Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LE VOYAGE DE JéNORME
LE VOYAGE DE JéNORME
Visiteurs
Depuis la création 1 111 361
Archives
25 mai 2026

Et si on allait au cinéma : La Vénus électrique

Eh ben ouais, tiens !
C'était l'autre jour, il ne faisait pas beau. Pas moyen d'aller randonner ou simplement marcher vers l'océan. Mais envie de sortir qaund même.

Ah ben, alors : t'as qu'à aller au cinoche !
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

Quand on a des soucis familiaux et que l'on voudrait être au plus près de ses proches pour les soutenir plutôt qu'être à 700 bornes "retenu" par les obligations professionnelles, qu'est ce qu'on fait ?
   

On prend des nouvelles par téléphone, on envoie des photos de là où on est, de ce que l'on fait. On échange. Lointain. Trop loin. Frustration... 
On essaie de vivre des choses de notre côté, loin d'eux, car on "ne peut pas être plus près" sauf si on décide de tout plaquer. Quitter le boulot, le pays basque et revenir en terres natales et familiales. Surtout familiale.
 
C'est pour cela aussi que je pars dans les montagnes, pour raconter à mes proches éloignés ces moments, ces rencontres avec des gens, évoluer dans des beaux paysages, ressentir des émotions, découvrir des lieux insolites, historiques, conviviaux. Avec humour, curiosité, recherches.
  
Des photos, des textes, de l'Histoire, des histoires, des fleurs, des animaux, des rivières, des ruisseaux, des sommets, des égarements, des retrouvailles, des efforts, du réconfort...mais toujours du partage ! 
Partager des vues, des panoramas, des sensations, des pensées toujours pour ceux qui peuvent lire ces mots, regarder ces photos.
Et s'ils ne peuvent pas où plus vivre ce genre de moments, partager grâce et par ce blog.
   
 
Tu es en train de lire le 1080ème billet du "Voyage de Jénorme", dont le premier remonte au 14 avril 2007.
 
Souvenons-nous
du premier billet...

Cf : Et que la France est belle !

  

 

 

 
 
 
 
 
 
Depuis plus de 19 ans maintenant, ce blog parle un peu de tout, partout, nulle part, c'est ça qu'est bien.
Depuis plus de 19 ans, je me lance dans des analyses sociétales ridicules, ou dans des randonnées, ou j'assiste à des concerts ou je vis de ces moments collégiaux avec des amis ici dans le Béarn, dans les Landes ou au Pays basque pour en parler avec ma famille, mes proches, mes amies/amis et lectrices/lecteurs de ce blog ensuite.
Sans égoïsme ni égocentrisme, ces billets sont là pour ce genre de partage, sans prétention... De toute façon, y a pas de quoi frimer non plus, eh hein oh !
C'est vrai : quand tu regardes bien certains billets...
- Quand je me plante de sommet : PIC DE PETRAGEME, part 2.
- Quand je me perds : UNE RANDO, UNE BIERE : HOXANHANDIA
- Quand je  ne trouve pas lac d'altitude car j'ai loupé la bonne vallée : A LA RECHERCHE DU LAC D'ISABE.


   
 
Bon allez !
 
Je suis quand même bien emmerdé à parler du pays basque ou de découvertes insolites quand il pleut -ou quand qu'il fait trop chaud-  et que je ne peux pas sortir pour en parler ici sur ce blog ou raconter par téléphone les dernières trouvailles et aventures des jours derniers.
 
MAAAAIS il y a aussi le cinéma.
Il pleut, il fait froid, on n'a pas envie de rester seul dans son appartement à regarder des reportages sur le trafic de drogue dans les grandes villes, ou suivre en continu les infos sur les flux et reflux des prix du carburant, ou écouter des journalistes colporter les propos auto-contradictoires d'un certain président américain, ou... Oh merde, c'est trop long !!!
 
ENFIN !
Ce jour là  -c'est à dire l'autre jour- il pleuvait, il faisait froid, je ne voulais pas rester seul dans mon appartement, mais je ne voulais pas non plus que l'on m'abreuve de mots et de paroles. Je suis donc allé au cinéma voir le nouveau (pas dernier, j'espère) film de Pierre Salvadori.
 
