Nous retrouvons notre série hiverno-printanière qui a pour titre "Le Cantal et les environs d'Embrassac".
Après avoir crapahuté au sud et à l'ouest du petit lieu-dit situé non loin de Mauriac, nous allons à présent nous intéresser à ce qui se passe à l'Est.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Alors, bien sûr; si tu n'étais pas là lors des précédents épisodes, tu peux te sentir un peu perdu. Pourquoi le Cantal ? Pourquoi tout semble tourner autour d'Embrassac ? Qui y-a-t-il de spécial à Embrassac ? Est-ce le centre du monde du Cantal ? Mais où se trouve Embrassac ?
Pour aller au plus vite  -tu n'as qu'à aller voir les précédents épisodes de toi-même afin d'avoir plus d'infos-  , voici une carte ; et plus précisément une carte qui indique où se trouve le petit lieu-dit cantalien.

carte

Et maintenant que tu sais cela, nous pouvons continuer avec l'épisode du jour qui a pour titre, rappelons-le : "Le Cantal, à l'Est d'Embrassac".

C'est le matin. Un matin de début juillet. Il fait beau, il fait bon. Nous partons. Direction plein Est. Un programme est établi avec visite de différents hauts-lieux du département... situés à l'Est d'Embrassac.

Avant d'atteindre notre premier objectif, nous faisons une pause au petit village de Jaleyrac, situé dans un étroit vallon lorsque nous choisissons d'arriver par la D922, puis la D138.

 

JALEYRAC
Jaleyrac, église

Oui, tu as raison : c'est bel et bien l'église romane Saint-Martin de Jaleyrac datant du XIIème siècle.
Sur le plateau situé au nord de Mauriac, et donc au sud d'Embrassac, plusieurs villages comme Jaleyrac abritent de véritables trésors cachés derrière les murs épais de leurs églises. À l'intérieur de celle de Jaleyrac, sobre et peu ornementé, se trouve, parait-il, un prestigieux ensemble de peintures murales datant du XVème siècle, restaurées de 1977 à 1980.
Malheureusement, l'église étant plus souvent fermée qu'ouverte, nous n'avons pas pu y entrer. Nous sommes donc restés à l'extérieur pour en faire le tour.

Jaleyrac, église (15)           Jaleyrac, église, sculpture (15)

Une de ses chapelles est consacrée à Saint Men. Elle était autrefois un lieu de pèlerinage pour les lépreux.
Le village est sympathique, discret. Parait-il qu'il existe une fontaine minérale, dite Fontaine de la Font Salée. Malheureusement, après avoir tourné dans tout le village et un peu au-dessus, nous ne l'avons jamais trouvée.

 

Nous repartons. Grosse ascension pour retrouver la D678 qui, après quelques 15 kilomètres, nous pose à nos regards un panneau indiquant la direction d'une chapelle. Elle fait partie des monuments historiques de la région. Nous décidons de suivre cette direction en nous dirigeant vers le petit hameau de Jailhac.
Une fois à Jailhac, nous posons la voiture sur un parking improvisé, en herbe, à l'entrée d'un large chemin descendant. C'est celui-ci que nous empruntons à pied pour rejoindre la mystérieuse chapelle portant le nom de Notre-Dame-de-Claviers.
Il n'y a quelques centaines de mètres à parcourir sur ce chemlin assez large, bordé de murs en pierres seiches quelque peu recouverts d'une belle mousse d'un vert profond. Le chemin semble descendre dans un vallon jusqu'à ce que nous découvririons, là, cernée par quelques arbres majestueux, une belle chapelle romane en pierres grises volcaniques.

 

CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-CLAVIERS
Moussages, chapelle de Jailhac

plan chapelleA l'entrée également, une plaque nous expose sommairement la composition du lieu.
Il n'y a pas que la chapelle. Apparemment, une Vierge semble dominer depuis une butte sur un chemin de croix et une tombe placée au centre du plan. Tout ceci est bien étrange. Que se passe-t-il ici ? Que s'est-il passé dans cet endroit hors du temps, mystérieux, isolé et loin de tout ?

Dans un premier temps, il faut pousser une grille en fer pour pénétrer sur le terrain sur lequel la chapelle a été bâtie. C'est après avoir contourné l'édifice que nous pouvons apprécier son magnifique clocher-mur.

