08 mai 2008
L 'Armistice, épisode 1 (Tout d 'bout !)
Et si on allait prendre en photo
la tombe du Maréchal Pétain
pour célébrer l 'Armistice ?!
La formule semble provocatrice et, pourtant, n 'oublions pas que Philippe Pétain fut l 'une des grandes figures de la Seconde Guerre Mondiale. Pas la plus belle, d 'accord, mais tout de même attirante !
Si, si ! Passer du statut de héros de guerre en 1917 lors de la bataille de Verdun à celui d 'homme de la disgrâce française lors de la Seconde Guerre Mondiale après avoir été érigé comme sauveur de la République par la collaboration, ce n 'est pas donné à tout le monde.
Perso, je trouve que le Maréchal Pétain symbolise une certaine France ; celle de la mémoire courte, de l 'hypocrisie, de la lâcheté et du manque
d 'engagement. Cette France qui retourne sa veste quand tout va mal. Cette France qui oublie. Cette France qui râle en permanence tout en restant stoïque. Cette France rationnaliste, qui s 'adapte aux situations les plus pourries pour sauver sa peau de privilégiée.
En même temps, comment ne pas croire que le maréchal Pétain en faisant don de sa personne allait sauver la France pendant que les nazis déportaient les Juifs tout en buvant notre champagne, en bouffant notre fois gras, en violant nos femmes, en envoyant les Français bosser pour l 'armement allemand et en pillant nos cultures ? C 'est vrai quoi : on ne pouvait qu 'accorder notre confiance dans le maréchal quand on vivait tout cela au quotidien. "Ca pourrait être pire...", qu 'ils disaient.
Mon cul ! Le pire, c 'était quoi ? La mort ? Eh ben autant crever, merde !
Enfin, c 'était une autre époque et comme le dit si bien Bashung dans "La nuit je mens" : "T 'étais pas né" et tu ne savais pas tout.
Contentons-nous alors de regarder les photos d 'André Zucca, exposées à la Bibliothèque historique de Paris jusqu 'au 1er juillet 2008.
Revenons à notre mission : aller prendre des photos de la tombe du maréchal le jour de l 'Armistice 1945.
Je dresse rapidos un itinéraire reliant Nevers à la Vendée car le père Pétain est enterré sur l 'Île d 'Yeu ; là même où il mourut en 1951, à l 'âge de 96 ans. Eh ouais, il avait la peau dure le vieux !
Je charge la bagnole de matos...
... puis je vais chercher Sophie et Nick, partant pour ce beau projet.
Et nous voici traversant le pays du centre à l 'Ouest.
NEVERS - POUGUES-LES-EAUX - LA MARCHE
Où il y a une belle petite auberge à vendre...
...au cas où tu serais tenté de monter un truc dans la région nivernaise. Genre resto-concert ! Saches cependant que les subventions pour la culture ont énormément baissé. Eh oui, on ne peut pas multiplier les radars automatiques et les contrôles en tout genre et apporter une aide finacière à la culture. Nous sommes dans une société de répression qui ne laisse pas beaucoup de place à la créativité. A moins que dénué de moyens, on parvienne à développer des idées originales. Après tout, c 'est dans le besoin que l 'on créé l 'imagination.
LA CHARITE - SANCERGUES -
NOHANT-EN-GOUT - BOURGES 
PIERRELAYE - SAINTE-THORETTE - LIMEUX - REUILLY - SAINT-PIERRE-DES-JARDS...
NOHANT-EN-GRACAIS - GRACAY - ORVILLE
POULAINES - VALENCAY - LUCAY-LE-MÂLE...
... où tu peux découvrir le...
Des fois, tu te demandes !
Un musée de la pierre à fusil... Pourquoi ?
"Le musée retrace l 'épopée du petit éclat de silex qui permettait de produire l 'étincelle qui, mettant le feu à la poudre, provoquait la propulsion du projectile. Etonnante reconstitution d 'un 'crot', c 'est à dire un puits d 'extraction de rognons de silex."
NOUANS-LES-FONTAINES - VILLELOIN-COULANGE - MONTRESOR
BEAULIEU-LES-LOCHES - LOCHES
LOCHES, son château
"Le château servit de prison. Dans le donjon, tu peux y voir des cachots, des cellules grillagées et des répliques des cages que Louis XI affectionnait pour ses prisonniers. Elles étaient faites d 'un treillis de bois couvert de fer. Les plus confortables mesuraient 2 m. sur toutes les faces. Un modèle plus aplati dans lequel le prisonnier ne pouvait se tenir que couché ou assis était également disponible. D 'après la légende, le prisonnier n 'en sortait jamais."
LOCHES, son désespoir du singe
"Appelé 'désespoir du singe' parce que c 'est un arbre sur lequel il serait douloureux de grimper car chacune de ses branches est faite d 'écailles acérées, imbriquées les unes dans les autres. Cet arbre vient du Chili."
LOCHES, ses parterres fleuries
"Selon la légende, un chevalier et sa dame se promenaient le long d 'une rivière. il se pencha pour lui cueillir une fleur, mais perdit l 'équilibre à cause de son armure et tomba à l 'eau. Alors qu 'il se noyait, il lança la fleur vers sa dame en criant 'Ne m 'oubliez pas !' Cette phrase pour désigner le myosotis est restée en allemand (das Vergissmeinnicht), en anglais (forget-me-not), en espagnol (no-me-olvides), en italien (nontiscordardime), en polonais (niezapominajki) et dans beaucoup
d 'autres langues. En France, le nom Myosotis vient du grec ancien et signifie 'Oreille de souris'." WIKIPEDIA
MANTHELAN - SAINTE-MAURE-DE-TOURRAINE - L 'ILE-BOUCHARD -CHINON - CINAIS
La maison natale de Rabelais
"Rabelais est l 'un des humanistes les plus connus de la Renaissance, qui luttent avec enthousiasme pour renouveler, à la lumière de la pensée antique, l 'idéal philosophique et moral de leur temps. Il a voulu réconcilier la pensée païenne avec la pensée chrétienne. Tous ses livres furent condamnés par La Sorbonne. ses oeuvres les plus connues sont sans doute Pantagruel et Gargentua dans lesquelles Rabelais a recours aux géants afin de bouleverser la perception habituelle de la réalité. Sous ces aspects grotesques, l 'oeuvre de Rabelais s 'inscrit dans le style grotesque de la culture populaire et carnavalesque. Le thème du géant symbolise également l 'idéal humain de la Renaissance ; transposition physique de
l 'immense appétit intellectuel de l 'homme de la renaissance. Ainsi, à travers ses textes, Rabelais s 'efforce de concilier culture savante et tradition populaire."
SEUILLY - BOURNAND - CURCAY-SUR-DIVE - THOUARS - GLANDES
ARGENTON-CHATEAU - MAULEON -
SAINT-LAURENT-SUR-SEVRE - LA TRIQUE
Et CHOLET !
Hein ? Oui, normalement on aurait du atterrir sur l 'Ile d 'Yeu ou, au moins, sur les bords de mer, mais il est tard.
DONC on s 'arrête à Cholet.
C 'est pas terrible comme ville : y 'a plein d 'immeubles partout, le centre-ville est en travaux et les rares commerçants ouverts ne disent pas Bonjour. Heureusement, on a trouvé un petit resto_indien sympathique et très bon.
Après cela, retour à l 'hôtel où M6 diffuse un bon documentaire de deux heures évoquant la naissance de l 'Etat d 'Israël.
A SUIVRE
Jénorme arrivera-t-il à rejoindre l 'Ile d 'Yeu pour faire des photos de la tombe du maréchal ? Et pourquoi l 'Ile d 'Yeu s 'appelle Yeu ? Quelles autres fabuleuses rencontres allait-il faire durant son périple ? Quel est le prix d 'une baguette de pain aujourd 'hui ? Comment appellent-on les habitants de Glandes ? Et les habitants de La Trique ? Quand est-ce que Jénorme va parler du Chnord ? Non mais t 'as vu le prix de l 'essence, merde ? Et toi, comment vas-tu ?
