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LE VOYAGE DE JéNORME
LE VOYAGE DE JéNORME
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12 juin 2026

Une rando, une bière : le Baïgura -épisode 2 (64)

Et on se retrouve pour la seconde partie de l'ascension de cette montagne basque mythique qu'est le Baïgura !
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

Il y a des infos plus dramatiques que d'autres. Et certaines méritent d'être commentées quand on lit avec quel bonheur les journalistes semblent se délecter à mettre le plus d'informations purulentes dans le seul titre de leur article afin d'attirer le chaland. Oui, j'ai bien écrit "chaland" non pas en pensant au bateau à fond plat, mais en référence à une personne qui achète toujours chez le même marchand.
BREF ! Tiens, par exemple, je n'ai pas pu m'empêcher de commenter celui-ci...

  
Autre actualité non actuel, mais redondante, celle concernant l'intrigant Xavier Dupont de Ligonesse. Il a bien fallu que Julien Courbet apporte sa petite touche. Mais...


 

Apparemment, il travaille (ou pas) sur une version cinéma de l'enquête qui aboutirait à un super film d'action...
Sacré Julien !

 

 

 



 

   

     

D'autres infos étonnent, détonnent, semblent surréalistes ; notamment lorsque l'on voit les places des prochains concerts de Céline Dion.

Bon... J'ai rien contre elle... mais quand même... 855 euros la place... Même 426 euros... Eh oh... Pourquoi ? Quel autre artiste se permet de faire payer des spectateurs un tel prix ? Et pourquoi ? Pourquoi ceux qui sont déjà millionnaires ou milliardaires veulent toujours plus de pognon ? Qu'est-ce qu'ils en font ?
Acheter 15 baraques toutes plus luxueuses les unes que les autres, et dans lesquelles ils ne vont que trois jours par an ? Investir dans les voyages pour la lune ou Mars parce que la Terre est foutue ou/et ne leur suffisent plus ?
Oooooh, ils me dégoûtent tous ces cons, tiens !?
Mais comme disait Coluche, "Dire qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vende pas."

   

Allez, on va repartir dans les montagnes. Tranquille. Prendre de l'altitude, marcher dans la nature, croiser quelques animaux sauvages, admirer un panorama composé de champs et de montagnes en buvant une bonne bière belge.
Direction le sommet du Baïgura !
Je ne sais plus si je l'ai dit ou pas, mais saches que "Baïgura" en basque se comprend par "cours d'eaux en hauteur". En effet, ici, ce ne sont pas moins de 17 petits ruisseaux qui prennent leur source sur le massif.

 

  

Souviens-toi, dans le précédent billet, nous avions déjà effectué quelques kilomètres de dénivelé : UNE RANDO, UNE BIERE : Le Baïgura, épisode 1 (64).

  

Voilà ! Reprenons où nous en étions.

   

Tout de suite,
la carte !

 

Ok, bien, bravo, parfait ! Mais où est-on là, maintenant ?

 

Tout de suite,
la carte, 
mais là où on est au moment
où nous reprenons la suite
de ce billet.

 

C'est à dire pile poil à l'endroit où l'itinéraire partant de la base de loisirs du Baïgura (avec le sentier découverte) et celui partant d'Hélette se rejoignent au niveau d'une table d'orientation originale composée de deux "planches" faisant face aux montagnes basques et pyrénéennes, comme ceci...

 

 

 

  

C'est le col de Borda, à 550 mètres d'altitude.


Je vais à présent suivre ce petit sentier à flanc de montagne, plein Est, direction Sud, pour rejoindre un autre embranchement un peu plus loin.

   
Là aussi, en suivant cette partie de la randonnée, on découvre un sublime panorama sur la plaine basque (côté Irissarry et Ossès) et les cimes pyrénéennes encore enneigées à cette époque de l'année (randonnée effectuée mi mars).


  

Hein ? Quoi ? Ah...
On me signale dans l'oreillette que j'en ai déjà parlé dans le billet précédent.
Bon... Ok... Ben... Je vais vous parler de ma casquette Goldorak que j'arbore fièrement pour la première fois ici.

   
Attends, on ne la voit pas bien là... On la refait, plus près...

