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LE VOYAGE DE JéNORME

LE VOYAGE DE JéNORME
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9 août 2026

Une rando, pas de bière : l'Arradoi (64)

   

Bon, tu l'auras remarqué : il fait chaud cet été !
Serait-ce la norme ou est-ce exceptionnel ? Sécheresse, canicule, incendies, manque d'eau, des habitants déplacés, des maisons détruites. Cela semble empirer chaque année.
On regarde les informations, impuissants, et puis... et puis...
Ce blog est avant tout un blog parlant de "voyages", de randonnées, de rencontres, de lieux insolites... Donc je ne m'épancherai pas sur ce qu'ont vécu ou peuvent vivre les victimes de ces terribles incendies, mais je pense à eux et leur souhaite beaucoup de force et de courage.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

 

Oui, il fait chaud.
C'est n'importe quoi les températures sur la France en ce moment quand tu regardes la carte de France !!!!

  
La France brûle. Chaque année, de plus en plus d'hectares de forêt disparaissent pour ne laisser que des cendres et des paysages ravagés. Je pense au dessin que m'ont offert les amis dessinateurs Plop et Kankr, alias Julie et Simon....

 

Heureusement que certaines personnalités politiques ayant soif de pouvoir avaient proposé de sages suggestions...

  
Parce que c'est bien connu, il faut toujours voir le côté positif d'un évènement dramatique, surtout quand l'humain sait qu'il en est responsable... 

  

Et Dieu sait si l'humain est capable de rationalisation... Amen !


Et on oublie.
Une information chasse l'autre, comme nous l'avons déjà vu à maintes reprises lors d'autres évènements aussi dramatiques. Patrick Brule-Bruel, incendire-incendies, hausse du prix du pétrole-baisse du prix du pétrole, Gaza-pas Gaza, coupe du monde de foot,... Nous n'avons jamais eu autant de moyens de communication, et nous ne savons plus comment nous en servir pour être efficaces quant au sujet que l'on traite.

Et pour les septiques, moi je dis : tant qu'il y aura des pistes de ski à Dubaï et que des gens les utiliseront, je n'aurais aucun doute sur le réchauffement climatique.
  

  

 

 

J'éteins la télévision et la radio pour à présent me concentrer sur une randonnée, histoire de sortir quand même un peu.
   

Non, je ne me lancerai pas
dans une grande marche !

  

Plutôt une petite marche matinale avant la hausse des températures de l'après-midi.
Mon choix s'est porté sur cette petite randonnée sur les hauteurs de Saint-Jean-Pied-de-Port, dans le Pays Basque. Il s'agit d'atteindre un pic situé à 660 mètres d'altitude, portant le nom d'Arradoi.
Pour atteindre ce sommet, d'après les cartes et les sites de randonnées, il faudra marcher environ 2h45 sur une distance de 6,3 kilomètres avec un dénivelé de 307 mètres.

   

C'EST PARTI !

   

   

   

Je quitte Mouguerre en constatant que Minette, la petite chatte du voisin, a trouvé un nouveau perchoir pour observer les va-et-vients des résidents.

 


Feuillage, verdure, oxygène,
point de vue sur les alentours.

   
 

Quelques 60 kilomètres plus tard qui m'auront fait passer par Ustaritz, Cambo-les-Bains, Itxassou, Louhossoa, Bidarray et Osses (117) ; le tout en prenant déjà bien soin de s'hydrater, mais pas avec n'importe quelle boisson.

  

   

Une heure plus tard, j'arrive à Saint-Jean-Pied-de-Port ; bien connue pour être une des principales villes-étape française sur le chemin de pèlerinage Saint-Jacques-de-Compostelle avant d'atteindre l'Espagne.
On reconnait la ville par sa citadelle, ses remparts avec ses multiples portes, certains de ses monuments et la Nive de Béhérobie qui la traverse.

  

Toutefois, si tu arrives par la D918 à l'Ouest et que tu ne veux pas traverser la ville pour rejoindre le départ de la randonnée qui se trouve sur les hauteurs d'Ispoure, tu peux bifurquer bien avant, à hauteur du pont d'Aguerria, pour emprunter la petite route nommée chemin d'Ihitzgorri.

  

C'est un peu tortueux, parfois étroit, parfois il y a de l'herbe au milieu de la route, mais ça passe sans encombre. On découvre de belles vues sur une partie des vignes du terroir des vins d'Irrouléguy, ainsi que des rencontres avec quelques brebis guidées par leur berger.

  
   

   

BREF : après une belle montée en voiture sur une route devenant piste zigzaguant sur les flancs d'une montagne basque, j'arrive à hauteur de l'aire de pique-nique, marquant le départ de la randonnée de ce jour.

   

Cette aire se compose d'un barbecue, de toilettes (Komunak) et de plusieurs bancs-tables en pierre répartis un peu partout sur le périmètre pour offrir un beau panorama sur les montagnes basques environnantes.
On découvre également deux panneaux, indicateurs de randonnée.

  
C'est derrière celui reprenant la topo de la randonnée que le chemin à suivre s'élance par une petite pente. Il nous donne quelques mots sur les intérêts de la balade ; ce que l'on va voir et sur quelles pentes nous allons évoluer.

"Premier sommet simple d'accès autour de Saint-Jean-Pied-de-Port, le pic d'Arradoy offre une ascension agréable et particulièrement ombragée. Au départ d’une aire de pique-nique panoramique, l'itinéraire, principalement forestier, débute sur le versant sud du sommet en offrant un point de vue remarquable sur Saint-Jean-Pied-de-Port et ses montagnes environnantes.
Le sol rouge, constitué de grès ferrugineux, évoque un des terroirs du vin d'Irouléguy. Bien que peu visible dans cette ambiance forestière, les pentes de l'Arradoy sont ceinturées, un peu plus bas, par les vignes en terrasse.
Sur le versant Nord débute le Chemin du Génie. Il permet d'atteindre progressivement le sommet en bénéficiant d'une fraicheur appréciable.
Après une halte au milieu des chênes et des myrtilliers, la descente, sur un beau sentier en lacets, offre un contraste saisissant."
  EN PAYS BASQUE

   
Cela faisait bien 2 minutes et 12 secondes que je marchais que, déjà, sur ma droite, un premier point d’intérêt : une table d'orientation faisant face au sud.

   
Oui, bon, ils z'y avaient dit : "C'est une ascension particulièrement ombragée..."
DONC, au printemps et en été, on ne peut pas dire que la vue soit vraiment dégagée grâce aux nombreux arbres présents ici. Mais, eh oh, on  va pas se plaindre : il en faut des arbres, il en faut de la végétation. Ce sont les derniers éléments naturels à dégager de l'oxygène et de la fraicheur sur cette bonne vieille Terre qui meurt à petits feux sous l'effet des progrès outrageants de l'être humain.

   

Bon eh allez : arrête de gueuler !!!!
Que voit-on depuis cette table d'orientation ?
Des arbres ! Oui, certes, OK, on a compris.
Mais aussi, là haut, au loin, le sommet d'Errozate, 1347 mètres d'altitude.
On aurait également pu voir Saint-Jean-Pied-de-Port, les ports (ou cols) de Cize ainsi que la vallée de la Nive de Béhérobie.

  
Je quitte la table d'orientation pour reprendre le chemin assez large. Mais quelques mètres plus loin, une ouverture, une impasse sur la droite, qui propose une vue un peu plus précise sur Saint-Jean-Pied-de-Port et une parcelle de jeunes vignes d'Irouléguy.

 

Petit village basque de la Basse-Navarre, l’appellation Irouléguy est composée de vins rouges, blancs et rosés. Il s'agit d'un des plus petits vignobles de France avec, en 2024, une superficie de 261 hectares réparties sur les territoires de quinze communes (Sancerre : 3050 hectares, Chablis : 5866 hectares).
L'histoire du vignoble est liée au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il est formé au XIème siècle par les moines de Roncevaux qui plantèrent des vignes autour de l'ancienne église Saint-Vincent (patron des vignerons) du village d'Irouléguy pour concevoir un vin destiné aux pèlerins. Après la signature du traité des Pyrénées (1659), les moines ont quitté leur vignoble et les habitants ont pris possession des vignes.

 
Plus bas, Saint-Jean-Pied-de-Port et ses maisons rouges et blanches, ainsi que ses remparts de grès rose et sa citadelle.

Ici, les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle venaient se reposer avant d'attaquer le passage des cols pyrénéens, réputés dangereux à une époque où les routes n'existaient pas. La ville reste une étape importante de ce pèlerinage. Des quatre grandes voies historiques de ce pèlerinage, seule la voie d'Arles via Tolosana ne passe pas par Saint-Jean-Pied-de-Port.
Depuis des siècles, des milliers de pèlerins sont entrés dans cette place forte par la porte Saint-Jacques, classée Patrimoine de l'humanité par l'Unesco.
Aujourd'hui, les pèlerins sont encore près de 20 000 par an à faire étape ici, motivés par la foi ou l'exploit sportif.

On entre dans la ville par l'une des sept portes pour rejoindre, par exemple, le pont Neuf enjambant la Nive de Béhérobie... qui deviendra la Nive quelques mètres plus loin en recevant les eaux de la Nive d'Arnéguy et du Laurhibar. D'anciennes maisons à balcons de bois bordent la rivière jusqu'au vieux pont Notre-Dame et les contreforts de l'église dite 'du bout du pont".
La rue d'Espagne permet d'admirer les maisons dont le style navarrais se distingue par les longs cintres de grès bicolores et les enseignes.
Dans la rue de la Citadelle, de grandes bâtisses de chaque côté avec la plus célèbre d'entre elles la prison des Évêques... où aucun prélat n'y fut emprisonné.

  
Bon,  d'ici, on ne voit pas toutes les subtilités architecturales de la ville.
Je reprends ma route, ou plutôt mon chemin, en direction du Pic d'Arradoi.

   

C'est bien balisé -en jaune-, clair. Le chemin passe à la lisière de la forêt avec chênes, genêts et asphodèles.  Parfois, le chemin se couvre d'herbe encore verte...

 

 

 

 

 

Après un petit quart d'heure de marche et une légère montée, j'arrive à un carrefour, marqué par des panneaux proposant différentes directions.

   

Je me lance dans un premier temps en direction de "table d'orientation et aire de pique-nique", mais la descente est raide et ne me dit rien qui vaille si je ne veux pas m'éloigner du bon chemin.
Toutefois, il y a une belle vue sur Saint-Jean-Pied-de-Port et les montagnes environnantes depuis le sentier en forte pente, bordé de fougères colorées.

 

Je remonte sans jamais savoir quelle était cette table d'orientation et cette aire de pique-nique. Peut être celles d'où je suis parti ; mais cela ne me semblait pas être le même chemin.

  

Toujours est-il que je retrouve le carrefour et ses différentes directions.
Je ne choisis par l'itinéraire "Pic d'Arradoy direct" car j'ai le temps.
Je prends donc la direction "Pic d'Arradoy par liaison chemin du Génie". Et je ne sais pas si tu as remarqué, mais ici, Arradoi s'écrit Arradoy. Voilà, ça, c'est dit.

  

Je suis à présent un charmant sentier, ni trop étroit, ni trop large, mais bien ombragé.

  
Quelques oiseaux m'accompagnent de quelques chants discrets. Cette partie du sentier évolue à flanc de montagne, versant sud. En cette saison, les feuillages ne permettent pas d'avoir une vue sur Ispoure, Saint-Jean-Pied-de-Port et les montagne des Aldudes.

 

 

 

800 plus loin depuis le carrefour, je remarque sur la gauche des panneaux indiquant la direction "Liaison chemin du Génie".

C'est un sentier étroit et bien raide qui propose de rejoindre directement le chemin du génie sans faire la boucle complète.
Vu qu'il n'y a pas de panorama sur le sud et que la température  -même à 10 heures du matin-  commence à monter, je décide de prendre cette alternative.

  
De suite,
ça grimpe sec !

 

Mais pas longtemps !
Oooooooh une petite fleur !

Il s'agit d'une épiaire officinale. Suivant l'angle de prise de vue, elle n'a pas la même apparence. Evidence ? Pas forcément. Toujours est-il qu'elel était bien seule et isolée à cet endroit de la pente imprévue.

   

Après quelques mètres de montée intensive, je retrouve le chemin dit officiel menant au pic.

 

Il y a déjà quelques mûres ! Pas complètement mûres, mais tout de même : on est fin juillet-début août ! De mon temps  -c'est à dire quand j'étais plus jeune-, les mûres, on les cueillait début septembre, eh oh ! Mais la météo est fin folle c't'année ! Réchauffement climatique, tout ça ! Quand tu vois que dans certaines régions, ils ont déjà commencé les vendanges !!!






 

 

 

 
Non mais hein oh eh !!!! Comme dirait Papa Style dans sa nouvelle chanson "A vous" : "J'crois que j'prends un coup d'vieux, j'ai connu les vraies saisons..."


 

 

 

Bon, allez, on se ressaisit et on poursuit cette randonné bien ombragée. Oui, il y a des arbres. C'est bien les arbres, ça dégage de l'oxygène, de la fraicheur. Les arbres, c'est de la vie, de l'intelligence, de l'adaptation, mais jusqu'à quand et jusqu'où ?
Les facultés du règne végétal ne vont-elles pas être définitivement "effacées" par l'anthropocène ; cette nouvelle époque géologique se caractérisant par l'avènement des hommes comme principale force de changement sur Terre, surpassant les forces géophysiques ?
Cette année, le jour du dépassement (date à laquelle l'humanité a consommé toutes les ressources que la Terre peut régénérer en un an) a été atteint le 30 juillet alors qu'en 1970, ce dépassement avait eu lieu le 29 décembre.

  

Les arbres. Leurs facultés sont nombreuses. Capables de pousser sur les terres les plus hostiles, ils grandissent toute leur vie, fabriquent un matériau unique -le bois, transportent des quantités d'eau phénoménales sans empiéter sur les besoins vitaux de leurs voisins.
   
"L'arbre est-il pour autant doté d'une conscience voire d'intelligence ?
Même si ses racines sont capables de se frayer un chemin pour trouver leur nourriture dans un labyrinthe, les études réalisées par l'Italien Stefano Mancuso, inventeur du concept de neurobiologie végétale, sont controversées. (...)
Le débat est relancé depuis que les chercheurs ont mis au jour un système d'échange entre les racines et leur environnement beaucoup plus complexe qu'observé jusqu'alors.
Ces questionnements, passionants, ne doivent pas masquer l'interrogation vitale : entre déforestation intensive, incendies et dérèglement climatique, les arbres vont-ils survivre à l'anthropocène ?"
LE MONDE, "Le génie des arbres"

   

Et pusique nous parlons de "génie (des arbres)", évoquons à présent le sentier sur lequel nous évoluons et qui se prénomme "Chemin du Génie". Eh oh, t'as vu l'enchainement là, hein ?!

On le reconnait facilement ici grâce à l'apparition de murettes.

  

Mais qu'est-ce que le "chemin du Génie" ?
Rien à voir avec un esprit magique qui sortirait d'une lampe.
Linéaire et progressif, le chemin du Génie est l'oeuvre du Génie militaire. Il semble avoir été construit au début du XVIIIème siècle afin d'améliorer les capacités de défense de la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port.
Ce sentier serpente sur le flanc de la montagne sous les chênes et les chataigniers.

 

Quelques mètres plus tard, plus loin et plus haut, le chemin du Génie se rétrécit jusqu'à disparaitre pour devenir sente. Une sente qui mène vers un ciel bleu, dégagé.

  

C'est le sommet. Je suis arrivé au pic d'Arradoy, à 660 mètres d'altitude, reconnaissable à cette sorte de "tas de rochers".

  

Et plus précisément à celui sur lequel il est marqué le nom du lieu, en rouge au dessous de la marque de balisage jaune.

  

Cela vaut bien un petit selfie ;
ou plutôt un demi-selfie.

 
Hein, eh oh. Bon... Euh... Peut être que tu te poses LA question essentielle que tout le monde se pose quand on arrive au sommet d'une montagne... Hein... Hein... Et cette question serait... est... : "Alors, quel panorama a-t-on depuis le sommet du pic d'Arradoy ?"
 
Bonne question. Très perspicace, élémentaire, logique. Je n'ai pas parcouru trois kilomètres avec un dénivelé de 307 mètres pour ne pas profiter du panorama !!!


Alors voici ce que l'on voit depuis le sommet du pic d'Arradoy aux mois de juillet-août 2026.

C'est beau, hein ?
Mais non, c'est pas beau !!!!! C'est la Mer de Glace à Chamonix !!! Elle a toute fondu !!!! C'est horrible !!!! Dans 40 ans, ce sera la Mer de cailloux !!!! Tout ça parce qu'il y a des con qui veulent aller sur Mars ou sur la Lune pour faire du tourisme spatiale car ils ont trop de pognon et qu'ils ne savent pas quoi en foutre !!!!!  
AAAAAAAAHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!

  

  

Bon... Calmons-nous et revenons au sommet du pic d'Arradoy.

 

 

 

 

 

 

 

 


Et quelle vue incroyable
a-t-on depuis ce lieu unique ?

 

Eh bien, celle-çi :

 

Ah oui, là, on comprend mieux pourquoi y'en a qui veulent prendre des navettes spatiales pour aller sur Mars afin de mieux voir la Terre, hein !!!!!

Bon, euh...
Eh oui. On en voit rien. Enfin, on ne voit rien... si, on voit bien qu'il y a des arbres et c'est bien les arbres, c'est chouette les arbres... mais pour avoir une vue panoramique, c'est pas la même.
 

Le sommet du pic d'Arradoy est également entouré d'arbres et, en cette saison, ces arbres ont des feuilles. Et ces feuilles... ben... on va pas dire qu'elloes gachent un peu la vue... mais il est vrai... que... ben... on ne voit rien... à part les feuilles d'une végétation encore existante ici.... et c'est déjà pas mal... c'est chiant hein tous ces points de suspension pour marquer l'attente, la réflexion ou... je sais pas...

  

Bon, pas la peine de rester plus longtemps.
Je redescends ; cette fois-ci par le petit sentier se dirigeant plein Ouest. Il est assez raide, serpente lui aussi sur le flanc de la montagne, à l'ombre des arbres.

  
Quelques mètres plus bas, la forêt se fait moins intense et une vue sur les montagnes Sud et Ouest apparait de façon plus claire.





 

 

 

 

 

 

 

   

Encore un peu plus bas, la terre est devenue bien rouge. C'est ce fameux grès ferrugineux qui donne cette couleur au sol.
Je passe à proximité d'un très bel arbre qui étend ses branches subliment ses longues branches tortueuses.

  

Un peu plus bas encore, j'arrive en un lieu complètement dégagé de tout arbre. Seules les fougères déshydratées aux couleurs orangées sont présentes.

 

 

Au loin, dans la vallée, une nouvelle vue sur Saint-Jean-Pied-de-Port et les montagnes basques la dominant

  
 


 

 

 

 

  

Et puis, et puis, je retrouve le carrefour aux panneaux ; ce carrefour qui indiquait différentes directions, comme "Table d'orientation - aire de pique-nique""Pic d'Arradoy direct" et"Pic d'Arradoy par liaison chemin du Génie".