Nous répondrons à toutes ces questions (ou pas) lors du prochain épisode, L 'Armistice, épisode 2 !
Prochainement !
11 avril 2008
J 'aurais dû...
Oui, je sais !
Normalement, j 'aurais dû continuer de te parler de la Bretagne avec la côte d 'Emeraude et ses fées maléfiques...
Puis de Dinard dans son brouillard...
Pour continuer avec Saint-Malo
et ses nombreuses mouettes...
Non, mais c 'est vrai qu 'il y a beaucoup de mouettes à Saint-Malo !
On te dit : "Oui euh, Saint Malo, c 'est les corsaires ! Oui euh, Saint Malo c 'est les explorateurs ! Oui euh, les fortifications ! Oui euh, Chateaubriand ! Oui euh, les grandes marées ! Oui euh, la route du Rhum !"...
Mais les mouettes, bordel ?! On ne t 'en parle pas.
Pourtant, y 'en a partout !
Et c 'est pas fini !!!!
Regardes cette vieille carte postale
que j 'ai trouvée dans le centre ville :
Ca fout pas les boules ça ?!
Ca te fait pas penser aux Oiseaux d 'Hitchcock ?!
L 'horreur, j 'te dis ! L 'horreur ! En plus, la femme qui m 'a vendu cette carte postale, m 'a raconté l 'histoire du gars qui est sur la photo ! UNE HORREUR !!! Le gars, tous les matins, il venait donner à bouffer aux mouettes en disposant du beurre sur du papier journal pendant que son fils le prenait en photo !
Enfin, saches que j 'ai pris la dernière carte postale de cet homme ! Tu n 'en trouveras plus dans tout Saint Malo !
N 'empêche que j 'ai bien repéré leur petit manège ! Ils cherchent à nous cacher la vérité ! Ils ne veulent pas parler des mouettes ! Ils veulent cacher ce phénomène de peur que le touriste ne vienne pas !
Regarde ces cartes postales qu 'ils te vendent à la pelle !






Des bateaux, des marées tout ça, NON !!!
On ne me la fait pas, AH, AH, AH !!
Saint Malo, c 'est les mouettes !!!! Elles sont là au-dessus de ma tête, et elles crient, et elles planent et leurs yeux bleu-clair me fixent avec aggressivité ! Elles s 'approchent, elles me fixent ! Aaaaaaahhhhhh !!!!
Bref : j 'aurais dû te parler de tout cela
puisque c 'était prévu dans le contrat, mais non !
J 'aurais dû également te raconter mon passage à Reims chez Toine et Peggy, avec notre visite des caves de Pommery.
Ils font pas souvent la poussière...
Mais y 'a du pognon !
Nous aurions ainsi dû réfléchir sur qui a décidé, un jour, de décréter qu 'il fallait boire du Champagne pour fêter une naissance, une victoire, un mariage, une rencontre, Noël, Jour de
l 'An, un grand prix de Formule 1 à la con, le bac, le brevet, la chaude-pisse du p 'tit, les règles de la grande, une nouvelle bagnole, un accident de bagnole dont on se sort indem, etc.
Non, mais c 'est vrai ! Pourquoi on ne boit pas du cidre ou du...
En fait, à c 'qui parait-il, ce serait grâce aux Anglais que le Champagen aurait gagné ses gallons de vin festif... et hupé ! Dans les années 1860, alors que les Français n 'aimaient pas
l ' effervescence de ce vin, surnommé "vin du diable" ou "saute bouchon" à cause des bouteilles qui explosent ou des bouchons qui sautent sous la pression, les Anglais, eux, en consommaient beaucoup. En 1676, un poète anglais chanta même sa gloire : "le champagne effervescent qui ranime rapidement les pauvres amants languissants".
Toutefois, c 'est Dom Pérignon qui apporta ensuite une certaine qualité du champagne par de multiples recherches, comme
l 'assemblage du raisin, l 'emploi du bouchon de liège, le renforcement des bouteilles avec un verre plus épais et la conservation du champagne dans des crayères.
Sa tombe se trouve d 'ailleurs à Hautvilliers, dans l 'abbaye où il fit "progresser" le champagne sur la route du Champagne...
Tout ça pour te dire que j 'aurais pu te parler plus en détail de ces différents lieux et Histoire(s), mais je vais plutôt te raconter le périple fait en Normandie le week-end dernier... dès que j 'ai cinq minutes parce que là, faut que j 'ailles arroser les 60 ans d 'une collègue.
16 janvier 2008
Du bitume, du paysage et des gens
Alors, déjà, je te le dis tout de suite :
j 'ai pas vu le film !
Et là, d 'emblée de jeu, tu te dis : "Mais de quoi il parle ? De quel film ? Et pourquoi ? Et comment ? Et tu t 'prends pour qui ?"
Je te répondrai simplement, posément : "Attends, j 'ai pas fini !
T 'es pressé, là ! Décompresses ! Poses-toi ! Prends une bière !"
Je ne vais pas m 'étendre non plus pendant deux heures parce que ça va agacer le père Sébi qui trouve que mes billets sont trop longs. Prends une bière Seb, tu vas voir, ça va bien se passer !
Tranquille, paisible, à la fraiche !
BREF : revenonzanomoutons !
Non, je n 'ai pas vu le dernier film (avant le prochain) de Sean Penn, Into the wild.
Les cinémas de la Nièvre ont décidé de le boycotter, - sûrement malgré eux vu la pauvreté de leur culture cinématographique nivernaise qui se limite aux nombres d 'entrée et de pognons que cela peut rapporter dans ce département. Par contre, du Astérix de mes fesses, avec Schumacher, Jean Todt, Zidane, y 'en a dans toutes les salles ! Culture nivernaise de merde, tiens !
DONC, je n 'ai pas vu Into the wild, mais j 'ai lu des trucs dessus qui me paraissent appropriés à l 'année 2008 qui s 'annonce en ce qui me concerne. Morceaux choisis du Télérama n° 3026, du 12 au 18 janvier 2008.
(Attention : les photos accompagnant ces extraits n 'ont peut être rien à voir avec les extraits accompagnant les photos qui accompagnent les extraits etc etc.)
" La première chose que Sean Penn nous fait savoir,
c 'est qu 'il a passé sa nuit à boire.
A la tombée du jour, la gueule de bois est toujours là."
Jénorme se buvant une bonne vieille Kwak à Bruxelles
Ouais, ça, ça m 'plait bien dans cette actualité contemporaine faite d 'interdits, de travailler plus, de faites du sport... de savoir qu 'un gars médiatisé peut arriver à une entretien avec une bonne gueule de bois dans le cul. Oui, je sais, y 'a plus malin comme réaction, mais une bonne cuite quand tu en as envie, c 'est aussi ça la liberté, merde !
"Quand on revient des immensités de l 'Alaska,
on se sent plein d 'une puissance sans limites.
Mais les premières personnes à qui l 'on en parle
en dérobe déjà la moitié."
Sean Penn en train de déglacer.
Al Canon et Nick Canon de retour d 'Alaska
"La paix très singulière qu 'on éprouve
lorsqu 'on largue les amarres,
cette excitation qui nous libère quand on part
sans savoir ce que l 'on trouvera en chemin.
Tout ce que la route dévoile est absolument nouveau..."
Sean Penn qui va mieux.
Et si on traversait l 'Europe en tandem...
"Quelque chose de tout-puissant nous attire
et nous pousse à l 'aventure.
L 'Amérique semble dessinée pour provoquer ce sentiment.
Je comprends ce que Chris McCandless a ressenti
quand il avait 5 ans
et que son père l 'emmenait en excursion dans les montagnes.
