Aaah ben, la météo est fin folle en cette fin d'année 2019. En même temps, j'ai l'impression de dire cela tous les ans !
Maaaaaaaiiiissss attention : vendredi dernier, il est tombé l'équivalent de trois ans de précipitations en deux heures ; ce qui rivalisait avec les deux mois de soleil qu'il avait fait en quinze minutes mi-novembre.
Alors, faisons les comptes : trois ans - deux heures + deux mois - 15 minutes... oh putain, je comprends rien !!!!

Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

L'aut' jour, y'a une personne -dont je ne citerais pas le nom en hommage à Cesaria Evora qui nous a quitté le 17 décembre 2011- qui m'a dit :
UNE PERSONNE : "- Ben dis don', en ce moment sur ton blog, ça voyage pas beaucoup à part dans les salles de concert ?!"

Eh oh : ta gueule hein, sale Française ! Ça, c'est français : toujours critiquer, jamais évoluer ! Qu'est-ce que les Français/es ont inventé lors de ces dernières décennies ? Hein ? À part la collaboration en 1941, hein ? Pour critiquer, y'a du monde, mais pour créer ou/et proposer d'autres choses, putain, d'un seul coup, y'a plus personne !!! 
Et puis, je me suis calmé... J'ai pris une grande respiration et je suis allé lire les derniers messages laissés sur ce blog. C
oncerts à Nevers, concert à Biarritz, arrivée du Beaujolais nouveau... Ah oui, merde... Ça voyage pas beaucoup en ce moment. Mais c'est pas ma faute : il fait un temps de merde aussi ! Quand c'est pas la sécheresse, ce sont les inondations ! Quand ce ne sont pas les inondations, c'est un tremblement de terre !!!!

Calmons-nous en écoutant
un peu de Cesaria...

CESARIA EVORA, une biographie
"Cesária Évora naît en 1941 dans la paroisse civile de Mindelo à São Vicente. Fille de Justino da Cruz Évora et de Dona Joana, elle est issue d’une famille nombreuse et pauvre. Son père était guitariste et violoniste, il utilisait comme instrument le cavaquinho, la guitare classique ainsi que le violon. Sa mère était cuisinière.
Alors qu'elle est âgée de sept ans, son père meurt brutalement. À la suite de cet événement, sa mère la place dans un orphelinat jusqu'à l'âge de treize ans. Là-bas, elle intègre la chorale où elle apprend à chanter.
C'est à l'âge de seize ans que Cesária Évora rencontre Eduardo, marin et guitariste portugais. Il lui apprend la musique cap-verdienne et les différents types de musiques traditionnelles, et l'incite à chanter dans les bars et les cafés avec d'autres musiciens.
À vingt ans, elle rencontre Gregorio Gonçalves (alias Goy), un guitariste cap-verdien, celui-ci permet à Cesária Évora de chanter sur une radio locale, la Radio Barlavento, sa notoriété augmente dans toutes les îles du pays. Son passage à la radio lui permet d'enregistrer quelques musiques. Elel est reconnue comme chanteuse. (...)
À la suite de l'indépendance du pays le 5 juillet 1975, le Cap Vert est dirigé par le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert. Celui-ci instaure un système politique monopartiste, ce qui entraîne plusieurs fermetures de bars et cafés. Cesária Évora voit ses revenus baisser et décide alors de mettre un terme à sa carrière, estimant qu'elle ne subviendra pas à ses besoins.
Poussée par son amie Isaura Gomes, elle ne revient qu'en 1985 pour enregistrer un album à Lisbonne en compagnie d'autres artistes féminines capverdienne.
En 1987 que sa carrière est prise en main par José da Silva, un cheminot français dont la famille maternelle est originaire de Mindelo, qui l’a entendue dans une discothèque cap-verdienne, lors de son passage à Lisbonne. Paraît alors l’album La Diva aux pieds nus qui contient une coladeira aux accents de zouk, Bia Lulucha, qui devient un tube dans la communauté cap-verdienne... (...)"  WIKIPEDIA


Moi, je veux bien voyager quand il pleut, mais on va se faire chier à regarder des photos moches et déprimantes. Un exemple ? OK, pas de problème ! Jeudi dernier, il pleuvait comme vache qui pisse, eh ben c'est pas grave : sortons quand même ! Et voilà !