POURQUOI ?
Eh bien là, entrons dans les explications.
 
Jour de l'Ascension, ah bah tiens, je ne bosse pas. Mais il fait un temps de merde.
La veille, ce fut l'ouverture du Festival de cinéma de Cannes.
Ben oui, important de rappeler que c'est le festival de CINÉMA de Cannes car il y a d'autres festivals dans cette petite ville du Var, comme le festival du film panafricain, le festival d'art pyrotechnique, le festival international des jeux, le festival de la coiffe mulet, le festival du buffet pour singes... Ah non, c'est pas à Cannes ça, c'est à Lopburi, en Thaïlande.
  
Mais pourquoi la ville de Cannes a-t-elle été choisie pour devenir LA ville DU plus grand FESTIVAL de CINÉMA du monde ?
Hein ? Non, mais oh !
C'est un peu comme se demander : mais pourquoi la Vierge Marie a décidé d'apparaître aux yeux (ou à l'esprit) d'une petite bergère de Lourdes ? Pourquoi pas à Vesoul ? Ou à Auch ? Ou à Lille ? Ou à Nevers ?
 
Interrogeons nous et trouvons des réponses en posant la question à Google : pourquoi un festival de cinéma à Cannes, et pas à Lourdes ?
  
Réponse :
"La première édition du Festival de Cannes aurait du avoir lieu en 1939, mais l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie, élément déclencheur de la seconde Guerre Mondiale, l'en a empêché.(...)
Il existe donc officiellement depuis 1946. Une période où l'Italie était la référence en matière de cinéma grâce à sa célèbre Mostra de Venise, depuis 1932, récupérée par les régimes nazis et fascistes comme outil de propagande. Le Festival de Cannes est né de cette ambition de concurrencer la Mostra, de lutter contre l'influence fasciste dans le cinéma, mais aussi de rassembler la création mondiale dans une Europe en reconstruction. (...) Restait à trouver le lieu.
Plusieurs villes se sont portées candidates pour accueillir l'évènement, dont Le Touquet, Aix-les-Bains, Deauville, Biarritz, Vichy, et même Alger... mais dans la course au festival, Cannes a su mettre en avant d'indéniables atouts. Son climat ensoleillé, son ambiance méditerranéenne séduisent, ainsi que sa réputation déjà bien établie en tant que destination touristique de luxe : de nombreux hôtels et palaces sont en effet déjà capables d'héberger les personnalités du monde entier.(...)"
LA FRENCH TOUCH
   
Ah ok, d'accord.
   
Revenons à nos moutons et plus précisément à ce film de Pierre Salvadori présenté en ouverture du festival de Cannes 2026 : La Venise électrique.

 

 
Il y a longtemps, en 1998, j'avais rencontré Pierre Salvadori lors d'un festival à Saint Denis. En compagnie de Marie Trintignant et Guillaume Depardieu, il venait présenter son troisième film "Comme elle respire".

  
Après la séance, nous nous étions retrouvés au bar du festival pour discuter jsuqu'à tard dans la nuit.
Nous étions quelques amis à être "fan" des deux précédents films de Pierre Salvadori ; notamment "Les apprentis", que l'on regardait parfois le dimanche dans la matinée avant d'aller sur un marché parisien pour acheter des steaks hachés frais et sentier les bonnes odeurs de légumes, le parfum des poulets rôtis et autres fruits de saison.
"Les apprentis", c'est un peu de genre de film réconfortant, que l'on ne lasse pas de revoir, tout en connaissant les situations et les dialogues par coeur. Un peu comme un de ces films du dimanche soir rassurant et réconfortant, tels que "La grande vadrouille", "Le corniaud", certains films du Splendid, "Le sens de la fête", "Le grand bain",...
Ce n'est pas facile de faire un bon film du dimanche soir. Et puis pour le spectateur ou téléspectateur, c'est un peu comme la madeleine de Prost...

 

   
  

BREF !

  
Recentrons-nous sur ce nouveau film de Pierre Salvadori qui a, entre autres, fait l'ouverture du 79ème Festival de Cannes.
L'histoire me plaisait bien, ainsi que la casting, composé de Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons, entre autres.