Il apercevait ses sommets,
rêvait de ce qu 'il pourrait trouver au-delà.
Mais, déjà, on lui disait qu 'il fallait rentrer..."
Sean Penn qui reprend une bière du coup.
Le Pic de Bernard Menez, sujet d 'un billet à venir
"Nous ne sommes pas faits pour rester en place.
Notre soif de mouvement est inextinguible.
Tant qu 'on est sur la route, on se sent en vie.
Et quand on la quitte,
il faut tirer les leçons qu 'elle nous a apportées.
C 'est sur la route qu 'on apprend la notre place dans le monde." Sean Penn toujours.
Quand Jénorme abuse du Chablis, c 'est Carole qui conduit
"Le motel où je peux garer ma voiture à deux mètres de mon lit. La table en formica, collée à la fenêtre, où je pose mes affaires. C 'est le décor que je préfère au monde. En général, il y a un bar à côté, et un autre un peu plus loin, sur la route. Les clients travaillent dans le coin, à la prison ou à l 'université... Ce sont des villages sans foyer, où les gens ne font que passer."
Sean Penn bien reparti.
Non, c 'est pas les States ! C 'est Annemasse !
Suit à cet article un autre texte sur le mythe du routard avec les références à Jack Kerouac, entres autres, dont le livre emblème "Sur la route" sera bientôt adapté au cinéma par Walter Salles.
C 'est pareil : je l 'ai pas lu le bouquin de Kérouac. Faudrait bien que je prennes le temps de le lire aussi...
Bon, comme je te l 'ai dit au départ de ce billet : je n 'ai pas vu le film de Sean Penn. Peut être que c 'est une grosse daube. Peut être que ça n 'arrive pas à la cheville de notre vieux Alvin dans "Une histoire vraie". J 'en sais rien. Mais j 'avais envie de reprendre ces propos pour commencer cette nouvelle année.
Et puis ça nous change des frasques de Sarkozy, du pouvoir
d 'achat, du Velib', des Chinois qui nous bouffent, des usines françaises qui ferment les unes après les autres, de cette connerie de Speed dating sur télésièges... Ben oui ! Attends : faut qu 'on te foute un écriteau "Speed dating" (même pas français en plus !) pour que tu décides de parler avec ta voisine de télésiège ! Ooooooh putain, mais quelle société de cons !
Allez, fais-moi bouger tout ça !
Secoues-toi un peu !
Gueules un bon coup et cries tes idées bordel !
Tu dors là ?!!!!
PS : Merci Robi pour ton lien.
06 janvier 2008
Illuminations
C 'est en ouvrant notre bon vieux Journal du Centre nivernais...
...que je me suis dit qu 'il fallait que je fasse un inventaire
des illuminations de Noël !
Alors voilà !
On commence simplement avec les traditionnelles décos privées faites de lumistyle, rennes à traineau, père Noël en choucroute et autres guirlandes de 10 km de long.
COMME CECI !
Cet habitant de Coulanges-les-Nevers a eu un petit soucis
avec le mot "année" :
De son côté, la ville de Varennes-Vauzelles et sa splendide locomotive sur rond-point nous en foutait plein la tronche...
Et là, curieux comme tu es, tu te dis :
"Mais pourquoi qu 'ils ont foutu une locomotive
sur un rond-point à Varennes-Vauzelles ?"
Eh bien tout simplement parce que cette ville possède des ateliers SNCF qui sont les premiers ateliers de réparation du matériel de réseau secondaire.
Voilà ; ça, c 'est dit ! Non parce que c 'est pas l 'tout de faire des photos de rond-points avec des machins dessus ; faut aussi chercher à comprendre pourquoi !
Ceci étant dit, je n 'étais tout de même pas réellement convaincu par les efforts nivernais en matière d 'illumination de Noël.
Je décidais de grimper... d 'escalader... de monter sur... à... dans la capitale car, tout le monde le sait en province, c 'est à Paris que tout se passe ! C 'est à Paris que tout est mieux ! C 'est à Paris que tout se joue ! Et, généralement, une fois que tu es arrivé à Paris, y 'a toujours un ou deux gus pour te dire : "Ouaaaah,
c 'est aux States que tout se passe !!!! C 'est aux States que ça move ! Ooouuaaais !!"
A Noël, oui, c 'est vrai :
Paris est une fête !
Façade
de la
Mairie
du
XVIIIème
arrondissement
Ouais OK d 'accord !
C 'est peut être pas les endroits les mieux décorés de Paris, mais ils existent.
Allons à présent au lieux, dit incontournable, de la magie parisienne, comme...
LES CHAMPS-ELYSEES
"Tout commence en 1667, lorsque Le Nôtre perce, dans le prolongement du Jardin des Tuileries, le Grand Cours. A cette époque, le quartier n 'est encore qu 'uen zone de champs et de marais. Ces calmes allées ombragées, mais encore désertes et peu sûres, prennent le nom de Champs-Elysées (lieu des Enfers où séjournaient les âmes vertueuses dans la mythologie grecque)en 1709. Devenue propriété de la ville, c 'est à partir de 1828
qu 'elle se dote de notables embellissements : éclairage, trottoirs, restaurants à la mode, théâtres, bals publics attirant le Tout-Paris." EDITIONS ATLAS
Mais lorsqu 'on ne fait pas le point...
...c 'est dans le flou que l 'on retrouve
es vraies couleurs de la France !
Mouais... Pas terrible les Champs-Elysées c 't 'année ?! Quoi ? On a bien le droit de se plaindre, non !? C 'est avec nos impôts que ça se paye le carnaval, là ?!
Non franchement, y 'avait pas de quoi se taper le cul par terre, merde !
D 'une, parce qu 'on se ferait de suite arrêter par les cognes car ça ne se fait pas de se taper le cul par terre sur les beaux trottoirs des Champs-Elysées ; et deux, ça pètait pas, c 'était mou, c 'était pas entrainant, c 'était plat !!!
Les magasins n 'étaient même pas décorés : de ce marchand de café lyophilisé avec sa vitrine noire au marchand de rêve américain à grandes oreilles qui semblait carrément avoir oublié la fête des enfants.
Eh oui, peut être qu 'à vouloir vendre du m2 à de grandes enseignes internationales pour assurer son prestige à la con, la "plus belle avenue du Monde" a également vendu son âme... En tout cas, les Champs, cette année, étaient à l 'image de la France : morne !
Alors, il fallait trouver un second lieu dans la capitale. Un lieu réputé pour ses décorations.
BOULEVARD HAUSSMANN
"Au milieu du XIXème siècle, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu 'au Moyen-Age. Napoléon III veut une capitale aussi prestigieuse que son pouvoir, ce qui sera le point de départ de l 'action du nouveau préfet Georges Eugène Haussmann. L 'idée maitresse des travaux est une meilleure circulation de l 'air et des hommes, suite à l 'avènement des 'Lumières' et à l 'épidémie de choléra de 1832. La volonté
d 'entraver d 'éventuels nouveaux soulèvements populaires entre aussi en jeu. Cette campagne sera intitulée 'Paris embellie, Paris agrandie, mais Paris libéré... euh non... Paris assainie'." WIKIPEDIA
Pour l 'anecdote, Ernest Renan raconte que Haussmann a fait disparaitre une île entière en Bretagne, l 'île Grande, pour obtenir la pierre nécessaire à ses travaux. L 'île Grande existe encore aujourd 'hui, même si elle exhibe d 'importantes carrières. Si ce boulevard parisien porte le nom du célèbre architecte, c 'est aussi parce que sa maison natale se trouvait à l 'angle de la rue Saint-Honoré... avant qu 'il ne la détruise pour ses grands travaux.
Bref : qui dit "Boulevard Haussmann", dit "Galeries Lafayette" !