 

SOUS LA PLUIE...
Quelques moments captés dans le pays basque
sous la pluie...


MOUGUERRE PORT

Mouguerre, paysage de pluie (64)
          Mouguerre, paysage de pluie
La centrale électrique et pompe incendie devant inondation


BAYONNE

Bayonne, paysage de pluie (64)
           Bayonne, paysage de pluie
Village de Noël et Caisse Primaire d'assurance Maladie

 

ANGLET
Les Sables d'Or
Anglet, paysage de pluie
            Anglet, paysage de pluie
La promenade et la plage

BIARRITZ
Le port des Pêcheurs
Biarritz, paysage de pluie              Biarritz, paysage de pluie
Le port et le phare

Ça t'fait rêver ça ? Hein ? Mais bien sûr que non ! C'est pas ça qu'on veut voir ! Le Pays Basque, c'est le soleil, les plages ensoleillées, le piment, des gens qui jouent de la trompette, du jambon sur les étales de marchés ensoleillé, de la maison rouge et blanche... Mais oui !

ET PUIS SOUDAIN....

Une écailrci... une écaircli... une écelcri...

Merde, cela fait tellement longtemps que l'on n'en a pas vu

que je ne sais même plus comment ça s'écrit.

On recommence !

ET PUIS SOUDAIN...

UNE ÉCLAIRCIE !!!!

Bayonne, arc-en-ciel et grue, insta (64)

Ooooohhhh, un arc-en-ciel ! C'est incroyable comme je suis sensible en ce moment à ce genre de phénomène naturel qui n'apparait que lorsqu'il pleut en faisant soleil. Cela donnerait presque envie d'écrire un de ces contes de Noël que l'on raconte aux jeunes enfants en cette fin d'année... ou que les chaines tél diffusent sous la forme de téléfilms à la con tous les après-midi pour rassurer les gens ou les endormir pendant l'heure de la sieste.
Voyons, voyons... Quel conte pourrait-on raconter sur cette photo-situation ? un truc moderne, contemporain... Mias qui fasse rêver un peu tout de même... mais qui soit en adéquation avec la société actuelle... Allez, je me lance...

Bayonne, arc-en-ciel et grue, insta (64)LES BEAUX CONTES DE NOËL
DE TONTON JÉNORME

AUJOURD'HUI : le port merveilleux de Bayonne au pays des rêves
T'aimes les arcs-en-ciel ? T'aimes les licornes ?
Eh ben tiens : le trésor du bout de l'arc-en-ciel, c'est le fuel dans le pétrolier qui va dégazer au large dans deux semaines pour nous donner des huîtres au mazout pour les fêtes de fin d'année.
La salope de licorne, elle, elle s 'est pétée la gueule de son arc à la con pour se transformer en grue jaune qui décharge ces putains de jouets en plastique de merde que les tortues boufferont dans 10 ans en pensant que ce sont des méduses de l'an 3000 !!!
Mais ça, toi, tu ne le verras pas car tu seras déjà mort d'un cancer de la peau provoqué par le réchauffement climatique que tu as créé en aspergeant tes chiottes d'air Wick parfum lavande à la con et qui aura irradié la déjà maigre couche d'ozone.
Voilà. Bonne nuit maintenant.

Hein ? Hein ? Eh, ça l'fait ?
C'est trop stylé, non ? Hein ?
Wesh ma gueule, trop stylé grave ?!

 

Tout ça pour dire que quand il y a une éclaircie, il faut en profiter et justement, l'autre jour, il y avait une éclaircie. Je me suis dit alors que c'était le bon moment pour faire taire cette critique dénigrant ce blog en disant qu'il ne voyage pas beaucoup.

J'ai pris une carte, j'ai lancé mon doigt dessus et ce dernier a atterri sur la ville de Fontarrabie, en Espagne.
Oui, c'est vrai que j'avais restreint quelque peu le périmètre de voyage puisque Fontarrabie se trouve à seulement 45 kilomètres de Bayonne. Mais premièrement une, c'est déjà pas mal ; et deuxièmement deux, c'était juste une éclaircie. On n'est pas à l'abris d'une chourre pendant laquelle il tomberait l'équivalent de quatre ans de précipitation en 45 minutes.