L'endroit est calme. Presque solennel. Invitant au recueillement et à la méditation pour peu que l'on ait un sujet sur lequel méditer.
Datée des 11ème et 12ème siècles, sa construction est pourtant antérieure à 1109. Elle est devenue église paroissiale en 1519, puis lieu de pèlerinage au XIXème siècle. Encore de nos jours, ce pèlerinage a lieu chaque année le premier dimanche précédant le 15 août.

Nous faisons le tour de ce bel édifice.

Moussages, chapelle de Jailhac (15)

Moussages, chapelle de Jailhac

Ce lieu est également une histoire d'ermite, François Lesmarie, surnommé le saint de Jailhac.
Dans les années 1800, François Lesmarie, personnage très pieux, fut soigné d'un grave cancer du visage par le curé d'Ars, Jean-Marie Vianney (1786-1859).

Alors, tiens, pardon, je fais une petite pause sur ce déroulé historique autour de la chapelle de Jailhac et de la vie de François Lesmarie pour revenir en quelques lignes sur un des faits troublants de la vie de Jean-Marie Vianney, dit le curé d'Ars. Le fait troublant en question est en rapport avec l'apparition de la sainte Vierge à La Salette, en haut du village de La Salette-Fallavaux, près de Corps (Isère).

LE CURE D'ARS
ET
L'INCIDENT DE LA SALETTE

LaSalette

PETIT RAPPEL HISTORIQUE
"Le 19 septembre 1846, deux enfants disent avoir rencontré une "Belle Dame" dans les alpages où ils faisaient paître leurs vaches, au dessus du village de La Salette. Maximin Giraud a 11 ans et Mélanie Calvat 14 ans.
D’abord assise et toute en larmes, la "Belle Dame" se lève et leur parle longuement, en français et en patois, de "son Fils" tout en citant des exemples tirés du concret de leur vie. Elle leur laisse un Message en les chargeant de le " faire bien passer à tout son peuple. "
Toute la clarté dont elle est formée et qui les enveloppe tous les trois, vient d’un grand Crucifix qu’elle porte sur sa poitrine, entouré d’un marteau et de tenailles. Elle porte sur ses épaules une lourde chaîne et, à côté, des roses. Sa tête, sa taille et ses pieds sont entourés de roses. Puis la " Belle Dame " gravit un raidillon et disparaît dans la lumière." NOTRE DAME DE LA SALETTE

LIEN AVEC LE CURE D'ARS
"Le 24 septembre 1850, Maximin Giraud, qui avait été quatre ans auparavant un des deux enfants témoins de l'apparition de la Vierge à La Salette, est amené à Ars par des partisans du "baron de Richemont", qui cherchent à faire cautionner ce prétendu Louis XVII par Maximin, et Maximin par le curé d'Ars. Le motif qu'ils donnent de leur visite est le désir de voir le saint homme confirmer la vocation de Maximin. Le curé d'Ars s'était montré jusque là très confiant dans l'apparition, non encore reconnue, de La Salette mais, après son entretien avec Maximin, il change d'attitude. Monseigneur de Bruillard, évêque de Grenoble, qui s'apprête à reconnaître l'apparition, lui écrit : "Vous ne pouvez vous mettre en une sorte d'opposition publique avec moi, sans avoir la bonté de me donner connaissance de vos raisons". Le curé d'Ars répond par une lettre qui contient ces mots : "Le petit m'ayant dit qu'il n'avait pas vu la Sainte Vierge, j'en ai été fatigué un couple de jours". Monseigneur de Bruillard reconnaît néanmoins l'apparition en 1851, ce qui mécontente Monseigneur de Bonald, archevêque de Lyon, qui a visité en personne le curé d'Ars et tient de lui que Maximin a déclaré "n'avoir rien vu". En 1854, Monseigneur Ginoulhiac, successeur de Monseigneur de Bruillard à l'évêché de Grenoble, publie un mandement où il donne de l'incident d'Ars une explication favorable à l'authenticité de l'apparition de La Salette. Un prêtre lit ce passage du mandement au curé d'Ars, qui interrompt la lecture et dit : "Ce n'est pas cela." Néanmoins, sa position de négateur d'une apparition reconnue l'angoisse. En 1858, souffrant d'une peine intérieure depuis plusieurs jours, il demande à la Vierge de l'en délivrer à titre de preuve de la vérité de l'apparition de La Salette. La peine intérieure disparaît et, dans son action de grâces, il demande une seconde preuve : le tirer d'un embarras financier. Il trouve l'argent nécessaire – un témoin précise : "dans son tiroir" – et il conclut que l'apparition de La Salette est authentique." WIKIPEDIA