INTERIEUR
Et une mention spéciale pour cette vitrine que j 'aime bien :
Même si ces enfants massés devant les vitrines des Galeries me remettaient un peu de baume au coeur quant à la nécessité de fêter Noël, je restais sur ma faim.
Je sais pas : ça pète pas Noël cette année ! C 'est pas convivial !
C 'est pas festif ! Je décidais de retourner aux racines.
Pas aux racines de Noël :
Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année
la naissance de Jésus de Nazareth.
Pas aux, soi-disantes, racines du Père Noël :
RACINES DU PERE NOEL
Non, non !
Je retournais dans la Nièvre. Noël, c 'est en famille, avec repas, veillée, cadeaux.
Pendant ces retrouvailles, des discussions surviennent. Ma grand-mère maternelle me parla d 'un petit village paumé du Morvan, Saint-Léger-de-Fougeret. Pendant le repas, elle m 'a sorti un dépliant publié par le village et qui contenait ces mots :
"Nous Ainés, race robuste et vivace
Nous sommes nés avant la télévision, avant la pénicilline, avant les produits surgelés, les photocopies, le plastique, les verres de contact, la vidéo et le magnétoscope et avant la pilule.
Nous étions là avant les radars, les cartes de crédit, la bombe atomique, le rayon laser, avant le stylo bille, avant le lave-vaisselle, le congélateur, la couverture chauffante, avant la climatisation et avant que l 'homme ne marche sur la lune.
Nous nous sommes mariés avant de vivre ensemble ! La vie en communauté se passait au couvent. Le fast food pour les Anglais était un menu de carême et le big mac était un grand manteaude pluie. Il n 'y avait pas de mari au foyer, pas de congé parental, pas de télécopie ni de courrier électronique.
Nous datons de l 'ère d 'avant les H.L.M. et d 'avant les pampers.
Nous n 'avions jamais entendu parler de la modulation de fréquence, de coeur artificiel, de transplant, de machine à écrire électronique, ni de piercing !
Pour nous un ordinateur était quelqu 'un qui conférait un ordre ecclésiastique, une puce était un parasite et une souris était de la nourriture pour chat. Les paraboles se trouvaient dans la Bible, pas sur un toit ! Un site était un point de vue panoramique, un CD rom nous aurait fait penser à une boisson jamaïcaine et un joint empêchait un robinet de goutter. L 'herbe était pour les vaches et une cassette servait à ranger les bijoux. Un téléphone cellulaire aurait été installé dans un pénitencier. Le rock était une matière géologique, un gay était quelqu 'un qui faisait rire et "made in Taïwan" était de l 'exotisme !!
Mais nous étions sans doute une bonne race robuste et vivace, quand on songe à tous les changements qui ont bouleversé le monde et à tous les apaisements que nous avons su négocier !
Pas étonnant que nous nous sentions parfois sûrs de nous et fiers d 'avoir su sauter le fossé entre nous et la génération
d 'aujourd 'hui.
D 'ailleurs ne sentons nosu pas le respect que les enfants nous témoignent et l 'admiration qu 'ils ont lorsqu 'ils nous demandent de leur raconter comment c 'était "avant" ? Alors nous continuons de transmettre nos valeurs : elles sont sûres et ont fait leurs preuves."
Origine de ce texte inconnu, recopié pour le XXème anniversaire de l 'Amicale de Saint-Léger-sous-Fougeret
Puis ma soeur, infirmière-diplômée d 'Etat-coordinatrice-de-
l 'association-chateau-chinonaise-pour-le-maintien-à-domicile dans le Morvan (ah ben, c 'est elle qui insiste pour que tout soit bien clair !), nous invitait à aller voir comment le maire avait décoré ce petit village.
On a pris les voitures, en famille, pour s 'y rendre et voilà...
SAINT-LEGER-DE-FOUGERET
Oui, je sais : ça fait pas vraiment Noël l 'arrivée, là !
Entrons dans le village.
Bon, jusque là,
c 'est juste un bonhomme de neige
devant une église.
Bon, jusque là,
ce ne sont que quelques bougies
en contreplaqué
dans la montée
de l 'église.

Bon ben là, c 'est Jésus qui se prend pour Jeanne d 'Arc.
Et puis nous arrivons au centre du village
Sur la dernière photo, tu remarqueras que, pour Noël, on oublie un peu la statue de l 'ancien combattant...
Alors, bon, bien sûr : il faut se poser LA question : "Pourquoi le maire a-t-il tenu à metter de telles décorations de Noël dans son village pourtant si éloigné de tout ?"
Est-ce pour attirer le touriste et le JT de Jean-Pierre Pernaut ?
Est-ce parce que décorer le bourg permet de mobiliser la population pour une activité saine et conviviale ? Ou est-ce qu 'en temps que fête chrétienne, il est très important à Saint-Léger-de-Fougeret de célébrer très visuellement Noël ?
Va savoir ! En tout cas, c 'est ainsi !
PS : Toujours à propos d 'illuminations, vas donc voir un peu ce que Julie a trouvé dans le Massif Central en cliquant LA !
31 août 2007
Les vacances, épisode 1 : de Nevers à Dax
Eh ouais, ça y est :
c 'est la rentrée, finies les vacances !
Ohla on n 'a pas eu l 'beau temps c 't' année ! Ah, c 'était un été pourri ! Et pis ça crame en Grèce ! Et pis ça innonde en Roumanie ! Et pis t 'as vu le prix du pain, et le prix des fournitures scolaires, et ils ont encore augmenté le prix des clops, et le prix de l 'essence, et les légumes !
Ah, ah ! Ils nous ont bien eus, tiens !
Pendant que les gens passaient leur temps :
- à se lamenter sur la météo ambiante,
- à se demander s 'il restait encore des locations disponibles
sur la Côte d 'Azur,
- à écouter Yannick Noah en boucle en pensant
que c 'est ça la musique des îles,
- à se demander ce qu 'il se passe d ' intéressant
à l 'autre bout du monde,...
...eh bien les p 'tits gars du gouvernement agissaient en fourbe ! On ne parle pas d 'augmentations, mais des vacances de Sarko aux States, du frère de Rachida Dati qui teste l 'efficacité de la justice française orchestrée par sa soeur ou encore les tours de manège effectués par MAM pour voir si c 'est dangereux !
Oui, on peut le dire : on a quand même un beau troupeau
d 'hypocrites au pouvoir et ça occupe bien les médias sur des questions qui endorment ! Oh, eh, écoutes, merde : y 'a des choses à dire, faut les dire, hein ! On se fait chier toute l 'année à trimer pour un salaire de misère et voilà comment qu 'on est récompensé : le prix du pain augmente ! Merde ! Et c 'est de la faute de personne ! Les boulangers ne sont pas au courant, les fabricants de farine ne sont pas au courant, les membres du gouvernement ne sont pas au courant ! Déjà qu 'on n 'a pas eu
d 'été c 't 'année !!! Et pis regardes-moi le prix des classeurs et des cartables ! Enfin, bon, moi, je m 'en fous, j 'ai pas d 'gosses, mais quand même... Ah pis j 'aime bien gueuler, qu 'est-ce que tu veux ! Je suis français, moi, Monsieur ! Merde !
Allez, continuons de rêver
et de ne penser à rien
en nous replongeant
dans les vacances !
Déjà, que les choses soient bien claires : pendant les trois semaines et demie où je suis parti, je n 'ai eu qu 'une après-midi de pluie.
Ben ouais ! C 'est chiant, hein, ça t 'fait chier, hein, tu sais plus où t 'mettre, hein ? Toi, t 'as eu de la pluie tout le temps, hein ? Et pis ça caillait, hein ? Et pis il faisait gris hein ? Bon, OK, j 'arrête !
J 'ai commencé mon périple en me rendant à Dax. Mais je n 'avais pas trop le temps de flemmarder en route car je m 'étais levé un peu à la bourre.
