Lors de nos précédents épisodes, nous avons vu que la petite ville de Moraira pouvait proposer autre chose que des baignades et des parties de glandage sur les plages de sable couleur taupe, typique de cette région méditerranéenne d'Espagne, située entre Valence et Alicante.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

 

Et puisque nous parlons d'Alicante, cela me fait penser que j'ai omis...du verbe omettre...

OMETTRE : Du latin omittere.
omettre /ɔ.mɛtʁ/ transitif 3e groupe (conjugaison). Manquer, soit volontairement, soit involontairement, à faire ou à dire ce qu’on pouvait, ce qu’on devait faire ou dire.
    - L’on y rencontre aussi le courtier, […], sans omettre toute la tribu des maquignons interlopes, véritables propagateurs de maladies contagieuses. (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
Traductions : Afrikaans : agterweë laat ; Danois : udelade ; Frison : weilitte.

C'était important de le signaler.
REPRENONS !
Et puisque nous parlons d'Alicante, cela me fait penser que j'ai omis de parler dans les précédents billets de notre passage un peu éclair à Alicante car tout est parti de cette ville, ou plutôt du nom de cette ville.
Comme j'en ai déjà parlé précédemment, au départ, nous devions aller en Tunisie, puis au Mali, puis au Maroc, en avion, en voiture, en bateau, en camion, à pied... NON, pas à pied, faut pas déconner non plus !!!! Et puis finalement, nous décidassiâmes de ne plus quitter l'Europe pour nous rendre dans une région chaude d'Espagne, en octobre. C'est à ce moment précis, là, PAF : chaude, Europe, Espagne ! J'ai pensé à ce nom : Alicante. Non pas parce que cela me rappelait ce groupe de hardcore-rap--métal des années 1990 qu'était Body Count !

Body Count, Alicante, ça rime, on peut confondre. Mais là, dans ce cas précis, nous parlons bien de la ville espagnole : Alicante. Ça sonne bien, ça sent le chaud, ça fait envie ! Mais après avoir vu les photos de la ville (composées d'immeubles et d'urbanisation), nous avons préféré choisir Moraira.
Toutefois, cependant alors que tout de même mais où est donc or ni car, nous nous sommes rendus à...

 

ALICANTE
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Peut être n'est-ce pas là la photo la plus représentative de la ville, mais quand j'ai vu ce paysage, j'ai tout de suite eu envie de l'immortaliser sur la pellicule... le numérique. Une route, une plage, un pont design, un ascenseur en verre, des palmiers. Mélange de modernité, de vitesse, de confort, de dépaysement et de far niente ; et cela même si ce dernier mot est d'origine italienne.
Si nous nous sommes rendus à Alicante, ce n'était pas pour aller flâner sur...

L'ESPLANADE D'ESPAGNE
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L'esplanade d'Espagne, vue du camion

Longeant le port de plaisance, elle est l'une des plus agréables promenades de bord de mer du littoral espagnol. Égayée de marbres polychromes aux dessins sinueux et réguliers, elle est ombragée de majestueux palmiers. De nombreuses terrasses de cafés et de restaurants s'y déploient et des concerts sont donnés le dimanche, dans le kiosque à musique. Mais nous y voyons rarement Jeanne Mas qui, pourtant, est née ici en 1958.
Si elle constitue le lieu de promenade idéal, l'esplanade est aussi la colonne vertébrale de la cité, bordant son coeur historique et reliant le centre-ville à la plage.

Oui, je sais : on ne la voit pas très bien sur le cliché ci-dessus, mais vu que ce n'était pas notre objectif, je n'ai pu la prendre en photo que depuis le camion en conduisant. En même temps, c'est pas mal, cela donne une seconde idée d'Alicante avec cette route, ces passants, ces palmiers, cette statue étrange, ce carrousel... Oh tiens, j'ai envie d'écouter un peu de Mister Bungle !

 

BREF DONC alors : Alicante !
Si nous nous sommes rendus à Alicante, ce n'était pas pour profiter de la luminosité de son ciel azur qui, dès l'Antiquité, fit la réputation de la ville. Tout d'abord appelée Akra Leduka (Citadelle blanche) par les Grecs en -324 av J.C. ; puis Lucentum (ville de Lumière) par les Romains, en -201 av. JC. Encore que, nous pouvons quand même lever les yeux, même depuis le camion, en direction de ce ciel apparemment unique...

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Ah oui... Y'a du bleu, y'a une sorte de voile nuageux étiré par le vent, qui donne une forme élancé et subtil à l'ensemble, et qui...