  

La boucle est bouclée, comme nous le prouve la carte IGN.

  

Il ne me reste plus qu'à redescendre jusqu'à la voiture et à l'aire de pique-nique de départ par le chemin déjà emprunté tout à l'heure.
Je jette un regard sur le pic d'Arradoy derrière moi.

 

Effectivement, son sommet est bien boisé.

  

Finalement, je n'aurais pas mis 2h45, mais 1h30 pour effectuer cette randonnée. J'ai un peu speedé pour ne pas avoir trop chaud.
C'est une randonnée agréable, simple, sans difficulté, en pleine nature. Pour les vues panoramiques, tu comprendras qu'il vaut peut être mieux privilégier une autre saison.

     

 

Allez,
on se quitte avec la petite vidéo récapitulative.


 

 

    

A bientôt
pour une nouvelle randonnée
ou autre découverte aléatoire.

   

   

    

     

1 août 2026

UN LAC, UNE BIèRE : Sentier des cascades et lac de Bachimaña, Partie 1 (Espagne)

   

C'était un temps où il faisait chaud... Très chaud...
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

  

On dira ce qu'on voudra : mais c'est pas l'éclipse qui a refroidi la planète ?!
Pourtant, j'avais prévu mes lunettes d'éclipse...

   
Mais vu que l'on m'a dit qu'elles étaient un peu approximatives, voire inutiles, voire dangereuses, j'en ai confectionné d'autres en prenant soin, aussi, de me protéger le cabochon...

L'avantage, c'est qu'une fois l'éclipse terminée, je bouffais les manger.
Mais vu que l'on m'a dit que ça allait me bousiller la rétine, j'ai finalement décidé de rester sur le balcon de mon appartement en tournant le dos au soleil et à la lune, comme Minette...

  
Et quand le moment M est arrivé, j'ai regardé mes voisins regardant l'éclipse avec des masques à souder ; contrairement à Minette qui s'est réfugiée sous la table basse du salon avec les pattes sur les yeux.

 

BREF : éclipse loupée car pas de lunettes adéquates. Mais la grande préoccupation à l'époque de l'éclipse 2026  -le 12  août dernier-, c'était surtout de trouver des coins pour se rafraichir face aux températures caniculaires répététives de cet été 2026.

  

J'ai commencé cette quête en me rendant quelque part dans le Béarn, et plus précisément dans le Gave d'Oloron...


 

 

Et puis, comme cela faisait un peu "fainéant de service", je me suis dit : "Allez, prenons de l'altitude en nous rendant dans les montagnes en longeant un sentier qui suit un torrent qui mène jusqu'à un lac d'altitude, enfin !"

Ah oui, là, j'ai mis toutes les chances de mon côté pour me rafraichir ; tout en faisant de l'exercice en extérieur.

Et mon choix s'est porté sur cette randonnée que je baptiserais : Sentiers des cascades et lac de Bachimana" (prononce "Bachimagna").
Pour cela, direction l'Espagne, et plus précisément la frontière franco-espagnole, et plus précisément la mystérieuse station thermale de Balneario de Panticosa, qui se trouve un peu au-dessus de... de... Panticosa.

   

   

     

Je quitte le gave d'Oloron pour rejoindre Oloron-Sainte-Marie, puis Laruns, puis la magnifique vallée d'Ossau...

  

Bon, là, c'est vrai, on ne se rend pas bien compte car c'est tôt le matin et l'ombre domine encore sur le Gave d'Ossau et sa vallée.
   

Passage au sublime col du Portalet
avec ses estives dominé
par l'emblématique Pic du Midi de Jean-Pierre d'Ossau.


Oui, pour se rendre mieux compte de la beauté des paysages, il vaut mieux sortir de la voiture et s’éloigner de l'asphalte.

 

BREF : une fois le col passé, nous voici en Espagne pour traverser la station de ski de Formigal.... " OOOOOOOh Formigal ! ♫ Tu étais Formigal, j'étais forminable... OOOOH Formigal ! " ou "♫ You are the one for me,  for me, for me, formidableeeeee ♫"
Pas de neige, ni de ski au programme, mais des vaches !

  

Et pis des brebis !
Plein de brebis !!!

 

22 kilomètres plus bas, au sud, puis à l'Est, j'arrive au point de départ de la randonnée : Balneario de Panticosa.

 
C'est une ville assez mystérieuse. Enfin, une ville... une station thermale située à 1636 mètres d'altitude que tu atteints après avoir parcouru 8 kilomètres sur une route sinueuse se terminant en cul de sac après avoir longé des flancs de montagnes aux roches d'apparence fragile. Cet itinéraire était autrefois emprunté par les bergers et les contrebandiers pour passer la frontière par le col de Marcadau
Quand tu arrives sur place, tu découvres un petit lac naturel, l'Ibon de Banos, qui recueille les eaux des ruisseaux descendant des sommets environnants pour ensuite donner naissance à la rivière Caldarès qui s'en va descendre jusqu'au grand lac de Buba à hauteur du village d'El Puyo de Jaca.
Tu me dis si je détaille un peu trop les trucs, là.

 

L'autre particularité de Balneario de Panticosa  -et il n'y en a pas tant que ça-, c'est ce grand complexe thermal fermé. On ne voit que ça. Il est incontournable ! Enfin si, justement, il faut le contourner pour atteindre le grand parking gratuit et libre d'où part la randonnée du jour.
Ce complexe thermal assez gris se compose de deux hôtels quatre étoiles, d'un grand spa de 8500 m2 et d'un espace dédié au bien-être du corps et de l'esprit, amen.
Les six sources d'eau azotées et sulfureuses présentes en ces lieux sont conseillées pour le traitement des affections rénales, digestives, respiratoires, rhumatismales, nerveuses et cutanées.
Balneario de Panticosa fut l'une des plus célèbres et prestigieuses du pays avec sa capacité hôtelière supérieures à celle de nombreuses capitales régionales.
Historiquement, les eaux de Panticosa ont été appréciées depuis l'Antiquité, mais elles ont atteint une grande renommée au XIXème siècle lorsque la royauté et l'aristocratie espagnoles les ont choisies comme destination de santé et de repos. Mais au milieu du XXème siècle, son activité connut un réel déclin dont elle se tente se remet actuellement.
Si quelques-uns de ses bâtiments historiques sont préservés et entretenus (le casino, le Gran Hotel, les termes de Tibère, la chapelle de Carmen, les pavillons des fontaines), d'autres sont laissés à l'abandon, comme les anciens termes et la Casa Belio.

   

Bon, eh oh ! C'est sympa ce petiot historique, mais on est là pour marcher au frais.
je contourne donc le grand complexe thermal pour rejoindre la grand parking gratos et m' y garer.

  

C'est beau hein ? Ouais ben attends, c'est pas fini.

  

Maintenant que je suis garé-posé, il est grand temps d'annoncer les chiffres de la randonnée du jour.


LE SENTIER DES CASCADES
ET LAC DE BACHIMANA

8,4km aller/retour
680 mètres de dénivelé
4h00mn de marche

Normalement...

 

LA CARTE ?
Fastoche !


Ah oui, par contre, ce sera un aller/retour ; et non une boucle. C'est ainsi.

 

 

 ALLEZ,
C'EST PARTI !!!

   

  

 

Pour commencer, nous prenons la direction du grand chalet-refuge-restaurant Casa de Piedra. Juste derrière le bâtiment, le sentier est bien indiqué : panneaux et balisage blanc et rouge (GR11).

 

 

    

De suite, ça grimpe !
Mais seulement quelques mètres plus haut et plus loin, déjà, un premier arrêt s'impose avec une belle cascade : la cascade de Argualas.

   
Cela vaut bien un petit selfie avec mon super T-shirt "Morvan Attitude", offert par ma chère maman disparue (❤️pensées❤️).


Bon... qu'est-ce qu'on fait ? On s'arrête là ?
Ooooooooh que non ! On repart.

  

Le sentier monte de plus belle. Il est jonché de pierres et de rochers, ce qui rend son parcours difficile. Pas impossible, mais difficile. Je pense qu'au retour, après les quelques kilomètres de marche ascendantes, la descente s'annonce pénible.

  

La montée reste tout de même agréable par cette chaleur. Les eaux de la rivière-Rio Galdarès et la petite forêt apportent une fraicheur sympathique.
   
J'arrive à hauteur d'un point de vue dégagé sur Balneario de Panticosa.

 

D'ici, on voit bien les différentes infrastructures, ainsi que, peut être, les batiments abandonnés un peu à l'écart sur la droite. Le tout dominé par l'imposante montagne du Garmo Negro (3051m).
   
Quelques petites fleurs au frais, en passant.

  

Le sentier fait quelques virages où, à chaque épingle, on découvre un nouveau panorama sur la station thermale. Il y a même une personne qui s'est construit une petite cabane pour profiter de la vue.

  

Je passe non loin de gorges creusées par le rio Galdarès qui s'écoule sous la forme de belles petites cascades.

  

Ah, un autre panorama avec une terrasse aménagée cette fois. C'est le mirador de la Reine.

  
On voit bien les piscines extérieures.
A la sortie de cette terrasse panoramique, un panneau m'indique le temps et la distance de l'objectif du jour.


Après un petit passage le long d'une paroie rocheuse, le sentier s'enfonce dans la verdure.

   

Un peu de flore avec des Asphodèles et des Angéliques de Razouls.

   

Et maintenant, ça y est : on attaque cette partie de la randonnée que l'on peut sans conteste nommée Sentier des cascades.
Cela commence par un petit passage à flanc de rocher, soutenue par une élingue.

  

Celle-ci me permet d'accéder facilement devant la belle cascade de Pino -Salto del Pino, bien blottie dans les rochers.


On continue en suivant le sentier étroit et caillouteux, creusé dans la roche, longeant, en bas, sur la droite, un beau canyon creusé par le rio Galdarès.

  

Quelques touches de couleurs florales parsème le parcours avec ces géraniums vivaces, ces primevères farineuses et des rhododendrons macrophyllums.




    

Sans oublier
la plus petite cascade du monde.

  

Que tu peux apercevoir juste avant de rejoindre la cascade Del Fraile...

...dont les eaux s'écoulent toniquement vers Balneario de Panticosa que l'on voit une dernière fois plus bas.

  

Je continue de suivre le GR11 bien balisé par ces deux traits rouge et blanc au milieu des rochers.

Le GR11 Transpirenaica est le sentier de Grande Randonnée qui traverse les Pyrénées côté espagnol sur une distance de 840 kilomètres.
Côté français, le GR10 traverse la chaine pyrénéenne d'Hendaye à Banuyls-sur-Mer.
Le GR11, lui, parcourt les montagnes du Cabo de Higuer au Cap de Creus.

  

Par moment, je m'éloigne un peu du sentier tracé et balisé pour m'approcher du canyon et de la rivière.
Et là, émerveillement !
Oui, oui, oui : n'ayons pas peur des mots ! Émerveillement !

 

 

 

   

J'ai eu beau cherché sur les cartes IGN et autres sites de randonnées pour connaitre le nom de cette magnifique cascade, je n'ai rien trouvé. Elle restera anonyme, un peu en retrait du sentier officiel.

  

Scotché ! Difficile de repartir. J'ai mis environ 3/4 d'heure pour arriver jusqu'ici sans compter les nombreuses "pauses contemplation" et j'ai du mal à quitter ce lieu. Non pas à cause de la fatigue, de crampes ou autres, mais tout simplement parce que je ne me lasse pas de regarder ce lieu sous tous les angles.

   

Mais bon, eh oh... Peut être que plus haut, c'est encore plus beau. Plus inattendu. Plus surprenant...

 

  

A SUIVRE....
 

 

 

 

 

 

 

30 juillet 2026

Château-Chinon et environs, épisode 2 (58)

Et on se retrouve à Château-Chinon, capitale du Morvan, pour une petite balade urbaine (et plus si affinités) afin de découvrir tous ses atouts.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

  

Souvenons-nous : dans l'épisode précédent (cf : Château-Chinon et environs, épisode 1), nous avions traversé quelques lieux abandonnés dans la ville.

 

 

 

 

 


 

Puis, un coup que ça c'était fait, nous nous sommes intéressés aux lieux et aux différentes propositions vivantes de la commune morvandelle, perché sur sa montagne, à plus de 609 mètres d'altitude.


 

Cinéma, fontaine, Histoire, histoires,  restaurant libanais... Bon. Et après ?
Continuons.

  

Quittons de ce bon restaurant libanais prénommé Byblyne.
Nous pourrions rejoindre la rue Bel-Air, puis passer devant l'ancien restaurant de L'Oustalet (aujourd'hui abandonné), puis rejoindre le bas de la ville appelé Château-Chinon campagne. On suivrait alors le chemin de la Fontaine d'Amour... Quel joli nom. D'où vient-il ?... Je n'ai pas trouvé la source...
Rue de la fontaine d'Amour, il y a l'ancien bar-restaurant-disco-brasserie étrange L'Ambiance, aujourd'hui fermé et abandonné également.

  

Oui, oui, je sais : je ne parle que de lieux abandonnés encore ! Mais attends, en face de ce bar-disco-brasserie-machin, il y a un autre lieu d'activité château-chinonais bien ouvert celui là : le Vélorail du Bazois-Morvan.

     

    

Maaaaaaaiiiisss, comme je l'écrivais plus haut, nous ne sommes pas allés dans le bas... de la ville.
Au sortir du restaurant libanais Byblyne, nous avons pris la direction opposée pour suivre la rue cabossée du Faubourg de Paris montant vers la place Saint-Christophe où, non loin, dans une petite rue nommée rue du Vieil Hôpital, nous sommes passés devant un commerce qui est ici une institution : la boucherie-charcuterie-rôtisserie Gaudry.

Captures d'écran : Manger, c'est voter

   
C'est Micheline Gaudry, 90 ans, qui tient ici boutique et qui continue de vendre et faire ses charcuteries. Ses œufs au jambon, notamment, sont une référence dans la région, mais il ne faut pas oublier son pâté persillé, ses gougères et autres galettes-brioches aux griaudes.
Je ne peux que te conseiller d'aller voir cette belle vidéo sur Youtube, qui parle et va à la rencontre de cette personnalité morvandelle : MANGER, C'EST VOTER (à 21'42).

   

Mais bon. Nous avons déjà mangé et à l'heure où nous passons à hauteur de la charcuterie, elle est fermée. Nous passons devant l'église Saint-Romain pour redescendre dans le bas de la ville.
  
Tu veux voir des commerces ouverts ?
Eh bien voici, sur le boulevard de la République, la maison de la presse et ses souvenirs locaux (?) ainsi que la librairie fournie et ecclectique "Le goût des mots".

 

"Librairie", "livres", "lectures", "littérature"... François Mitterrand (répétons-le pour ceux qui n'ont pas lu le précédent billet sur Château-Chinon), ancien maire de la ville de 1959 à 1981, était un passionné de livres et de littérature.
Et pusique nous parlons de "Mitterrand", rendons-nous maintenant dans un de ces autres lieux qui lui est dédié et qu'il a souhaité voir s'ériger dans la commune.
Ce lieu, c'est la Cité des Présents.

  

Autrefois connu sous le nom de Musée du Septennat, ce lieu s'est complètement renouvelé pour proposer deux musées en un, ainsi qu'une nouvelle mise en scène des objets et de leurs histoires, leur Histoire.

  

Allez, explications : qu'est-ce que cette Cité des Présents François Mitterrand ?

Ah pardon, je me suis trompé de vidéo.

On recommence !
Qu'est-ce que cette Cité des Présents, François Mitterrand ?

   
La Cité des Présents a ouvert le 10 mai dernier. Une réouverture symbolique, 45 ans jour pour jour après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981.
Ce lieu regroupe et expose les cadeaux offerts à l'ex-président lors de ses deux septennats. On retrouve ainsi les objets déjà présentés dans l'ancien musée du Septennat  -fermé depuis septembre 2019 pour proposer cette nouvelle présentation et ce nouveau lieu.
Nous avons visité le musée du septennat à plusieurs reprises et en avons parlé sur ce blog, par exemple, ici : Demi-tour de France, étape 4,

 

Pour l'anecdote (et le parallèle historico-politico-judiciaire), il faut savoir que François Mitterrand fut le premier président français à présenter les cadeaux qui lui étaient destinés... Et ça, après l'épisode sulfureux des "diamants de Bokassa" qui "furent offerts" à son prédécesseur, Valérie Giscard d'Estaing, donnant aux "cadeaux présidentiels" une connotation sulfureuse.
   

Voici le nouveau musée dédié, en partie, aux cadeaux présidentiels.
Sept ans de travaux... un septennat... pour dévoiler une nouvelle scénographie autour de ces nombreux cadeaux diplomatiques. 4800 objets composent cette collection particulière, mais seuls 300 sont exposés aujourd'hui.

  
La collection tournera afin que le public découvre à chaque fois de nouveaux objets.
C'est une sorte de cabinet des curiosités avec des présents n'ayant qu'une valeur symbolique côtoyant des cadeaux précieux : des chaussettes tricotées à une sculpture de datier en or en passant par un portrait du Président composé en ailes de papillons.

     

"Les pays du nord de l'Europe, de la Scandinavie, vont offrir généralement des cadeaux très modestes puisque c'est le geste qui compte plus que la valeur monétaire. A contrario, les pays du Moyen-Orient et du Maghreb peuvent avoir une tradition de cadeaux plus ostentatoires, beaucoup plus scintillants, avec des métaux dorés et argentés." Thibaud Richard, responsable de la Cité des Présents

 


J'étais donc impatient de retrouver ce musée avec ces curiosités et cette nouvelle mise en scène. J'adore le principe de "cabinet des curiosités", comme c'est le cas pour le musée Auguste Grasset à Varzy (cf : TNM, prologue et étape 1). Ce mélange d'objets, de cultures, d'histoires et d'Histoire, d'anecdotes,d e couleurs et de formes. La petite histoire qui côtoie la grande, les cultures des différents pays et continents. A côté de chaque présent, le musée a apposé un petit explicatif sur la provenance et l'origine du cadeau. Une autre façon de se cultiver et d'apprendre.
Le petit-grand plus de ce nouveau musée château-chinonais, c'est son extansion et sa plurification puisqu'il présente deux espaces en un. En effet, depuis sa réouverture, ce lieu culturel propose également l'accès à l'ancien musée du Costume  ; lui aussi réinterprété et réorganisé.

  

Après avoir passé le guichet, nous empruntons un chemin balisé passant dans de la végétation en devenir.

  

Au bout de ce chemin-sentier, nous arrivons à hauteur de l'entrée officielle des deux musées. On monte quelques marches et sur la droite, l'entrée de la partie "Musée des cadeaux présidentiels".

    

    
ENTRONS

 

C'est un livre d'or de l'Elysée ouvert à la page de la signature de la princesse Diana, daté au 13 novembre 1992, qui nous accueille.
Juste à côté, une magnifique statuette de paon en émail cloisonné et métal doré juché sur un promontoire, offert en août 1984 par Norodom Sihanouk, premier ministre cambodgien.