Fontarrabie. Cela faisait dix ans que je n'y étais pas allé et que les souvenirs que j'en avais étaient assez vagues ; voire même littéralement effacés. Je me souvenais de maisons, de places aérées où on  servait quelques tapas. En fouillant dans les archives, je n'ai trouvé que trois photos assez énigmatiques finalement.

Fontarrabie, place (Espagne)  Fontarrabie, église 5espagne)  Fontarrabie, place


Je monte dans ma nouvelle voiture, je pars. Quelques minutes plus tard, je passe la frontière. Je longe l'énigmatique île aux Faisans (ou île de la Coférence) ; banc de terre situé la rivière Bidassoa.

île aux faisans carte    île aux faisans route

Cette île a le statut de condominium depuis le traité de Bayonne de 1856 ; c'est à dire qu'elle est administrée alternativement par la France et l'Espagne avec un changement d'administration tous les six mois. Il s'agit du seul exemple dans les relations internationales contemporaines d'une souveraineté alternée sur un même territoire. Impossible d'aller y passer des vacances ou d'y construire une villa pour y ranger des Harley Davidson ou sa collection de voitures de sport puisque l'île aux Faisans est interdite au public. De plus, elle n'est pas bien grande : 210 mètres de long sur 40 mètres dans sa plus grande largeur pour une superficie de 6 820 m2.
Elle fut pendant de nombreuses décennies un lieu d'échanges étranges (échange de princesses, de fiancées royales, François 1er, prisonnier, fut échangé contre les deux fils de Charles Quint,...) et de rencontres (traités, négociations,...).
Jusqu'en 1659, cette île fut la propriété de Fontarrabie ; et justement, Fontarrabie, on y arrive !

 

FONTARRABIE
Hondarribia, rue Saint Nicolas

Alors, je te le dis de suite : comme je n'avais pas prévu qu'il y aurait une éclaircie, je n'ai absolument pas révisé, ni préparé une visite guidée de la ville. Du coup, c'est impro totale.
Je commence par me garer au pied des fortifications qui encerclent encore le centre-ville historique. D'après quelques sites de tourisme, il y a deux Fontarrabie -également appelée Hondarribia ("gué sableux") en basque et Fuenterrabia en espagnol-. Ce bordel de langues ! Elle possède deux quartiers historiques : Alde Zaharra et Portua.
Alde Zaharra se trouve dans le centre de la ville fortifié, composé de hauts bâtiments à intérêt artistique et historique.
Le quartier Portua, lui, comme son nom l'indique, est l'ancien quartier des pêcheurs situé en dehors de la ville fortifiée. Architecture à caractère populaire, il est composé de maison traditionnelles de pêcheurs aux couleurs vives. Mais de nos jours, l'activité a perdu beaucoup de son importance. Du coup, j'ai complètement zappé de m'y rendre, mais il y a dix ans, j'y étais passé. J'avais fait trois photos aussi.

Hondarribia, le port, bateaux (Espagne)          Hondarribia, le port, panneau (Espagne)

Ah ouais d'accord. Bon, on ne voit pas trop les maisons traditionnelles de pêcheurs et ce côté populaire.
Comme j'ai zappé le quartier du port, je me rends donc dans les rues et ruelles d'Alde Zaharra.
Situation géographique pas banale, Fontarrabie se trouve sur la rive gauche de l'estuaire de la Bidassoa avant que celle-ci n'aille se jeter dans la mer Cantabrique, appelée également Mer de Bisacaye ou encore bassin sud du Golfe de Casgogne  -lui-même baigné par l'Océan Atlantique, rappelons-le. Oui, c'est vrai : cela en fait des noms pour désigner ce qui semble, de prime abord, être la même chose. Mais non. On peut aussi dire que Fontarrabie-Hondarribia-Fuenterrabia est baignée au nord par la mer Cantabrique, c’est-à-dire la partie est de la Costa Verde, et à l’est par la jolie baie de Chingoudy, appelée Txingudiko badia en basque ou bahía de Chingudi en castillan.