BREF DONC alors : Alicante !
Si nous nous sommes rendus à Alicante, ce n'était pas non plus pour aller visiter le château de Santa Barbara "Qui me dira, pourquoi j'ai le mal de vivreeeee, Santa Barbara, je ne sais pas, je vais comme un bateau ivre, emportant mes souvenirs"... Ah tiens, c'est marrant, je n'ai pas trop envie de réécouter le générique de cette série américaine des années 1980.

Toutefois cependant pourtant et quand bien même, nous passons tout de même cependant quand même pourtant alors que or ni car sous l'édifice en question.

LE CHÂTEAU DE SANTA BARBARA
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Celui-ci occupe une position stratégique au sommet du mont Benacantil, où plusieurs citadelles se sont succédées depuis l'Antiquité. L'origine de la forteresse actuelle date de l'époque musulmane (Xème siècle). Mais ce n'est pas le plus vieil édifice de la ville bien que l'on ait aucune certitude sur les constructions avant qu'Amilcar Barca installe sur le site un édifice militaire peu de temps avant la Seconde Guerre Punique (218-202 avant J.C.). Hannibal y aurait débarqué ses célèbres éléphants de guerre.

Schlacht_bei_Zama_Gemälde_H_P_MotteÉLÉPHANT DE GUERRE : Les éléphants de guerre ont été une arme importante, bien que peu répandue, dans l'histoire militaire de l'Antiquité. Ces animaux de guerre ont été utilisés en Asie, au Moyen Âge et jusqu'au XIXème siècle. L'éléphant est le plus grand animal terrestre. Seuls les mâles, plus forts et plus agressifs, étaient domestiqués pour la guerre. Les éléphants pouvaient être employés à un grand nombre de tâches militaires. Ils pouvaient porter de lourdes charges et fournir un moyen de transport utile. Ils pouvaient être également employés comme bourreaux, en écrasant le condamné. Au cours des batailles, les éléphants de guerre étaient habituellement déployés au centre de la ligne d'attaque où ils pouvaient être utiles pour stopper une charge ou pour commencer la leur. Une charge d'éléphant peut atteindre quelque 30 km/h et elle est difficile à arrêter avec seulement de l'infanterie. Sa puissance repose sur la force brute et sur la crainte qu'un animal de plusieurs tonnes peut inspirer dans les lignes ennemies.
WIKIPEDIA (Illustration : Henri-Paul Motte, 1890).

DSCN3879Entre 718 et le 4 décembre 1248 la ville appartint aux Arabes, qui la nommaient AL-Laqant ou Medina Laqant (faire le lien avec le toponyme valencien Alacant). Durant cette période, la ville suivit la destinée d' Al-Andalus et après la chute du Califat de Cordoue elle passa sous la domination de Denia et Murcie.
Aujourd'hui  -oui parce qu'on va pas faire tout l'historique de la ville-  Alicante est devenue la capitale de la Costa Blanca grâce à la douceur de son climat et à la proximité de vastes plages. Son port a également conservé un rôle économique important grâce à l'exportation des produits de sa huerta et de celle de Murcie.

 

BREF DONC alors : Alicante !
Si nous nous sommes rendus à Alicante, ce n'était pas non plus pour entrer dans la cathédrale de San Nicolas de Bari, ni même admirer la façade de l'hôtel de ville,ou encore errer sur le marché central d'Abastros... NON !

Si nous nous sommes rendus à Alicante, c'est pour aller visiter le MACA.
Dis comme ça, nous pouvons être amené à penser qu'il s'agit du titre d'une nouvelle chanson de Yannick Noah, ou du nouveau bouquin de Victor Segalem, ou du nom de la future danse de l'été 2015 qui détronera sans aucun doute la macarena, la lambada, la tektonic, la takata, la waka waka, la danse Soca, la tic tic tac, la Chico et Roberta, la dirladada, la fous-moi-la, la... NON !
Le MACA est un musée et si nous mettons des mots à chaque initiale, cela nous donne Museo de Arte Contempraneo de Alicante ; autrement dit pour ceux qui ne parlent pas espagnol :

MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN D'ALICANTE
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Photo : Alicanteturismo

Sur la photo ci-dessus que je n'ai pas prise du camion en conduisant, c'est pas évident de le trouver. Je te donne un indice : il se cache derrière le vélo.
Une fois trouvé, nous sommes entrés. Il est interdit de prendre des photos. Ce qui frappe d'emblée, c'est la luminosité. L'intérieur du musée baigne dans la lumière. C'est magnifique.
Les amateurs d'art autant que ceux d'architecture apprécieront ce musée, car son bâtiment, plus vieil édifice civil d'Alicante, a été habillement remanié et modernisé. Le MACA se trouve dans les murs de la Casa de la Asegurada, qui date de 1685. Ce bâtiment a fait office au fil des siècles de grenier, d'établissement pénitentiaire, puis d'école.

