A la recherche du zen (64)
Eh ben dis don' : ça en fait des guerres tout ça. Tentons de rester zen.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...
Mais qu'est-ce que c'est donc que le zen ?
Tout de suite, la réponse grâce à wikipedia :
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"Le zen est une branche japonaise du bouddhisme mahayana hérité du chan chinois. Elle met l'accent sur la méditation (dhyana) dans la posture assise dite de zazen.
Le mot 'zen' est la romanisation de la prononciation japonaise du caractère chinois simplifié : 禅, chinois traditionnel : 禪, pinyin : ; il est prononcé en mandarin, zeu en shanghaien et est également appelé Son en Corée et Thiên au Vietnam. Ces différents termes dérivés du chinois, remontent à une origine commune : le mot sanskrit dhyāna, en pali jhāna ("recueillement parfait").
Le zen se réfère au chan, une forme de méditation indienne implantée en Chine par Bodhidharma il y a 1500 ans. Il prend sa source dans la méditation de Siddhartha Gautama sous l'arbre de la Bodhi par laquelle il obtint l'éveil, il y a plus de 2500 ans en Inde, mais il a été influencé par le taoïsme. On y trouve aussi l'influence coréenne du son. Le zen japonais se réfère principalement à la posture de méditation d'éveil de Siddhārtha Gautama de transmission en transmission dite zazen......"
Ouah la vache, je croyais pas que c'était aussi compliqué de comprendre et d'expliquer les sources du zen !
Bon : on parlait d'éveil.
Avec le mois de mars, arrivent les chants matinaux des oiseaux qui mettent en joie pour une journée bientôt printanière.
Oui, je sais, cette vidéo a été tournée il y a sept ans, mais le réveil matinal est le même en 2026. En tout cas, avec les oiseaux.
Tu te lèves, tranquille, apaisé, tu vas te faire un café, puis tu vas au canapé pour allumer la télé. Et là...
Pouah dis don' : guerre, missiles, drones, immeubles effondrés et navires en feu, population déplacée, augmentation du prix des carburants à la pompe,...
Je sais pas toi, mais là, moi, je sature au niveau des infos et de leur traitement.
Marre de ces infos redondantes sur la guerre, la guerre, la guerre ! Je commence même à détester les journalistes qui se délectent de ces mauvaises nouvelles dans un combat à qui aura la pire info à annoncer.
Pendant deux semaines, ils nous ont servi de l'inondation en veux-tu en voilà, en allant- s'incrustant chez les pauvres gens qui avaient tout perdu et qui s'inquiétaient de l'avenir. Est-ce qu'à un moment le journaliste se pose la question : "Ai-je tous les droits parce que j'informe ?"
Certains journalistes semblent avoir perdu tout sens de l'équité, toujours à la recherche du témoignage ultime... "Bonjour, alors, ça vous fait quoi d'avoir tout perdu à cause de ces inondations ?", demande un journaliste en engtrant chez des gens aux premières heures matinales d'un nouveau jour pluvieux.
Ras le bol de ce genre de façon de traiter l'info ! Ras le bol de ces journalistes de trop grande proximité ! Ras le bol des infos anxiogènes !
Les chaines d'infos en continu sont responsables de ce genre de traitement de l'info : il faut remplir le temps d'antenne.
Ainsi, ayant ras le bol d'entendre les infos sur la guerre Iran-Israël-Etats-Unis et la hausse du prix du baril de pétrole et donc des prix à la pompe...
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...j'ai zappé pour regarder quelques reportages et documentaires sur les autres chaines.
C'est ainsi que je "suis tombé" sur un beau document sur le footballeur Marius Trésor. Eh oui, tiens, pourquoi pas ?!
Cela m'a rappelé ma jeunesse ; ces temps où mon oncle m'avait fait la surprise de m'amener au complexe sportif du Haillan ; là où l'équipe de foot des Girondins de Bordeaux s'entrainaient. Une époque où ce lieu n'était pas fermé par de hauts grillages et hyper gardé par des agents. Une époque où on pouvait s'asseoir dans l'herbe, sur le bord du terrain d'entrainement, en regardant évoluer quelques-uns des plus grands joueurs de foot français du moment : Giresse, Tigana, Battiston, Lacombe... et Marius.
Ouais : Marius pour Marius Trésor. C'était pas facile de tomber sur son image Panini pour complèter l'album...
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BREF : en plus d'être un excellent joueur, il avait un capital sympathie très élevé auprès des spectateurs et des fans de foot. On l'appelait Marius non pas par irrespect, mais parce qu'il suscitait la sympathie et le respect. Un modèle, une référence. Un joueur modeste, résilien, humble, efficace et droit.