Voilà, c'est dit.
L'autre fait que je ne connaissais pas est que Jean-Marie Vianney... Oui bon, ça va ok ♪ t'es pas là, mais t'es où, t'es pas là ♪, mais t'es où, t'es pas là ♪, ok, lol, mdr, ptdr, tkt, tout ça... L'autre fait que je en connaissais pas est que Jean-Marie Vianney... ♪ ooooh je m'en vais ♪... ouais bon ça va d'accord, on a compris ! L'autre fait que je ne connaissais est que Jean-Marie Vianney... Tu veux pas dire un truc sur les Jean-Marie aussi, n'est-ce pas, n'est-ce pas , n'est-ce pas, n'est-ce pas, n'est-ce pas... Bon, on va y arriver !
L'autre fait que j'ignorais au sujet du curé d'Ars, alias Jean-Marie Vianney, est qu'il repose dans la basilique d'Ars-sur-Forman dans l'Ain. Et comme Bernadette Soubirou (qui repose à Nevers), le corps de Jean-Marie Vianney fut embaumé et est aujourd'hui encore exposé dans une châsse aux yeux de ceux qui viennent le prier.
L'autre chose que j'ignorais également au sujet de cette basilique, c'est que ses travaux ont été financés notamment par une loterie dont les deux gros lots étaient le prie-Dieu et la montre du curé d'Ars, et qui rapporta 100 000 francs.
Cela m'intrigue toujours autant ces apparitions, ces personnes qui ont vu la Vierge, ces lieux qui deviennent cultes. Et puis pourquoi apparaître à Lourdes ou La Salette ? Pourquoi devant Bernadette Soubirou ou ces deux enfants ? Pourquoi des bergers ?

 

ALLEZ,
REVENONS A NOS MOUTONS !


DONC

À la suite de sa guérison et empreint d'une véritable vénération pour le curé d'Ars, François Lesmarie décide de vivre en ermite. Il restaure alors la chapelle pour en faire son ermitage. Dans le même temps, vouant un véritable culte à la Vierge Marie, il fait fondre une statue à son effigie qu'il dépose sur un piédestal. Cette vierge en fonte de quatre mètres de haut domine encore aujourd'hui la vallée du Mars et le terrain sur lequel se trouve la chapelle.

Moussages, chapelle de Jailhac, chemin de croix, vierge (15)

Moussages, chapelle de Jailhac, chemin de croix, panorama (15)

C'est également François Lesmarie qui a réalisé le chemin de croix situé juste derrière la chapelle avec ses modestes salaires agricoles et quelques oboles des habitants voisins.
Sur quatorze blocs de pierre, difficiles à travailler, il a sculpté de ses mains malhabiles une interprétation personnelle du supplice et de la mort du Christ. Chaque pierre (ou socle) est sculpté, reprenant de façon personnelle la Passion du Christ.
Pour achever son oeuvre, il ne manquait plus que les croix de fer, achetées par des familles alentour.

Moussages, chapelle de Jailhac, chemin de croix (15)

Il mourut en 1877, sa sépulture se situe au sommet de la butte formée par les vestiges du château.

Moussages, chapelle de Jailhac, chemin de croix          Moussages, chapelle de Jailhac, chemin de croix, tombe de l'ermite (15)

Je n'ai pas pu entrer à l'intérieur. Comme à Jaleyrac, elle aussi était fermée. Il y a quelques décennies, elle abritait encore à l'intérieur d'une niche romane située dans son abside la statue de la vierge Notre-Dame-de-Claviers, tout en bois polychrome, chef d'oeuvre de l'art sacré du moyen âge.
Aujourd'hui, c'est une reproduction de cette oeuvre qui occupe la niche creusée dans les murs de la chapelle. La statue originale a été déposée dans l'église de Moussages, située à quelques kilomètres d'ici.

 

Et ça tombe bien qu'on en parle car c'est là où nous nous rendons à présent.