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Photos : Expedia

Toutes les pièces communiquent entre elles sur une surface de 4680 m2. Nouvelle conception inaugurée en 2011, il présente sur quatre étages et deux sous-sols une collection de peintures e de sculptures modernes, offertes par le sculpteur Sempere (1923-1985). On peut y voir les oeuvres d'artsites espagnols, comme Miro, Picasso, Gargallo, Tapies, Saura, Genovés, Chilida, Dali ; et étrangers, tels Vasarely, Bacon, Braque, Chagall, Kandinsky. On y découvre ainsi trois collections permanentes et la galerie d'art compte plus de 800 œuvres.

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Photos : Expedia

citroen-picassoJe voulais déposer ici une photo d'un des tableaux de Picasso exposé dans ce musée, mais en tapant "Picasso musée Alicante", je suis tombé sur ceci...
Donc, bon, ben, hein : si tu veux voir le tableau de Picasso a musée d'Alicante, tu n'as qu'à y aller. La conclusion de tout cela d'ailleurs est qu'Internet ne fait pas tout et c'est pas plus mal.

Après une bonne heure et demi passée en ses murs artistiques, nous sommes allés boire un verre en face du musée, sur la place de la basilique Santa Maria. Ce serait presque calme et agréable sil n'y avait à côté de nous une Hollandaise de 55 ans environ qui passe son temps à pleurer au téléphone. A la même table qu'elle, peut être des amis du même âge qui ont l'air consterné.
Mais que se passe-t-il ? Pourquoi pleure-t-elle ? Pourquoi sont-ils si consternés ? Un mort ? Un blessé ? Une rupture ? Est-elle parente avec ce garçon qui a tué toute sa famille en tentant de recréer la potion magique de Panoramix ?

Il tente de recréer la potion magique d’Astérix & Obélix et tue toute sa famille

potionDidier, un Gembloutois de 41 ans, grand fan d’Astérix & Obélix tombé dedans quand il était tout petit, n’en est pas à son premier essai. De nombreuses tentatives ratées au cours de sa vie l’a amené à se tourner vers de nouveaux ingrédients. Cette fois-ci, venin de cobra et plutonium liquide sont au menu. Cette fois-ci, il est certain de réussir. Sauf que cette fois-ci, c’est la fin.
Il en a également donné à son lévrier en pensant pouvoir le doper pour sa course, il est en ce moment entre la vie et la mort. Didier pense pouvoir le sauver en lui donnant encore un peu de potion magique, mais les médecins persistent à s’y opposer.
«C’est une passion depuis que je suis tout petit, mais ça ne plaît pas à tout le monde. J’ai fait quelques petits dégâts quand j’étais petit, mon amoureuse en est morte quand j’avais huit ans et on a souvent pensé que j’essayais de me suicider alors que je voulais juste devenir plus fort que tout le monde pour qu’on arrête de m’embêter à l’école. Bref, ma famille a toujours été contre donc je ne leur ai pas dit ce qu’il y avait dans leurs verres. A mon avis ils étaient allergiques à quelque chose.»
Selon son avocat, Didier risque la prison à perpétuité. Mais lui voit les choses différemment : «Je pense qu’ils vont comprendre que je n’y étais pour rien et j’aurai juste un peu de travail d’intérêt général. Au pire, je me ferai passer pour fou même si je ne le suis pas du tout, et j’irai en hôpital psychiatrique à la place.»  NORDPRESSE

 


Nous ne savons pas. Nous ne comprenons pas le hollandais, mais apparemment elle est très triste.
Toujours est-il qu'après un bon quart d'heure de discussion téléphonique à couteau tiré, un mec en tenue cycliste complète arrive et la femme lui gueule dessus. On n'a rien compris et nous sommes repartis.

Autoroute, Benidorm à la tombée du jour,
vue du camion.

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On voit pas trop bien, mais ça a d'la gueule... surtout si on aime le béton et les immeubles de 30 mètres de haut.
Retour à l'appartement Guatipiti d'El Portet-Moraira où, ce soir, la nuit est fraîche. C'est donc dans le salon intérieur, côté route, que nous dînons.