C'était une autre époque et ce docu-reportage réalisé par son fils ("Mon père Marius Trésor") m'a fait comprendre pourquoi j'aimais tant le foot à l'époque et pourquoi je ne l'aime plus à présent. Il suffit d'écouter chaque parole, chaque mot de Marius dans ce docu.
Une anecdote m'a touché et j'ai envie de la "graver" ici, sur ce blog.
Rue Victor Hugo, Sainte-Anne, Guadeloupe. Un de ses amis d'enfance nous parle de ce temps où Marius Trésor était appelé (et est toujours appelé ici) Lolo. Quel rapport ? Marius... Trésor... Lolo... ???...
En fait, avec ses amis d'enfance, il entrait souvent dans une petite épicerie pour acheter des "chiclés" (gomme naturelle à mâcher) à 5 centimes. L'épicière sortait le bocal à chiclés, empli de couleurs. Les enfants mettaient la main dedans, sortaient tour à tour un chiclé. Il y avait de vert, du rouge, du bleu,... Si tu sortais un chiclé rose, tu avais et tu pouvais choisir une image. Tu choisissais alors ta photo-image de starlette. Il y avait Sophia Loren, Brigitte Bardot, Claudia Cardinal, Liz Taylor, Catherine Deneuve, etc.
Quand Marius gagnait en tirant un chiclé rose, il prenait toujours une photo de Gina Lollobridgida. C'est ainsi que ses amis proches ont décidé de l'appeler Lolo.
Le lendemain matin. Les oiseaux chantent. Je me lève, café, canapé, allume télé et là : guerre, missiles, drones, immeubles effondrés et navires en feu, population déplacée, augmentation du prix des carburants à la pompe... encore et toujours !
Je sature très vite. Cela fait 12 jours que cela dure et toujours les mêmes annonces !
C'est peut être pas bien de se désintéresser ainsi des conséquences de ces conflits qui touchent malheureusement des civils innocents, mais je trouve que les médias en font trop. Trop d'intervenants, trop d'images, trop d'analyses, trop de prévisions, trop, TROP !!! Si tu ajoutes à cela, les interventions de ces couillons d'influenceuses et d'influenceurs...
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Tiens, il est vrai que l'on a un peu parlé de ces influenceuses et influenceurs au début du conflit. N. Bianco a écrit un texte à ce sujet, les comparant à des "oiseaux décérébrés" :
"Je crois que nous assistons à un grand moment d'orithologie contemporaine. Des cohortes d'influenceurs français à Dubaï, futiles volatiles décérébrés, longtemps observés en habitat luxueux sédentaire, zone détaxée et piscine chauffée, redécouvrent soudain leur instinct migratoire.
Pendant des années, ces afferuses pintades siliconnées et leurs vilains dindons bodybuidés de mâles, ont clamé leur mépris pour le poulaiiler français.
Et puis... quelques tirs de missiles plus tard, les paons bling-bling redeviennent des moineaux effarés.
Alors, ça s'affole, ça pleure, ça caquette, ça piaille, ça lance des appels vibrants à la solidarité nationale (solidarité qu'ils avaient soigneusement contourné en prenant leur envol fiscal). "Nan, mais on est français comme même !", "La France, protégez-nous !", "Envoyez l'armée pour nous chercher ! Mainenaaaaaaannnnt ! ", "On veut partchir d'ici !".
Ben non. Visiblement, on peut augmenter le volume des lèvres, des seins, du cul, mais pas encore celui du cerveau. Le coq gaulois, c'set pas un chauffeur Uber qui se pointe en un claquement de doigts. Et le mode 'avion', c'est pour les stories, poulette. Pas pour exiger un pont aérien immédiat."
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Je décide alors de regarder un petit documentaire sur Jacques Villeret, "Jacques Villeret, drôlement tragique".
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Je ne suis pas spécialement fan de Jacques Villeret, mais ce film de 55 minutes permet de le connaitre un peu mieux, lui et sa courte carrière. Je pense aux films Malvil, Passe-montagne, Papy fait de la résistance, L'été en pente douce, Garçon, Black Mic Mac, Les frères Pétard, Les enfants du marais... et bien sûr Le diner de cons.