J'entre dans le cinéma L'Atalante, à Bayonne. Il y a déjà beaucoup de monde ; même en arrivant une demi-heure en avance.
Je m'installe dans la salle. Les lumières s'éteignent. Le film commence.

 

BANDE ANNONCE

 

L'HISTOIRE
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n'arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galiériste.
un soir d'ivresse, Antoine tente d'entrer en contact avec sa femme par l'intermédiaire d'une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s'est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture.
Suzanne se révèle douée pour l'imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaine les fausses séances.
Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu'elle tombe doucement amoureuse de l'homme qu'elle manipule.

 

Je ne vais pas me lancer dans une critique du film. Je ne sais plus faire et je n'ai pas envie.
Juste pour dire que cela fait du bien de "baigner" dans cette ambiance de fête forraine, d'humour, de quiproquos tellement bien écrits et enthousiasmant par Pierre Salvadori, Benjamin Charbit et Benoit Graffin. Sans oublier la musique de Bazbaz, délicate et mélancolique. Pendant deux heures.
Il y a de la légèreté, de la folie, un peu de surréalisme, des retournements de situations, rocambolesque, marivaudesque, ludique...

   
Quelques petits extraits d'écrits journalistiques sur le film :
"La Vénus électrique parle de notre besoin de croire en quelque chose, même l'illusoire (l'occulte/le cinéma), pour rêver, se relever et renaitre. D'où un très beau film sur les regrets, les remords, la culpabilité, mais aussi le désir, guidé par des personnages féminins très modernes au sein d'un quatuor mémorable." ECRAN LARGE

   
"La Vénus électrique n'est pas seulement une nouvelle fiction au carré ; avec elle, plus encore qu'avec le festif En liberté ! son réalisateur vise la flamboyance, sort le grand jeu et la malle à costumes pour défendre haut et fort les couleurs du spectacle." LES CAHIERS DU CINEMA

   

"La musique de Camille Bazbaz donne le ton funambule de cette fable douce-amère et virvoltante, drôle et intelligente, dont les couleurs chatoyantes et les récits enchâssés créent du vrai avec du faux, et réciproquement. Pour son onzième long-métrage, Pierre Salvadori se projette dans l'univers des années folles, mais continue à creuser le sillon de ses obsessions : ses personnages, comme toujours, sont menteurs, tricheurs, manipulateurs, perdus, malheureux, obsessionnels. En mode survie, ils franchissent parfois les limites, mais par-delà le bien et le mal, leur chemin les mène vers la conscience et l'amour" BANDE A PART

   

"Merci de nous donner un film à ce point fin, gracieux, bancal, enchanteur, évaporé. Surtout au seuil d'une compétition cannoise qui va dérouler, comme chaque année, entre deux maladies mortelles, des tonnes de névroses malaisantes. Et à quelques encablures d'un monde qu'on ne voit plus quel obstacle un tant soit peu sérieux pourrait empêcher de sombrer dans une indifférence cosmique totale. Donc merci eencore, du fond du coeur, merci." LE MONDE

 
 
Je finirais ce billet par les mots d'Edgar Morin, sociologue et philosophe :
"La vie n'est supportable que si l'on y introduit non pas de l'utopie mais de la poésie, c'est à dire de l'intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l'amour."

    
   

Allez ! Courez au cinéma maintenant !
   

    

Commentaires
F
Un bon moment passé avec ton blog qui aime rappeler la passé et ce jour avec le film de P. Salvadori !! Perso, suis allée voir le film Vivaldi et l'histoire des jeunes femmes qui devaient rester dans l'ombre malgré leur talent de musicienne !! En ce moment, peu de films m'attirent!! Je suis lasse de constater le déclin de la France avec certains habitants qui ne pensent qu'à la violence!! Heureusement, j'ai un ami blogueur nommé Jénorme qui arrive à me faire plaisir sur ses choix de randonnées et autres!!En plus, je le retrouve sur FB!!! Je le remercie pour tout ses choix!!! BISOUS FAN
Répondre