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Deux remarques s'imposent alors.
1) Incroyable changement de météo !?! Ah l'temps est fin fou c't'année, bordel ! Et dire qu'hier, à la même heure, on bouffait en terrasse en maillot de bain !!!!
2) Menu spéciale crise : de la sauce américaine avec un verre de rouge et un peu de mayonnaise ! Et dire qu'hier à la même heure, c'était poisson, tapenade, pommes de terre et caviar.
CONCLUSION : Il faut profiter de la vie car on ne sait jamais ce qui peut advenir le lendemain.

 

LE LENDEMAIN,
EN OCTOBRE 2014

"Il fait beau, il fait bon", comme disait Claude François, avant d'ajouter qu'"il fait rouge, il fait bleu, il fait du soleil au fond des yeux, quand on vit dans la vie comme des amoureux." Tout ça, bien sûr, avant qu'il ne vire disco et se mette à faire du bricolage dans sa baignoire.
Oui : il fait beau, il fait bon ! Un temps idéal justement pour ne pas rester dans sa baignoire et aller se baigner avant de faire un petit tour à Moraira, histoire de voir s'il y a moyen de boire quelques Mojitos.
Nous sortons de Guatipiti pour nous plonger dans les rues morairariennes ; c'est pas beau à dire, mais c'est comme ça.
Pour rejoindre le centre-ville, nous longeons la mer. Eau claire turquoise translucide et végétation verte variée.

DSCN3955Cap d'Or et eaux turquoises

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Palimier et eaux turquoises                                                                Cactus et eaux turquoises

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Arbres et eaux turquoises                                                Peñón de Ifach et eaux pas turquoises

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Cap d'Or encore et eaux turquoises toujours                        Escaliers descendant vers eaux turquoises

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Mouettes regardant eaux turquoises                                         Traversée du parc Portitxol

 

Arrivée au port...

DSCN3770Grande
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Tour de la ville avec quelques sculptures...

ATTENTION : quand j'écris "Tour de la vielle avec quelques sculptures", cela ne veut pas dire que j'ai embarqué des sculptures et que je suis parti faire le tour de la ville avec elles en les portant à bout de bras.
Non, cher lectrice-teur, Moraira, ce ne sont pas que des villas, des plages, des eaux turquoises et limpides, des restaurants à paellas,des palmiers. Non, à Moraira, tu as aussi quelques sculptures dispersées ici et là.

Hommage aux pêcheurs
de je sais pas
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Nous l'avons déjà vu : avant de devenir une station balnéaire pour villas allemandes, hollandaises et anglaises, Moraira était un petit village de pêcheurs. Un détail intrigue dans la sculpture ci-haut : le jeune garçon assis tient un truc doré dans ses mains qui ressemble à une verge. Quand on se rapproche, on voit qu'il s'agit d'un poisson. Toutefois, pourquoi la queue du poisson seule brille-t-elle ainsi ? Est-ce un objet que les visiteurs, touristes et locaux viennent toucher comme c'est le cas pour la silhouette du chien de la famille royale (signe de fidélité) sur le pont Saint-Charles à Pragues ou encore pour la chouette de Dijon qu'il faut toucher de la main gauche après avoir fait un voeu pour qu'il soit exaucé.

Prague             jénorme et la chouette de dijon

       

Un peu plus loin, en suivant cette longue esplanade propice à la promenade, une autre sculpture apparaît soudain à nos yeux éberlués ; et c'est pas facile d'avoir les yeux éberlués quand on est en vacances.

El Observador Pasivo
de Fernando Heras Castan
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Cette oeuvre de 2004 réalisée en marbre pèse environ dix tonnes et rappelle les Moaïs de l'île de Pâques.
D'autres oeuvres du sculpteur sur son site : herascastan.Blogspot.fr.

 

Non loin de cette magnifique sculpture, un hommage est rendu à l'écrivain américain Chester Himes, décédé ici il y a trente ans.