Donc : devant l'estuaire, la mer, l'océan et la ville d'Hendaye, situé sur la rive droite de la Bidassoa. Derrière nous, une petite montagne culminant à une altitude de 543 mètres très précisément s'il te plaît ! En basque, "Jaizkibel" veut dire "Derrière le rocher". Mais bel peut également être une référence solaire et divine à Vénus, déesse de la beauté ; alors que Jai signifie les levers (du soleil) et les naissances. DONC une fois les deux suffixes unis, nous avons Jaibel qui, qu'associé à zki, prend le sens de pierre. Le mot complet prend alors le sens de pont de pierre... Voilà, voilà...
Le mont Jaizkibel est intéressant à plus d'un titre : géographiquement et historiquement. Partant de Fontarrabie pour rejoindre le port de Pasaia, il abrite une multitude de criques et de pointes telles que la punta Biosnar ou la punta Turulla.
Ce mont présente de multiples facettes de l'histoire locale que l'on peut découvrir en parcourant le GR11 (équivalent espagnol du GR10 français). Du sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe aux vestiges préhistoriques présents sous la forme de dolmen et de sépultures, il est également lieu de passage pour les pèlerins de Compostelle et, une fois par an, par les cyclistes de la Classique de Saint Sebastien.

Alors, bon, le mont Jaizkibel, j'ai également oublié de le prendre en photo pour illustrer un peu ce nouveau billet de blog. Impro ! Mais je m'y étais rendu il y a dix ans environ et j'avais fait ces quelques clichés...

Mont Jaizkibel, rochers (Espagne)     Mont Jaizkibel, route (Espagne)Mont Jaizkibel, vache (Espagne)     Mont Jezkiebel

Bon... je ne suis pas sûr que cela illustre pour le mieux nos propos précédents, mais bon, c'est là.

Revenons à Fontarrabie et entrons dans la vieille ville. Cela se fait par la porte Santa Maria, gardée par une  étonnante statue de bronze.

Hondarribia, garde en bronze (Espagne)             Jénorme est à Hondarribia

Il s'agit d'un ancien garde... de la statue d'un ancien garde.
Derrière cette statue, les fortifications datant du XVème siècle enferment en elles une multiples de rues et de ruelles, plus ou moins étroites. La porte Santa Maria, elle, est surmontée des armes de la ville et de deux anges vénérant Notre-Dame de Guadalupe. Oui, je sais : j'ai oublié de faire une photo pour que l'on puisse les voir sur ce blog. Mais je l'ai dit : aujourd'hui, c'est impro.
Juste comme ça au passage, Notre-Dame de Guadalupe n'a rien à voir avec la Guadeloupe.
Il s'agit du nom mexicain donné à la Vierge Marie. Mais pas que ! C'est un peu compliqué à expliquer et pour comprendre, il vaut mieux se référer à des personnes qui savent de quoi elles parlent. C'est pour cela qu'il est intéressant de lire à ce sujet ce qu'a écrit le père François Brune dans son livre "La Vierge du Mexique" afin de répondre à cette question : mais pourquoi la Vierge du Mexique apparue à Saint Juan Diego en 1531 s'appelle Guadalupe, comme l'ermittage situé sur le flanc de la montagne Jaizkibel dominant la ville de Fontarrabie ?

"Le sanctuaire de Guadalupe en Espagne est devenue depuis les apparitions de 1328 un très grand lieu de pèlerinage espagnol. Tous les espagnols connaissaient donc cette Vierge de Guadalupe. Ainsi, ceux qui sont partis pour le nouveau monde (Cortès débarqua au Mexique en 1519, soit 2 siècles plus tard) emmenèrent avec eux leur foi catholique et leur dévotion à ND de Guadalupe. Or en 1531, quand elle apparut à Juan Diego, elle se nomma comme elle le fait souvent. Mais elle se nomma en nahuatl, la langue aztèque, ce qui donne : Cuahtlapcupeuh ou Tlecuauhtlapcupeuh. Phonétiquement, on entend : Cuautlacupe
Bref, c'était un peu compliqué pour les Espagnols qui comprirent phonétiquement : "Guadalupe". Mais la Vierge se laissa appeler ainsi car elle désirait manifestement unir en une même nation les aztèques et les espagnols.
En conclusion, les deux histoires n'ont rien à voir. Car en Espagne, il s'agit d'une statue d'une Vierge à l'enfant en bois provenant de Constantinople et retrouvée en 1328 lors d'une apparition. Au Mexique, il s'agit d'une image de la Vierge enceinte, miraculeusement imprimée sur la tilma de Saint Juan Diego, deux siècles plus tard en 1531. Le lien entre les deux Guadalupe est donc phonétique et résulte du mélange de deux civilisations." DE QUEBEC A MEXICO

