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LE VOYAGE DE JéNORME
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9 mai 2026

De Mouguerre à Nevers, autre itinéraire...

Un petit peu beaucoup de voiture pour parcourir ce trajet entre deux villes si lointaines. De Mouguerre, Pyrénées-Atlantiques et Pays Basque, à Nevers, Nièvre et Bourgogne.
De Mouguerre à Nevers, nouvel itinéraire. En plus, ça rime comme un poème.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

   

  

Chaque fois que je me rends dans la Nièvre depuis le Pays Basque, je tente de tracer un nouvel itinéraire qui me ferait passer par un lieu insolite ; qu'il soit géologique, culturel, géographique ou historique.

    

     

A la base, depuis maintenant plus de 18 ans
que je fais cette distance entre ce deux villes,
le trajet le plus rapide est celui-ci.

Ah ben oui : Nevers, ça se mérite.

 
Alors, dans de précédents billets, nous avons déjà évoqué cet itinéraire et ses détours pour aller voir quelques lieux insolites :
- BREF : DE MOUGUERRE à NEVERS
- DE MOUGUERRE à NEVERS, AOUT 2025
- LE MENOUX, SON ÉGLISE, SES FRESQUES

- COURBEFY, UNE ÉTRANGE HISTOIRE
- DIRECTION LA NIÈVRE

- DE BAYONNE à NEVERS EN 2025
- ET SI DES AMIS-VOISINS BASQUES VENAIENT DANS LA NIÈVRE...
- etc.

 

 

Pas de grand détour cette fois-ci car l'objectif premier est d'arriver à Nevers au plus vite. J'ai donc suivi l'itinéraire le plus rapide en faisant juste une petite sortie à hauteur de l'A20 pour me rendre dans un village perché, puis sur une passerelle dite himalayenne.

 
Oui, dit comme ça, ça surprend, ça intrigue.

   

  
Allez, je laisse la petite Mimine du voisin reprendre la direction de son véritable appartement après un moment de repos....

...et c'est parti pour faire un peu de route à travers des paysages changeants.

      

   

ON Y VA ?
Musique pour rouler.

 

 

    

Après avoir passé sommairement Bordeaux, Angoulême et les alentours de Limoges, le premier arrêt se fait à Saint-Benoit-du-Sault, qui se trouve ici.

  
    

Mais un petit peu avant d'arriver dans cette commune perchée, j'ai été interpellé par des panneaux touristiques qui indiquaient sommairement des "ruines".

Entre ces deux lieux, tu peux aussi trouver un endroit où te perdre grâce à ces panneaux qui t'indiquent la direction des "ruines de Brosse".
Je ne sais pas ce que j'ai avec les cimetières, les villages abandonnés et les ruines !!!! Ces lieux m'intriguent. Je pense à la vie qu'il y a pu avoir et puis... plus rien. A l'abandon. Délabré. Avec le temps, la nature a repris ses droits en permettant à une végétation aléatoire et sauvage de reprendre l contrôle sur ce que l'humain avait détruit au préalable.
J'aime les ruines car elles nous rappelle que l'humain est surfait. Il construit à outrance, puis s'éloigne, oublie, néglige, ignore, passe à autre chose. N'est-ce pas là le rêve idiot de ces milliardaires à court d'idées et aux ressources financières inépuisables de vouloir se rendre sur Mars ou sur la Lune pour construire autre chose, comme si, finalement, il n'y avait plus rien à sauver sur la Terre ?
Et que penser de cette putain d'hégémonie pseudo-intellectuel de l'humain qui créé des robots à outrance, capable de faire les choses même les plus inutiles pour l'humain ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


   

     

Hein ? Non, mais franchement, l'humain ne serait-il pas un peu complètement con ?  La nouvelle compétitivité des pseudo-cerveaux humains est de créer le robot capable de faire plus de choses que l'humain, et en mieux.
Quand t'y penses, tu espères que ces machines pèteront un plombs pacifique avant que les terriens ne soient définitivement exterminés par les machine qu'ils auront créé...

  

  

Mais "Ohlalaalala, la tuile !", comme dirait le personnage d'Artus dans le film "Un petit truc en plus..." quand il apprend une mauvaise nouvelle.
Oui, la tuile car je ne me souviens plus de quoi nous parlions...

  

Ah, oui : voilà !
Des ruines !

   

Avant d'arriver à Saint-Benoit-du-Sault, j'avais vu un panneau indiquant sommairement des "ruines".

 Un peu en avance sur l'horaire à ce moment précis, je me suis dit "Oh ben, ça va, j'ai le temps..."
J'ai donc suivi les panneaux directionnels... "Ruines" à droite... "Ruines" à gauche... Très bien indiquées ces ruines...
Et puis, quand je m'étais bien éloigné de mon itinéraire initial au point de ne plus savoir où j'étais, eh bien ces putains de panneaux "ruines" avaient soudainement disparu.
Plus de "ruines", presque plus de route... et une fâcheuse impression de sentir que l'on m'avait promené sans but. Une sorte de périple fantomatique à la recherche de ruines qui, peut être, en 2026, n'existaient plus.

