Ainsi, quand l'océan est agité et nourri par de forts vents, la Phaeocystis gonfle, mélange le gel libéré du mucilage avec l'eau et de l'air est emprisonné dans des bulles. Ainsi se créé cette pousse parfois épaisse.
Le lendemain, je suis revenu à La Barre... à la plage de la Barre, hein, pas à une cour de justice.
L'écume a disparu. La plage n'est que sable, recouverte parfois par les vagues. C'est l'océan qui est blanc aujourd'hui.
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Je marche jusqu'à la digue de la plage des Cavaliers pour regarder les vagues se heurter aux gros rochers dominés par une lanterne.
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Au loin, direction plein sud, le ciel a plusieurs couches de lumières avec la silhouette de la montagne basque des Trois Couronnes. Dans l'ombre, au premier plan, le phare de Biarritz.
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Le lendemain, je change de lieu.
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Direction Saint-Jean-de-Luz où deux phoques ont trouvé refuge dans la baie et sur la plage des Flots bleus pour se reposer quelques heures face à cet océan agité, ici, protégé par les trois digues.
Je marche un peu le long de la baie. Hors saison sous un ciel gris. Je regarde au loin le fort de Socoa et la digue du marégraphe qui ne semble pas battue par les vagues... pour le moment.
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Je vais quand même aller voir ça d'un peu plus près au cas où.
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Je passe le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz. Belle vue sur le port depuis le pont Charles De Gaulle, puis Ciboure. Le beau et large boulevard Pierre Benoit longe l'océan et la baie de Saint-Jean.
Je m'arrête à l'entrée de Socoa, quartier de Ciboure, mais qui, pour moi, est un village, un port, une commune à part entière car très différent de Ciboure. Je sors de la voiture pour regarder les trois digues au loin qui protègent la baie de Saint-Jean-de-Luz.
A première vue,
c'est plutôt calme.
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MAIS SOUDAIN...
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Les vagues apparaissent, disparaissent dans des gerbes d'écume plus ou moins hautes. Zoom sur la digue.
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Je me pose un moment pour regarder de loin l'apparence de ces soudaines vagues venues se fracasser sur la digue.
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Allez ! Je remonte en voiture pour me diriger vers le port et la digue de Socoa.
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Une fois garé sur le parking de la base nautique (gratuit à cette époque), je longe les murs de fortification au-dessus desquels les vagues ne passent pas aujourd'hui.
D'un côté les murs, de l'autre le port dominé par la tour crénelée du fort. Je passe le premier pont-levis pour entrer dans la cour du fort et atteindre très vite la digue.
Au loin,
Saint-Jean-de-Luz et la montagne basque Artzamendi.
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Je me pose tout d'abord au bout de la promenade, à hauteur des grilles d'interdiction. Mais toujours avec prudence, suffisamment éloigné des vagues aléatoires qui viennent se jeter sur le béton avec plus ou moins de force et de hauteur.
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Impressionnant ! Surprenant, mais dangereux si on veut s'approcher de trop près. Lorsque les vagues heurtent la digue, on sent, on entend toute la force de l'océan avec ce souffle et ces chocs soudains.
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Quelques fois, ce sont de vraies montagnes d'écume de plus de cinq mètres qui se forment soudainement dans un souffle effrayant pour apparaitre à quelques mètres de la plateforme.
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Je décide de m'éloigner un peu en prenant de la hauteur.
Je rejoins le promontoire qui domine les trois digues avec une vue panoramique sur la baie, jusqu'à Saint-Jean-de-Luz.
Là aussi, le spectacle est captivant et surprenant.
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Vue d'un peu plus bas, à hauteur de la digue.
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La lumière est en train de changer. Le soleil tente de percer les gros nuages blanvs dominant. Sur la côte, petit à petit, les rochers et les vagues prennent une autre apparence.
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Je redescends au niveau de l'héliport pour remarquer que les vagues se colorent avec l'appartion du soleil et de ses rayons qui viennent taper l'écume.
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Attention...
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Ah merde, loupé !
ATTENTION !!!
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Ah merde, trop près !
ATTENTION !!!!!
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Oula !
Superbe !
Je reste un peu devant ce magnifique spectacle, à attendre encore et encore LA vague.
Mais, à un moment donné, force est de constater que le soleil est allé se rapprocher de l'horizon et que la lumière a disparu.
Je quitte la digue en longeant à nouveau le port. Lumière plus sombren mais agréable.
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Je remarque une petite création discrète de l'artiste de rue et mosaïste Invader.
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Et puis, soudain, le ciel change de couleur. Le blanc-gris-sombre laisse place à un intrigant voile rosé sur Saint-Jean-de-Luz et au dessus de la tour du fort de Socoa.
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J'arrive à hauteur de la petite plage de Socoa, jouxtant le parking. Le ciel est incroyable.
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Cela vaut bien une petite pause d'observation pendant une minute trente...
Je retrouve la voiture. Depuis le parking, je vois que le ciel est toujours bien coloré en allant vers le sud, en direction de la côte.
Allez, pour bien finir la journée, allons profiter une dernière fois de cette belle lumière en nous rendant sur la route de la Corniche qui relie Ciboure à Hendaye.
Comme dans d'autres régions françaises côtières, cette partie Atlantique est vicitime de l'érosion, provoquant des effondrements impressionnants.
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Je me pose rapidement sur une petite place de terre jouxtant le panorama sur cette belle falaise de flysch (aletrnance de grès et de marnes). Un petit regard sur cette étonnante chute de flysch au nord...
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Et lorsque le regard se porte vers le sud, la lumière est changeante avec des nuages aux formes et aux couleurs variées.
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Bon eh, allez !
Faut rentrer maintenant après ce bon bol d'air.