 
Hein ? Eh ? Oh ! C'est pas la classe c'te casquette Goldorak, là ?!
Pour la petite histoire  -dont tout le monde se fout, mais je la raconte quand même, ça me fait du bien de me livrer comme ça, dire des trucs un pue intimes parfois-  c'est par un beau jour de je-sais-plus-quand, j'ai soudainement décidé de me rendre au centre commercial le plus proche afin de changer ma couette et mon traversin. C'est comme ça, des fois, dans la vie, il faut prendre des initiatives, et là, c'était le bon jour. Toutes les planètes étaient alignées pour enfin réaliser cette action essentielle.
Je prends la voiture, je me gare, j'entre dans la grande surface, je vais au rayon literie tout ç et bien plus encore, je cherche le coin couette, impeccable, trouvé ; puis le coin traversin... Je trouve... Je fouille... Je prends un traversin... et là, que ne voilà-t-il pas que tombe à me pieds cette casquette Goldorak qui n'avait absolument rien à foutre là !
Et tu me connais : quand quelque chose n'a rien à foutre à un endroit  -genre le truc insolite-,  eh bien je prends !
Et voilà comment aujourd'hui, je me retrouve à grimper le Baïgura avec ce couvre-chef inattendu.
Je ne peux toutefois m'empêcher de penser que, peut être, cette casquette avait été planquée ici, dans ces traversins, pour qu'une personne la récupère plus tard... Ouais... Ben... Tant pis pour elle ou pour lui !

   

Est-que ce que l'on a le temps de parler de Goldorak ?
Il y a bien ce livre de Pascal Tozi, "Agir et penser comme Goldorak", qui est paru en 2023...

 

"Fuguro-coach !
Véritable icône de la pop culture, Goldorak nous accompagne depuis notre plus tendre enfance. Le 'vaillant guerrier' incarne la justice, le courage et la résilience. Comment faire de ces valeurs cardinales, nos valeurs quotidiennes sans astérohaches ni de méchants extraterrestres à combattre ?
Goldorak est un coach parfait pour aider à surmonter les épreuves de la vie quotidienne. Sa résistance à toute épreuve, son courage légendaire, son sens de la responsabilité, de la fraternité et sa recherche de la paix font de lui un personnage plus qu'inspirant !(...)"

FNAC

  

Peut être, toi jeune lectrice/lecteur  -ou plus âgé lectrice/lecteur-  tu n'as pas grandi avec les récits avnturo-romanesques du Prince d'Euphore lors des mercredis après-midi de jeunesse télévisuelles.
Un petit résumé de ce qu'était Goldorak, dessin animé japonais ?
Ok. Si, si, j'insiste.

  

"Connu au Japon sous le nom d'UFO Robot Grendizer, Goldorak est né au Japon en 1975 de l'imagination de GÔ Nagai, célèbre mangaka et pionnier du genre mecha (robot géant piloté de l'intérieur).(...)
Goldorak débarque en France en juillet 1978 sur Antenne 2, dans l'émission Récré A2.(...)
Actarus est le prince de la planète Euphor, détruite par l'Empire de Véga. Fugueur et exilé, il trouve refuge sur Terre avec Goldorak, une immense machine de guerre dont il est le seul pilote capable. Protégé par le professeur Procyon, Actarus lutte contre Véga et ses golgoths destructeurs pour protéger la Terre d'une invasion imminente."

Pour en savoir plus, tu peux aller surfer sur le site RUE DU RETRO, Goldorak impact culturel en France.

  
Tu veux voir un petit épisode ?
Mais si, mais si ! Tiens... Hein ? Ah !
Bon, on me fait signe dans l'oreillette que les épisodes des années 1970-1980 ne sont plus disponibles sur Youtube. On ne peut voir que la dernière version baptisée Goldorak U qui est très moche.
Maaaaaaiiissss, attends !

Voici tout de même
les deux dernières minutes de la série animée
version 1978 en France.


 

Hein ? Eh, oh... C'est émouvant, hein !
Ah ben moi, Goldorak, c'est toute ma jeunesse. Pas facile de trouver des collectors de l'époque...
Ci-dessous, retrouvons le Goldorak jumbo, le savon Goldorak ou encore le mug tête de Goldorak...https://jenormeg.canalblog.com/archives/2023/03/16/39827305.html


  

 

 

   

 

On peut également parler de ce périple réalisé en mars 2023 et qui m'a conduit à Thiers pour poser à côté d'un Goldorak de 7 mètres de haut, tout en acier : GOLDORAK GO ! (63).