Bref, après 10 bornes au radar, ne voilà-t-il pas que j 'arrive à Pougues-les-Eaux pour croiser ceci sur le bord de la route :
Je suis pas le mec chiant, mais quand je vois un truc pareil,
je m 'arrête et je m 'interroge !
Qu 'est-ce que ce Paris-Saint Raphael féminin ? Qui c 'est que
c 'est que cette Renée Friderich ? Et pourquoi qu 'elle s 'est plantée à Pougues-les-Eaux ? Etait-elle mariée ? Avait-elle des enfants ? Et Saint-Raphael, c 'est comment ? Est-ce qu 'ils ont
l 'beau temps en ce moment ? Qu 'est-ce qu 'on y mange de bon ?
Eh ouais : je me pose des questions ! Pourquoi ? Tu vois quoi... Je réfléchis ! Je fais marcher la boite à cerveau ! Et puis, vu que
j 'allais pas me prendre la tête là-dessus pendant deux heures, j 'ai continué.
Je passe La_Malle, puis Le_Tuyau pour arriver à La_Marche
où je croise ce panneau au bord de la route :
Alors bon, moi, je suis pas le mec chiant,
mais quand je vois un truc pareil, je m 'interroge !
Qu 'est-ce que c 'est que cette superposition de panneau ? Et pourquoi foutre une vache en-dessous des gamins ? Est-ce que ce sont des gamins-vaches qui vont à l 'école de La Marche ? Hein ? Et comment faire cours à des gamins-vaches ? Et est-ce qu 'on peut les traire sans être accusé de pédophilie ?
En plus, en approchant du panneau,
ne voilà-t-il pas qu 'un nom apparait... 
Et du coup, re-questionnement : qui c 'est que c 'est cette Véronique ? Quelle âge a-t-elle ? Que veut-elle ? Que fait-elle ? Où est-elle ? Est-ce que c 'est une élève de l 'école de
La Marche ? Est-ce que je peux lui caresser les pis ?
Eh ouais : je me pose des questions ! Pourquoi ? Tu vois quoi... Je réfléchis ! Je fais tourner les neurones, là ! Et puis, vu que
j 'allais pas me prendre la tête là-dessus pendant deux heures, j 'ai continué.
J 'avais pas fait trois bornes depuis La Marche qui se trouvait à
5 bornes de Pougues-les-Eaux qui se trouvait à 10 bornes de Nevers que j 'arrivais à La Charité :
Alors bon, moi, je suis pas le mec chiant,
mais quand je vois un truc pareil, je m 'interroge !
Pourquoi que cette ville s 'appelle La Charité ? Hein ? Est-ce que les habitants sont dans le besoin ? Est-ce que ça fait la marche... eu la manche à La Charité ? Et si oui, quelle est la chanson la plus interprétée ? Et si non, pourquoi ? Hein ?
En plus, un peu plus loin, un autre panneau annonce "La Charité, ville du livre"... Pourquoi ? De quel droit cette bourgade se prétend ville du livre ? Et qu 'est-ce que c 'est finalement un livre ? Qui a inventé le livre ? Quel est le premier livre du monde ?
Eh ouais : je me pose des questions ! Pourquoi ? Tu vois quoi... Je réfléchis ! Je fais chauffer le cervelet, là, ça cogite à fond ! Et puis, vu que j 'allais pas me prendre la tête là-dessus pendant deux heures, j 'ai continué.
Je passe le pont de Loire et je vois ceci :
Et ça, vois-tu, c 'est La Charité, la ville du livre !
Allez, on continue !
C 'est pas l 'tout, mais avec ces conneries là, j 'étais bien à la bourre ! Du coup, je trace un peu rapidement à travers le Cher, puis l 'Indre où je prend le temps de m 'arrêter, quand même, pour faire une photo de ce charmant_village dans lequel je ne rentrais pas.
Et soudain : PAF ! Me v 'là dans le Limousin,
facilement reconnaissable à ses vaches...
...qui ont peut être un rapport avec La_Marche.
Je ne sais pas si cette rencontre m 'influença, mais quand je vis le panneau Oradour-sur-Glane, je me sentis obliger de faire un détour pour aller visiter rapidement ce village, devenu village martyr, suite aux exactions commises par les nazis sur la population civile française lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Un peu d 'Histoire !
Quand tu arrives à Oradour, tu remarques une première chose :
il y a deux villages ; celui qui est tout neuf et celui qui est en ruine.
Lorsque tu t 'approches de la grille qui sépare les deux villages,
tu découvres ceci :
Le tutoiement est de rigueur.
Une fois la grille passée, tu erres à travers les ruines...






L 'église est un des endroits les plus émouvants
lorsque tu repenses à ce qui a pu se passer... 


J 'arrivais ensuite au cimetière...
...dans lequel se trouve le tombeau_des_martyrs
auquel tu te rends après avoir traversé de multiples_tombes.
Le tombeau est composé d 'ossements des victimes retrouvés
dans les ruines après le passage des nazis.
De nombreuses plaques entourent cette place,
dont l 'une m 'a plus particulièrement marqué :
Bon, allez... Je reprends la route pour Angoulême, puis Bordeaux où je dois récupérer Sophie_et_Yannick à la gare.
Mais Bordeaux, ça, c 'est toute ma jeunesse ! C 'est toutes mes racines, bordel de merde ! Ah, je me souviens quand j 'étais gamin et que j 'y venais en vacances. J 'allais voir les Girondins de Bordeaux à l 'entrainement au Haillan... Tiens, j 'étais fan d 'Alain Giresse à l 'époque :

Jénorme et Alain Giresse, été 1986
Ben ouais ! Ah pis, Alain Giresse, c 'est plein de souvenirs, comme ce match en 1982... Ah bordel... Encore les Allemands... Enfin... Excusez-moi, ça m 'émeut...
Je récupère Sophie_et_Yannick après une heure de bouchon dans cette putain de ville de bourges et nous nous dirigeons vers les Landes.
A 19 heures , nous arrivons à Dax et,
déjà, Nath et Greg ont tout mis en place :
Et y 'a des citrons confis à bouffer !
08 juin 2007
Mission 2 ! (parce qu 'il faut bien revenir !)
Bon, on a bien fait les cons avec les maillots, les panneaux,
l 'autoroute, la pluie, tout ça, mais faut que je retourne à Nevers pour partir à Paris assister à ce concert :
Ah, ah, ah ! Hein, ça a d 'la gueule !?
T 'as vu : Machin with wound et pis le truc là après...En fait, je sais pas du tout ce que c 'est, mais y 'a Patton et j 'aime bien le gars Patton car il nous a pondu quelques chefs d 'oeuvre avec Mister Bungle, Faith No More, Fantomas, Tomahawk, General Patton, Lovage, Peeping Tom, etc.
En attendant, je me lève
et je regarde si le Mont Blanc est dégagé...
...eh ben non !
Je fais un tour à Sallanches vite fait, histoire de ramener un reblochon... je t 'avouerais aussi que c 'est pour parfumer délicatement le camion afin de remercier ces braves gens de
m 'avoir filé un véhicule sans radio. Fumiers ! Il y a justement un petit crémier-fromager sympa en centre ville. Il me propose une gamme assez variée de specimen coulants.
Le fromager : " - Lequel préférez-vous ?
Fermier ou laitier ?"
Jénorme : " - Celui qui pue le plus !"
J 'ai pas été déçu ! Il m 'en a vendu un bien onctueux, bien parfumé ! En face de ce petit commerce se trouvait la place centrale avec son parc dans lequel tu peux croiser ceci :

Eh ouais : un chamois ! Ohla qu 'il est dru le bazar !
Fier comme un paon, tiens !