CHESTER HIMES
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Chester Himes naît le 29  juillet 1909 à Jefferson City (Missouri) dans une famille d'enseignants, le père noir, la mère à la peau plus claire. Il débute des études en 1926 à l'Université d'État de l'Ohio à Columbus  -ce qui était exceptionnel pour un noir à cette époque-  et qu'il finance en étant liftier et barman. En 1929, il est victime d'un accident en tombant dans une cage d'ascenseur vide ; ce qui le laissera légèrement handicapé à vie, mais lui permettra de toucher une pension d'invalidité pour poursuivre ses études à l'université.
Au même moment, il fréquente une bande de voyous de Cleveland, supervise une table de blackjack, revend de l'alcool clandestin ; mais fini par être arrêté et condamné à 20 ans de prison, suite à un braquage raté et diverses récidives.
Durant son séjour carcéral, il découvre la bibliothèque de la prison et la littérature avec des ouvrages de Dashiell Hammett, Raymond Chandler et Fédor Dostoïevski. Il se procure une Remington et commence à écrire. Ses nouvelles sont publiées dans des revues noires et, en 1934, sa nouvelle éponyme 59623 (son numéro de matricule) paraît dans Esquire. Il sort au bout de 7 ans avec l'objectif d'écrire pour raconter la condition des Afro-américains.
A sa sortie de prison, il se marie, écrit pour le Cleveland Daily News, puis déménage pour la Californie où il écrit et travaille sur les chantiers navals.
Son premier roman édité est S'il braille, lâche-le, en 1945, qui raconte la peur et l'humiliation d'un ouvrier noir victime du racisme sur une base de la défense lors de la seconde guerre mondiale. Il est suivi par The Lonely Crusade en 1947, qui aborde la question des relations entre noirs, du mouvement travailliste et du Parti Communiste.
Quittant sa femme et fatigué par le racisme ambiant, Himes part pour la France en 1953. A Paris, il fréquente Wright, mais aussi James Baldwin et Ralph Ellison. De 1953 à 1955 paraissent successivement Cast The First Stone, basé sur son expérience en prison, The Third Generation, qui reprend les thèmes de The Lonely Crusade, et La Fin d'un primitif, histoire d'amour autobiographique entre un auteur noir raté et une femme d'affaires blanche.
Sa rencontre en 1957 avec Marcel Duhamel, traducteur de S'il braille, lâche-le, est décisive. Le fondateur de la série noire le convainc d'écrire des romans noirs, dans la veine behavioriste de l'époque. Himes, lecteur de Dashiel Hemmet, décide de se baser sur ses écrits. Le succès vient rapidement, et Himes est considéré comme un auteur important du polar hard-boiled.
Entre temps Himes déménage pour l'Espagne. Il est malade pendant la plus grande partie des années 70, et écrit les deux tomes de son autobiographie.
Il meurt le 12 novembre 1984 à Moraira.
Ses écrits, dont quelque soixante-dix nouvelles, dénoncent avec constance la condition des Noirs et le racisme, mais développent également un regard très critique sur le regard que la communauté noire pose sur elle-même et sur sa propension à se réfugier dans la croyance religieuse aveugle ou dans la voie de l'illégalité.
Sources : POLANOIR et WIKIPEDIA

 

Et nous reprenons la tournée des sculptures. Hop là, là-bas, au fond, un magnifique rond-point avec plein de ferrailles dessus !

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C'est le résultat du travail de Toni Mari Sart qui a également sculpté l'oeuvre que nous voyons à l'entrée sud de Moraira.

 

L'homme regardant la mer
de Toni Mari Sart

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Originaire de Javea, c'est très jeune que Toni Mari Sart a appris à forger le fer en maîtrisant le feu et les métaux. Dès l'âge de 5 ans, il tente de donner vie à des assemblages de bois et de fer. A 14 ans, il est fasciné par le côté maléable de la fonte forgée. Un peu plus tard, l'architecte Julio Sela lui demande de réaliser une petite sculpture. Il choisit le motif de l'âne, symbole de la patience, qui finira dans la zone portuaire de Javea. Malgré la critique, Toni Mari Syart continuera de sculpter des animaux : taureaux, oiseaux, poissons,... Des lignes simples aux lignes courbes agressives pleines de mouvements. Puis le premier homme sculpté : le visage d'un golfeur, humanoïde, androïde, sans émotion, expression simple. Esthétique et austère. Puis il complétera ses oeuvres par la recherche d'une âme en créant des silhouettes, des personnages levant les bras au ciel, scrutant l'horizon.

Nous revenons sur le centre-ville pour admirer une autre sculpture très intéressante.

 

Mojito King enseigne
du bar Mojito King

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Effectivement, il est grand temps de marquer une pause Mojito !
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Mojito devant le château de Moraira

De bonne facture, prix pas trop excessif, proposant une belle vue sur le château de Moraira qui n'est pas très intéressant, mais qui a le mérite d'être là.
Convaincus que nous sommes la bonne route, nous poussons un peu plus loin afin de vérifier que c'est une bonne région et une bonne année pour le Mojito. A deux pas du Mojito King, un restaurant chinois propose lui-aussi de bons Mojitos à un prix moindre, avec une glace pillée originale en forme de petites boules.

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Mojito sans château de Moraira

 

Puis, à la tombée de la nuit...

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 DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE

Pou en finir une bonne fois pour toutes avec Moraira, nous nous dirigerons vers ce qui en fait également son charme : les caps et les criques alentours.