   

Comme je n'avais pas le temps de faire des recherches sur internet via le téléphone portable  -de toute façon, je n'avais pas de réseau-, je décidais de poursuivre ma route comme si de rien n'était... mais je ferai les recherches nécessaires une fois posé afin de savoir si ces ruines existaient encore, ou s'il n'en restait plus que les panneaux directionnels.

  

Et donc, après mon arrivée à Nevers, j'ai découvert que les ruines indiquées étaient celles du château de Brosse. Des ruines que tu peux découvrir en empruntant un sentier dont le départ se situe dans une impasse ; pas loin de là où je m'étais égaré.
Apparemment, tu peux les atteindre après une petite marche de 3/4 d'heure.
Plus d'infos ici : BERRY, AU CŒUR DE LA FRANCE.

    

 

Mais revenons à présent du côté de Saint-Benoit-de-Sault.
Et une fois que l'on est arrivé, voici ce que l'on voit.

  
Ouais OK, c'est pas évident, on voit surtout la route et un panneau de prime abord intrigant avec le nom de "Portefeuille".
DONC on va sortir de la voiture et faire un petit tour à pied.

    

Et hop,
on traverse la route...

Mieux, hein ?
Ouais bon, on va aller un peu plus loin quand même.
Je traverse la route, juste avant le pont sans nom, pour rejoindre un sentier balisé rouge et blanc qui s'en va descendre sur les rives du Portefeuille. Par contre ,e je n'ai aucune indication de temps et de distance.

Le lilas est en fleur et on a déjà une belle vue sur les remparts de la commune.

  

Un peu d'histoire.
Alors, Saint-Benoit-du-Sault est une commune de l'Indre de 510 habitants, appelés les Bénédictins. Eh oui, nous sommes à Saint-Benoit et les Bénédictins font partie de l'ordre de Saint-Benoit, dont la règle est résumée par la maxime "Ora et labora" ("Prie et travaille").
Saint-Benoit-du-Sault comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : la maison de l'Argentier, le Prieuré Saint-Benoit et la chaussée de l’Étang de La Châtre-Langlin.

 

Village médiéval perché sur un éperon rocheux, Saint-Benoit-du-Sault est "entouré" par la petite rivière du Portefeuille, serpentant à travers une vallée encaissée.

    

"Ce site défensif naturel a attiré les moines au Xème siècle, fuyant les agressions sur les terres voisines de Sacierges-Saint-Martin. Ils s'y installent et fondent un prieuré destiné à diffuser la foi chrétienne dans une région encore sauvage. Possédant des reliques sacrées, le prieuré devient rapidement un lieu de pèlerinage, donnant naissance à un premier noyau de vie, entouré d'une enceinte fortifiée.
Au fil des siècles, artisans, commerçants et notables enrichissent le village, qui se développe, protégée par une deuxième ceinture de remparts au XVème siècle.(...)"
SAINT-BENOIT-DU-SAULT

Après avoir longé les berges du Portefeuille, le sentier remonte vers le sud au-dessus de jardins communaux faisant face aux remparts. Puis il emprunte une petite cours avant de rejoindre une route. Le balisage me dit de suivre cette route qui s'en va vers le sud, loin du village. Je fais demi-tour et improvise une redescente sur la commune avant une grande remontée vers le centre par la rue du Portugal, puis la rue Belle rampe.

Je passe à côté du beffroi et devant de belles demeures.

   
La porte ci-dessus est la porte de la maison de l'Argentier, belle demeure classée monument historique, facilement reconnaissable à sa porte cloutée surmontée d'un étonnant linteau sculpté. C'est là que le Vicomte de Brosse, un proche du célèbre argentier berrichon Jacques Cœur, aurait fait battre monnaie (sources : Berry Province).

  

C'est agréable de flâner ici, au grès des rues étroites et pittoresques...


Saint-Benoit-du-Sault fut également le lieu de tournage du film "La vouivre" de Georges Wilson, en 1987.

L'HISTOIRE : 1919. Arsène Muselier, jeune paysan disparu à la guerre, réapparait un jour au village au grand étonnement de tous. Mais une autre nouvelle met le village en émoi, l'apparition de 'la vouivre', la folle des eaux qui, dit-on, est revenue avec son diamant pour tenter les hommes. Arsène va tenter de percer le mystère de cette étrange créature.
   

   

    

Notons également que le photographe français Willy Ronis a pris de nombreuses photos du village et en tira un album, Portrait de Saint-Benoit-du-Sault.

  

Durant cette traversée aléatoire de la commune, je croise quelques chats vagabonds. Il y a plusieurs balisages qui partent un peu partout, dans toutes les directions. Il y a notamment le circuit du chemin de ronde et des jardins (1,5km), qui permet de découvrir Saint-Benoit-du-Sault avec ses remparts, ses places, ses ruelles, son église romane, son prieuré,...
Pour ma part, je reste sur l'idée qu'il ne fut pas trop que je traine car j'ai encore de la route pour rejoindre Nevers. Je vais donc tout droit pour redescendre en direction du pont et de la voiture.