 

Plusieurs salles s'offrent maintenant aux visiteurs. Les objets sont présentés pour une grande partie derrière des vitrines.
Il y en a tellement, tellement variés, que je vais me contenter de déposer que quelques photos prises ici et là, comme ça, pour te donner peut être envie de venir visiter ces lieux.

 

Sur la gauche, "Portrait de Mitterrand à Yamoussoukro", représentant l'ancien président portant des attributs traditionnels de pouvoir ivoirien, symbolisant son statut de souverain.
Au centre, statuette inspirée d'un reliquaire kota. Ces figures, connues sous le nom de Ngulu, servent de gardiens pour les reliques des ancêtres.
A droite, autre portrait de François Mitterrand, "L'homme à la rose", plâtre peint, artiste inconnu.

   

 

De gauche à droite, sculpture de panthère en pâte de verre ambré de la marque Daum ; puis le vase grenouille de Niki de Saint-Phalle créé en 1986 ; puis diverses sculptures.

  

On continue à évoluer dans le musée au hasard des pièces et des objets rencontrés.

   

Un peu plus loin encore...

 

Intrigants, curieux... Je n'ai pas pris le temps de lire les petits écrits qui vont avec chaque cadeau.

   

Quelques temps de visite plus tard, je me retrouve dans le jardin situé entre les deux musées (musée des cadeaux présidentiels et musée de la mode).
C'est un bel aménagement composé de fleurs très variées, ainsi qu'un panorama sur l'Est du Morvan.

  

Discret, au fond de ce jardin coloré, trône un imposant chêne. Ce n'est pas n'importe quel chêne, c'est le "chêne de la reine", offert par la Reine d'Angleterre Elisabeth II au président François Mitterrand le 26 octobre 1984 pour son anniversaire ; l'arbre a été planté par François Mitterrand le 2 novembre 1984.
Eh ben non, j'ai oublié de le prendre en photo !

  

Nous repassons par le grand hall pour cette fois-ci prendre la direction du second musée : le musée de la mode (anciennement musée du costume).

 

 

 

Ce musée retrace l'histoire du costume du XVIIIème siècle à nos jours avec des mises en scène magnifiques, présentant les différents habits portés au fil des décénies.

"A l'origine musée régionaliste, devenu dans les années 1960 un musée d'arts et de traditions populaires du Morvan, le musée connait un tournant décisif en 1970 lorsque François Mitterrand, alors maire de Château-Chinon, décide d'acquérir la collection de vêtements, d'accessoires et d'objets du quotidien constituée par le collectionneur Jules Dardy, qui en prend la direction. Enrichi par uen seconde acquisition en 1983 et rénové en 1992, le musée du Costume évolue aujourd'hui avec le parcours présenté en 2026 vers un véritable musée de la mode.
De la plus ancienne pièce conservée  -une bourse de mariage datant de 1690 sous Louis XIV-  à une robe créée par Alexis Mabille en 2018, l'ensemble couvre plus de trois siècles d'histoire du vêtement et continue de s'enrichir afin de complèter cetet traversée des styles et des époques.(...)"
MUSEE DE LA MODE

 
Corps à baleines, pièce d'estomac, robe d'après-midi, robe à la française, gilet d'homme, robe du soir, chapeau cloche, robe de cocktail,...
Toutes les pièces sont soigneusement exposées dans des pièces noires avec un éclairage subtil mettant en valeur chaque forme et couleur des objets présentés. 

 

   

Très beau et très instructif, il faudrait prendre le temps de lire chaque petit panneau reprenant la date et le nom de chaque habit avec des plus grands panneaux expliquant le contexte historique.
Nous arrivons vers la sortie avec une scène dédié aux vêtements Hip-hop et autres tendances plus contemporaines...

 

Je ne sais pas combien de temps nolus sommes restés dans la cité des présents, mais ce fut un beau moment, riche en découvertes, histoires et cultures.
Après ces quelques temps passés enfermés, une envie de marcher dans la nature nous prend les jambes et les poumons.

  

Nous pourrions prendre de la hauteur et aller grimper jusqu'au calvaire...

  

Le calvaire, c'est le point le plus haut de Château-Chinon, à 655 mètres d'altitude. Et qui dit "point le plus haut", dit "panorama". Un panorama à 360° sur la chaine du Morvan et la plaine du Bazois... A condition qu'il n'y ait pas de nuages.

 

Le Calvaire, ce sont trois croix de mission et une table d'orietation ; ainsi que les ruines de l'ancien château détruit lors des batailles entre le Duc de Bourgogne, Charles le Téméraire et les troupes de Louis XI.

 
Certains disent qu'il y avait là un tunnel qui permettait de relier en toute discrétion le sommet du calvaire à l'Hôtel du Vieux Morvan...
Plus sûr et fondé, les pierres de l'ancien château ont été utilisées pour édifier la porte Notre-Dame, en centre-ville.

   

Maaaaaaaiiiissss un autre projet va prochainement voir le jour ici, au Calvaire. Il s'agit du projet "De la Terre au Ciel" ; une destination qui devrait bientôt être prisée des astronomes en herbe et des touristes curieux.

"Le projet 'De la Terre au Ciel' tournera autour de 4 grandes thématiques : astronomie, géologie, environnement, Histoire.
Longtemps laissés en friche, le batiment météorologique et l'ancienne usine de traitement des eaux ont été entièrement réhabilités pour accueillir ce nouveau concept.
L'usine des eaux deviendra un planétarium et le batiment météorologique sera doté de deux coupoles : la première abritera un télésscope 500 mm piloté à distance et l'autre un instrument de grand champ. La terrasse sera équipée d'un télsscope d'un mètre accessible à tous pour une expérience unique."
  MY LOIRE VALLEY

L'idée est, entre autres, de venir explorer les étoiles et les astres, l'univers des planètes du système solaire.

    

 

Mais nous n'irons pas au calvaire cette fois-ci.
Nous ne ferons pas non plus la petite balade autour de la montagne du calvaire appelée le circuit de la Promenade.
Ce circuit passe dans les bois, suit l'ancien parcours emprunté par les cyclistes du Critérium de France qui avait lieu premier lundi du mois d'août, de 1955 à l'année 2000.
Tu te souviens, on en avait parlé dans le billet-hommage à ma maman qui fut "élue" quelques années pour remettre le prix au vainqueur.

Aujourd'hui, ce genre de course ne pourrait pas avoir lieu ici, vue l'état de la route. Ce ne sont plus des nids de poule qui la parcourent, mais carrément des nids de vaches ! Si, si, ça existe.
Toujours est-il qu'il est possible de parcourir à pied cet itinéraire qui t'emmènera sur les traces (encore !) de tonton Mitterrand qui, parait-il, aimait venir se promener dans ces bois morvandiaux de la colline du calvaire. Un espace lui est d'ailleurs dédié, composé d'un amphithéâtre, d'une plantation de 67 chênes, d'une salle dite des échanges avec sculpture en métal et d'un dolmen symbolisant l'histoire des gaulois Eduens.

  


 

Bon, bref : nous n'irons pas là non plus.

   

Pour commencer, nous nous sommes aventurer sur la rue de Moulins-Engilbert... qui ne conduit pas du tout à Moulins-Engilbert, mais plutôt à la Chapelle du Chêne.
Cette rue se trouve à l'Ouest de Château-Chinon et propose une belle vue, de profil, sur la capitale morvandelle.

  
Nous arrivons à hauteur de la chapelle du Chêne.
Elle fut édifiée en 1868 sur le tracé d'une ancienne voie romaine reliant Château-Chinon à Moulin-Engilbert (d'où le nom de la rue y menant) à la place d'une autre chapelle, probablement détruite pendant la Révolution française. Le chêne a disparu, remplacé depuis plus de trois siècles, par deux tilleuls. L'un d'eux fut brisé par un ouragan le 5 avril 1882 et le second subit le même sort en 1918.
Bref : la chapelle du Chêne n'a de chêne que le nom.
C'est également ici que se trouvent les Écuries de Château-Chinon, un centre équestre à multiples services. Il propose ainsi des cours et stages d'équitation, diverses activités équestres comme des balades en poney ou cheval,...

  

Nous passons le centre équestre pour nous lancer sur une piste en terre.
C'est une petite balade toute simple et pas difficile qui va nous mener, en une dizaine de minutes, à un lieu panoramique appelé Les Roches de Courvault.


 

 

 

 

 

 



De ces roches subites, émergeants de la forêt morvandelle sur les hauteurs de Champcheur -où se trouve l'étrange fontaine des Gueux-, nous avons un très beau panorama sur la plaine du Bazois et les avants-champs de Sermages.

    

Sermages, c'est ce petit village du bas Morvan où François Mitterrand avait été pris en photo pour l'affiche de sa campagne présidentielle de 1981 avec un slogan que nous n'avons pas oublié...

Hein ? Oui, mais ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé de Mitterrand...

   

Bon.
Je termine ce billet sur Château-Chinon avec un petit hommage, une pensée.
Si j'avais envie de parler de cette ville, c'est parce qu'elle a vu naitre ma maman un 23 décembre 1946. C'est aussi pour parler de ses nombreux atouts bien qu'elle soit souvent décriée.
Pour moi, c'est aussi la ville de mes vacances enfantines. J'allais passer quelques jours chez mes grands-parents maternels et paternels. Pensées pour eux. C'était aussi la ville des réunions familiales pour les fêtes de fin d'année ou autre pique-niques. Des tantes, des oncles, des cousines, des cousins.

     
   

C'est avec ces souvenirs que nous avons décidé  -ma sœur, mon père et moi-même- de nous lancer à la recherche d'un lieu de mémoire dédié à un cousin que nous apprécions beaucoup pour son naturel, sa rigueur, son charisme et son humour. Ce cousin, c'était Roland Bazot qui nous a quitté en janvier 2020 à l'âge de 86 ans.


Il y a quelques années, sa famille et ses employés ont décidé d'ériger dans un lieu secret de la forêt morvandelle qu'il aimait tant une "stèle hommage" comprenant un promontoire et une 'statue".
Pour tenter de trouver ce lieu, ma sœur a fait appel à Marie-Joseph, la sœur de Roland, pour qu'elle nous donne quelques conseils d'orientation afin de trouver ce lieu secret à environ six kilomètres de Château-Chinon.

   

Nous garons la voiture et nous partons, plus ou moins au hasard, sur les nombreux chemins et sentiers de cette partie de la forêt morvandelle que Roland aimait arpenter avec son chien.


Nous savourons le calme de la forêt. Un léger vent qui vient agiter les cimes des sapins dans un son de souffle. Quelques oiseaux curieux se rapprochent de nous vivement, puis repartent, puis se posent sur une branche à proximité pour lancer quelques sifflements. Quelques parfums de sapins.


 

    

Après plusieurs tours et détours, nous parvenons  -un peu par hasard-  à trouver une piste qui devient sentier, qui devient une sente. Cette sente s'en va monter vers des hauteurs insoupçonnées de cette partie de la forêt.
Et puis, soudain, au bout de la sente, sur le côté, une silhouette...

C'est celle de Roland avec sa pipe et son chien. Nous avons trouvé le lieu secret, merveilleusement aménagé, simple et beau.
   

Une plaque ouvre l'accès à un petit escalier.

   

Ce petit escalier nous permet d'atteindre un banc faisant face à un magnifique panorama sur la forêt avec Château-Chinon au loin.

   

C'est un très bel endroit, prompt au recueillement et à la contemplation... mais chut !

   

Nous décidons de terminer cette belle journée pleine de souvenirs et de découvertes en allant boire un verre au camping des Soulins, situé au bord de l'Yonne, prémice du lac de Pannecière.

Et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir sur le présentoir à cartes postales du camping...

Eh oui, la silhouette métallique de Roland avec son chien. Mais, en retournant la carte, aucun lieu n'est mentionné.

   

Voilà pour ce billet avec ces quelques mots sur Château-Chinon afin de montrer quelques atouts et propositions diverses (histoire, culture, balade, gastronomie,...) que la ville propose.

    
 

 

 

12 juillet 2026

Château-Chinon et environs, épisode 1 (58)

Je suis retourné en Nièvre dernièrement suite au décès de ma bien-aimée maman.
Pour se retrouver en famille, mon père et moi sommes "montés" à Château-Chinon, ville natale de maman. Nous avons retrouvé ma soeur et mon beau-frère.
De ce que j'entends sur la capitale du Morvan, c'est que ça ne va pas très fort : les magasins ferment, les activités culturelles et autres manquent, etc.
Il fallait que j'aille m'en rendre compte.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

   

   

Quand on prononce le nom de "Château-Chinon", il y a plusieurs choses qui viennent à l'esprit des personnes qui ne connaissent pas vraiment la région et la ville.


1) Aaaaaah, y'a du bon vin là-bas !
Eh non, tu confonds avec Chinon, situé en Indre-et-Loire, célèbre pour son château  -certes-, sa statue équestre de Jeanne d'Arc et ses vignobles de bord de Loire.

 

2) Aaaaaaaah, y'a un château là-bas !
Ouais, mais il n'en reste plus grand chose.
"Autour d'un château féodal dominant la ville, remplaçant les ouvrages gallo-romains, se construisit une ville qui a encore aujourd'hui gardé cet aspect particulier d'amphithéâtre où les maisons et les rues escaldent la colline." René-Pierre Signé, ancien maire de Château-Chinon de 1981 à 2008.
"Au sommet du Calvaire, sur le même site de l'oppidum, puis le camp romain prenait place, on remarque de nos jours quelques vestiges de l'ancien château fort : traces des anciens souterrains, d'une tour de guet et des fossés. (...)
La destruction du château date vraisemblablement de 1478 lorsque Charles 1er d'Amboise, gouverneur de Bourgogne, fut chargé par Louis XI de 'démolir, abattre et raser toutes les places, châteaux 
et forteresses' du Morvan." WIKIPEDIA

  

3) Aaaaah, c'est la ville de Mitterrand ?
Alors oui, mais non, enfin si, mais pas que.
Saches que François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995, est né à Jarnac , et non à Château-Chinon.
Maaaaais il fut maire de la ville de 1959 à 1981.
"François Mitterrand a connu Château-Chinon par un heureux hasard, un détour imprévu du destin. Mais il aimait ce pays, cet horizon 'qui toujours finit et recommence', comme le disait un poète local, les automnes flamboyants, la chaleur des étés qui font murir les airelles, la sérénité des soirs où la clarté se prolonge. Il y humait, respirait la France. Là, à Bibracte, par l'alliance des Eduens et des Avernes contre l'envahisseur romain, s'était amorcée, disait-il, la première ébauche de l'unité nationale.
Elu en 1946 député de la Nièvre, il échoua à deux reprises pour la conquête de la mairie de Nevers. Une élection partielle au conseil général à Montsauche, en 1949, l'attira dans le Morvan ; il ne deveait plus le quitter."
René-Pierre Signé, Ville de Château-Chinon.

  

Une fois que nous avons dit cela, errons un peu dans les rues de la ville...

   

Quand on emprunte la rue Notre-Dame, rue parallèle au boulevard commerçant de la ville  -le boulevard de la République-  , il est vrai que l'on n'est pas spécialement rassuré quant à l'activité possible.

 

  

C'est comme une sorte de décor de cinéma caché. Tu as les boutiques et l'activité du boulevard de la République et, derrière cette façade avenante et entretenue, il y a la rue Notre-Dame, à l'ombre, un peu abandonnée.

On découvre l'intrigante ex-Caisse d'Epargne avec sa belle entrée.

"Belle demeure seigneuriale datant de l'époque Louis XIII. Lieu de prêche protestant sous Louis XIV, puis Grenier à Sel sous Louis XV. Elle sert de logement à une brigade de gendarmerie sous Louis XVI.
Ancienne maison d'Etignard de Coulon jusqu'en 1875. Pendant la Révolution, dans la "veille caserne", une imprimerie s'y installe jusqu'en 1894.
Elle devient ensuite propriété de la Caisse d'Epargne. Aujourd'hui, non habitée, elle appartient à un particulier."

 

Bon, plus récent, au bout de la rue Notre-Dame, il y a la rue Gambetta. Et au bout de la rue Gambetta, à l'ouest, il y a la place François Mitterrand avec une enseigne plus récente...

...mais abandonnée aussi.

 

Bon, allons vers des lieux plus fréquentés en empruntant de petits passages, parfois graffés  -préventifs pas toujours compréhensibles.

 

Et nous arrivons sur la place Gudin.

 
Cette place est en fait une grande côte reliant le boulevard de la République à la place Saint-Christophe. Ecrire que c'est la "rue des commerces" est un peu beaucoup exagéré. On trouve une brocante et un salon de coiffure. Ah, et un hôtel-restaurant dont on reparlera un peu plus tard.

Arrivé en haut de cette belle côte, sur la gauche, là aussi, un magasin mythique de la ville est à présent fermé.

  

    

Je quitte le centre-ville pour redescendre vers la route principale qui traverse Château-Chinon d'Ouest en Est, reliant Nevers à Autun.
Mais là aussi, un commerce fermé depuis un petit bout de temps...




 

   

Voilà, bon, hein !
   
Oui, il y a des magasins fermés. Oui, il y a des bâtiments abandonnés.
Mais, malheureusement, c'est monnaie courante dans beaucoup d'autres villes et villages.
Des exemples ? Tiens. Dans l'ordre : Hôtel Baladins à Varennes-Vauzelles, usine Selni à Nevers, maisons abandonnées à Anglet, Bayonne, Pouilly-sur-Loire, Le Guétin... 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

...et même des villages entier carrément abandonnés, comme celui de Courbefy en Haute-Vienne et Larrosa en Espagne.

  

Hein, eh, bon , alors !

 

 

 

Maintenant que nous avons bien fait le tour des commerces et autres lieux fermés à Château-Chinon, concentrons-nous sur ce qui est vivant et digne d’intérêt pour démontrer que la capitale morvandelle n'est pas une ville abandonnée où il ne se passe rien, où il n'y a rien à voir et à faire.

Commençons par la rue Notre-Dame que nous avons décriée avec ses vitrines cassées et son ancienne Caisse d’Épargne isolée.

En bas de la rue, un commerce ouvert. Une petite affiche nous rappelle que ce lieu fait partie de l'hôtel-restaurant Le Lion d'or, dont l'entrée est située de l'autre côté, rue des Fossés. Non sans une pointe d'humour sur ses stores.

  

Tiens, puisque nous y sommes, remontons-la cette rue des Fossés.
Tout d'abord pour croiser le cinéma L'étoile, labellisé Art et essai et géré par l'association Sceni qua Non qui propose de multiples activités et séances ciné dans tout le département ; ainsi qu'un petit festival, ici même à Château-Chinon, au mois de juillet ("Hissez les toiles").

  

Eh oui, la Nièvre, ce sont aussi de petites associations qui proposent différentes activités culturelles, artistiques, historiques, sportives, loisirs,...