A l'époque du festival "De Nevers à l'aube" dans les années 1990-2000, nous prenions connaissance de l'actualité du court-métrage. On voyait ainsi beaucoup de ces petits films drôles, ou documentés, ou dramatique, ou d'animation. Nous avions diffusé notamment le court-métrage de Patrice Leconte avec Jacques Villeret : "Le batteur du Boléro" (1992). La présence au générique de ces deux personnalités du cinéma avait permis aux gens de prendre connaissance de l'existence du court-métrage. C'est un plan séquence de 8 minutes et vingt secondes avec une caméra qui s'approche du héros pour ne plus le quitter.
Dans ce reportage consacré à l'acteur, Patrice Leconte parle de lui avec ces mots :
"Pour le rôle du batteur du Boléro, j'ai de suite pensé à Jacques Villeret parce que je savais à quel point il allait pouvoir exprimer avec une économie physionomique tout ce qui me trottait en tête et qui allait troter en tête à lui aussi. J'avais dit à Jacques : 'Tu es batteur du Boléro, tu es un peu comme un fonctionnaire. Tu as du battre le Boléro environ 3500 fois donc tu en as un petit peu ras la casquette...'
Je voulais qu'il exprime un peu l'ennui du Boléro qui était aussi un peu l'ennui de sa vie parce que , ce soir, il va rentrer chez lui... est-ce que ses enfants vont lui dire bonsoir, enfin je sais pas... Les soucis quotidiens d'un homme dont le métier est de batter le Boléro. Il ajoute des regards caméra qui m'enchantent car ils nous mettent dans l'intimité de son travail et de sa compassion... Pourquoi Ravel a écrit le Boléro... Et pourquoi je l'interprète chaque fois... En jouant le batteur, je ne sais pas si il pensait à ses propres soucis. Peut être que dans ce film, Jacques Villeret joue Jacques Villeret."
Ah, le Boléro de Ravel. Ici, dans le Pays Basque, ça nous parle car Maurice Ravel est né à Ciboure le 7 mars 1875... Tiens, d'ailleurs, et si on éteignait la télé pour aller à Ciboure.
Justement, cela tombe bien car, avec quelques amis, nous nous sommes donnés rendez-vous pour aller manger dans un restaurant japonais de cette ville située en bord d'océan, dans la baie de Saint-Jean-de-Luz.
Nous nous retrouvons à 12h28 devant le restaurant, "La table de Megumi", situé 15 quai Maurice Ravel. A quelques pas de la maison natale du compositeur. C'est un petit restaurant, très intime, avec huit tables. On peut voir Megumi, de dos, faire la cuisine.
On commence avec quelques amuses-bouches : des edanames (fèves de soja) et du chou mariné et piquant.
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Puis arrive un délicieux bouillon,
plein de légumes.
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Puis viennent les plats :
boeuf au curry, merveilleusement relevé,
ou je ne sais plus comment s'appelle cet autre plat.
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C'est parfumé, délicat, relevé, très très bon.
On termine ce bon déjeuner avec des desserts.
Panacotta aux kakis,
ou mochi,
ou glace au matcha.
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Cette histoire-anecdote trouve son origine dans la relation amoureuse de l'écrivain Pierre Benoit avec sa femme Marcelle.
L'écrivain globe-trotteur est tombé amoureux de Marcelle Malet en 1939. D'origine dacquoise, elle est grande, sportive, naturelle.
Fin mai 1960, ils sont à Lausanne. Marcelle est très malade et demande à son mari de la ramener au Pays Basque, à Ciboure, dans leur maison dénommée Allégria. Mais Marcelle meurt en route, "dans une courbe à la sortie du village de Jussy". On arrête le véhicule. Le soleil s'est levé. Les oiseaux chantent. L'automobile repart vers le Pays Basque.
Quelque temps plus tard, Pierre Benoit a une idée inhabituelle ; il demande l'autorisation à l'administration d'élever une croix à l'endroit du dernier soupir de sa femme tant aimée. La notoriété de l'écrivain fait que sa demande est acceptée. Le monument est érigé le 24 décembre 1960.
Quelques années plus tard, un homme décide de se lancer à la recherche de cette croix et du village de Jussy.
Tu peux retrouver cette étonnante quête sur le blog "LA PLUME ET LE ROULEAU".
Toujours est-il que cette histoire m'a marqué. Et comme Marcelle et Pierre Benoit sont enterrés au cimetière de Socoa, - dit cimetière marin de Ciboure-, nous décidons de nous y rendre.
Pour cela, nous passons par une petit rue -la rue Pocalette- bordée de hautes maisons basques aux façades colorées, typiques de l'architecture labourdine des XVIIème et XVIIIème siècles. C'est l'une des plus anciennes de Ciboure. Elle a longtemps été habitée par des pêcheurs et des marins.