  

Je rejoins la voiture, puis je traverse la commune par la route de Limoges, puis la route Georges Ratier. Au fond d'un parking, un bâtiment et son enseigne interpellent mon regard.

Je n'en saurais pas plus.
Un peu plus loin, dans un quartier parallèle, une autre note historique de Saint-Benoit-du-Sault.

En effet, la commune "héberge" la société SITRAM, fabricants d'autocuiseurs et d'ustensiles de cuisine depuis 1960.
Tu as sûrement en tête ce slogan publicitaire emblématique de la marque dans les années 1990 : "Si vous ne prenez pas une SITRAM, vous risquez de prendre une gamelle". L'usine peut se visiter sur rendez-vous.

Pour en savoir plus sur ce charmant village de Saint-Benoit-du-Sault, tu peux retrouver le dépliant touristique ici : CENTREMEDIA TOUR INFO.

   

    

Pour ma part, je prends maintenant la direction de la seconde curiosité du jour et du trajet : la passerelle himalayenne du Cassecou. Tout un programme rien qu'en prononçant son nom.

Mais où se trouve-t-elle cette intrigante passerelle ?

Eh bien, ici !

Oui, de l'autre côté de l'Autoroute A20, à 21 kilomètres de Saint-Benoit-du-Sault, à hauteur, soit du lieu dit "Montcocu" sur la commune de Baraize ; soit sur l'autre rive, à Cuzion.

   

Quelques kilomètres d'asphalte et quelques virages bien sentis en angle droit pour atteindre les hauteurs du lieu-dit "Montcocu", je tourne subitement sur la droite pour redescendre en direction de la "plage de Montcocu"... et de cette passerelle mystérieuse en pleine Creuse.

  

Allez, on descend, assez sévèrement, genre route où une seule voiture passe. Personne en sens inverse. Heureusement.
En bas, au bout... de la route, un camping sur la gauche. Sinon, tout droit, c'est la passerelle directement. Infranchissable par les voitures.

   

Chouette. Je me gare un peu avant l'entrée du camping.

  

C'est un bel endroit. La Creuse,   -rivière ou cours d'eau je ne sais pas comment on dit-  s'écoule paisiblement dans cette vallée qu'elle a elle-même creusée.
L'endroit respire le calme avec cette verdure environnante et ces rives aménagées en toute simplicité, sans pour autant bouleverser l'écosystème.
Oui, c'est calme. Il fait dire aussi que nous sommes un peu hors saison. Qu'en est-il en juillet-août, ici, en Creuse ?

  

Avant d'entrer sur cette passerelle insolite, je vais faire un petit tout en dessous. Ben oui, pour voir, comme ça... Et puis vu que tout le monde se précipite dessus, c'est bien de se trouver un petit endroit isolé.
   

D'autant plus que la vue est belle et paisible.

  

   

Je remonte et, allez, on traverse la Creuse par cette passerelle himalayenne. C'est parti pour 150 mètres de marche au-dessus de la Creuse.
 


Dans le sud de l'Indre, au cœur de la vallée de la Creuse, cette passerelle himalayenne, dite de Cassecou, relie deux rives de la rivière : Châteaubrun (Cuzion) et Montcocu (Baraize).
Elle a été inaugurée le 27 mai 2024 lors du passage de la flamme Olympique de Paris 2024. C'est pour cela que l'on découvre des sculpture de mains tenant une flamme à chaque entrée de la passerelle.

  
La passerelle est longue de plus de 150 mètres et culmine à une dizaine de mètres de hauteur.
Elle se caréctérise par son faible poids et sa grande transparence; permettant ainsi de valoriser le paysage naturel et de créer un lien entre les deux rives de la Creuse.

 

   

    

Certes, les gens viennent pour voir cette passerelle étonante, qui bouge lorsque l'on évolue dessus. Mais il ne faut pas négliser les alentours de ce lieu bucolique. En cette saison, la verdure débutante des arbres ressort, se mirant dans les eaux calmes de la Creuse. Plusieurs randonnées sont proposées. Citons le circuit de Cuzion : de l'eau à la lumière ; ou encore plusieurs itinéraires au sud et autour du lac d'Eguzon. On peut également parcourir quelques kilomètres sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passe par Eguzon en venant de Vézelay.

   

Pour ma part, pas de randonnée aujourd'hui dans les parages. Il me faut rejoindre la voiture et repartir afin de rejoindre Nevers avant 18 heures.

   

Finalement, ralenti par les traversées de villes et de villages à 30 km/h, j'arriverais à 19h12 sous l'oeil attentif de Mimine, bien occupée à prendre soin du parterre de fleurs devant la maison familiale.

  

Un peu plus tard, elle ira prendre une autre pause extravagante dans le jardin...

  

   
Je pose mes affaires. C'est l'heure de l'apéro.

  

   

   
 

Commentaires
F
Oh, revoilou JENORME sur son blog!! Bravo, me suis régalée même si je revois quelques images!!Merci à toi!!BISOUS FAN
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