  

 

Bon, voilà, ça, c'est dit.
De quoi on parlait déjà ?

  

Ah oui, le Baïgura !
Retournons, non pas sur la planète d'Euphore, mais sur la montagne basque Baïgura.

    

     

Après avoir suivi ce sentier à flanc de montagne offrant un magnifique panorama sur le massif pyrénéen et les champs du sud de la Basse-Navarre, j'arrive à un virage à 130°. Une nouvelle vue s'offre alors à moi : le Laina, montagne et sommet à 866 mètres d'altitude. D'ici, son flanc est creusé, sillonné par le temps et la météo.

 
Le Laina est la continuité sud du Baïgura, dont j'aperçois le sommet facilement reconnaissable avec ses nombreuses antennes.

  

On évolue à présent sur un petit sentier à flanc de montagne toujours, mais côté Ouest.

  

Il y a un bon dénivelé, mais agréable car la vue sur le Baïgura est superbe, avec cette crête que nous allons emprunter plus loin. Il s'agit de la crête de Kurutze (Kurutzeko Pareta).

  

De plus, quelques pottoks m'accompagnent, silencieusement, juste au dessus de ma tête avec, encore, les belles cimes pyrénéennes enneigées en arrière plan.

  

Et toujours le sommet du Baïgura (897m) avec cette faille étonnante...

  

J'arrive au "sommet" de cette première montée. Quand je dis "sommet", j'entends par là que c'est le début de la crête vers le Baïgura. Un panorama sur le nord de la Basse-Navarre avec Hélette, Herauritz, la fromagerie Agour et, plus loin encore, les l'océan, les Landes...


 

 

 

 

 

 

Ah, là aussi, un pottok...

   
Un petit regard sur le chemin à suivre. Il va falloir monter un plus sévèrement en direction du sommet baptisé Erregelu (846m).

  

Allez, on grimpe. Il y a possibilité de contourner l'Erregulu par le Nord, mais bon... eh, hein... allez, on est des tatoués, on y va !

 

Ah, là aussi, un pottok...

C'est étrange, il mange des branches mortes. Je me demande comment il les digère...

  

Derrière moi, une belle vue sur le chemin parcouru sur la crète de Kurutze (Kurutzeko Pareta).


Et puis, j'arrive au sommet d'Erregelu, 846 mètres d'altitude. Le lieu est représenté par une borne métallique.

 
Bien sûr, là encore, il y a un beau panorama à presque 360°.

 

 

Mais ce qui retient surtout mon attention ici, ce sont les vautours planant juste en face de moi. Je décide de me poser un peu pour observer leur étrange ballet aérien composé de vols planants horizontaux et tournoyants.

 

 

 

   

D'apparence douteuse, voire ténébreuse ou obscure ou sombre ou funèbre ou... ah merde, j'ai pas le mot juste pour parler de cette présence, de cette silhouette inquiétante... Ah là, voilà : inquiétante ! C'est ça que je voulais écrire !
On se souvient et on revoit les vautours dessinés par Morris dans les bandes dessinées de Lucky Luke...

 

   

Pourtant, pourtant, pourtant : l'est pas méchant le vautour ! L'est même utile le vautour ! Rappelons-le...

"Les vautours sont des rapaces nécrophages et sont donc spécialisés dans l'élimination des cadavres. Ils permettent de faire disparaitre efficacement et rapidement des cadavres pouvant être des vecteurs de contagions pour les animaux sauvages mais aussi les troupeaux domestiques et de contamination des eaux. intervenant en bout de chaine alimentaire, ils peuvent être révélateurs de la qualité de notre environnement. (...)" LPO, agir pour l'environnement

   
Ceci étant dit, il ne nous reste plus qu'à rejoindre le sommet du Baïgura qui ne se trouve plus qu'à quelques mètres. Nous allons passer de 846 à 897 mètres d'altitude.
Pour cela, on quitte les petits sentiers terreux pour rejoindre une route goudronnée. Celle-ci permet aux personnels télécom d'intervenir sur les antennes relais présentes.