   
Continuons de remonter la rue des Fossés en passant devant la pizzéria au nom original  -"Tout le monde en parle"- pour emprunter la rue Pigeon.
Pas trop d'explication sur l'origine de ce nom. Est-ce le nom d'une personnalité de la ville ? est-ce un hommage au volatile urbain envahissant ?
Toujours est-il que c'est dans cette rue Pigeon que se trouve la piscine communale.

Pas banale hein, comme architecture... pour une piscine. Il faut dire qu'il s'agit de l'ancienne prison.
Un peu d'histoire avec les informations fournies par le site Patrimoine du Morvan.

Construite en 1853 près de l'ancien palais de justice (aujourd'hui devenue mairie), la prison de Château-Chinon a accueilli environ trente détenus. Elle ferme en 1926 pour devenir, en 1934, une station météorologique.
En 1938, elle devient une annexe des usines Morvan de Louis Gallois, spécialiste de caoutchouc, notamment pour les semelles des fameuses Pataugas (nous en avons parlé dans ce billet : "RETOUR VERS LE MORVAN"). Dans cette annexe, des ouvrières fabriquaient les emballages des produits.
L'usine Morvan dépose le bilan en 1979. 80% des employés étaient originaires de Château-Chinon et des villages alentours.
C'est donc en 1979 que l'ancienne prison, puis station météorologique, puis annexe, devient piscine.
Ouverte les lundis, mardis, mercredis et jeudis après-midi ; sauf du 18 juin au 4 juillet où elle est fermée pour privilégier le dispositif "Nager dans les lacs"
Car oui, le Morvan, ce sont aussi des lacs. Le lac de Pannecière est situé à 10 kilomètres de Château-Chinon et le lac des Settons à 25 kilomètres.

     
Et est-ce que l'on parle des petites rivières environnantes, comme, par exemple, l'Yonne qui prend sa source du côté de Glux-en-Glenne pour parcourir 292 km avant d'aller se jeter dans la Seine à Montreau-Fault-d'Yonne ? Hein ? Hein ?
Non, on n'a pas le temps. Recentrons-nous sur Château-Chinon !

   

Rue Pigeon. Nous avons parlé de la mairie ? Cela tombe bien, nous voici devant, rue des Fossés (à nouveau). Approchons-nous et que voyons-nous derrière les portes d'entrée vitrées ?

CECI !

Analysons cette photo.
Nous trouvons une grande plaque en marbre blanc apposée au mur et sur laquelle sont gravés les noms de tous les maires passés de la ville,  de 1786 à nos jours.
Un peu en-dessous, un buste. Mais pas n'importe quel buste puisqu’il s'agit d'un buste représentant François Mitterrand.
Sur la droite, un relief en marbre représente un arbre sous lequel sont écrits quelques mots :
"Dans cette salle, le 10 mai 1981, François Mitterrand, maire de Château-Chinon, élu Président de la République française, s'adressa pour la première fois aux Français."

Photo : Sud-Ouest

PAF ! Voilà, ça, c'est dit ! Maaaaaaiiissss, c'est pas tout !
Château-Chinon et François Mitterrand, c'est une longue histoire. Je ne sais pas si elle intéresse encore les gens, mais l'ancien maire de la ville (de 1959 à 1981) et ancien Président de la République française (de 1981 à 1995) a laissé son empreinte en différents lieux de la capitale du Morvan.
Mais ne nous y trompons pas : même s'il aimait profondément le Morvan, François Mitterrand n'était pas né ici, mais à Jarnac, en Charente.


"François Mitterrand a connu Château-Chinon par un heureux hasard, un détour imprévu du destin. Mais il aimait ce pays, cet horizon 'qui toujours finit et recommence', comme le disait un poète local, les automnes flamboyants, la chaleur des étés qui font mûrir les airelles, la sérénité des soirs où la clarté se prolonge. Il y humait, respirait la France. Là, à Bibracte, par l'alliance des Eduens et des Avernes contre l'envahisseur romain, s'était amorcée, disait-il, la première ébauche de l'unité nationale.(...)" René-Pierre Signé, ville de Château-Chinon.

 

 

 

Cette vidéo de l'INA date de 1976. Château-Chinon a bien changé depuis, en partie sous l’impulsion et (grâce à) la notoriété de François Mitterrand.

  

Revenons à la mairie. Traversons la rue des Fossés pour admirer ce monument détonnant de la ville.

 


La fontaine de
Niki de Saint-Phalle et Jean Tiguely.

Cette fontaine est une œuvre d'art, rare puisqu’il en existe peu dans le monde. Probablement cinq. A Paris, dans l'espace Beaubourg, on peut admirer sa sœur jumelle alors qu'à Bâle, c'est une fontaine uniquement créée par Jean Tinguely sans les structures colorées de Niki de Saint-Phalle qui est exposée.
Réalisée en 1987 sur une commande de François Mitterrand, elle est constituée de huit éléments figuratifs : le Monstre, une main Ouverte, une Nana en maillot de bain, une Nana avec un ballon de plage, trois Têtes et un Baigneur rose qui flotte à demi corps.
La fontaine a été inaugurée en 1988 par François Mitterrand et Niki de Saint-Phalle.

Malheureusement, aujourd'hui, elle n'est plus animée. Sa restauration couterait trop chère à la ville. Il n'en reste pas moins que c'set un monument unique qui attire et étonne beaucoup de touristes venus exprès pour la voir.

  

Attends, je me recule un peu pour t'offrir une vue panoramique du lieu.

Et derrière, en fond, c'est la mairie avec son fronton triangulaire soutenu par quatre pilastres. Son architecture et ses pierres de taille calcaire donnent l'aspect d'un monument grecque. Pourtant, elle n'a rien d'antique puisqu'elle a été construite dans la seconde moitié du XIXème siècle.

 

   

Maaaaaaaaaaaiiiiisssss ce n'est pas la seule chose que viennent voir les voyageurs de passage dans la capitale morvandelle.

 

 

 

Quittons la place François Mitterrand et la fontaine pour repasser dans la rue Notre-Dame, puis emprunter un petit escalier surmonté d'un graff prévenant.

  

Passage dans la rue du Centre, marquée par sa porte, appelée également maison Bailly. Sous haute surveillance...

Comme la Porte Notre-Dame, la Porte du Centre témoigne de l'architecture défensive de la ville au XVIème siècle.
   

Je descends un peu par la rue Saint-Louis, puis je prends la rue du Marché qui me fait arriver devant un autre lieu mitterrandien de la ville, situé en bas de la place Gudin, juste devant la fontaine du même nom.

Eh oui : l'hôtel-restaurant "Au Vieux Morvan".
  

François Mitterrand y séjournait régulièrement, dans la chambre 15. Depuis son élection à la mairie de Château-Chinon en 1959 jusqu'à la vente de l'établissement fin 1986, il a passé toutes ses soirées électorales ici, à l'hôtel du Vieux Morvan.
"Dans la 15, pas de portrait du prestigieux locataire. Ici, comme l'explique Jean-François Menuel, père de l'actuel propriétaire : "C'est l'intime. Entre amis. La chambre 15 n'est pas celle d'un président de la République. Elle est celle de François." Pour seule décoration, la fenêtre donnant sur les massifs du Morvan." KOIKISPASS

Lors des résultats des élections de 1981, il était là, sur la terrasse de l'hôtel, puis dans le hall.

 

Bon, voilà, ça, c'est dit. Maintenant, il n'est pas loin de 12h30 et on a faim !
Nous ne mangerons pas au Vieux Morvan pour des raisons personnelles. Et puis, il y a un restaurant libanais qui a ouvert il y a quelques mois dans le nord de la ville. C'est bien, ça change et, en plus, il est très bien noté sur Google map.

       

    

Nous arrivons au 77 faubourg de Paris ; cette longue rue située au nord de la ville. Le restaurant en question se prénomme Byblyne.

   

C'est discret, cela semble petit et je trouve ça marrant de manger libanais ici, au cœur du Morvan. Cela va changer des œufs meurettes, du jambon d'Arleuf, de la râpée et autres crapiauds
Nous entrons. Bon accueil. Petite salle rythmée par les sons de la cuisine, notamment cette "cheminée-barbecue" où, sur une grille, sont apposés quelques morceaux de viande.
Il y a une belle terrasse qui donne sur l'horizon Ouest. Nous n'irons pas car, ce jour-là, il pleuvait et ça caillait. Nous restons donc à l'intérieur pour découvrir la carte en buvant un apéro typique libanais : l'Arak... ainsi qu'une bouteille de vin libanais.

   
Nous partons sur la formule Découverte à 30 euros avec 4 mezzés froids, 5 mezzés chauds et une planche de grillade.

  
Taboulé assaisonné, Hommos, Moutabal, extraordinaire Labneh bitoum, warak enab, sambousik, Kébbé, Ftayer, Boulgour, Kafta, Shawarmas et, pour finir, un petit Mouhalabiyé.

C'est délicieux, parfumé, original et... abondant ! Très belle expérience !

  

Mais maintenant, il faut repartir après être resté deux bonnes heures et demie à table sans avoir vu le temps passer.

 

 

 

 

      

DANS NOTRE PROCHAIN ÉPISODE

Nous continuerons notre petite balade urbaine dans les rues de la capitale morvandelle  -et plus loin si affinités-  pour découvrir les multiples richesses culturelles et historiques de la ville et de ses environs. Non mais !

   

   

    

   

28 juin 2026

Maman...

"Maman", ce n'est pas le premier mot que j'ai prononcé en venant au monde.
Mais c'est le dernier que j'ai murmuré à l'oreille de ma mère avant qu'elle nous quitte le 28 mai dernier...

   

     

   

   

   

Ce blog est un "lieu internétien" où je parle de randonnées, de voyages, de rencontres, de loisirs, de coups de gueule... mais aussi parfois, de moments tristes. C'est un lieu "spirituel" de partage avec toi lectrice, lecteur.
C'est très personnel, certes ; mais je considère "Le voyage de Jénorme" comme une sorte de journal intime ; un "endroit" où je me souviens, où je veux aussi garder une marque, une trace de choses et de personnes qui m'ont marqué, soutenu, éduqué, fait grandir...

  

Il y a quelques mois de cela, fin avril 2025, Mamie Nine a rendu son dernier souffle à 99 ans. J'avais écrit quelques mots simples sur sa vie, ses moments passés en famille, sa dévotion pour ses proches... MERCI MAMIE NINE.

  

Difficile pour moi de trouver les bons mots, les mots justes pour parler de ma mère, maman, que mon père appelle également affectueusement Chouchou.
   
J'ai tellement à dire et à écrire... mais tout ce que je pourrais écrire ou dire serait encore tellement réducteur par rapport à tout ce qu'elle m'a, tout ce qu'elle nous a apporté à la famille, à ses proches.
   
Pour ce billet souvenir, je vais "me contenter" de poster quelques photos de différentes périodes, de différents moments, en reprenant les mots rédigés par ma soeur et mon père pour l'hommage qui lui fut rendu dans la petite église de Varennes-Bourg, le 10 juin 2026, jour de ses obsèques. J'ajouterai peut être quelques mots ici et là...

   

   

   

      

   

"Maman est née le 23 décembre 1946 à Château-Chinon, dans la petite maison de ses parents, avec un papa menuisier et une maman, mère au foyer.

Maman en 1947

   

Comme on peut le voir sur cette première photo en noir et blanc, maman aimait déjà les mèches capillaires. Une de ses particularités physiques. 
Tous ceux qui l'ont connue se souviennent de cette belle mèche blanche qu'elle arborait en toute situation et qu'elle aimait entretenir.
 

         

 

 

   

    

    

 

 

   

Maman passe toute son enfance à Château-Chinon, ville qu'elle affectionne.


1950 : maman et des enfants  / 1953, Maman et sa sœur Evelyne

   

   
    

1954, photo de classe
    

1958, photo de classe, solo.

     

  

1958, communion

    

    

     

Une autre spécificité dans la vie adolescente et pré-adulte de maman : elle était désignée pour remettre le prix et les fleurs au vainqueur du Critérium cycliste de Château-Chinon.

  
1956, avec Jean-Paul Dacquay  / 1958 avec Jacques Anquetil

    
Et un peu plus tard, en 1963, sous les yeux du maire de Château-Chinon de l'époque... Oui, oui, c'est bien lui..., elle remet à nouveau les fleurs au vainqueur Jacques Anquetil.



Puis, en 1964,
à André Darrigade...

 

   

    

     

Après l'école primaire, puis le collège  -toujours à Château-Chinon-  à 18 ans, elle entre à la sous-préfecture comme secrétaire où elle s'occupera pendant plusieurs années de la réalisation de cartes d'identité.

La vie s'écoule tranquillement, en famille et entre amis, dans ce beau Morvan, avec ces belles photos en noir et blanc de 1962 à 1964.

 

      

Avec sa sœur Evelyne de quelques mois sa cadette.



 

1965 va être une année décisive
pour maman.

 

Elle fait la connaissance de papa,
l'homme de sa vie.

 

 

Ils se fiancent en 1967.


  

Ils se marient le 8 mars 1969.

     

Les projets se dessinent, prennent forme petit à petit.
Tiens, une nouvelle voiture, par exemple, à l'été 1970...

  

    

    

    
Maman quitte la sous-préfecture de Château-Chinon à regret et part s'installer à Nevers où papa travaille. Elle occupe un poste où elle réalise les cartes vertes pour l'exportation.
Deux enfants naissent à quelques années d'écart.
Karine voit le jour en décembre 1970, puis Jérôme en mars 1974.

Août 1971, Mamie Nine et Karine
Avril 1974, Maman et Jérôme

 

    

La famille s'installe à Varennes-Vauzelles dans un joli pavillon dans le quartier appelé Florenville.

 

 

 

   

Maman prendra une disponibilité de trois ans pour s'occuper de ses enfants.
La vie s'écoule ainsi en famille à laquelle elle attache une très grande importance.

   


Eh, hein, on n'est pas des beaux gamins, hein ?!
Ah ben oui ! On a de qui tenir, il faut dire. Nos parents se sont tellement occupés de nous, à veiller à ce que l'on ne manque de rien ; tout en nous faisant prendre conscience des choses simples et essentielles, sans abuser des artifices.

   

    

Je me souviens
de ces repas en famille...

 

 

Je me souviens de ces fabuleux Noëls,
toujours en famille...

 

 

Je me souviens de ces départs en vacances
et de ces pique-niques dans un coin de campagne
non loin du bord des routes...

     

Une fois sur place, dans les Alpes, nous nous "adonnions" à quelques randonnées en montagnes qui, parfois...  - souvent- , déplaisaient à ma soeur.

 

   

Nos parents savaient alors comment nous convaincre pour marcher un peu plus longtemps, un peu plus haut, à la recherche d'une chapelle à quelques centaines de mètres d'altitude. La récompense après l'effort se composait de quelques friandises, comme des fraises Tagada, des CaRenSac, ou un livre, une bande dessinée.

    

   

     

Karine et Jérôme grandissent, maman veille soigneusement à leur éducation scolaire et sportive.

    
Différentes sorties sont également organisées les week-ends (parc d'attractions, zoo,...), sans oublier les anniversaires et les fameux apéros du dimanche soir devant Stade 2 et 7sur7, accompagnés de jus d'orange (pour les enfants) et de saucisses cocktail.

 

 


   
Chaque mardi midi, malgré le travail et le peu de temps que maman avait pour nous faire à manger, elle faisait toujours un détour à la maison de la presse pour me ramener le Journal de Mickey hebdomadaire. Cela semble un détail, mais jamais elle ne faillissait à cette mission...
Bon... peut être une ou deux fois en six ans, elle a du me dire : "Oh ben aujourd'hui, ils ne l'avaient pas reçu !" parce qu'elle n'avait pas eu le temps. Mais dès le lendemain, elle revenait du travail avec l'exemplaire tant attendu.
Quel ingrat je faisais !?

   


 

Karine et Jérôme grandissent, puis quittent la maison pour suivre leurs études dans d'autres régions, d'autres villes. Paris, Dijon, Aix-en-Provence. Maman dispose de plus de temps. Toujours là, elel et papa, pour nous aider, nous soutenir financièrement et surtout moralement.

 

Mon passage en Provence pendant trois ans permet à mes parents de découvrir cette belle région et de la faire découvrir à leurs mères respectives.

Chouchou, Mamie Nine et Mémé à Marseille, mai 2003

 

La même année, c'est aussi la Bretagne que maman et papa découvrent et redécouvrent avec bonheur.

  

 

Déjà sportive, maman peut d'avantage se consacrer à ce loisir. Gymnastique d'entretien, cyclotourisme avec papa, ils sillonnent ensemble les petites routes de la Nièvre et d'autres départements.

Bon, OK, je me suis un peu égaré dans l'espace temps en postant ces deux photos ci-dessus qui datent de 1986 et 1992. Mais c'est pour illustrer les propos sportifs et pour confirmer que maman et papa ont fait du vélo pendant de nombreuses années.

  

Reprenons le fil.

        

    

Karine se marie avec Christophe
en septembre 1995.

  

    

La famille s'agrandit avec la naissance
de deux petites filles,
Laura en février 1998...

  

   

Puis Flavie en décembre 2000.

    

     

    

      

Maman saura toujours être présente sans être envahissante, discrète mais aimante, dans les bons comme dans les mauvais moment de la vie.

Décembre 2001 : anniversaires de Chouchou et de Flavie

 

Les saisons, les années passent. Printemps, été, automne, hiver. Les rencontres, les réunions de famille...

  

    

Chouchou avec sa soeur Evelyne, puis lors d'un pique-nique au Pont Bertrand, ou encore en hiver devant Château-Chinon...

   

   

   

     

 

La retraite sonne pour maman fin 2006.

   

Puis pour papa en 2007.


 

 

S'ajoutent de nouvelles occupations : VTT, gymnastique toujours, ski de randonnée...

 

Chute de Chouchou...
  

 

Maman et papa se lancent également, et surtout, dans de longues marches sur les nombreux  sentiers nivernais balisés, dans cette nature qu'elle affectionne.

  

   
Elle fait également de nombreux voyages avec papa, en France (Jura, Bretagne, par exemple), en Corse, en Tunisie, au Canada, au Tyrol, au Maroc...

  

Et toujours en parallèle, entre deux randonnées et deux voyages, le besoin d'être en famille avec sa maman, mamie Nine, ses enfants et petits-enfants...

  

   
 

Avec l'aide et le soutien permanent de papa, maman vient souvent passer des moments avec sa fille en même temps qu'elle s'occupera de Mamie Nine...

  

Ah, tiens, une petite soirée déguisée pour les anniversaires de Laura et Christophe lapin en juin 2016.

Des moments simples, mais essentiels, conviviaux, vitaux.

   

   

     

     

Eh... Tiens...
C'est qui ça, en 2018,
qui prend place dans la maison ?

   
Eh bien,
c'est Mimine !

    

 
Très vite  -et comme le dit mon père, Mimine est devenue la troisième enfant de la famille. Le petit Suisse à la cuillère, le couffin sur le canapé du salon, les balades dans le jardin avec Chouchou,... Mimine est discrète, mais très importante. La complicité animale.