 

MOUSSAGES
Moussages, fontaine et église Saint-Barthélémy (15)

Bon, c'est sympa Moussages. C'est calme, retiré. Il y a un bar-restaurant qui porte le nom de Marilloux, non pas en hommage à la chanson de Michel Polnareff  ♪♪ good bye Marylooooooouuuuuuu ♪♪♪, mais en rapport avec le petit cours d'eau qui passe au nord du village et qui porte le nom de... de... de... Marilloux. Oh faut suivre, là !!! Sinon, ♪♪♪♪ je m'en vais, moi, t'es pas là mais t'es où Marylooooooooouuuu !! ♪♪♪♪♪

Moussages, fontaine et église Saint-Barthélémy a (15)Sinon, à Moussages, il y a également une petite épicerie et deux salons de coiffure.
Par contre, il n'y a pas de boulangerie.
Mais il y a une fontaine, située juste devant l'église
comme nous pouvons le voir sur la photo ci-haut.
Et maintenant ci-contre...
Elle est composée d'un bassin octogonal avec un fût central orné de sculptures,
comme des dauphins nageant dans des feuilles et des visages humains inquiétants, souriants.

 

 

 

 

 

Mais nous, nous sommes surtout venus pour voir cette statue de Notre-Dame-de-Claviers qui se trouve au sein de l'église Saint-Barthélémy.
J'entre dans l'église par la grande porte. J'avance. Puis sur la gauche...

Moussages, église Saint-Barthélémy, Notre-Dame-des-Chauffe-eaux (15)

Ah non, mince, ça, c'est Notre-Dame-de-la-Chaudière.
J'avance encore un peu. Et là, sur ma gauche, en hauteur, derrière une large vitre...

NOTRE-DAME-DE-CLAVIERS
Moussages, église Saint-Barthélémy, Notre-Dame-des-Claviers (15)
       Moussages, église Saint-Barthélémy, Notre-Dame-des-Claviers

Datée du XIIème siècle, puis restaurée dans les ateliers du Louvre, André Malraux la qualifia de Huitième merveille du monde lorsqu'il la vit en 1944 au hasard d'une de ses promenades.
C'est une magnifique sculpture en chêne polychrome de 81cm.
"Assise sur un fauteuil, elle maintient sur ses genoux l'enfant Jésus. Son visage, aux traits sévères et volontaires n'est pas sans rappeler le type de femmes auvergnates du début du XXème siècle. Des couleurs sombres, faites de vert et de bleu, accentuent l'émanation de dignité et inspirent le respect." OFFICE DU TOURISME

L'histoire de cette intrigante sculpture est longue et mêlée de légendes.
"A Jailhac, sur la commune de Moussages, un ange indiqua à un jeune patre une image de la Vierge posée dans l'herbe. L'enfant rapporta la statue chez lui, mais le lendemain, on la retrouva près de la source où elle était apparue la première fois. Une chapelle fut alors batie à cet emplacement et les pèlerins ne tardèrent pas à affluer à Jailhac afin de guérir leurs maux à la source devenue miraculeuse. En réalité, la chapelle était très certainement celle des Seigneurs de Claviers qui avaient un château à Jailhac." DIOCESE 15TV

Plus près de nous, des écrits ont été retrouvés dans la chapelle de Jailhac stipulant qu'au XIIème siècle, l'église du village de Corbeyres fut détruite pendant les guerres de Religion. Notre-Dame-de-Claviers fut toutefois sauvée et installée dans la chapelle du château de Claviers, sur la crête d'un rocher dominant la vallée du Mars. Ce même rocher sur lequel nous nous sommes rendus tout à l'heure pour visiter la chapelle de Jailhac.
En septembre 2015, Jean-Louis Marche et Geoffrroy Villeneuve de Janti ont exposé leurs travaux sur Notre-Dame-de-Claviers et la chapelle de Jailhac, composés de photographies et de dessins. À propos de la sculpture, Jean-Louis Marche dit :
"À chaque fois, je découvre quelque chose de nouveau. Comme si son expression ou son regard changeait, selon l'angle de l'objectif."

Je reste un moment en arrêt derrière la vitrine où est exposée l'oeuvre. Il est vrai que ces visages et ces regards sont fascinants. Des visages sculptés précis et détaillés. Des regards fixes. Mais regardent-ils ?