J'entre. De suite, la surprise par ces hauts murs d'immeubles qui expulsent la lumière du jour.
Petite montée par la rue Nagusia Katea qui mène au centre historique en passant devant les belles vitrines de commerçants locaux. Cette rue assez large et pavée mène à l'église Santa María de la Asunción y del Manzano (aussi appelée "Nuestra Señora del Manzano", Notre-Dame du Pommier)... que l'on distingue un peu dans le fond de la photo, mais vu que je n'avais pas baissé l'obsturateur, elle est un peu surexposée.

Hondarribia, rue Nagusi Kalea, boutique (Espagne)         Hondarribia, rue Nagusi Kalea (Espagne) 

C'est dans cette église gothique remaniée au XVIIème siècle que don Luis de Haro, ministre espagnol, épousa par procuration, au nom de Louis XIV, l'infante Marie-Thérèse, qui devint reine de France ; six jours avant la cérémonie de mariage à Saint-Jean-de-Luz le 9 juin 1660... J'ai rien compris... "épouser par procuration" ? Pourquoi ? Bon, passons.
Dans la continuité de l'église, se trouve le Parador, Chaine d'hôtels de luxe espagnols installés dans des monuments historiques. Auparavant, il s'agissait du château de Charles Quint, connu également sous le nom de Charles V ou de Charles de Habsbourg, fils de Philippe Le Beau et de Jeanne La Folle. sacré mélange. Mais pourquoi l'appelait-on ainsi ?
"Durant sa jeunesse, elle apparaît comme une personne intelligente, éduquée et de grande sensibilité. Ce n'est qu'à partir de son mariage avec Philippe le Beau qu'apparaissent les premières allusions à un déséquilibre mental. (...) C'est à l'occasion de cette visite prolongée qu'en 1503 les médecins établissent dans un rapport adressé au roi Ferdinand II un diagnostic terrible de la situation mentale de l'infante d'Espagne, la décrivant en proie à un mal incurable. La jeune femme se montre tellement éprise de son mari qu'elle vit leur séparation du fait de sa grossesse comme un deuil. Sa passion, jugée comme indécente à cette époque, empêche selon eux tout exercice du pouvoir dans des conditions normales... (..)" WIKIPEDIA

Charles Quint, à qui l'on doit cette citation amusante :
"J'ai appris l'italien pour parler au pape ; l'espagnol pour parler à ma mère ; l'anglais pour parler à ma tante ; l'allemand pour parler à mes amis ; le français pour me parler à moi-même."

Une fois l'église et le château... le Parador passés, je prends sur la gauche pour rejoindre la place et la rue Saint-Nicolas, connues dans le monde entier... dans le pays entier... dans la région entière... dans la ville entière pour l'alignement de ses maisons colorées et aux balcons de fer forgé.

Hondarribia, rue Saint Nicolas (Espagne)

Alors, bon, euh... C'est peut être pas évident sur cette photo, mais cet endroit de Fontarrabie est très beau. C'est atroce quand même : soit j'oublie de faire des photos, soit je les loupe !
C'est ici que tu peux profiter du soleil sur l'une des terrasses de restaurants et de bars posées sur la place, au soleil. C'est un bel endroit lumineux avant de retourner dans les dédales obscurs des rues et ruelles de la ville qui fourmillent de petits commerces aux devantures sympathiques, faisant parfois penser à des échoppes d'une autre époque (pirate, Moyen Âge,...).

Hondarribia, rue Saint Nicolas, baratze(Espagne)

Je traîne, je tourne, retourne. Je prends des rues pavées au hasard, qui montent, qui descendent, sans savoir où elles vont. Visite aléatoire au gré des places, des passages couverts sous arches, des colonnes gothiques, du linge qui sèche aux fenêtres,...