     

     

Et là, chère lectrice, cher lecteur, tu te dis peut être : "Mais eh dis don' Jénorme, où es-tu pendant tout ce temps ?"
Eh bien, malheureusement, la distance kilométrique entre le Pays Basque et le Nivernais est importante. Je ne peux me rendre dans la Nièvre auprès de mes parents et de ma famille que trois fois par an, lors de mes vacances professionnelles. Nous en profitons pour nous faire quelques bons restaurants, sans oublier les réunions familiales de Noël.

   

A quatre ou cinq reprises, maman et papa viennent me rendre visite dans le sud ouest.
Bon, là aussi, on se fait quelques bons restos...


   
De préférence au bord de l'océan car Chouchou, maman, adore l'océan.

Certes, elle ne savait pas nager car Mamie Nine, sa mère, avait toujours peur que cela lui donne des idées pour aller plus souvent au bord de l'eau.
Elle aime marcher pendant de longues minutes sur la plage, les pieds dans l'eau, les mollets légèrement fouettés par les vagues, les poumons emplis de cet air marin salé revigorant.

 
Et puis ici, on est entre mer et montagnes, hein, on peut varier les plaisirs.

  Vieux Boucau, 2016   / Artzamendi, 2013

Ah oui, quel contraste entre les belles plages de sable fin des Landes et les montagnes pierreuses du pays basque.
Mais l'une des choses les plus importantes lors de leurs venues dans le sud-ouest, c'est également de rencontrer les amis d'ici, qui font quelque part partie de la famille, comme les amis landais...



 

 

 

 

 

Chouchou, Louise et papa, 2013 /
La belle table landaise, 2019

Ou encore avec les amis-voisins basques, en octobre 2022.

  

Et puis, quand je rentre de la Nièvre, je ramène toujours de nouveaux habits (T-shirt, pyjamas, pulls,...) que maman m'achetait, des classiques aux humoristiques.

 

 

J'ai également tenté de trouver une photo où nous sommes ensemble avec une super pose et tout ça, souriants, dynamiques... mais.... pas facile...


Ah, attends voir...

 

Ah non...
Peut être ce
lle-ci...

 

    

   

Non plus...
Ou alors...

 

   

   

Essayons tous les trois avec Papa...

Ouais, bon... 

         
Ou avec Laura
lors du réveillon de Noël en 2023.

  

   
Allez...
   

Je garderai finalement l'une des premières photos
où nous apparaissons ensemble, maman et moi,
en juillet 1974...

  

Puis, avec regrets, la dernière,
en décembre 2025...


    

 

En novembre 2024, bonheur et joie de vivre sont altérés par la maladie sournoise.

  

Certains diront qu'un malheur n'arrive jamais seul.
Alors que Chouchou a commencé depuis quelques mois les protocles douloureux et pénibles contre la maladie, Mamie Nine, sa maman, nous quitte fin avril 2025 à 99 ans. Elle n'aura jamais su que sa fille était atteinte par ce mal.

   

    

    

Maman, pourtant d'une apparente fragilité, fait preuve d'un sang froid et d'une tenacité inimaginables, persusadée de vaincre la maladie.
Elle supporte tous les soins, pourtant rudes avec un grand courage.

  

Elle continue de cuisiner, de faire quelques balades ; sans oublier de se livrer à des séances de ménage intensives pour occuper son corps et son esprit, ne tenant pas en place.

  

Elle aime aussi faire de petites compositions suivant les saisons.


Quelle force !!! Quel courage !!! Quelle lutte !!!
   

Elle n'oubliait pas de se poser de temps en temps pour rester en compagnie de Mimine qui ne la quittait plus.

 

 

     

     
 

 



Nous avons tous espéré... mais la maladie a été la plus forte.

Maman nous a quitté le 28 mai, entourée des siens et après avoir vu son arrière-petite-fille Luna, née le 8 mai avec deux mois d'avance, et qui lui a tendu sa petite main... comme un signe...

  

Un grand merci aux équipes de néonatalité et de soins paliatifs de l'hopital de Nevers qui ont permis cette rencontre.
Un très grand merci aux personnes, famille, proches et amis, qui sont venus à la cérémonie ou/et qui ont envoyé des fleurs et des messages de soutien.
Un énorme merci à Mélanie d'avoir été là et de nous avoir soutenu jusqu'au bout ; ainsi que ses fleurs qu'elle lui offrait à chaque anniversaire ou autre venue, comme ici en avril 2025.

  

Une pensée également pour Evelyne, sa soeur, qui nous a quitté quelques semaines avant... En un peu plus d'un an, les trois femmes Mantin nous ont quittés...

 

  

Le lendemain du décès de maman, un magnifique arc-en-ciel est apparu au-dessus de Florenvile et de la maison familiale.

  

Mimine, elle, passe énormément de temps dans ce que Papa appelle "l'herbe à Chouchou" car c'est maman qui l'avait plantée là, pour Mimine. Elle y joue, y dort, se roule dedans, accroche ses pattes...

  

Je ne veux pas être larmoyant. J'ai écrit ce billet pour le souvenir, pour qu'il y ait une "trace internet" de Chouchou où ceux qui l'aiment pourront venir jeter un œil de temps à autre. Elle si discrète, mais tellement attentive, prévenante, généreuse,...
Je repense alors aux mots prononcés par Jean-Louis Trintignant lors des obsèques de Marie, sa fille :
"Ne pleure pas celle que tu as perdue. Au contraire, réjouis-toi de l'avoir connue."

   

 

La vie continue. On ne cessera de penser à elle.
Avec les quelques argents qui étaient restés dans son petit porte-monnaie, j'ai acheté un T-Shirt qu'elle aurait sûrement aimé et qui m'accompagnera lors de prochaines randonnées...

   

     

    

 

12 juin 2026

Une rando, une bière : le Baïgura -épisode 2 (64)

Et on se retrouve pour la seconde partie de l'ascension de cette montagne basque mythique qu'est le Baïgura !
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

Il y a des infos plus dramatiques que d'autres. Et certaines méritent d'être commentées quand on lit avec quel bonheur les journalistes semblent se délecter à mettre le plus d'informations purulentes dans le seul titre de leur article afin d'attirer le chaland. Oui, j'ai bien écrit "chaland" non pas en pensant au bateau à fond plat, mais en référence à une personne qui achète toujours chez le même marchand.
BREF ! Tiens, par exemple, je n'ai pas pu m'empêcher de commenter celui-ci...

  
Autre actualité non actuel, mais redondante, celle concernant l'intrigant Xavier Dupont de Ligonesse. Il a bien fallu que Julien Courbet apporte sa petite touche. Mais...


 

Apparemment, il travaille (ou pas) sur une version cinéma de l'enquête qui aboutirait à un super film d'action...
Sacré Julien !

 

 

 



 

   

     

D'autres infos étonnent, détonnent, semblent surréalistes ; notamment lorsque l'on voit les places des prochains concerts de Céline Dion.

Bon... J'ai rien contre elle... mais quand même... 855 euros la place... Même 426 euros... Eh oh... Pourquoi ? Quel autre artiste se permet de faire payer des spectateurs un tel prix ? Et pourquoi ? Pourquoi ceux qui sont déjà millionnaires ou milliardaires veulent toujours plus de pognon ? Qu'est-ce qu'ils en font ?
Acheter 15 baraques toutes plus luxueuses les unes que les autres, et dans lesquelles ils ne vont que trois jours par an ? Investir dans les voyages pour la lune ou Mars parce que la Terre est foutue ou/et ne leur suffisent plus ?
Oooooh, ils me dégoûtent tous ces cons, tiens !?
Mais comme disait Coluche, "Dire qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vende pas."

   

Allez, on va repartir dans les montagnes. Tranquille. Prendre de l'altitude, marcher dans la nature, croiser quelques animaux sauvages, admirer un panorama composé de champs et de montagnes en buvant une bonne bière belge.
Direction le sommet du Baïgura !
Je ne sais plus si je l'ai dit ou pas, mais saches que "Baïgura" en basque se comprend par "cours d'eaux en hauteur". En effet, ici, ce ne sont pas moins de 17 petits ruisseaux qui prennent leur source sur le massif.

 

  

Souviens-toi, dans le précédent billet, nous avions déjà effectué quelques kilomètres de dénivelé : UNE RANDO, UNE BIERE : Le Baïgura, épisode 1 (64).

  

Voilà ! Reprenons où nous en étions.

   

Tout de suite,
la carte !

 

Ok, bien, bravo, parfait ! Mais où est-on là, maintenant ?

 

Tout de suite,
la carte, 
mais là où on est au moment
où nous reprenons la suite
de ce billet.

 

C'est à dire pile poil à l'endroit où l'itinéraire partant de la base de loisirs du Baïgura (avec le sentier découverte) et celui partant d'Hélette se rejoignent au niveau d'une table d'orientation originale composée de deux "planches" faisant face aux montagnes basques et pyrénéennes, comme ceci...

 

 

 

  

C'est le col de Borda, à 550 mètres d'altitude.


Je vais à présent suivre ce petit sentier à flanc de montagne, plein Est, direction Sud, pour rejoindre un autre embranchement un peu plus loin.

   
Là aussi, en suivant cette partie de la randonnée, on découvre un sublime panorama sur la plaine basque (côté Irissarry et Ossès) et les cimes pyrénéennes encore enneigées à cette époque de l'année (randonnée effectuée mi mars).


  

Hein ? Quoi ? Ah...
On me signale dans l'oreillette que j'en ai déjà parlé dans le billet précédent.
Bon... Ok... Ben... Je vais vous parler de ma casquette Goldorak que j'arbore fièrement pour la première fois ici.

   
Attends, on ne la voit pas bien là... On la refait, plus près...

 
Hein ? Eh ? Oh ! C'est pas la classe c'te casquette Goldorak, là ?!
Pour la petite histoire  -dont tout le monde se fout, mais je la raconte quand même, ça me fait du bien de me livrer comme ça, dire des trucs un pue intimes parfois-  c'est par un beau jour de je-sais-plus-quand, j'ai soudainement décidé de me rendre au centre commercial le plus proche afin de changer ma couette et mon traversin. C'est comme ça, des fois, dans la vie, il faut prendre des initiatives, et là, c'était le bon jour. Toutes les planètes étaient alignées pour enfin réaliser cette action essentielle.
Je prends la voiture, je me gare, j'entre dans la grande surface, je vais au rayon literie tout ç et bien plus encore, je cherche le coin couette, impeccable, trouvé ; puis le coin traversin... Je trouve... Je fouille... Je prends un traversin... et là, que ne voilà-t-il pas que tombe à me pieds cette casquette Goldorak qui n'avait absolument rien à foutre là !
Et tu me connais : quand quelque chose n'a rien à foutre à un endroit  -genre le truc insolite-,  eh bien je prends !
Et voilà comment aujourd'hui, je me retrouve à grimper le Baïgura avec ce couvre-chef inattendu.
Je ne peux toutefois m'empêcher de penser que, peut être, cette casquette avait été planquée ici, dans ces traversins, pour qu'une personne la récupère plus tard... Ouais... Ben... Tant pis pour elle ou pour lui !

   

Est-que ce que l'on a le temps de parler de Goldorak ?
Il y a bien ce livre de Pascal Tozi, "Agir et penser comme Goldorak", qui est paru en 2023...

 

"Fuguro-coach !
Véritable icône de la pop culture, Goldorak nous accompagne depuis notre plus tendre enfance. Le 'vaillant guerrier' incarne la justice, le courage et la résilience. Comment faire de ces valeurs cardinales, nos valeurs quotidiennes sans astérohaches ni de méchants extraterrestres à combattre ?
Goldorak est un coach parfait pour aider à surmonter les épreuves de la vie quotidienne. Sa résistance à toute épreuve, son courage légendaire, son sens de la responsabilité, de la fraternité et sa recherche de la paix font de lui un personnage plus qu'inspirant !(...)"

FNAC

  

Peut être, toi jeune lectrice/lecteur  -ou plus âgé lectrice/lecteur-  tu n'as pas grandi avec les récits avnturo-romanesques du Prince d'Euphore lors des mercredis après-midi de jeunesse télévisuelles.
Un petit résumé de ce qu'était Goldorak, dessin animé japonais ?
Ok. Si, si, j'insiste.

  

"Connu au Japon sous le nom d'UFO Robot Grendizer, Goldorak est né au Japon en 1975 de l'imagination de GÔ Nagai, célèbre mangaka et pionnier du genre mecha (robot géant piloté de l'intérieur).(...)
Goldorak débarque en France en juillet 1978 sur Antenne 2, dans l'émission Récré A2.(...)
Actarus est le prince de la planète Euphor, détruite par l'Empire de Véga. Fugueur et exilé, il trouve refuge sur Terre avec Goldorak, une immense machine de guerre dont il est le seul pilote capable. Protégé par le professeur Procyon, Actarus lutte contre Véga et ses golgoths destructeurs pour protéger la Terre d'une invasion imminente."

Pour en savoir plus, tu peux aller surfer sur le site RUE DU RETRO, Goldorak impact culturel en France.

  
Tu veux voir un petit épisode ?
Mais si, mais si ! Tiens... Hein ? Ah !
Bon, on me fait signe dans l'oreillette que les épisodes des années 1970-1980 ne sont plus disponibles sur Youtube. On ne peut voir que la dernière version baptisée Goldorak U qui est très moche.
Maaaaaaiiissss, attends !

Voici tout de même
les deux dernières minutes de la série animée
version 1978 en France.


 

Hein ? Eh, oh... C'est émouvant, hein !
Ah ben moi, Goldorak, c'est toute ma jeunesse. Pas facile de trouver des collectors de l'époque...
Ci-dessous, retrouvons le Goldorak jumbo, le savon Goldorak ou encore le mug tête de Goldorak...https://jenormeg.canalblog.com/archives/2023/03/16/39827305.html


  

 

 

   

 

On peut également parler de ce périple réalisé en mars 2023 et qui m'a conduit à Thiers pour poser à côté d'un Goldorak de 7 mètres de haut, tout en acier : GOLDORAK GO ! (63).


  

 

Bon, voilà, ça, c'est dit.
De quoi on parlait déjà ?

  

Ah oui, le Baïgura !
Retournons, non pas sur la planète d'Euphore, mais sur la montagne basque Baïgura.

    

     

Après avoir suivi ce sentier à flanc de montagne offrant un magnifique panorama sur le massif pyrénéen et les champs du sud de la Basse-Navarre, j'arrive à un virage à 130°. Une nouvelle vue s'offre alors à moi : le Laina, montagne et sommet à 866 mètres d'altitude. D'ici, son flanc est creusé, sillonné par le temps et la météo.

 
Le Laina est la continuité sud du Baïgura, dont j'aperçois le sommet facilement reconnaissable avec ses nombreuses antennes.

  

On évolue à présent sur un petit sentier à flanc de montagne toujours, mais côté Ouest.

  

Il y a un bon dénivelé, mais agréable car la vue sur le Baïgura est superbe, avec cette crête que nous allons emprunter plus loin. Il s'agit de la crête de Kurutze (Kurutzeko Pareta).

  

De plus, quelques pottoks m'accompagnent, silencieusement, juste au dessus de ma tête avec, encore, les belles cimes pyrénéennes enneigées en arrière plan.

  

Et toujours le sommet du Baïgura (897m) avec cette faille étonnante...

  

J'arrive au "sommet" de cette première montée. Quand je dis "sommet", j'entends par là que c'est le début de la crête vers le Baïgura. Un panorama sur le nord de la Basse-Navarre avec Hélette, Herauritz, la fromagerie Agour et, plus loin encore, les l'océan, les Landes...


 

 

 

 

 

 

Ah, là aussi, un pottok...

   
Un petit regard sur le chemin à suivre. Il va falloir monter un plus sévèrement en direction du sommet baptisé Erregelu (846m).

  

Allez, on grimpe. Il y a possibilité de contourner l'Erregulu par le Nord, mais bon... eh, hein... allez, on est des tatoués, on y va !

 

Ah, là aussi, un pottok...

C'est étrange, il mange des branches mortes. Je me demande comment il les digère...

  

Derrière moi, une belle vue sur le chemin parcouru sur la crète de Kurutze (Kurutzeko Pareta).


Et puis, j'arrive au sommet d'Erregelu, 846 mètres d'altitude. Le lieu est représenté par une borne métallique.

 
Bien sûr, là encore, il y a un beau panorama à presque 360°.

 

 

Mais ce qui retient surtout mon attention ici, ce sont les vautours planant juste en face de moi. Je décide de me poser un peu pour observer leur étrange ballet aérien composé de vols planants horizontaux et tournoyants.

 

 

 

   

D'apparence douteuse, voire ténébreuse ou obscure ou sombre ou funèbre ou... ah merde, j'ai pas le mot juste pour parler de cette présence, de cette silhouette inquiétante... Ah là, voilà : inquiétante ! C'est ça que je voulais écrire !
On se souvient et on revoit les vautours dessinés par Morris dans les bandes dessinées de Lucky Luke...

 

   

Pourtant, pourtant, pourtant : l'est pas méchant le vautour ! L'est même utile le vautour ! Rappelons-le...

"Les vautours sont des rapaces nécrophages et sont donc spécialisés dans l'élimination des cadavres. Ils permettent de faire disparaitre efficacement et rapidement des cadavres pouvant être des vecteurs de contagions pour les animaux sauvages mais aussi les troupeaux domestiques et de contamination des eaux. intervenant en bout de chaine alimentaire, ils peuvent être révélateurs de la qualité de notre environnement. (...)" LPO, agir pour l'environnement

   
Ceci étant dit, il ne nous reste plus qu'à rejoindre le sommet du Baïgura qui ne se trouve plus qu'à quelques mètres. Nous allons passer de 846 à 897 mètres d'altitude.
Pour cela, on quitte les petits sentiers terreux pour rejoindre une route goudronnée. Celle-ci permet aux personnels télécom d'intervenir sur les antennes relais présentes.

Cette route permet aussi aux parapentistes de rejoindre le sommet en voiture ou en bus.
 

Je passe devant une plaque en ciment en hommage aux prisonniers basques et devant l'ultime borne de balisage de la randonnée.

  

Il y a également un cromlech.

"Les cromlechs sont des monuments funéraires datés d’environs 1000 ans avant J.C. Ils ont été construits par des bergers qui, après le décès d'un des leurs, y incinéraient le mort. A l'écart du bûcher, ils créaient un monument constitué de pierres disposées en forme de cercle. Ils déposaient ensuite les cendres du défunt au centre du cromlech, puis les recouvraient de terre."

 

 

Il y a également deux tables d'orientation ; l'une érigée en direction de l'Ouest et l'autre en direction de l'Est. On peut y lire et découvrir les noms des sommets des montagnes basques et pyrénéennes, ainsi que les noms des villes alentours.

  

Un plus bas, un banc fait face au mont Ursuya se dressant devant les lointaines Landes et autres plages et villes de la côte Atlantiques.

  

Ultime et dernière petite ascension pour atteindre le sommet du Baïgura où se dressent les incontournables antennes radio-électriques.