Moussages, église Saint-Barthélémy, Notre-Dame-des-Claviers A (15)         Moussages, église Saint-Barthélémy, Notre-Dame-des-Claviers B (15)

Et la grande question se pose alors : qui a sculpté Notre-Dame-de-Claviers ?
Pas de réponse. Nous quittons l'église, puis Moussages. À la sortie du village, nous remarquons deux gros bâtiments qui nous intriguent. Qu'est-ce que donc ? Des illos à grains ? Une réserve fermée de vaches de race Salers ?
Oooooh que non ! Il s'agit des hangars de la société Distribution service. Ben ouais... Voilà, voilà... Ni plus ni moins... C'est ainsi... Deux gros hangars... Comme ça... En pleine nature... Dans un endroit calme et reculé... MAIS QU'EST-CE QUE C'EST BORDELLLLL, DISTRIBUTION SERVICE ????

De suite, tu vas me dire de suite : "Mais qu'est-ce que tu essayes encore de me vendre là ?! Tu te prends pour Macron ou quoi ?!"
Et je te répondrai : "Non, calmes-toi, tout va bien se passer."
Distribution Service est une société travaillant pour le cinéma depuis une vingtaine d'années. Elle possède deux agences, l'une à Sarcelles et l'autre à Moussages. Son but, son activité : stocker du matériel cinéma et vidéo et en permettre le transport, le passage aux douanes pour l'exploitation.
"Dans ces deux hangars de Moussages sont stockés des milliers de bobines, avec au gré des sorties des films, des décors de cinéma et depuis peu, l'atelier de montage de Jean-Luc Godard, un bureau avec dans le cendrier un cigare à moitié consumé. Le tout encore dans des cartons, le but à terme était de reconstituer l'univers de Godard de le faire visiter.
Comment ces choses ont-elles pu arriver jusque là ?
Le gérant de Distribution Service venait régulièrement en vacances à Moussages. De fil en aiguille, il a  acheté une maison, a délocalisé en 2004 une partie de son activité et s'y est installé.
La société travaille en exclusivité pour les majors : Walt Disney, Warner, Twentieth Century Fox. Elle est spécialisée dans le stockage, la distribution et le transport de copies de films pour les salles de cinéma. Elle gère également le matériel publicitaire des distributeurs, traite, recycle, archive les bobines.
L'initiative a permis de créer 11 emplois dans cette commune de 280 habitants et de sauver le bureau de Poste, d'où sont expédiés dans la France entière des centaines de bobines." JE NE SAIS PAS QUI A ÉCRIT CE TEXTE

Une histoire proche d'un conte contemporain que l'on peut également résumer de cette façon...
"Il était une fois un chef d’entreprise qui travaillait pour les plus grandes majors de cinéma d’Hollywood. A la tête d’une entreprise florissante, il décida un beau jour de délocaliser une partie de son activité en pleine campagne cantalienne. Il redonna vie à un village qui venait de perdre son restaurant, et dont l’agence postale et l’école étaient menacées…" CANTAL FORUM

 

L'idée est à présent de rejoindre la D12 parce que j'aime bien ce chiffre. 12, c'est bien, c'est rond, c'est complet, c'est beau à dire, c'est parfait. Et cette D12 une fois rejointe nous invite à rouler dans la vallée du Mars où nous croisons, parfois, de bien belles demeures avec toujours cette même couleur de la pierre grise volcanique, particulière à la région.

Vallée du Mars, petite habitation (15)

 La vallée du Mars est une belle vallée bien verte qui donne envie d'écouter un petit morceau d'OMFO...

 ...tout en se cultivant pour savoir comment-pourquoi-quand cette vallée est née.
Je ne vois pas trop le rapport entre ce groupe et la vallée du Mars... Peut être la pochette avec ce cosmonaute, mars, tout ça ; et puis les moutons en rapport avec les bergers, apparitions. BON !