Et t 'as vu : derrière cette magnifique sculpture qui nous rappelle que nous sommes en Haute-Savoie, il y a le Mont Blanc...
qui n 'est toujours pas dégagé ! Ceci dit, j 'ai pas perdu au change car dans ce même parc, il y avait quelques panneaux énigmes dont je te laisse seul juge par ces photos :



Ben ouais, c 'est ainsi !
Y 'a même des fautes sur le panneau en forme de chat.
Allez, j 'me casse ! Autoroute des Titans,... 
...Bourg-en-Bresse, Macon, Digoin, Nevers ! Changement de véhicule et Paris !
07 juin 2007
Mission !
Des fois, comme ça, au boulot où je bosse, y 'a des couilles...
C 'est comme ça, ça arrive ! Soit c 'est un papelard qui manque, soit c 'est de la marchandise urgente à aller chercher, soit les deux !
C 'est comme ça, ça arrive ! Et moi personnellement, j 'aime bien me rendre dispo pour ce genre de déplacement urgent et important...
Aujourd 'hui, jeudi, ma mission de boulot super urgente et assez importante consiste à récupérer des maillots de cyclistes dans un bureau des douanes de Roissy pour les emmener ensuite à Megève parce que des coureurs en auront besoin samedi-dimanche ! Le tout en cametard Transit récupéré à Nevers.
Pas de problème, pas de soucis : c 'est parti mon kiki !
Enfin... pas de problème...
Si : y 'a un gros problème quand même :
Le cametard, il a pas d 'autoradio
(ni de cametard radio d 'ailleurs) ! Merde !
Obligé de prendre un poste à moi, mais j 'ai l 'air con...
En plus, ça capte mal et l 'antenne se coince dans le volant.
Après plusieurs kilomètres, je trouve la solution :
Oui, c ''est très bien comme ça ! Je ne vois plus le compteur de vitesse DONC si les flics m 'arrêtent parce que je vais trop vite, ça me fait une bonne excuse poutr dire que j 'ai pas fait exprès !
La première chanson-première station que j 'entends est "Hugo libre dans sa tête" de Michel Berger... je change...Seconde chanson-seconde station : Grégory Machin quand il avait encore les poumons plein d 'air pour chanter qu 'il aimerait mieux être un oiseau... Je change...Troisième chanson-troisième station : "Mon vieux" de Guichard... Putain, et pourquoi pas "La bohême"
d 'Aznavour tant qu 'on y est, que j 'te balance le poste par la fenêtre moi ! Merde !
Bon, je finis par capter Europe 2 où l 'animateur pose des questions à Eve Angeli en chantant le générique de "Gym Tonic"... mouaip... A un moment donné, elle dira que la remise des Oscars devrait se faire à Cannes ou à Monaco parce que Oscar n 'est pas vraiment un nom américain.
Après de multiples bouchons épars 
et localisés en fin de matinée
,
je passe devant le Stade de France
ce qui me permet de dire avec certitude que je me suis planté de route !
C 'est pas grave, pas de panique ! Je passe par là, je fais un truc comme ça, j 'arrange un peu les machins là... et voilà, j 'arrive à
l 'agence des douanes de Fret 3 de Roissy...
Ah dis don', qu 'est-ce que c 'est beau ?! J 'avais pas le droit de prendre des photos, mais le balais des fenwick sur le quai ! Ah, rien que pour ça, ça valait le coup de faire 1200 bornes
aujourd 'hui ! Et un fenwick qui passe à fond par ici ; et un autre qui manque de m 'embrocher par là ; et celui-là qui a l 'air d 'être conduit par un dépressif qui veut en finir avec la vie et avec ses collègues...
Ah, si Jacques Demy était là, crois-moi, il nous en aurait fait une autre belle merde de comédie musicale à la con... "Les fenwick du Fret de Rochefort" ou encore "Les palmes de Cherbourg"... Ouah, le mouvement sur le quai !!! ça, c 'est la France qui bosse ! Et les gars n 'ont pas le droit de quitter leur instrument de travail : ils mangent sur le fenwick, ils pissent sur le fenwick, ils gueulent sur le fenwick, ils rigolent sur le fenwick, ils te parlent depuis leur fenwick et ils t 'emmerdent depuis leur fenwick !!!! Magnifique !
C 'est pas l 'tout, mais après avoir pris la bonne route, puis la bonne agence, puis le bon quai, il faut encore que je trouve le bon escalier qui me mènera au bon étage où se trouve le bon couloir qui mènera au bon bureau dans lequel sera la bonne personne qui me donnera le bon papier qui me permettra de dire "au revoir" à cette même bonne personne pour quitter le bon bureau afin de retraverser le bon couloir qui me fera quitter le bon étage pour atteindre le bon escalier qui m 'entrainera sur le bon quai où je retrouverai tous ces tarés qui roulent à fond en fenwick... Oui parce qu 'ils sont un peu jablés sur les bords, les gars, là... je veux bien qu 'on bosse, mais faut pas foncer sur son collègue avec un fenwick qui a les palmes relevés sous prétexte de vouloir faire plus de chiffre que lui !
Bref, arrivé à l 'autre bon bureau, l 'autre bonne personne prend le bon papier sans autre mot que "Voilà !"
Là-desssus, un gars en fenwick arrive à fond avec les cartons et me fout ça dans le camion...
Bref, si j 'ai bien tout compris, j 'ai plus qu 'à m 'casser ! Eh ben tant mieux !
Je reprends l 'autoroute et, entre deux panneaux, je mange un bon vieux triangle comme savent si bien les vendre nos chères stations d 'essence françaises :
Entre deux giboulées localisées, mais bien aveuglantes, je passe sur l 'autoroute des Titans qui doit son nom à cet effort titanesque qu 'ont réalisé des architectes pour pourrir les beaux paysages
qu 'offraient la ville de Nantua et le lac de Sillan...
Puis, enfin, après avioir traversé deux tunnels dans lesquels je me rendis compte qu 'il n 'était point possible de faire une photo nette, je vis -ô majestueux ! ô merveilleux !- le sommet du Mont Blanc.... dans un brouillard des plus complet !
Je montais ensuite sur Megève afin de parfaire et surtout conclure ma mission sous un soleil tellement éclatant que les bouches
d 'égoût elles-mêmes sortaient de leur trou pour admirer le paysage :
Oui, nous étions le 7 juin 2007 et il était 18h30 ! Qui c 'est qui dit que la France manque d 'eau ? Hein ? Ben pas à Megève ce soir en tout cas !
Enfin, le plus important était fait : les maillots étaient livrés, déchargés, rangés et mouillés ! Il ne me restait plus qu 'à boire deux bières en écoutant des histoires de dopage et de cul avant de pouvoir redescendre sur Sallanches où l 'ascenseur de mon hôtel m 'attendait...
pour me monter à ma chambre puis me redescendre dans la rue où j 'alla furter un peu dans la ville, puis ce bar américain de bord de route...
Il y avait là de la bière en pinte, des billards, des gens au comptoir, des filles à table ainsi que Sade et Tracy Chapman en fond musical...
24 mai 2007
Ascension 2, le retour !
Aujourd 'hui, pas de Jésus qui monte, ni de Dieu qui redescend ou je sais pas quoi. Aujourd 'hui, c 'est la saint Eric et pis c 'est tout !
Pour commencer mon itinéraire du jour, je démarre par une petite visite à Patrick Dewaere. Oui, je sais, il est mort, mais ça
n 'empêche pas de se rendre sur sa tombe. Certains trouvent ça glauque de "faire" les tombes, mais moi, j 'y vois une façon de se remémorer la carrière d 'un artiste ou d 'un politique ou autre. Et je t 'entends déjà dire au loin : "Ben eh, y 'a pas besoin d 'aller dans un cimetière pour refaire la carrière de quelqu 'un !!!" Eh ben si ! Voilà ! M 'emmerdes pas !