"Vous voici au sommet du mont Baïgura, qui culmine à 897 mètres d'altitude. C'est grâce aux antennes radioélectriques qui s'érigent devant vous que les ondes hertziennes peuvent être diffusées vers les communes environnantes et la Côte Basque. A partir d'une antenne centrale, les connexions sont réparties sur de multiples terminaux permettant l'émission en 'triple Play' (internet, téléphonie, télévision)."

  

    

D'ici,
nous avons un panorama à 360°.

 

      

A l'Est des antennes, un cairn marquant le sommet... au cas où on aurait des doutes. Celui-ci fait face aux Pyrénées et à la partie sud de la Basse-Navarre, côté Irissarry et Ossès.

  

Il est temps de se trouver un endroit à l'abri du vent pour se boire une bonne bière.
Aaaaah oui, y'a du vent au sommet du Baïgura. C'est pour cela que les vautours s'y plaisent, ainsi que les parapentistes, absents aujourd'hui.

   

  

Je tourne un peu. Il y a quelques personnes disposées ici et là, mais pas au point de se battre pour faire des photos du panorama, comme au Mont Taï, en Chine...


   

    

Après quelques minutes d'errance, je me réfugie le dos contre des petites falaises faisant face au panorama plein Ouest.
   

Voilà !

  

Maintenant, il n'y a plus qu'à apprécier et savourer l'apéro... le panorama !

 

Un coup d’œil,
direction l'Ouest.

Chaine Pyrénéenne et Basse-Navarre sud.

 

Irissarry

 

Les crêtes d'Iparla (1044m)

 

Sommet de Laina (866m) et l'Autza (1304m)

 

Le Pic d'Orhy (2017m)

 

Pic des Trois Rois (2446m), Grande Aiguille d'Ansabère (2377m),
Mallo de Echerito (2362m)

 

   

Le Pic d'Anie (2507m)

   

Le Pic du Midi d'Ossau (2884m)

 

 

 

 

 

Un coup d’œil,
direction l'Est.

Artzamendi (926m) et la Rhune (905m)

 

Biarritz, Anglet et Bayonne

 

Le Mont Ursuya (678m)

 

 

    

Tout ceci est magnifique et reposant... mais il va falloir penser à redescendre.
Comme d'habitude, c'est dans un effort surhumain que je me relève pour prendre ensuite la direction de la descente afin de rejoindre la voiture... non sans m'arrêter tous les deux mètres pour poser mon regard sur le paysage...

 

 

 

 

On se quitte avec le petit récapitulatif vidéo
de cette randonnée sur le Baïgura.

 

   

A plus !

   

     

25 mai 2026

Et si on allait au cinéma : La Vénus électrique

Eh ben ouais, tiens !
C'était l'autre jour, il ne faisait pas beau. Pas moyen d'aller randonner ou simplement marcher vers l'océan. Mais envie de sortir qaund même.

Ah ben, alors : t'as qu'à aller au cinoche !
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

Quand on a des soucis familiaux et que l'on voudrait être au plus près de ses proches pour les soutenir plutôt qu'être à 700 bornes "retenu" par les obligations professionnelles, qu'est ce qu'on fait ?
   

On prend des nouvelles par téléphone, on envoie des photos de là où on est, de ce que l'on fait. On échange. Lointain. Trop loin. Frustration... 
On essaie de vivre des choses de notre côté, loin d'eux, car on "ne peut pas être plus près" sauf si on décide de tout plaquer. Quitter le boulot, le pays basque et revenir en terres natales et familiales. Surtout familiale.
 
C'est pour cela aussi que je pars dans les montagnes, pour raconter à mes proches éloignés ces moments, ces rencontres avec des gens, évoluer dans des beaux paysages, ressentir des émotions, découvrir des lieux insolites, historiques, conviviaux. Avec humour, curiosité, recherches.
  
Des photos, des textes, de l'Histoire, des histoires, des fleurs, des animaux, des rivières, des ruisseaux, des sommets, des égarements, des retrouvailles, des efforts, du réconfort...mais toujours du partage ! 
Partager des vues, des panoramas, des sensations, des pensées toujours pour ceux qui peuvent lire ces mots, regarder ces photos.
Et s'ils ne peuvent pas où plus vivre ce genre de moments, partager grâce et par ce blog.
   
 
Tu es en train de lire le 1080ème billet du "Voyage de Jénorme", dont le premier remonte au 14 avril 2007.
 
Souvenons-nous
du premier billet...

Cf : Et que la France est belle !

  

 

 

 
 
 
 
 
 
Depuis plus de 19 ans maintenant, ce blog parle un peu de tout, partout, nulle part, c'est ça qu'est bien.
Depuis plus de 19 ans, je me lance dans des analyses sociétales ridicules, ou dans des randonnées, ou j'assiste à des concerts ou je vis de ces moments collégiaux avec des amis ici dans le Béarn, dans les Landes ou au Pays basque pour en parler avec ma famille, mes proches, mes amies/amis et lectrices/lecteurs de ce blog ensuite.
Sans égoïsme ni égocentrisme, ces billets sont là pour ce genre de partage, sans prétention... De toute façon, y a pas de quoi frimer non plus, eh hein oh !
C'est vrai : quand tu regardes bien certains billets...
- Quand je me plante de sommet : PIC DE PETRAGEME, part 2.
- Quand je me perds : UNE RANDO, UNE BIERE : HOXANHANDIA
- Quand je  ne trouve pas lac d'altitude car j'ai loupé la bonne vallée : A LA RECHERCHE DU LAC D'ISABE.


   
 
Bon allez !
 
Je suis quand même bien emmerdé à parler du pays basque ou de découvertes insolites quand il pleut -ou quand qu'il fait trop chaud-  et que je ne peux pas sortir pour en parler ici sur ce blog ou raconter par téléphone les dernières trouvailles et aventures des jours derniers.
 
MAAAAIS il y a aussi le cinéma.
Il pleut, il fait froid, on n'a pas envie de rester seul dans son appartement à regarder des reportages sur le trafic de drogue dans les grandes villes, ou suivre en continu les infos sur les flux et reflux des prix du carburant, ou écouter des journalistes colporter les propos auto-contradictoires d'un certain président américain, ou... Oh merde, c'est trop long !!!
 
ENFIN !
Ce jour là  -c'est à dire l'autre jour- il pleuvait, il faisait froid, je ne voulais pas rester seul dans mon appartement, mais je ne voulais pas non plus que l'on m'abreuve de mots et de paroles. Je suis donc allé au cinéma voir le nouveau (pas dernier, j'espère) film de Pierre Salvadori.
 
POURQUOI ?
Eh bien là, entrons dans les explications.
 
Jour de l'Ascension, ah bah tiens, je ne bosse pas. Mais il fait un temps de merde.
La veille, ce fut l'ouverture du Festival de cinéma de Cannes.
Ben oui, important de rappeler que c'est le festival de CINÉMA de Cannes car il y a d'autres festivals dans cette petite ville du Var, comme le festival du film panafricain, le festival d'art pyrotechnique, le festival international des jeux, le festival de la coiffe mulet, le festival du buffet pour singes... Ah non, c'est pas à Cannes ça, c'est à Lopburi, en Thaïlande.
  
Mais pourquoi la ville de Cannes a-t-elle été choisie pour devenir LA ville DU plus grand FESTIVAL de CINÉMA du monde ?
Hein ? Non, mais oh !
C'est un peu comme se demander : mais pourquoi la Vierge Marie a décidé d'apparaître aux yeux (ou à l'esprit) d'une petite bergère de Lourdes ? Pourquoi pas à Vesoul ? Ou à Auch ? Ou à Lille ? Ou à Nevers ?
 
Interrogeons nous et trouvons des réponses en posant la question à Google : pourquoi un festival de cinéma à Cannes, et pas à Lourdes ?
  
Réponse :
"La première édition du Festival de Cannes aurait du avoir lieu en 1939, mais l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie, élément déclencheur de la seconde Guerre Mondiale, l'en a empêché.(...)
Il existe donc officiellement depuis 1946. Une période où l'Italie était la référence en matière de cinéma grâce à sa célèbre Mostra de Venise, depuis 1932, récupérée par les régimes nazis et fascistes comme outil de propagande. Le Festival de Cannes est né de cette ambition de concurrencer la Mostra, de lutter contre l'influence fasciste dans le cinéma, mais aussi de rassembler la création mondiale dans une Europe en reconstruction. (...) Restait à trouver le lieu.
Plusieurs villes se sont portées candidates pour accueillir l'évènement, dont Le Touquet, Aix-les-Bains, Deauville, Biarritz, Vichy, et même Alger... mais dans la course au festival, Cannes a su mettre en avant d'indéniables atouts. Son climat ensoleillé, son ambiance méditerranéenne séduisent, ainsi que sa réputation déjà bien établie en tant que destination touristique de luxe : de nombreux hôtels et palaces sont en effet déjà capables d'héberger les personnalités du monde entier.(...)"
LA FRENCH TOUCH
   
Ah ok, d'accord.
   
Revenons à nos moutons et plus précisément à ce film de Pierre Salvadori présenté en ouverture du festival de Cannes 2026 : La Venise électrique.

 

 
Il y a longtemps, en 1998, j'avais rencontré Pierre Salvadori lors d'un festival à Saint Denis. En compagnie de Marie Trintignant et Guillaume Depardieu, il venait présenter son troisième film "Comme elle respire".

  
Après la séance, nous nous étions retrouvés au bar du festival pour discuter jsuqu'à tard dans la nuit.
Nous étions quelques amis à être "fan" des deux précédents films de Pierre Salvadori ; notamment "Les apprentis", que l'on regardait parfois le dimanche dans la matinée avant d'aller sur un marché parisien pour acheter des steaks hachés frais et sentier les bonnes odeurs de légumes, le parfum des poulets rôtis et autres fruits de saison.
"Les apprentis", c'est un peu de genre de film réconfortant, que l'on ne lasse pas de revoir, tout en connaissant les situations et les dialogues par coeur. Un peu comme un de ces films du dimanche soir rassurant et réconfortant, tels que "La grande vadrouille", "Le corniaud", certains films du Splendid, "Le sens de la fête", "Le grand bain",...
Ce n'est pas facile de faire un bon film du dimanche soir. Et puis pour le spectateur ou téléspectateur, c'est un peu comme la madeleine de Prost...

 

   
  

BREF !

  
Recentrons-nous sur ce nouveau film de Pierre Salvadori qui a, entre autres, fait l'ouverture du 79ème Festival de Cannes.
L'histoire me plaisait bien, ainsi que la casting, composé de Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche et Vimala Pons, entre autres.

J'entre dans le cinéma L'Atalante, à Bayonne. Il y a déjà beaucoup de monde ; même en arrivant une demi-heure en avance.
Je m'installe dans la salle. Les lumières s'éteignent. Le film commence.

 

BANDE ANNONCE

 

L'HISTOIRE
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n'arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galiériste.
un soir d'ivresse, Antoine tente d'entrer en contact avec sa femme par l'intermédiaire d'une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s'est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture.
Suzanne se révèle douée pour l'imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaine les fausses séances.
Peu à peu, Antoine retrouve l'inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu'elle tombe doucement amoureuse de l'homme qu'elle manipule.

 

Je ne vais pas me lancer dans une critique du film. Je ne sais plus faire et je n'ai pas envie.
Juste pour dire que cela fait du bien de "baigner" dans cette ambiance de fête forraine, d'humour, de quiproquos tellement bien écrits et enthousiasmant par Pierre Salvadori, Benjamin Charbit et Benoit Graffin. Sans oublier la musique de Bazbaz, délicate et mélancolique. Pendant deux heures.
Il y a de la légèreté, de la folie, un peu de surréalisme, des retournements de situations, rocambolesque, marivaudesque, ludique...

   
Quelques petits extraits d'écrits journalistiques sur le film :
"La Vénus électrique parle de notre besoin de croire en quelque chose, même l'illusoire (l'occulte/le cinéma), pour rêver, se relever et renaitre. D'où un très beau film sur les regrets, les remords, la culpabilité, mais aussi le désir, guidé par des personnages féminins très modernes au sein d'un quatuor mémorable." ECRAN LARGE

   
"La Vénus électrique n'est pas seulement une nouvelle fiction au carré ; avec elle, plus encore qu'avec le festif En liberté ! son réalisateur vise la flamboyance, sort le grand jeu et la malle à costumes pour défendre haut et fort les couleurs du spectacle." LES CAHIERS DU CINEMA

   

"La musique de Camille Bazbaz donne le ton funambule de cette fable douce-amère et virvoltante, drôle et intelligente, dont les couleurs chatoyantes et les récits enchâssés créent du vrai avec du faux, et réciproquement. Pour son onzième long-métrage, Pierre Salvadori se projette dans l'univers des années folles, mais continue à creuser le sillon de ses obsessions : ses personnages, comme toujours, sont menteurs, tricheurs, manipulateurs, perdus, malheureux, obsessionnels. En mode survie, ils franchissent parfois les limites, mais par-delà le bien et le mal, leur chemin les mène vers la conscience et l'amour" BANDE A PART

   

"Merci de nous donner un film à ce point fin, gracieux, bancal, enchanteur, évaporé. Surtout au seuil d'une compétition cannoise qui va dérouler, comme chaque année, entre deux maladies mortelles, des tonnes de névroses malaisantes. Et à quelques encablures d'un monde qu'on ne voit plus quel obstacle un tant soit peu sérieux pourrait empêcher de sombrer dans une indifférence cosmique totale. Donc merci eencore, du fond du coeur, merci." LE MONDE

 
 
Je finirais ce billet par les mots d'Edgar Morin, sociologue et philosophe :
"La vie n'est supportable que si l'on y introduit non pas de l'utopie mais de la poésie, c'est à dire de l'intensité, de la fête, de la joie, de la communion, du bonheur et de l'amour."

    
   

Allez ! Courez au cinéma maintenant !
   

    

24 mai 2026

Une rando, une bière : le Baïgura -épisode 1 (64)

Une rando, une bière : on sait ce que c'est.
Mais le Baïgura... Qu'est-ce que c'est que quoi ?
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

   

  

Eh oui, ces quelques mots en sous-titre, ça ne te rappelle pas une chanson bien connue de la fin des années 1970 ?

Ce fameux refrain inattendu : "Psycho Killer, qu'est-ce que c'est ? Fa-fa-fa-fa, fa-fa-fa-fa, fa-fa-fa-fa better".
Cela suffit à m'amener aujourd'hui à vouloir traduire toutes les paroles de cette chanson. Allons-y.

"Je n'arrive pas à faire face aux faits,
Je suis tendu et nerveux et je n'arrive pas à me détendre.
Je ne peux pas dormir parce que mon lit est en feu,
Ne me touche pas, je suis un vrai fil sous tension.

Tueur psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa-fa-fa-fa, fa-fa-fa-fa, mieux
Courir, courir, courir, courir, courir, courir, fuir, oh-oh-oh

Ay-ya-ya-ya-ya-ya, ooh

Tu commences une conversation, tu ne peux même pas la terminer
Tu parles beaucoup, mais tu ne dis rien
Quand je n'ai rien à dire, mes lèvres sont scellées
Dire quelque chose une fois, pourquoi le répéter ?

Tueur psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa-fa-fa-fa, fa-fa-fa-fa, mieux
Courir, courir, courir, courir, courir, courir, fuir, oh-oh-oh

Ay-ya-ya-ya-ya-ya, ooh

Ce que j'ai fait, ce soir-là
Ce qu'elle a dit, ce soir-là
Réaliser mon espoir
Je me lance vers la gloire, ok.

Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais

Nous sommes vains et nous sommes aveugles
Je déteste les gens quand ils ne sont pas polis

Tueur psychopathe
Qu'est-ce que c'est ?
Fa-fa-fa-fa, fa-fa-fa-fa, mieux
Courir, courir, courir, courir, courir, courir, fuir, oh-oh-oh

Ay-ya-ya-ya-ya-ya, ooh"

   

Bon, ben, voilà. On a bien avancé là. Alors, de quoi qu'on voulait parler au départ ? 
"Baïgura, qu'est-ce que c'est ?"

Allons au plus rapide.

 

Le Baïgura   -prononce Baygoura-  est un mont (montagne) du Pays Basque français. Son nom peut s'interpréter comme ibai gura signifiant "bout de la vallée (rivière)" en basque.
C'est le sommet principal d'un petit massif isolé du Pays basque intérieur entre les provinces du Labourd et de Basse-Navarre ; point culminant au nord des bassins de la Nive et de la Bidouze. Il est séparé d'Artzamendi et d'Iparla par la Nive.
Au nord, le village de Mendionde. A l'Ouest, celui de Louhossoa. A l'Est, voici Helette. Et au sud, Bidarray.
Culminant à une altitude de 897 mètres, son sommet est facilement reconnaissable à ses antennes hertziennes.
Plusieurs itinéraires de randonnées permettent d'y accéder afin de jouir d'un magnifique panorama à 360° ; des côtes aux montagnes pyrénéennes.
Pour notre part, aujourd'hui, nous partirons du village d'Hélette par l'itinéraire appelé Bizkarra, balisage jaune.

   

  

TOUT DE SUITE :
LES CHIFFRES !

11 km de marche
750 mètres de dénivelé.
4 heures de marche.

   

LA CARTE

 

Comment ça on voit pas bien ?
Attends.

Voilà ! T'as vu : on dirait un serpent.

Deux choses avant de commencer :
1) Comme tu peux le voir, on ne part précisément d'Hélette, mais d'un parking situé à l'Ouest, sur la route de Louhoassoa, non loin de la chapelle

(chapelle Saint-Vincent), sur le chemin appelé Etxegoienea.
2) Normalement, cette fois-ci  -contrairement à la tentative de randonnée pour atteindre le commet d'Hoxanhandia (cf : Une rando, une bière : Hoxahandia), on ne devrait pas se perdre, ni se planter de sommet car le Baïgura est bien visible et facilement reconnaissable... sauf quand il est dans le brouillard.

  

ALLEZ,
C'EST PARTI !

   

Je quitte la voiture et ce petit parking jouxtant un dépot de verres, situé à l'entrée du chemin d'Etxegoienea.


Je traverse un petit lotissement, composé de brebis et de quelques maisons aux architectures diverses avec, parfois, des portails bien prononcés pays basque... surtout quand il y a du soleil.


   

Je quitte le chemin d'Etxegoienea pour prendre un autre chemin à droite appelé chemin Bitxintxo (Saint-Vincent), du nom de la chapelle qui se trouve un peu plus loin. Ce chemin monte un peu et propose une vue globale sur le massif du Baïgura.

   

50 mètres plus loin, j'arrive à hauteur de la chapelle Bitxintxo, appelée aussi chapelle Saint-Vincent.

   
"Cette chapelle, dont l'origine prouvée remonte au XIIème siècle, est probablement un des tout premiers sanctuaires chrétiens du Pays Basque (IVème siècle). Détruit à plusieurs reprises par l'homme ou les intempéries, elle fut à chaque fois restaurée par les curés-chapelains, aidés des habitants du village. Les mères de famille de Hélette et des villages environnants y venaient jadis en pèlerinage le 1er septembre pour prier Saint Vincent pour la santé ou la marche de leurs enfants. Après la cérémonie, on se rendait en famille à la source située en contrebas pour y faire boire les enfants. La cérémonie de la bénédiction des enfants subsiste encore de nos jours au mois de septembre." EN ROUTE AVEC JEAN-PAUL

   
Une fois la chapelle passée, il faut encore marcher un peu sur l'asphalte jusqu'à une barrière métallique. Là, nous quittons l'urbanisation pour entrer dans la "campagne". C'est maintenant un large chemin de terre qui s'en va gravir progressivement les pentes Ouest du massif du Baïgura.