Cette route permet aussi aux parapentistes de rejoindre le sommet en voiture ou en bus.
 

Je passe devant une plaque en ciment en hommage aux prisonniers basques et devant l'ultime borne de balisage de la randonnée.

  

Il y a également un cromlech.

"Les cromlechs sont des monuments funéraires datés d’environs 1000 ans avant J.C. Ils ont été construits par des bergers qui, après le décès d'un des leurs, y incinéraient le mort. A l'écart du bûcher, ils créaient un monument constitué de pierres disposées en forme de cercle. Ils déposaient ensuite les cendres du défunt au centre du cromlech, puis les recouvraient de terre."

 

 

Il y a également deux tables d'orientation ; l'une érigée en direction de l'Ouest et l'autre en direction de l'Est. On peut y lire et découvrir les noms des sommets des montagnes basques et pyrénéennes, ainsi que les noms des villes alentours.

  

Un plus bas, un banc fait face au mont Ursuya se dressant devant les lointaines Landes et autres plages et villes de la côte Atlantiques.

  

Ultime et dernière petite ascension pour atteindre le sommet du Baïgura où se dressent les incontournables antennes radio-électriques.

"Vous voici au sommet du mont Baïgura, qui culmine à 897 mètres d'altitude. C'est grâce aux antennes radioélectriques qui s'érigent devant vous que les ondes hertziennes peuvent être diffusées vers les communes environnantes et la Côte Basque. A partir d'une antenne centrale, les connexions sont réparties sur de multiples terminaux permettant l'émission en 'triple Play' (internet, téléphonie, télévision)."

  

    

D'ici,
nous avons un panorama à 360°.

 

      

A l'Est des antennes, un cairn marquant le sommet... au cas où on aurait des doutes. Celui-ci fait face aux Pyrénées et à la partie sud de la Basse-Navarre, côté Irissarry et Ossès.

  

Il est temps de se trouver un endroit à l'abri du vent pour se boire une bonne bière.
Aaaaah oui, y'a du vent au sommet du Baïgura. C'est pour cela que les vautours s'y plaisent, ainsi que les parapentistes, absents aujourd'hui.

   

  

Je tourne un peu. Il y a quelques personnes disposées ici et là, mais pas au point de se battre pour faire des photos du panorama, comme au Mont Taï, en Chine...


   

    

Après quelques minutes d'errance, je me réfugie le dos contre des petites falaises faisant face au panorama plein Ouest.
   

Voilà !

  

Maintenant, il n'y a plus qu'à apprécier et savourer l'apéro... le panorama !

 

Un coup d’œil,
direction l'Ouest.

Chaine Pyrénéenne et Basse-Navarre sud.

 

Irissarry

 

Les crêtes d'Iparla (1044m)

 

Sommet de Laina (866m) et l'Autza (1304m)

 

Le Pic d'Orhy (2017m)

 

Pic des Trois Rois (2446m), Grande Aiguille d'Ansabère (2377m),
Mallo de Echerito (2362m)

 

   

Le Pic d'Anie (2507m)

   

Le Pic du Midi d'Ossau (2884m)

 

 

 

 

 

Un coup d’œil,
direction l'Est.

Artzamendi (926m) et la Rhune (905m)

 

Biarritz, Anglet et Bayonne

 

Le Mont Ursuya (678m)

 

 

    

Tout ceci est magnifique et reposant... mais il va falloir penser à redescendre.
Comme d'habitude, c'est dans un effort surhumain que je me relève pour prendre ensuite la direction de la descente afin de rejoindre la voiture... non sans m'arrêter tous les deux mètres pour poser mon regard sur le paysage...

 

 

 

 

On se quitte avec le petit récapitulatif vidéo
de cette randonnée sur le Baïgura.

 

   

A plus !

   

     

Commentaires
F
MERCI JENORME, me suis régalée de ce post!!tu as repris la forme!! désormais je profite de nouveau des balades que je ne peux plus faire!! J'au fourni tes adresses (blog, FB) à ma cadette qui veut se balader dans les coins du pays basque, elle a été ok!!! Bisous Fan
Répondre
J
Salut Fan !<br /> Bonne balade à ta cadette et bonne journée à toi.<br /> La bise