Nous arrivons à hauteur de l'église Saint-Vincent. Le monument catholique de style baroque fut achevé en 1572. Son intérieur dévoile, entre autres, de beaux balcons en bois, un retable doré ainsi qu'un imposant orgue.
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Nous quittons le centre-ville pour regagner la promenade, ou quai Maurice Ravel, le long de la baie de Saint-Jean-de-Luz, dont on distingue le port, et à qui fait face la maison natale du compositeur.
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Les maisons aux façades colorées se succèdent...
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Nous quittons la quai Ravel pour le boulevard Pierre Benoit, toujours en longeant la baie de Saint-Jean-de-Luz. Longue marche agréable jusqu'au cimetière marin de Socoa. Là où reposent donc Marcelle et Pierre Benoit.
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C'est bien indiqué. Non, je dis ça parce que des fois, bon, c'est pas... dans d'autres cimetières... Par exemple, Mort Shuman à Bordeaux ou la sépulture de HG Giger à Gruyères. Mais là n'est pas le sujet.
Après quelques mètres de sévère pente, nous arrivons devant la sépulture de Marcelle et Pierre Benoit, dominant la baie de Saint-Jean-de-Luz.
Celle-ci à l'originalité et la poésie d'avoir sur sa pierre tombale centrale un petit creuset dans lequel se dépose l'eau de pluie.
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Juste en dessous, cette belle phrase gravée dans la pierre :
"L'eau de la pluie se rassemble au fond de cette coupe et sert à désaltérer l'oiseau du ciel."
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Et puisque nous parlons d'oiseaux, il ets temps à présent de rejoindre la plage de Socoa.
En effet, ce jour, l'association Hegalaldia -Centre de sauvegarde de la faune sauvage 64- relâche 21 macareux, victimes des tempêtes successives Nils, puis Pedro il y a quelques semaines.
En effet, c'est près de 33 000 macareux moines qui ont été retrouvés échoués sur les plages de l'Atlantique, morts ou dans un état d'extrême faiblesse, dont la majorité se trouve en Nouvelle-Aquitaine.
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Ces marareux moines sont de petits oiseaux fascinants qui passent l'hiver au large des côtes, affrontent régulièrement les vents violents des mers du Nord. Ce sont des espèces pélagiques, c'est à dire que "la plupart du temps, ce sont des oiseaux que le commun des mortels ne voit pas. On va les voir pendant la saison de reproduction sur les colonies, mais après, ce sont des animaux qui restent dix mois de l'année dans l'eau, nuit et jour." (Stephan Maury, responsable animalier Hegalaldia).
Les Macareux moines -également appelés clown des mers pour son bec strié de couleurs- migrent sur des milliers de kilomètres pour, au printemps, regagner leurs falaises, y faire leurs nids et élever les petits. Ils peuvent également pêcher jusquà 30 mètres de profondeur, notamment dans le Golfe de Capbreton. Mais avec ces deux tempêtes successives, il leur est arrivé de descendre jusquà 100 mètres de profondeur car trop secoués en surface ! Ce qui les épuise d'avantage.
C'est un magnifique travail qu'a réalisé l'association Hegalaldia, seul centre de soin pour la faune sauvage du 64. Pendant plusieurs semaines -et encore aujourd'hui-, le soigneur et son équipe abattent un travail acharné pour sauver les quelques 600 rescapés : les réchauffer, les nourrir, les laver, les mettre en piscine pour les réhabituer afin de leur permettre de retrouver quelques dizaines de jours plus tard leur environnement naturel. Cela coûte de l'argent et tous les dons sont les bienvenus.
Et aujourd'hui, c'est à nouveau un grand jour avec la libération de ces 21 petits rescapés requinqués, prêts à retourner à l'eau, après les multiples soins prodigués par les membres de l'association.
Des dizaines de personnes sont venues assister à cet émouvant spectacle.
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Eh oui, c'est autre que la guerre, hein ! Là, on sauve des vies !
Regarde comme c'est beau...
La fin de journée arrive. Même si les jours rallongent, à un m'ment donné, il faut bien qu'il fasse nuit sur la côte Atlantique.
Je quitte les amis pour rejoindre Biarritz et la salle de concert de l'Atabal où, ce soir, joue le groupe Zentone. Oui, oui, il y a bien le mot zen dans leur nom, fusion des deux grands groupes de musique dub-électro français Zenzile et High Tone.
Ils sont là pour présenter leur dernier album "Messenger", mais aussi pour nous gratifier de quelques anciens morceaux.
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Allez, bonne nuit les petites et les petits.
Zen...