  

De petits oiseaux  -mésanges et rouges-queues-  m'accompagnent de leurs sifflements. certains me suivent de branches en branches, curieux...

   

Au sol, de la terre, mais aussi quelques couleurs printanières avec les premières primevères.

 

Le large sentier monte doucement, mais sûrement, laissant apparaitre derrière moi une vue peu à peu panoramique sur les alentours d'Hélette et le pic de Garralda (470m).


   
Je croise quelques beaux spécimens d'arbres aux silhouettes intrigantes...

  

Et puis, tout à coup, plus d'arbre. Maintenant apparait la ligne de crête qu'il faut suivre pour atteindre le sommet du Baïgura.

  

A cette époque, cette partie du sentier très large est bordé par des ajoncs... et quelques pottoks.

  

Enfin, je ne sais pas si ce sont des ajoncs, ou des ulex, ou des genêts.
Admettons que ce sont des ajoncs  -apparemment, c'est le cas-, voyons ce que nous pouvons faire avec cette plante.

"Les ajoncs sont comestibles et peuvent accompagner les salades, les thés et autres infusions. Comme fourrage, l'ajonc possède une haute teneur en protéines. Le bois d'ajonc, étant non toxique, fut un matériau de coutellerie. Mais enclin à la déformation, et du fait de sa petite constitution, ce bois n'a pu être utilisé pour la construction, ceci malgré sa durabilité écologique.
L'ajonc tient également place sur la liste des 38 ingrédients de l'élixir dénommé fleur de Bach, cette boisson paramédicale soutenue pour ses effets sur la santé.
L'ajonc est aussi le fruit d'une légende : elles cacheraient dans leurs buissons les âmes des repentants décédés. Sorte de 'tombeau' maudit, les passants devraient songer à deux fois avant de se pencher sur ces feuillages."
WIKIPEDIA

 

Le sentier évolue sur le flan du massif du Baïgura. On monte en douceur et, déjà, une belle vue panoramique sur Hélette et ses environs s'offre au marcheur.

  

  

J'arrive à une intersection.
En fait, un sentier arrive du sud. Je pense qu'il s'agit de l'itinéraire de randonnée venant d'Ossès et de Bidarray. Je me trouve au col de Txantxo (446m).

 
Je m'éloigne un peu de l'itinéraire menant au sommet du Baïgura pour aller apprécier la vue que propose cet autre itinéraire. Et effectivement, la vue est tout simplement magnifique.

   

Les sommets des premières montagnes pyrénéennes se détachent par leur blancheur sur le bleu du ciel.
Je reconnais les sommets du pic d'Orhy et du pic d'Anie.

 

 

 

Très belle vue également sur les champs basques autour d'Ossès et d'Irrissary...

   

Allez, je retourne sur le bon sentier pour poursuivre mon ascension.
Un peu plus loin, je croise quelques pottoks (prononce "pottiok") bien posés.

  
Le Baïgura accueille beaucoup de ces petits animaux basques sur ses terres, que ce soit au sommet ou sur les flancs.
Pottok se traduit du basque par "petit cheval". De petite taille  -entre 1,20m et 1,30m, ils occupent en liberté quelques massifs montagneux du Pays Basque. Réputé pour leur rusticité, ces petits chevaux étaient autrefois utilisés pour les petits travaux en montagne, le portage et la contrebande.


"C'est l'une des plus anciennes races équines d'Europe. Les représentations de chevaux dans les grottes préhistoriques d'Isturitz et d'Oxocelhaya, situées à quelques kilomètres du Baïgura, montrent des silhouettes étonnamment proches de celles des pottoks actuels. Ces chevaux auraient survécu depuis la fin de la dernière ère glaciaire, il y a plus de 10 000 ans, en s'adaptant au climat rude et aux reliefs accidentés des montagnes basques. (...)

Sur les pentes du Baïgura, les pottoks vivent en hardes de cinq à quinze individus, menées par un étalon dominant. Ils se nourrissent d'herbes rases, de fougères et d'ajoncs. Ils descendent rarement en dessous des 400 mètres d'altitude." RANDONNEES FLEURS ET PYRENEES

 

Repoussés par le morcellement des espaces naturels, de la mécanisation de l'agriculture et croisés abusivement avec d'autres races, ils ont vu leur population régresser. La race a failli disparaitre au XXème siècle, mais grâce aux efforts de l'association des éleveurs de pottoks et à la mise en place d'un livre généalogique, la population est aujourd'hui stabilisée.
Ces mêmes éleveurs de pottoks effectuent des contrôles de naissance, une vermifugation et un  déparasitage.

Le Baïgura reste un des lieux les plus propices à l'observation de ces animaux dans leur milieu naturel. Il a un rôle essentiel à notre biodiversité et notre pastoralisme car il débroussaille et nettoie les endroits les plus inaccessibles.

   

D'autres animaux sont présents en nombre ici... ou plutôt dans les airs.

   
Eh oui, ce sont les vautours. Ces oiseaux qui profitent des courants venteux pour planer au-dessus de nos têtes et de celles des pottoks, au cas où...

Grande envergure de près de 2,60 mètres une fois les ailes déployées en plein vol, les vautours fauves volent au-dessus de ta tête dans un grand souffle silencieux. Parfois surprenant quand tu lèves la tête et que tu aperçois cette large silhouette aux ailes déployées à quelques mètres au-dessus de ta tête. Planeur et imposant. Discret et bien présent.
Ces oiseaux nécrophages se déplacent et vivent généralement en colonie.
Long cou et tête dotée d'un fin duvet, cette morphologie permet au vautour de pouvoir plus facilement effriter le sang séché lors des curées.

Pour planer, le vautour fauve utilise les courants ascendants thermiques et dynamiques ; ce qui lui permet de parcourir facilement des centaines de kilomètres en une seule journée. Il peut avoir une vitesse de 40 à 80 km/h en montée et peut atteindre jusqu'à 100 km/h en descente.
Oiseau strictement charognard, il se nourrit sur les carcasses d'animaux morts (brebis, vaches, chevaux,...) qu'il détecte du ciel grâce à sa vue perçante.
De part ce statut, sa place dans le pastoralisme est primordiale. En effet, il remplit une fonction sanitaire importante grâce à son long cou qui lui permet de s'introduire dans les carcasses, de la vider complètement. Allié des éleveurs, il nettoie ainsi les montagnes de tous les cadavres et permet d'éviter ainsi la prolifération de germes et de maladies, sources d'épidémies.

 

Il est très difficile pour le vautour fauve de chasser ou même de transporter une simple branche. C'set pour cela qu'il s'abrite dans les falaises à roches creusées. ses pattes sont tellement petites qu'elles ne lui servent qu'à marcher ou se percher sur les hauteurs des montagnes du Pays Basque.

  

Après les avoir observé planant au-dessus de moi sur un sentier en dehors du sentier officiel...


...je reprends le bon chemin.

 

 

Petit à petit, j'arrive à hauteur d'une première escale, étape, point de repère... Voilà. C'est un col sans nom  -peut être le col de la Borda-   situé à 604 mètres d'altitude où se rejoignent les sentiers venant d'Hélette et de la base de loisirs. Ce lieu est marqué par une table de pique-nique et deux tables d'orientation en bois originales.
 

 

Un autre magnifique panorama sur les cimes pyrénéennes et basques s'offre aux randonneurs, nombreux à cet endroit. Cela bouscule le silence auquel j'étais habitué jusque là depuis le départ d'Hélette où je n'ai croisé personne.


Mais contemplons !


 

Que voyons-nous ?

Petit zoom pour voir de plus près le pic d'Anie (2504m) enneigé et la Table des Trois rois (2444m).

 

Le pic d'Anie, seul, situé à 60 kilomètres d'ici.


Le pic d'Orhy (2017m), situé à 41 kilomètres d'ici.

 

La grande Aiguille d'Ansabère (2378km) et Mallo de Acherito (2371m),
situés à 63 kilomètres d'ici.

  

Ce panorama est superbe, envoutant. On n'a pas envie de partir, de rester là, à regarder la moindre parcelle de paysage qui nous ait proposé ; des montagnes pyrénéennes encore enneigées à la "plaine" de la basse Navarre avec les champs et les villages basques d'Irissarry ou Iholdy.

   

Maaaaaaaaiiiiisssss il reste encore du chemin à parcourir pour atteindre le sommet du Baïgura. 2,8 kilomètres très précisément avec un dénivelé de 280 mètres.

Allez, je quitte l'aire de pique-nique panoramique aménagé pour reprendre le sentier balisé, marqué par une borne.

   

  

   

DANS NOTRE PROCHAIN EPISODE

Jénorme va-t-il atteindre le sommet du Baïgura ? Et pourquoi ? Et comment ? Et quelle bière a-t-il choisi pour célébrer cette victoire ? Et que va-t-il rencontrer en chemin ? Et pourquoi ? Et comment ?
Tu le sauras, peut être, dans le prochain épisode : "Une rando, une bière : le Baïgura, épisode 2".

   

   

16 mai 2026

DOMBRANCE, L'ATABAL, BIARRITZ (64)

Oula : qu'est-ce donc que cette étrangeté d'enchainement de mots qui ne semblent rien vouloir dire si ce n'est, peut être, un code pour accéder à on-ne-sait-quelle autre étrangeté qui mériterait un autre code qui....
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

   

   

Ah ben oui, c'est comme ça : des fois, t'as des trucs un peu surréalistes qui arrivent dans ton cadre de vie. Tu vois, genre un peu comme cette idée en Suisse...

  
C'est bien de se cultiver, mais bon... Est-on obligé d'avoir l'air con ou de trouver une idée "un peu surréaliste" pour amener les gens à arpenter les musées et découvrir les œuvres d'artistes tels que Cézanne.

  

Je ne sais pas si tu as entendu et lu une autre nouvelle dans le monde artistique libre : l'apparition d'une nouvelle statue créée par Banksy.

   
Hein ? Ah non, je me suis trompé d'article...

 
"La statue de cet homme, une jambe hors du socle, le visage couvert par le drapeau, a été installée tôt le 30 avril dernier et revendiquée par l'artiste sur son compte Instagram.(...)
Elle se trouve sur un îlot central de Pall Mall, une avenue étroitement associée à la monarchie, à l'armée et à l’establishment britannique. 'il y avait un espace libre', a affirmé Banksy, selon la porte-parole de l'artiste."
LE MONDE

     
L'artiste avait déjà créé une statue installée à Londres, en février 2004. Intitulée "The Drinker" ("Le Buveur"), elle parodiait la célèbre sculpture "Le penseur" d'Auguste Rodin.

En mars de la même année, devant témoins et au grand jour, des hommes au volant d'engins de chantier dérobent la statue de plusieurs tonnes, puis la cachent dans un lieu tenu secret.
A la tête de cette opération un certain Andy Link, alias AK47, qui aurait volé la statue par vengeance, vexé par le refus de Banksy de lui signer une de ses œuvres.
AK47 propose alors de rendre Le Buveur en échange d'une copieuse rançon de 5000 livres sterling (environ 5750 euros).
Mais Banksy fait une contre-proposition : lui payer juste de quoi acheter un bidon d'essence pour détruite la statue.

"Il faut dire que Banksy est coincé. Figure emblématique de l'art urbain, il réalise la plupart de ses oeuvres dans la rue ou sur des murs, ce qui rend l'activité illégale. il ne peut donc porter plainte, ni même revendiquer la paternité de ses oeuvres sous son vrai nom.
AK47 devient donc le propriétaire du Buveur et l'installe carrément dans son jardin.
L'histoire aurait pu en rester là. Mais, en 2007, nouveau rebondissement ! La sculpture est à nouveau volée dans le kardin de AK47... Le Buveur réapparait une dizaine d'années plus tard dans le catalogue de la maison de vente aux enchères Sotheby's, avec uen estimation d'un million de livres. AK47 tente bien de porter plainte pour récupérer la statue, mais sans succès. C'est ce que l'on appelle l'arroseur arrosé."
LE POINT

  

   

 

Je suis revenu de Nevers où j'ai passé quelques jours -toujours trop brefs-  avec la famille.
J'ai également pu repérer quelques idées pour de futurs projets "surréalistes".
Tiens, par exemple, en passant devant un concessionnaire de voitures, j'ai repéré cette magnifique bouée énorme qui m'a fait penser à une suite de Gavalcade.

  
Tu te souviens de la Gavalcade ?
C'est cette descente du Gave d'Oloron en bouées licorne que nous avions faite avec Mélanie, Txitxi et Tao en août dernier.

Tu peux retrouver cette incroyable aventure en cliquant ici : LA GAVALCADE.

  

Oui, elle serait pas mal cette grosse bouée Michelin pour descendre le Gave tous ensemble. Problème : comment la ramener de Nevers à Viellenave-de-Navarrenx ?
Mouaip. J'ai fureté un peu dans la ville voir si je pouvais trouver une autre idée un peu surréaliste, mais je me suis finalement surtout aventurer devant des lieux abandonnés, comme, par exemple, ces usines de Selni et de Technology Luminaires.

 

   

    

   

Je l'avais déjà dit dans le précédent billet : les ruines m'intriguent: usines abandonnées, villages en ruines et autres. Il y avait de la vie, il n'y en a plus. L'humain a tout laissé tel quel.
Cela me fait un peu penser à ces milliardaires qui veulent conquérir la lune ou Mars alors qu'il y a tellement de choses à sauver sur Terre.

 
Ici, à Nevers, il est impressionnant de constater la place que prennent ces anciennes usines abandonnées. Des batiments fermés, détruits, cassés qui se répandent sur plusieurs hectares, telle une verrue, en marge du centre-ville de la préfecture nivernaise.

Un peu à part, au détour d'un carrefour ou d'un trottoir, il y a aussi ces petits commerces qui ont fermé depuis un temps, mais qui ont conservé leur belle devanture.

   

Et puis, il y a ces autres commerces qui ont ouvert il y a peu et qui ont des noms rigolos, comme ce restaurant à la sortie ouest de la ville, qui fait référence à un autre restaurant bien connu des gastronomes et qui se trouve, lui, à Roanne (restaurant gastronomique Troisgros).

    

   

Bref ! Après ce séjour en famille, il faut revenir dans le Pays Basque pour travailler.
Mais, une annonce de la salle de concert de Biarritz, L'Atabal, m'arrive le lendemain de mon arrivée. L'artiste-musicien-compositeur Dombrance est en concert le 30 avril 2026.
Avec Nathalie et Maitre Arno, nous décidons de nous y rendre.
Et voilà comment s'explique le titre de ce billet quelque peu surréaliste, mais finalement complètement explicable : DOMBRANCE, L'ATABAL, BIARRITZ.

  

C'est quand même moins surréaliste que cette vidéo que j'ai montée avec des bouts de vidéos qui trainaient par ci, par là...


 

   

   

 

Bon, alors. Qu'est-ce que quoi ?
L'Atabal, on l'a dit : c'est la ssalle de concerts de Biarritz, située non loin de la gare, vers le quartier de la Négresse... Oups, pardon, on ne doit plus appeler ce quartier ainsi... le quartier de l'Allégresse.

Pourquoi ce quartier s'appelle-t-il ainsi, la Négresse" ?
"Au début du XIXème siècle, l'auberge Harrausta -qui se trouve dans une rue du quartier de la gare-  est tenue par une femme noire, à qui les soldats de Napoléon 1er, de passage lors des combats de 1813, donnèrent le sobriquet de 'la Négresse'.
Des recherches historiques ont montré récemment que cette femme a vécu dans le quartier entre 1810 et 1814, et qu'elle a été amenée dans l'hexagone par un colon d'Amérique. D'autres documents officiels font état d'une auberge du quartier appelé 'la Négresse' dans les années 1850, et dont le propriétaire était issu d'une famille impliquée dans le trafic négrier."
WIKIPEDIA

D'autres versions de l'origine de ce nom existent (cf : Ville de Biarritz).
NEGRESSE : Terme dont on usait autrefois pour désigner une femme noire.
ALLEGRESSE : Joie vive qui se manifeste extérieurement.

   
Ok, mais que veut dire alors le mot ou le nom "Atabal" ?

Eh bien, il s'agit d'un instrument de musique à percussion, cylindrique et à deux peaux, originaire du Pays Basque, plus large que haut, appartenant à la famille des membraphones similaires au tabl arabe. Son nom trouve son origine dans le mot espagnol "Atabal" qui veut dire "tambour".
   

Voilà, ça, c'est dit.
Pour ce blog, nous nous sommes déjà rendus plusieurs fois à l'Atabal pour voir les concerts de, entre autres, Feu Chatterton !, Zenzile, Les Tambours du Bronx, The Jon Spencer Blues explosion, Vitalic, Fakear, Calexico, Bertrand Belin, Etienne de Crécy, Carpenter Brut, HighTone, Red Fang, Irène Dresel, The Liminanas, Chloé, Mezerg, Delgres, Zaho de Sagazan, Zentone,...
  

Aujourd'hui, ce sera donc Dombrance.
Nom étrange. Puisque l'on en est à s'interroger sur l'origine des noms et des mots, est-ce que Dombrance veut dire quelque chose ou est-ce le vrai nom de cet artiste ?

 

J'ai donc tapé sur internet "Dombrance définition" et je ne suis tombé que sur le nom de l'artiste-interprète-composituer-producteur de musique électronique Dombrance. Allons-y pour une petite biographie rapidos.

 

(Photo : Sébastien Dolidon)
Bertrand Lacombre, dit Dombrance, est né à Bordeaux en 1978. Il suit des cours de violoncelle dès l'âge de 6 ans, puis de guitare à 14 ans avant de se lancer dans des études d'ingénieur du son.
A partir de 2004, il devient producteur pour quelques artistes comme, par exemple, CharlElie Couture.
Son premier album sort en 2004, intitulé Dombrance ; un nom de scène qu'il a choisi en se référant à une anagramme de Bertrand Lacombe : Albert Dombrance.
De 2006 à 2010, il fait partie du groupe de pop Brooklyn en tant que guitariste.
A partir de 2013, avec le mancunien (originaire de Manchester... je le dis car moi je ne savais pas ce que cela voulait dire) David Shaw, il forme le groupe DBFC mélangeant guitare rock, dance psychédélique et électro.
En 2018, il fait ses débuts sur scène en solo sur scène aux Rencontres trans musicales de Rennes.
En 2022, il sort son second album République électronique qui retrace les mandats des présidents de la Vème République. Les clips sont coproduits par l'INA.
"Il y a un plus de six ans, je revenais de concert et j'étais dans un état mi-fiévreux, mi-excité. Dans mon studio, j'ai commencé à travailler un nouveau morceau sur mon synthé et j'ai entendu 'François Fillon, c'est François Fillon'. Cela m'a fait marrer. Je me suis dit, je vais faire rire mes copains en allant au bout de l"idée. J'ai donc enregistré ma voix et j'ai fait une petite vidéo. Dès le lendemain, j'ai eu l'idée d'en faire d'autres, en créant même un personnage avec son costard, ses lunettes et sa moustache, comme un politique qui part en campagne. Tout cela est devenu un spectacle intitulé 'Pour une France qui danse'." DOMBRANCE

En effet, "République électronique", ce sont neuf titres, dont huit ayant pour titre les noms des Présidents de la République française de la Vème République.
Perso, c'est avec "Giscard d'Estaing" que j'ai fait la connaissance de Dombrance il y a quelques mois.