Hondarribia, porte (Espagne)

Hondarribia, rue (Espagne)         Hondarribia, rue

Hondarribia, rue

Bon, et pis, à un m'ment donné, ça va bien : je vais pas tourner pendant des heures non plus ; surtout que ce n'est pas encore l'heure de l'apéro et que, même s'il y a du soleil, nous sommes en décembre et il ne fait pas très chaud.
Je regagne le parking et la voiture.

Je repasse devant l'île des Faisans, puis la frontière, Hendaye, la Corniche, Socoa, Ciboure et Saint-Jean-de-Luz. Je vais profiter de ce beau soleil pour aller faire un tour à la pointe Sainte barbe, comme ça, impro.


SAINT-JEAN-DE-LUZ
Pointe Sainte Barbe
Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, contre jour (64)

Ah, ah, ah : mystérieux, étrange, fantomatique, cette pointe Sainte Barbe ! Ah, ah, ah !!! Ben non, en fait, j'ai juste pris la chapelle Sainte Barbe avec le soleil dans la gueule DONC contre-jour DONC ceci. Mais sans le soleil de face, l'arrivée à la pointe se fait par un sentier aménagé qui permet d'avoir cette vue...

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe (64)

Que dire sur la Pointe Sainte Barbe ? C'est un endroit dominant Saint-Jean-de-Luz et sa baie, loin des boutiques et de l'agitation touristique.
Il y a longtemps, bien longtemps, dans une galaxie lointaine... euh non, qu'est-ce que je dis... Il y a bien longtemps, la pointe Sainte Barbe (du nom de la patronne des artilleurs et des pompiers) recueillait une chapelle dite des Portugais en hommage aux Juifs portugais chassés d'Espagne lors de l'inquisition au XVIème siècle et qui trouvèrent refuge ici à Saint-Jean-de-Luz. Un fort fut ensuite construit autour de cet édifice en 1636-1637 lors de l'occupation espagnole.
La chapelle fut frappée par la foudre en 1731. Désaffectée, puis démolie en 1732, les autorités en profitèrent pour agrandir le fort. Ses ruines seront visibles jusqu'aux années 1930. Aujourd'hui, la Pointe Sainte Barbe, c'est un parc de 22 000 m2 avec de grandes étendues herbeuses, de magnifiques panoramas sur la ville, l'océan et les monts basques.
C'est également un bel endroit pour écouter le bruit et le remous des vagues avant que celles-ci ne soient fracturées par la digue afin d'éviter que Saint-Jean-de-Luz ne se retrouve sous les eaux comme ce fut souvent le cas de la fin du XVIIème siècle jusqu'au milieu du XIXème siècle.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, digue, Socoa et Jaizkibel (64)

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, la digue

Et là-bas derrière, la petite montagne à l'horizon, c'est Jaizkibel... qui veut dire... qui veut dire... Ohla : personne suit, bordel ! Qui veut dire "Pont de pierre" ou "Derrière le rocher" !!!
Juste devant Jaizkibel, c'est Socoa ; un petit port de pêche bien calme avec de bons petits restaurants, des bateaux colorés dont les mats cliquetiquent aux grès du vent, un château qui ne se visite pas, mais où les vagues viennent buter pour se transformer en une écume aspergeant les promeneurs de passage.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, vue sur Socoa

Socoa est d'ailleurs l'un des endroits où l'on peut faire les plus belles photos de vagues de toute la Côte Basque. C'est ce que j'avais fait il y a quelques mois lors de forts coefficients de marée...

Socoa, la digue, vague 5 (64)

Socoa, la digue, vague 2 (64)        Socoa, la digue, vague 3 (64)

Socoa, la digue, vague 4 (64)         Socoa, la digue, vague 6 (64)

Mais revenons sur la Pointe Sainte Barbe pour regarder ce balais incessant de l'océan.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, la digue

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, la digue

 

J'erre tranquillement sur ce promontoire naturel, entre terre et océan, falaises de flysh et villas cachées.

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, rocher Dauria (64)

Saint-Jean-de-Luz, pointe Sainte Barbe, rocher Dauria

 

Et puis, j'ai pris un bon bol d'air là. Il ne faut pas exagérer. Cela pourrait me manquer après.
Sans attendre le coucher du soleil, je décide de rejoindre au plus vite la voiture et de rentrer en attendant la prochaine pluie.