Après avoir traversé les vignes des alentours d 'Angers ainsi qu 'un beau pont tout en ferraille, j 'arrive à Saint-Lambert-de-Lattay puisque c 'est dans cette petite commune du 49 que le comédien est enterré. Je tourne environ une demi-heure dans le bled avant de trouver le cimetière qui n 'est pas du tout indiqué... Ah, ça, le musée de la Vigne, le musée du Vin, c 'est indiqué ! Mais le cimetière, peau d 'balle ! Je demande à un autoctone qui me répond : "Ah, mon pauvre Monsieur, je ne saurais vous expliquer comment vous y rendre et, pourtant, je pourrais y aller les yeux fermés..." Finalement, après avoir fait toutes les routes (si, si, j 'ai fait toutes les rues et routes de ce bled !), la dernière fut la bonne pour me conduire au cimetière. Une fois au milieu des tombes, encore faut-il trouver bonne, sachant que Patrick Dewaere n 'est peut être pas enterré sous son nom d 'artiste, mais sous celui de Bourdeau ou Maurin. Je tourne donc dans le cimetière à la recherche d 'un indice. Bon, là, c 'est vrai : de bon matin, parcourir les tombes, c 'est un peu glauque. Je savais juste que le caveau familial se trouvait contre un mur... Finalement, après un quart d 'heure de recherches intensives, j 'en conclus que c 'était peut être celle-ci :
Pas de nom, juste cette petite plaque discrète... Peut être que ce
n 'est pas là... En tout cas, c 'était le moment de se remémorer : Patrick Dewaere et le cinéma ? Eh bien, en vrac : Les valseuses, Préparez vos mouchoirs, Coup de tête, La meilleure façon de marcher, Un mauvais fils, Série noire, Hôtel des Amériques, etc. Moi, j 'aime bien parce qu 'il y a de l 'énergie, du bordel, de la rupture, de la tension. C 'était Patrick Dewaere et personne
d 'autre ! Ah, pis Coup de tête, ça sent la bonne France qui pue : hypocrite, fourbe, ingrate, lâche ! Allez, je me calme et je reprends la route !
Vas-y que je prends les p 'tites routes de la région. Mon objectif : voir des moulins qui ont pris pied au milieu des vignes des coteaux du Layon. Tiens, d 'ailleurs, si t 'as l 'occas', il est pas dégueux le blanc du Layon. Bien frais, tu sers ça en apéro, c 'est moins sucré que le Monbazillac ou le Sauterne... Ah, un pépère au milieu de la route...

J 'arrive au moulin de la Pinsonnerie qui tourne ses hélices à Faye d 'Anjou...

Je m 'arrête ensuite à Thouarcé pour acheter quelques cartes postales du cru, puis je me rends au second moulin que j 'avais repéré sur ma carte IGN : La Montagne ! Lui aussi au milieu des vignes, mais en bonne compagnie...
Elle est t 'y pas bien la mémère, là, hein ?! C 'est t 'y pas fière ça Madame ?! Hein ? Par contre, elle fouette, dis don' ! Y 'a des mouches qui vouzounnent autour d 'elle ! Maaaiiiss elle est bien gentille ! C 'est pas de sa faute, va, si elle renifle à 100 mètres ! Elle est bien brave quand même ! Pendant qu 'elle me regarde avec un air dubitatif, je prends des poses d 'équilibriste pour fixer le moulin sur la pellicule... euh non, sur le numérique ! Comme ceci :
Alors, la question que tu te poses (ou pas) est peut être : "Comment ça marche ?" Eh bien, voici la réponse en image :

Eh ouais ! Enfin, de nos jours, ça ne marche plus. Et puis sur le dessin, ils ont oublié de reproduire la chèvre.
Allez HOP, il faudrait peut être bien que j 'arrête de trainailler parce que sinon je ne serai jamais à Aubevoye à 13 heures.
Je repasse par Angers où je me fais tranquillement flasher par une voiture banalisée. Je l 'avais bien vue, mais je ne pensais pas qu 'ils me flasheraient ces cons là ! Putain, regarde-moi ça le pauv ' PV de merde... 8 km/h au-dessus de la vitesse limitée ! La prochaine fois, je pillerai devant eux comme un gros connard, tiens ! J 'emprunte une des nombreuses voies de la Liberté_qui existent en France et qui m 'amène d 'Angers à La Flèche...

Et puis, au-dessus du Mans,... pas grand chose ! Enfin, c 'est pas rien non plus, mais il n 'y a que des champs, c 'est le Perche ! Voilà :
Mais tous ces champs, à un moment donné, faut bien couper ce qu 'il y a dedans. Les agriculteurs du coin ont apparemment trouvé un bon moyen de tout couper en se fendant la pêche... Quitte à traverser le Perche, autant aller à la préfecture qui est Mortagne-au-Perche, également ancienne capitale des Comtes du Perche dont voici la maison...
T 'as vu : j 'ai pris les fleurs avec devant parce que, bon, ça fout de la couleur et les gens, ils aiment la couleur, hein. Sinon, j 'ai pu la même maison, mais avec un Alain devant. Comme ça :
Et tu sais qui c 'était Alain ? Non, pas un acteur ! Non, pas un footballeur ! Oui, exact, c 'était bel et bien un philosophe, de son vrai nom Emile-Auguste Chartier. Né le 3 mars 1868, il nous gratifia de quelques citations comme : "Le doute est le sel de
l 'esprit, sans la pointe du doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries", ou encore "On prouve tout ce qu 'on veut, la vraie difficulté est de savoir ce que l 'on veut prouver" sans oublier le fameux et bref :"Penser, c 'est dire non." Et c 'est
d 'ailleurs sur ces bonnes paroles que je me suis rendu à La Ventrouze :

Oui, je sais, ça n 'a rien à voir, mais c 'était sur la route !
Enfin, j 'arrivais à Aubevoye en plein agrandissement... avec deux heures de retard. J 'y retrouvais Sophie, Yannick_et_François avec qui nous nous lançâmes dans une grande expédition sur les bords de Seine... Bon, en fait, la Seine ne m 'a pas trop attiré, mais les chiens dans les maison au bord du fleuve avaient la gnak...
Demain, nous verrons pourquoi que Beauvais c 'est quoi... Si, si.
23 mai 2007
Ascension !
L 'Ascension... C 'est le jour où Jésus s 'éleva au ciel, quarante jours après Pâques...
Eh oui... ça nous rajeunit pas tout ça, hein ?! Sacré Jésus, va ! Pas l 'dernier pour la déconne ! Tiens, en parlant de ciel , faut voir ce qu 'il en ai dégringolé pile poil ce jour là ! Ah non de Dieu ! Pardon...
Maaaaais, il m 'en faut plus... Oui, oui : c 'est pas des trombes
d 'eau qui vont m 'empêcher de faire une vieille virée ! J 'avais
d 'ailleurs prévu un bon 600 bornes sur le papier sans vraiment trop savoir où j 'allais attérir à la fin de la journée. La seule chose dont j 'étais sûr, c 'est qu 'il fallait que je sois à Aubevoye le vendredi à 13 heures.
Allez hop, c 'est parti mon kiki ! J 'avais pas fait 1 km que, déjà, mon regard tombait nez à nez avec cette magnifique oeuvre d 'art sur une porte électrique de la gare du Banlay.
Maaaais, j 'allais pas rester là deux heures non plus. Aussi sec que mouillé, je repartais direction le premier objectif : le Centre de la France ! Eh ouais, il en faut bien un, que veux-tu. Pour y accéder, il me fallait tout de même traverser quelques beaux noms de patelins ainsi que parcourir, dans le sens de la largeur, la rue principale de la ville la plus ronde de France... Bref, après une soixantaine de bornes, j 'arrivais à LA borne indiquant LE centre de la France :
ça a d 'la gueule, hein ? Bon allez, on s 'casse ! Prochaine étape : le village de Saint-Valentin ! Pour m 'y rendre, je passe par le petit bourg de Chateauneuf_sur_Cher, mais aussi par Mareuil-sur-Auron, Ségry, Chouday, sans oublier Saint-Aoustrille. Mais ne voilà-t-il pas que j 'arrive à Saint Valentin.