En 2024, il poursuit ce concept avec de nouveaux morceaux dans l'EP titré Double trouble dans lequel on retrouve des titres comme "Bayrou" et "Copé".

Comment sont composés les morceaux ?
"Il peut y avoir la personnalité forcément du président, mais c'est surtout une époque, une ambiance, quelque chose qui va me lancer dans un imaginaire. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que dans mon projet, je ne fais que malaxer le nom d'un politicien et c'est la musique qui exprime quelque chose.
Je vois ça comme une bande originale. C'est la bande originale de la République de la France de 1958 à aujourd'hui par la musique électronique, qui dit électronique, la technologie, et comment la France a évolué dans le temps.
Chaque recette suivant chaque président est un peu différente. Parfois, c'est des humeurs... je sais que moi, par exemple, je suis né sous Giscard et il y avait un travail un peu sur la nostalgie sur ce morceau. La nostalgie des années 1970.Sur Mitterrand, je suis plus parti sur la caisse claire années 80, le côté un peu punk, , disco-punk des années 80.
J'aime bien jouer un peu avec les choses, avec certains degrés pour inviter les gens à se dire : 'Voilà, c'est du spectacle, mais on raconte des choses." J'espère qu'on ressent quand même un peu les marqueurs de l'époque.'"
(...)
DOMBRANCE, La France qui danse


 

 

Mais quel avis a-t-il sur la politique ?
"Le futur va s'écrire en dehors de la politique telle qu'on l'a connue. Il y a une vraie crise politique aujourd'hui, qui vient du fait qu'il y a quelque chose de très déceptif dans les élections, dans les partis, dans le fait qu'une personne toute-puissante soit censée représenter tout le monde. On a l'impression que notre pouvoir est très limité par le simple fait de mettre un bulletin dans l'urne. L'avenir, c'set d'avoir des moyens d'agir en tant que citoyen-nes de façon différente : dans sa façon de consommer, d'agir, de s'impliquer dans sa ville, dans son village, dans des associations. Il y a plein de façons d'agir pour changer les choses. La politique est nécessaire, mais ce n'est que du compromis et de la diplomatie. Diriger une ville, un pays, c'est complexe. Notre monde est complexe. On oppose à cette complexité des discours très binaires qui nous font entrer dans une sorte de négativité, alors qu'on a besoin de retrouver de la positivité dans notre vie de tous les jours. Il faut trouver des moyens d'agir en dehors de la politique.


Je suis passionné de politique depuis toujours, mais je n'ai jamais adhéré à un parti, ni milité pour quelqu'un. C'est ma vision personnelle. Ce projet de prendre des noms de politiciens et d'y ajouter de la musique est parti d'une volonté de rire : c'était improbable de chanter 'François Fillon' sur un morceau techno, de faire danser les gens et d'avoir ce côté festif.
Finalement, progressivement, ça devient un défouloir artistique pour moi.(...)"
LES INROCKUPTIBLES

Allez, on arrête les grands discours et on part pour le concert.

  

Après une première partie assurée par le duo David Shaw and the beat, c'est au tour de Dombrance d'entrer sur scène. Une mise en scène simple avec trois claviers disposés en carré. Il entre pour se mettre au centre de cette composition.
Le son monte doucement. Situé derrière l'artiste, un écran diffuse les mots "Dance", "Yeah" et "Oh yeah".


    

Et puis, le son s'accélère, la mélodie prend forme. C'est parti.


 

 

Les noms d'hommes politiques s'enchainent... Taubira, Copé, Poutou, Chirac, Obama, Macron...

 

Un morceau sans allusion à la politique avec "Double trouble".
 

Très bonne ambiance dans la salle presque pleine. On secoue de la tête, on sourit, on bouge les jambes, les hanches, on lève les bras.


Après une grosse heure de concert, Dombrance se retire de la scène. Pas de rappel.

  

C'était bien chouette.

   

   

9 mai 2026

De Mouguerre à Nevers, autre itinéraire...

Un petit peu beaucoup de voiture pour parcourir ce trajet entre deux villes si lointaines. De Mouguerre, Pyrénées-Atlantiques et Pays Basque, à Nevers, Nièvre et Bourgogne.
De Mouguerre à Nevers, nouvel itinéraire. En plus, ça rime comme un poème.
Quand soudain, ne voilà-t-il pas...

   

   

  

Chaque fois que je me rends dans la Nièvre depuis le Pays Basque, je tente de tracer un nouvel itinéraire qui me ferait passer par un lieu insolite ; qu'il soit géologique, culturel, géographique ou historique.

    

     

A la base, depuis maintenant plus de 18 ans
que je fais cette distance entre ce deux villes,
le trajet le plus rapide est celui-ci.

Ah ben oui : Nevers, ça se mérite.

 
Alors, dans de précédents billets, nous avons déjà évoqué cet itinéraire et ses détours pour aller voir quelques lieux insolites :
- BREF : DE MOUGUERRE à NEVERS
- DE MOUGUERRE à NEVERS, AOUT 2025
- LE MENOUX, SON ÉGLISE, SES FRESQUES

- COURBEFY, UNE ÉTRANGE HISTOIRE
- DIRECTION LA NIÈVRE

- DE BAYONNE à NEVERS EN 2025
- ET SI DES AMIS-VOISINS BASQUES VENAIENT DANS LA NIÈVRE...
- etc.

 

 

Pas de grand détour cette fois-ci car l'objectif premier est d'arriver à Nevers au plus vite. J'ai donc suivi l'itinéraire le plus rapide en faisant juste une petite sortie à hauteur de l'A20 pour me rendre dans un village perché, puis sur une passerelle dite himalayenne.

 
Oui, dit comme ça, ça surprend, ça intrigue.

   

  
Allez, je laisse la petite Mimine du voisin reprendre la direction de son véritable appartement après un moment de repos....

...et c'est parti pour faire un peu de route à travers des paysages changeants.

      

   

ON Y VA ?
Musique pour rouler.

 

 

    

Après avoir passé sommairement Bordeaux, Angoulême et les alentours de Limoges, le premier arrêt se fait à Saint-Benoit-du-Sault, qui se trouve ici.

  
    

Mais un petit peu avant d'arriver dans cette commune perchée, j'ai été interpellé par des panneaux touristiques qui indiquaient sommairement des "ruines".

Entre ces deux lieux, tu peux aussi trouver un endroit où te perdre grâce à ces panneaux qui t'indiquent la direction des "ruines de Brosse".
Je ne sais pas ce que j'ai avec les cimetières, les villages abandonnés et les ruines !!!! Ces lieux m'intriguent. Je pense à la vie qu'il y a pu avoir et puis... plus rien. A l'abandon. Délabré. Avec le temps, la nature a repris ses droits en permettant à une végétation aléatoire et sauvage de reprendre l contrôle sur ce que l'humain avait détruit au préalable.
J'aime les ruines car elles nous rappelle que l'humain est surfait. Il construit à outrance, puis s'éloigne, oublie, néglige, ignore, passe à autre chose. N'est-ce pas là le rêve idiot de ces milliardaires à court d'idées et aux ressources financières inépuisables de vouloir se rendre sur Mars ou sur la Lune pour construire autre chose, comme si, finalement, il n'y avait plus rien à sauver sur la Terre ?
Et que penser de cette putain d'hégémonie pseudo-intellectuel de l'humain qui créé des robots à outrance, capable de faire les choses même les plus inutiles pour l'humain ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


   

     

Hein ? Non, mais franchement, l'humain ne serait-il pas un peu complètement con ?  La nouvelle compétitivité des pseudo-cerveaux humains est de créer le robot capable de faire plus de choses que l'humain, et en mieux.
Quand t'y penses, tu espères que ces machines pèteront un plombs pacifique avant que les terriens ne soient définitivement exterminés par les machine qu'ils auront créé...

  

  

Mais "Ohlalaalala, la tuile !", comme dirait le personnage d'Artus dans le film "Un petit truc en plus..." quand il apprend une mauvaise nouvelle.
Oui, la tuile car je ne me souviens plus de quoi nous parlions...

  

Ah, oui : voilà !
Des ruines !

   

Avant d'arriver à Saint-Benoit-du-Sault, j'avais vu un panneau indiquant sommairement des "ruines".

 Un peu en avance sur l'horaire à ce moment précis, je me suis dit "Oh ben, ça va, j'ai le temps..."
J'ai donc suivi les panneaux directionnels... "Ruines" à droite... "Ruines" à gauche... Très bien indiquées ces ruines...
Et puis, quand je m'étais bien éloigné de mon itinéraire initial au point de ne plus savoir où j'étais, eh bien ces putains de panneaux "ruines" avaient soudainement disparu.
Plus de "ruines", presque plus de route... et une fâcheuse impression de sentir que l'on m'avait promené sans but. Une sorte de périple fantomatique à la recherche de ruines qui, peut être, en 2026, n'existaient plus.

   

Comme je n'avais pas le temps de faire des recherches sur internet via le téléphone portable  -de toute façon, je n'avais pas de réseau-, je décidais de poursuivre ma route comme si de rien n'était... mais je ferai les recherches nécessaires une fois posé afin de savoir si ces ruines existaient encore, ou s'il n'en restait plus que les panneaux directionnels.

  

Et donc, après mon arrivée à Nevers, j'ai découvert que les ruines indiquées étaient celles du château de Brosse. Des ruines que tu peux découvrir en empruntant un sentier dont le départ se situe dans une impasse ; pas loin de là où je m'étais égaré.
Apparemment, tu peux les atteindre après une petite marche de 3/4 d'heure.
Plus d'infos ici : BERRY, AU CŒUR DE LA FRANCE.

    

 

Mais revenons à présent du côté de Saint-Benoit-de-Sault.
Et une fois que l'on est arrivé, voici ce que l'on voit.

  
Ouais OK, c'est pas évident, on voit surtout la route et un panneau de prime abord intrigant avec le nom de "Portefeuille".
DONC on va sortir de la voiture et faire un petit tour à pied.

    

Et hop,
on traverse la route...

Mieux, hein ?
Ouais bon, on va aller un peu plus loin quand même.
Je traverse la route, juste avant le pont sans nom, pour rejoindre un sentier balisé rouge et blanc qui s'en va descendre sur les rives du Portefeuille. Par contre ,e je n'ai aucune indication de temps et de distance.

Le lilas est en fleur et on a déjà une belle vue sur les remparts de la commune.

  

Un peu d'histoire.
Alors, Saint-Benoit-du-Sault est une commune de l'Indre de 510 habitants, appelés les Bénédictins. Eh oui, nous sommes à Saint-Benoit et les Bénédictins font partie de l'ordre de Saint-Benoit, dont la règle est résumée par la maxime "Ora et labora" ("Prie et travaille").
Saint-Benoit-du-Sault comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : la maison de l'Argentier, le Prieuré Saint-Benoit et la chaussée de l’Étang de La Châtre-Langlin.

 

Village médiéval perché sur un éperon rocheux, Saint-Benoit-du-Sault est "entouré" par la petite rivière du Portefeuille, serpentant à travers une vallée encaissée.

    

"Ce site défensif naturel a attiré les moines au Xème siècle, fuyant les agressions sur les terres voisines de Sacierges-Saint-Martin. Ils s'y installent et fondent un prieuré destiné à diffuser la foi chrétienne dans une région encore sauvage. Possédant des reliques sacrées, le prieuré devient rapidement un lieu de pèlerinage, donnant naissance à un premier noyau de vie, entouré d'une enceinte fortifiée.
Au fil des siècles, artisans, commerçants et notables enrichissent le village, qui se développe, protégée par une deuxième ceinture de remparts au XVème siècle.(...)"
SAINT-BENOIT-DU-SAULT

Après avoir longé les berges du Portefeuille, le sentier remonte vers le sud au-dessus de jardins communaux faisant face aux remparts. Puis il emprunte une petite cours avant de rejoindre une route. Le balisage me dit de suivre cette route qui s'en va vers le sud, loin du village. Je fais demi-tour et improvise une redescente sur la commune avant une grande remontée vers le centre par la rue du Portugal, puis la rue Belle rampe.

Je passe à côté du beffroi et devant de belles demeures.

   
La porte ci-dessus est la porte de la maison de l'Argentier, belle demeure classée monument historique, facilement reconnaissable à sa porte cloutée surmontée d'un étonnant linteau sculpté. C'est là que le Vicomte de Brosse, un proche du célèbre argentier berrichon Jacques Cœur, aurait fait battre monnaie (sources : Berry Province).

  

C'est agréable de flâner ici, au grès des rues étroites et pittoresques...


Saint-Benoit-du-Sault fut également le lieu de tournage du film "La vouivre" de Georges Wilson, en 1987.

L'HISTOIRE : 1919. Arsène Muselier, jeune paysan disparu à la guerre, réapparait un jour au village au grand étonnement de tous. Mais une autre nouvelle met le village en émoi, l'apparition de 'la vouivre', la folle des eaux qui, dit-on, est revenue avec son diamant pour tenter les hommes. Arsène va tenter de percer le mystère de cette étrange créature.
   

   

    

Notons également que le photographe français Willy Ronis a pris de nombreuses photos du village et en tira un album, Portrait de Saint-Benoit-du-Sault.

  

Durant cette traversée aléatoire de la commune, je croise quelques chats vagabonds. Il y a plusieurs balisages qui partent un peu partout, dans toutes les directions. Il y a notamment le circuit du chemin de ronde et des jardins (1,5km), qui permet de découvrir Saint-Benoit-du-Sault avec ses remparts, ses places, ses ruelles, son église romane, son prieuré,...
Pour ma part, je reste sur l'idée qu'il ne fut pas trop que je traine car j'ai encore de la route pour rejoindre Nevers. Je vais donc tout droit pour redescendre en direction du pont et de la voiture.

  

Je rejoins la voiture, puis je traverse la commune par la route de Limoges, puis la route Georges Ratier. Au fond d'un parking, un bâtiment et son enseigne interpellent mon regard.

Je n'en saurais pas plus.
Un peu plus loin, dans un quartier parallèle, une autre note historique de Saint-Benoit-du-Sault.

En effet, la commune "héberge" la société SITRAM, fabricants d'autocuiseurs et d'ustensiles de cuisine depuis 1960.
Tu as sûrement en tête ce slogan publicitaire emblématique de la marque dans les années 1990 : "Si vous ne prenez pas une SITRAM, vous risquez de prendre une gamelle". L'usine peut se visiter sur rendez-vous.

Pour en savoir plus sur ce charmant village de Saint-Benoit-du-Sault, tu peux retrouver le dépliant touristique ici : CENTREMEDIA TOUR INFO.

   

    

Pour ma part, je prends maintenant la direction de la seconde curiosité du jour et du trajet : la passerelle himalayenne du Cassecou. Tout un programme rien qu'en prononçant son nom.

Mais où se trouve-t-elle cette intrigante passerelle ?

Eh bien, ici !

Oui, de l'autre côté de l'Autoroute A20, à 21 kilomètres de Saint-Benoit-du-Sault, à hauteur, soit du lieu dit "Montcocu" sur la commune de Baraize ; soit sur l'autre rive, à Cuzion.

   

Quelques kilomètres d'asphalte et quelques virages bien sentis en angle droit pour atteindre les hauteurs du lieu-dit "Montcocu", je tourne subitement sur la droite pour redescendre en direction de la "plage de Montcocu"... et de cette passerelle mystérieuse en pleine Creuse.

  

Allez, on descend, assez sévèrement, genre route où une seule voiture passe. Personne en sens inverse. Heureusement.
En bas, au bout... de la route, un camping sur la gauche. Sinon, tout droit, c'est la passerelle directement. Infranchissable par les voitures.

   

Chouette. Je me gare un peu avant l'entrée du camping.

  

C'est un bel endroit. La Creuse,   -rivière ou cours d'eau je ne sais pas comment on dit-  s'écoule paisiblement dans cette vallée qu'elle a elle-même creusée.
L'endroit respire le calme avec cette verdure environnante et ces rives aménagées en toute simplicité, sans pour autant bouleverser l'écosystème.
Oui, c'est calme. Il fait dire aussi que nous sommes un peu hors saison. Qu'en est-il en juillet-août, ici, en Creuse ?

  

Avant d'entrer sur cette passerelle insolite, je vais faire un petit tout en dessous. Ben oui, pour voir, comme ça... Et puis vu que tout le monde se précipite dessus, c'est bien de se trouver un petit endroit isolé.
   

D'autant plus que la vue est belle et paisible.

  

   

Je remonte et, allez, on traverse la Creuse par cette passerelle himalayenne. C'est parti pour 150 mètres de marche au-dessus de la Creuse.
 


Dans le sud de l'Indre, au cœur de la vallée de la Creuse, cette passerelle himalayenne, dite de Cassecou, relie deux rives de la rivière : Châteaubrun (Cuzion) et Montcocu (Baraize).
Elle a été inaugurée le 27 mai 2024 lors du passage de la flamme Olympique de Paris 2024. C'est pour cela que l'on découvre des sculpture de mains tenant une flamme à chaque entrée de la passerelle.

  
La passerelle est longue de plus de 150 mètres et culmine à une dizaine de mètres de hauteur.
Elle se caréctérise par son faible poids et sa grande transparence; permettant ainsi de valoriser le paysage naturel et de créer un lien entre les deux rives de la Creuse.

 

   

    

Certes, les gens viennent pour voir cette passerelle étonante, qui bouge lorsque l'on évolue dessus. Mais il ne faut pas négliser les alentours de ce lieu bucolique. En cette saison, la verdure débutante des arbres ressort, se mirant dans les eaux calmes de la Creuse. Plusieurs randonnées sont proposées. Citons le circuit de Cuzion : de l'eau à la lumière ; ou encore plusieurs itinéraires au sud et autour du lac d'Eguzon. On peut également parcourir quelques kilomètres sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passe par Eguzon en venant de Vézelay.

   

Pour ma part, pas de randonnée aujourd'hui dans les parages. Il me faut rejoindre la voiture et repartir afin de rejoindre Nevers avant 18 heures.

   

Finalement, ralenti par les traversées de villes et de villages à 30 km/h, j'arriverais à 19h12 sous l'oeil attentif de Mimine, bien occupée à prendre soin du parterre de fleurs devant la maison familiale.

  

Un peu plus tard, elle ira prendre une autre pause extravagante dans le jardin...

  

   
Je pose mes affaires. C'est l'heure de l'apéro.

  

   

   
 

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