 

LA VALLÉE DU MARS
Puy Mary, vue sur la vallée du Mars (15)La vallée du Mars vue depuis le Puy Mary

NÉ DANS UN CIRQUE GLACIAIRE
"Le cirque du Falgoux débute la vallée à l'Est. C'est aussi le nom du premier village qu'arrose la petite rivière du Mars qui s'en va parcourir une cinquantaine de kilomètres en direction du Nord-Ouest avant de rejoindre la Sumène à Vendes.
"Cascades où chahutent les eaux vives, éboulis, escarpements rocheux percés de grottes, la vallée du Mars présente des caractères montagnards qui en font l'une des plus belles vallées du Cantal. Localement très encaissée, la rivière n'en est pas moins bordée de belles prairies fertiles.
Le Mars prend sa source sur le flanc Nord-Ouest du Puy Mary, l'un des plus imposants volcans du Cantal avec 1787 m d'altitude. Quatre cirques glaciaires ont éventré les flancs de ce vaste édifice, dont la forme évoque une pyramide quadrangulaire aux arêtes vives. Le cirque de Falgoux est le plus beau de tous : ici, les glaciers ont sculpté des verrous et des auges, déposé des moraines et dégagé des crêtes aiguës surplombant des pentes boisées. Entre 1000 et 1500 mètres d'altitude, les hêtres, mêlés de quelques sapins, forment la forêt du Falgoux, qui s'étire sur le versant à l'ombre de ce vaste amphithéâtre.

DES RELIEFS VOLCANIQUES
Des blocs de lave mis à nu par l'érosion dominent le cirque et la haute vallée du Mars. Le roc d'Hozières, une intrusion de phonolite (1614m), la roche Taillade (1608m), le roc des Ombres (1645m) et le roc du Merle (1347m), composés de basaltes et de conglomérats, se dressent au-dessus des planèzes du Cantal, ces fameuses coulées de lave dans lesquelles le Mars, entre autres, a creusé son lit. Au Nord s'élève le puy de la Tourte et le pas de Peyrol, plus haut col routier du Massif Central, où affleurent les matériaux des anciennes nuées ardentes du puy Mary.

L'ETOILE DES VALLÉES
La Vallée du Mars, large et à fond plat, est une auge glaciaire caractéristique. Elle est rythmée par une succession de verrous dans lesquels la rivière a ouvert des gorges (gorges de Saint Vincent) et des ombilics. Ces dépressions modelées par les glaciers constituent des bassins paisibles où sont établis les villages de Falgoux et de Vaumier. Sur son cours supérieur, la rivière présente un dénivelé important. ses eaux torrentueuses et riches en truites actionnaient autrefois de nombreux moulins. Le ruisseau serpente ensuite en direction du Nord-Ouest, entre hameaux et bocages, jusqu'à la Sumène, qui conflue rapidement avec la Dordogne." ÉDITIONS ATLAS

 


Et cela tombe bien que nous parlions du Vaulmier... de Le Vaulmier puisque nous y arrivons après une dizaines de kilomètres.


LE VAULMIER
Le Vaulmier, église et fontaine (15)

Charmant petit village dont le nom signifie "Milieu du val". Calme, gris de pierres volcanique. Une fontaine écoule lentement son eau pour rythmer les activités ralenties du lieu. Un peu plus bas, le Mars s'écoule tranquillement un peu plus bas. Un peu au-dessus du village, un restaurant-ferme-auberge, L'Establou de la vallée, propose une cuisine traditionnelle auvergnate, spécialisée dans la viande ; tout est fait maison.
Wikipedia nous apprend que Le Vaulmier est la "commune la plus proche du milieu d'une ligne allant de Bonifacio (Corse-du-Sud) à Ouessant (Finistère), les deux communes les plus éloignées de France métropolitaine (1 364,7 km). Elle est située à 686 km de Ouessant et 679,5 km de Bonifacio."
Le Vaulmier est donc également le "Milieu de la France".

Et puisque nous parlons de Bonifacio et de la Corse, il faut savoir que Le Vaulmier a vu la visite éclair de Napoléon Bonaparte en 1805 qui réquisitionna l'auberge du Vaulmier pour l'occasion. Durant une semaine 600 militaires occupèrent le lieu. Un camp fut implanté sur l'actuel golf miniature. Une légende dit qu'un trésor de guerre aurait été enfoui aux alentours (provenant de victoires en Italie).

 

Nous poursuivons notre progression par la D12. Passage rapide au Falgoux, dernière commune avant d'attaquer l'ascension du Pas de Peyrol, plus haute route du Massif Central et qui doit nous conduire au pied du Puy Mary.

 

DANS NOTRE PROCHAIN ÉPISODE

Nous nous lancerons à l'attaque des pentes du plus grand startovolcan d'Europe, le Puy Mary (1783m), avant d'aller visiter Salers, petite ville possédant de grandes surprises.