Comme tu peux t 'en douter par son nom, Saint Vanlentin est le village des Amoureux. Seulement, quand il pleut et que tu es seul, c 'est plutôt ça :
Ce que tu découvres sous tes yeux ébahis, c 'est le Jardin des Amoureux dans lequel tu peux trouver le panneau des Amoureux,
l 'arbre des Amoureux, le gazon des Amoureux, les chiottes des Amoureux, le buisson des Amoureux, le chemin des Amoureux,
l 'allée des Amoureux, le sentier des Amoureux, la cage à poule des Amoureux, le tobbogan des Amoureux, etc., comme ceci :
Un p 'tit tour à la mairie des Amoureux et HOP, j 'me casse parce que ça va bien les conneries ! Non, je rigole. Bon, moi, ça me plait pas parce que je suis pas Amoureux, mais quelqu 'un qu 'est Amoureux... Bof... Non, bon, moi, perso, ce que je préfère, c 'est la Solitude, tu vois ! C ' que je voudrais, c 'est découvrir la ville du Solitaire, tu vois. Mais bon, le jour où un mec ou une meuf seuls arriveront à construire une ville, eh bien forcément, t 'auras tout un tas de cons qui voudront y aller et alors... bref, tu m 'as compris !
Je sors de Saint-Valentin et je suis bien content car, tout à coup, voilà ce qui se pointe devant les phares de ma bagnole : 
Ah ah ! ça t 'fait rêver, là, hein ! Je suis dans le trou du cul du Berry et voilà ce que l 'on me propose ! Comme j 'ai le choix, je prends la direction du Missisippi... Maaaaiis, à un moment donné, la route s 'arrête sur ceci :
Mouaip... Bon, je pense que ça serve à rien que j 'ayes voir à quoi ressemble l 'Amazone...
Enfin, on va pas se laisser impressionner pour si peu puisque
j 'arrive à présent à Montrésor et comme ça ne suffit pas, je trace jusqu 'à Loches qui, en plus de posséder un beau château, se trouve être la ville natale de Jacques Villeret. Il y est même enterré du coup. Comme ça, la boucle est bouclée ! Pour s 'en souvenir, ils ont même mis un beau buste de lui dans le parc...
Alors, bien sûr, Jacques Villeret, c 'est "La soupe aux choux" et pleins d 'autres films, mais quand même et surtout "La soupe aux choux"! Salut l 'artiste et n 'oublies pas de féliciter Jésus pour son Ascension.
On continue avec les Français célèbres et morts ! Tu as aimé notre parenthèse Cinéma ? Tu aimeras tout autant notre virgule philosophie puisque j 'arrive à Descartes, qui se trouve être la ville natale de... de... Ven Gogh ! Mais non ! C 'est la ville natale de... Ben ouais, Descartes !
"LE Descartes", comme y disaient les gens à
l 'époque, c 'est à dire entre 1596 et 1650. Ce à quoi, avec la bonne humeur qui le caractérisait, le philosophe répondait par la phrase suivante...
Dans la ville, il y a quelques panneaux explicatifs de l 'oeuvre et de la vie de Descartes. C 'est bien vu, mais, par contre, je trouve que 4,10 euros pour visiter la maison natale...
...c 'est un peu excessif... encore faut-il réellement savoir évaluer
l 'excès. Qu 'entend-on par "excés" ? Et qu 'est-ce que l 'excès ? Et pourquoi ? Et comment ? Ne faudrait-il pas voir ici plutôt une euh...euh... comment dirais-je, n 'est-ce pas... etc. etc. Allez hop, on continue et, là, attention ! GRAVITE ! J 'arrive à Maillé...
Le 25 août 1944, les habitants de ce village ont été traqués par les nazis dans les champs, les maisons, les jardins, les caves... On les a mitraillés, fusillés. Certains ont été égorgés, d 'autres ont été brûlés au lance-flamme. Le bétail fut également. Après le départ des barbares, Maillé a subi une pluie de 80 obus, détruisant pratiquement toutes les habitations. Dans la soirée du lendemain du massacre, quatre trains passaient en direction de Tours. A chaque fois, des coups de feu étaient tirés. On dénombrera 124 morts, essentiellement des femmes et des enfanst puisque les hommes étaient mobilisés. J 'ai parlé un peu avec la jeune femme à l 'accueil de la Maison du Souvenir qui me disait que cela fait très peu de temps que cette tuerie avait été re-découverte. Contrairement à Oradour-sur-Glane, le village a de suite voulu se reconstruire, notamment grâce à de généreux donateurs anglais, dont un square du village porte leurs noms. La maison du Souvenir de Maillé n 'a d 'ailleurs que deux ans. Elle retrace la montée du nazisme, la collaboration française, la Shoah et les multiples tueries "gratuites" opérées par les nazis sur les populations civiles françaises. C 'est un peu didactique et "cher" (5,10 euros)... si je peux me permettre, mais bon, c 'est pas la place pour gueuler.
On continue. Un peu plus au Nord, ne v 'là t 'y pas que je débarque à Sainte-Catherine-de-Fierbois ! Eh ouais... Hein ? Ah maaaaiiss, bien sûr qu 'il s 'est passé des choses à Sainte-Catherine-de-Fierbois.
Tu traverses le petit village et ,de suite, tu vois ceci !
Oui d 'accord, c 'est vrai, y 'a une belle église ! Oui, OK, pas de problème, comme toi, je pense qu 'ils font de très bons sandwichs aux fraises dans la petite auberge qui porte le doux nom de Auberge Jeanne d 'Arc... Maaais, quoi ? Qué ne vois-je ?
Qu 'ouis-je ? Jeanne d 'Arc, vous avez dit ? Jeanne d 'Arc !
Bon, il est grand temps de t 'avouer que c 'est effectivement ici que Jeanne d 'Arc, rongée par la faim, crue entendre des voix, qui, en fait, n 'étaient que le fruit des borborigmes de son estomac affamé... C 'est donc pour ça que tu as une auberge ici, à Sainte-Catherine-de-Fierbois... Non, bon, allez, c 'est à Domrémy-la-Pucelle qu 'elle a entendu des voix la Pucelle. Par contre, ici, à Sainte-Catherine-de-Fierbois, c 'est dans cette petite église que Jeanne vint chercher son épée qui lui servit à bouter quelques Anglais hors de France avant de se rendre à un barbecue à Rouen où elle fut, il faut bien le dire, l 'invitée principale... Regardons
l 'endroit précis où se trouvait l 'épée :
Allez, c 'est pas l 'tout de se cultiver là, revenons à des choses de prime abord plus abordables comme ce beau paysage de Crissay-sur-Manse :
ou encore ce beau panneau de...
Ah quand je l 'ai vu ce panneau, j 'ai tout de suite pensé à "SOS fantômes" lorsque Sigourney Weaver ouvre son frigo et tombe sur un E.T. qui lui dit "Zoult !". Ah que la France est belle... Tiens, à Chinon, je croise encore une statue de la Jeanne... Parait-il que
c 'est ici qu 'elle rencontra John Malkovich ou un truc dans le genre.
Maaaiiis, ne voilà-t-il pas qu 'il se fait tard. Je m 'arrête alors au premier hôtel que je trouve à Angers... ou en Angers... Je sais pas. Après tout, on dit bien "En Avignon"... Suite du périple demain !
PS : la vache, t 'as vu comment j 'ai torché les dernières lignes de ce message...


























































































